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Société : Dieu, religions, spiritualités

Revue de presse



En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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"La radicalisation religieuse n'est pas le fruit de facteurs sociaux ou économiques" (Alexandre Devecchio)
Le Figaro - 1er juin 2018

"Face aux théories de la "victimisation", le sociologue Olivier Galland démontre dans ses travaux que la radicalisation religieuse chez les lycéens est d'abord produite par le rapport à la violence et l'exposition aux théories du complot.
Olivier Galland est sociologue et directeur de recherche au CNRS. Il a codirigé une grande enquête sur la radicalité des lycéens, lancée à la suite des attentats de 2015.
FIGAROVOX.- Les résultats de votre enquête sur la tentation radicale de la jeunesse ont fait couler beaucoup d'encre. Beaucoup d'observateurs ont salué votre travail, d'autres l'ont vivement critiqué. Que répondez-vous à ceux qui vous accusent d'avoir construit "un dossier à charge contre l'islam" ?
Olivier GALLAND.- Les résultats de notre enquête sont en décalage avec beaucoup de travaux qui ont été menés en France sur les jeunes d'origine immigrée ou les jeunes musulmans. Ces travaux ont essentiellement analysé cette jeunesse sous l'angle des discriminations qu'elle subit (qui sont réelles). Sous ce seul angle, soit ils ignorent la question de la radicalité, soit ils l'analysent comme le simple résultat de la victimisation. Or notre enquête montre que les choses sont beaucoup plus compliquées et que la radicalité religieuse ne semble pas avoir sa racine, dans la population lycéenne sur laquelle nous avons enquêté, dans un sentiment aigu de victimisation. C'est évidemment très dérangeant. Quant à l'accusation d'avoir construit un dossier à charge contre l'islam, elle ne repose sur aucun élément tangible, c'est un pur procès d'intention.
Nous avons pris soin de répliquer l'enquête auprès d'un échantillon représentatif des 15-17 ans. Et les résultats montrent bien que l'absolutisme religieux (nous avons utilisé cette notion de préférence à celle de fondamentalisme, mais elles sont proches) est effectivement très faiblement répandu dans la population des jeunes chrétiens: moins de 3 % des jeunes de 15-17 ans se déclarant chrétiens sont "absolutistes". C'est donc chez les jeunes chrétiens un phénomène marginal. Il ne l'est pas chez les musulmans puisque dans le même échantillon représentatif 26 % se classent parmi les absolutistes."
[...]
http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2018/06/01/31004-20180601ARTFIG00358-la-radicalisation-religieuse-n-est-pas-le-fruit-de-facteurs-sociaux-ou-economiques.php


Olivier Galland : "L'"effet islam" explique mieux la radicalité que des facteurs sociaux" (Sonya Faure et Thibaut Sardier)
Libération - 4 avril 2018

"La perméabilité des jeunes musulmans aux idées radicales se constate scientifiquement, estime le sociologue Olivier Galland, coauteur de "la Tentation radicale". Il dénonce l'aveuglement de certains de ses collègues.
Olivier Galland est sociologue, spécialiste de la jeunesse. Il a codirigé une grande enquête sur la radicalité des lycéens, lancée à la suite des attentats de 2015. Au sein de celle-ci, il a mené le volet consacré à la radicalité religieuse, sans aucun doute le plus polémique. Au terme de cette étude, publiée ce mercredi aux PUF, sous le titre de la Tentation radicale, le chercheur dresse un sombre tableau de la jeunesse musulmane. Il pointe le traditionalisme des convictions religieuses de ces lycéens, ainsi que leur antilibéralisme. Selon les résultats du sociologue, les musulmans sont les jeunes les plus tolérants face à la violence religieuse. Pour lui, la radicalité religieuse s'explique moins par des facteurs économiques et sociaux que par un "effet islam". [...]
Nous ne mesurons pas dans notre enquête la discrimination, mais le sentiment de discrimination. Celui-ci a tendance à augmenter, chez les jeunes musulmans, le niveau de radicalité religieuse et la tolérance à la violence religieuse. Nous avons aussi tenté d'explorer la piste de ce que certains chercheurs nomment "le malaise identitaire" : un groupe minoritaire peut se sentir l'objet de l'hostilité du groupe majoritaire, sans pour autant subir de discrimination."
[...]
http://www.liberation.fr/debats/2018/04/04/olivier-galland-l-effet-islam-explique-mieux-la-radicalite-que-des-facteurs-sociaux_1641050


Une marche silencieuse ce vendredi en hommage aux victimes de la barbarie (avec Reuters)
Charente libre - 29 mars 2018

