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Morale, religion et athéisme




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Une définition de la morale

Morale : La morale est un ensemble de règles de conduite, de relations sociales qu'une société se donne et qui varient selon la culture, les croyances, les conditions de vie et les besoins de la société. Éthique et morale ont des sens proches et sont souvent confondus, l'éthique serait l'étude de la morale.

En un sens philosophique, la morale est la théorie normative des actions humaines. Elle porte principalement sur la finalité de l'action et cherche à résoudre les questions qui peuvent se poser dans la délibération et la prise de décision :

Que dois-je faire ?
Qu'aurais-je dû faire ?
Y a-t-il des limites à mes actions ?

Les philosophes divisent la morale en trois domaines dont les limites ne sont pas toujours parfaitement fixées :
  • Méta-éthique : entendue comme la recherche des origines et du sens de nos concepts moraux ;
  • Morale ou éthique normative, qui concerne les critères de nos comportements (habitudes, devoirs, conséquences de nos actes) ;
  • Morale ou éthique appliquée, application des deux premières à des problèmes spécifiques et controversés (par exemple, avortement, environnement, droits des animaux, etc.).
(Source : wikipedia.org)


Le problème du fondement de la morale

D'une manière très générale, il existe deux types de conception des fondements de la morale :
  • une conception objectiviste, qui affirme que les lois morales ne dépendent pas de l'homme, mais :
    • sont des lois de la nature (philosophie grecque en général);
    • sont des commandements divins ;
    • sont des lois de la raison, auxquelles tout être raisonnable (donc l'homme) doit obéir.

  • une conception relativiste, pour laquelle les valeurs morales ont une origine humaine :
    • parce qu'elles sont imposées par la société ou par un groupe quelconque ;
    • parce qu'il appartient à l'individu en tant que tel de les définir.
Dans la conception objectiviste (ou réaliste), les valeurs morales sont éternelles et universelles, ou, au moins, absolues ; on ne peut donc les changer ni les détruire. Au contraire, dans la seconde conception, les valeurs morales sont variables d'une société, d'un groupe ou d'un individu à l'autre. Cette seconde conception est souvent présentée de manière descriptive, alors que la première est normative. Dans la seconde, il est difficile de condamner des pratiques qui appartiennent à d'autres sociétés (peine de mort, soumission des femmes, etc.), alors que la morale du premier type prétend s'imposer à tout être raisonnable, dans tous les temps et dans tous les lieux.

(Source : wikipedia.org)


Quelques réflexions sur la morale, la religion et l'athéisme

Instinct de survie
Si tout le monde faisait ce qu'il a envie de faire, le monde serait invivable et l'humanité disparaîtrait bien vite. Il me semble que la morale correspond à une sorte d'instinct de survie de l'espèce humaine. Faire ce que chacun a envie de faire est une réponse individualiste de satisfaction à court terme. La morale, au contraire, incite les hommes à coopérer et à vivre en harmonie, dans une vision à long terme.

Une idée reçue tenace
Parmi les avantages que les croyants, même peu pratiquants, prêtent à la religion et mettent souvent en avant, c'est celui du garde fou qu'elle constituerait en matière de morale. "Sans la religion, chacun ferait ce qu'il veut !"
En faisant intervenir une transcendance, une divinité qui voit tout et qui fait le bilan de chaque être humain dans l'au-delà, lors d'un "jugement dernier", la religion manie la carotte et le bâton. Elle s'adresse aux sentiments les plus primitifs que sont la peur et l'espérance d'un bénéfice futur. Elle ne s'adresse ni à l'intelligence humaine qui est apte à comprendre l'intérêt de tel ou tel comportement, ni au sens des responsabilités de chacun envers les autres.
Des parents agnostiques ou athées ainsi que le système d'instruction laïque, si on lui en donne les moyens, sont à même de fournir aux enfants les bases morales nécessaires à la vie en société.

Une morale universelle ?
Le problème pour les athées est de trouver une morale "universelle", en l’absence de morale "divine", révélée à tel ou tel lointain prophète. Une forme de conscience morale existe chez la plupart des êtres humains indépendamment de la notion de Dieu ou de transcendance, mais c'est avec l'autorité de la raison et de la sagesse pratique que l'homme essaie de répondre aux questions sur la finalité des actions humaines. Cependant une telle recherche débouchera forcément sur une création humaine, donc arbitraire, donc relative, donc imparfaite, donc perfectible, donc pas vraiment universelle (sauf à restreindre le sens au mot universel à l'ensemble de l'humanité).

Morale, christianisme et perfection
Le christianisme a pris les enseignements de Jésus Christ, Dieu lui-même et fils de Dieu, comme référence pour sa morale.
C'est sans doute là l'un des aspects les plus critiquables et les plus pervers de cette religion, d'avoir pris comme modèle un personnage divin. La perfection étant un attribut indéfinissable et inaccessible du concept de Dieu, le croyant s'épuise à l'atteindre (quand il ne veut pas imposer cette morale aux autres), se culpabilise de ne pas y parvenir et passe à côté de la vie.
La morale doit être moins ambitieuse, à la portée de l'homme.

Y a-t-il une morale athée ?
En matière de morale, être athée signifie simplement que l’on ne fait appel à aucune référence divine pour déterminer ses règles de conduite. C’est tout. A mon avis, on ne peut donc sur ce plan-là, tirer aucune conséquence de sa non-croyance en Dieu. Il en est de même en matière d’éthique. Etre athée n’implique pas une attitude prédéterminée, par exemple : pour ou contre l'IVG, l’euthanasie, le mariage homosexuel. Il s’agit de choix personnels, avec une influence plus ou moins forte du milieu culturel.
En conséquence, il n’est pas logique de critiquer une religion sur ses positions morales au nom de l’athéisme. Ce qui peut-être critiqué ou combattu, c’est la référence à un message "divin révélé" ou la prétention de la religion à imposer sa morale à l’ensemble de la société. Pour critiquer la morale portée par une religion, il faut faire appel à d’autres valeurs (toutes compatibles, bien évidemment, avec l’athéisme) : bon sens, logique, humanisme, progressisme, laïcité, solidarité, générosité...


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