""Si Mélenchon veut venir, il est le bienvenu. Et si Marine Le Pen vient, je ne l'embrasserai pas mais je ne la virerai pas". A la différence du Crif, le conseil représentatif des institutions juives de France qui a décrété que les leaders politiques d'extrême gauche et d'extrême droite étaient indésirables à la marche contre l'antisémitisme organisée mercredi, à Paris, Gérard Benguigui, le président de l'association des juifs de Charente, ne veut exclure personne du rassemblement prévu ce vendredi 30 mars à Angoulême.
Lui et son homologue de l'association des musulmans de Charente, Kader Bouazza, annoncent une "marche silencieuse", à 18h, en hommage "aux victimes" de la barbarie. "Aux victimes": les deux hommes insistent sur le pluriel. Un moment de recueillement pour se souvenir à la fois du colonel Arnaud Beltrame, "qui a offert sa vie" lors de l'attentat jihadiste de Trèbes selon Gérard Benguigui, et de Mireille Knoll, assassinée "parce que juive", déplore Kader Bouazza."
[...]
http://www.charentelibre.fr/2018/03/29/une-marche-en-hommage-aux-victimes-de-la-barbarie,3231236.php


Arnaud Beltrame... d'où vient l'héroïsme ? (Thomas Legrand)
France Inter - 27 mars 2018

"Ce matin vous rebondissez sur l'éditorial d'un confrère !
"Oui, celui d'Etienne de Montéty, à la Une du Figaro d'hier... Mon confrère rend un hommage à Arnaud Beltrame, en affirmant, je cite, "L'officier était chrétien. (...) Il a voulu être digne du Christ, de sa passion et de son admirable message (...) le soldat s'est fait serviteur".
On peut se demander ce qu'implique de qualifier ce geste de geste chrétien ? Peut-être (ses proches l'affirment) le lieutenant-colonel Beltrame a-t-il trouvé dans sa foi la force d'accomplir cet acte si intense, d'autant qu'il s'est fait baptisé adulte, par choix ... peut-être aussi (puisque le Figaro nous apprend, en page intérieure, qu'il était franc-maçon assidu), a-t-il puisé la source de son courage dans la foi en l'homme que les Maçons cultivent. Qui du chrétien, du franc-maçon ou de l'officier a agi ainsi ? Tous ! Comment savoir ? Bien sûr, c'est Arnaud Beltrame, sa complexité ou sa simplicité d'homme, qui est le héros. Cet acte donne foi en l'humanité pour certains, en Dieu pour d'autres !" [...] Seulement, la seule certitude nous permettant de dire (et encore) qu'une religion est à l'ouvre dans ce qu'il s'est passé vendredi, se trouve dans l'action du djihadiste. Mais faire d'une foi, d'une religion, la matrice de la barbarie ou de l'héroïsme est une simplification dangereuse."
[...]
https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-politique/l-edito-politique-27-mars-2018


Une association catholique perd son procès contre des Femen (Eric Mettout)
Le Figaro - 23 janvier 2018

"Une association de catholiques traditionalistes a perdu définitivement, ce mardi, le procès pour injure qu'elle avait intenté à six militantes du mouvement féministe Femen, qui avaient fait irruption dans une manifestation de catholiques opposés au mariage homosexuel.
En plein débat sur la loi sur le mariage gay, le 18 novembre 2012, neuf militantes (six étaient poursuivies) du groupe féministe, seins nus comme à chacune de leurs actions, un voile sur la tête, comme des nonnes, s'étaient invitées dans le cortège.
L'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (Agrif) les avait poursuivies devant la justice.
Sur les corps des Femen figuraient des inscriptions telles que "In gay we trust" ("Nous croyons en l'homosexualité"), "occupe-toi de ton cul" ou "fuck church" (Aux chiottes l'Eglise)."
[...]
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/01/23/97001-20180123FILWWW00251-une-association-catholique-perd-son-proces-contre-des-femen.php


1968-2018 : les religions ébranlées par la contestation (Eric Mettout)
L'Express - 7 janvier 2018

""L'Eglise a dû affronter une crise de génération et une crise de l'institution comparables à celles de la société civile," soutient l'historien des religions Denis Pelletier.
Ni dieu ni maître... La remise en question des religions par Mai 68 les a touchées de plein fouet. Et marque le début d'une révolution des pratiques.
Pour le père van der Westhuizen Smit, c'est un choc. Nommé pour sa première prêtrise dans la très bourgeoise paroisse Saint-Pierre-de-Chaillot, cet ex-diplomate sud-africain débarque dans le XVIe arrondissement de Paris en septembre 1967. Il a suivi pendant sept ans les études théologiques du collège pontifical français de Rome, qui ne l'ont "en rien préparé à ce [qu'il va] vivre sur le terrain pastoral": la poussée de fièvre, quelques mois plus tard, du printemps 1968."
[...]
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/1968-2018-les-religions-ebranlees-par-la-contestation_1973361.html


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