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Le Coran démasqué

une lecture non-croyante du Coran

V - Le régent sanguinaire ou le khalifat


par Taghout  -  07/06/2012




Les textes publiés dans Vos contributions (rouge foncé) ne représentent que l'opinion de leurs auteurs.








V - Le régent sanguinaire ou le khalifat



    Où l'on expose la sainte barbarie d'al-Lah
    Où l'on explique le thème des gagnants et des perdants
    Où l'on révèle les ambitions de Mahomet


Considéré comme un asocial à la Mecque, Mahomet serait resté une nuisance locale sans la guerre tribale qui sévissait à Médine. Yathrib comprenait plusieurs oasis habitées par des tribus arabes, juives et chrétiennes. Les deux principales tribus arabes, les Khazraj et les Aus-Manat y étaient en guerre l'une contre l'autre. Cette vendetta avait abouti à la mort des chefs, et ces tribus affaiblies cherchaient à sortir de l'impasse. La grand-mère paternelle de Mahomet était une personnalité Khazraj, et Mahomet, fort du prestige attaché aux Hashemites de la Mecque, s'est proposé comme le garant d'une paix négociée, incluant toutes les tribus de Médine, impliquées dans le conflit par le jeu des alliances. C'est ainsi qu'a été signé le traité de Médine, au nom d'al-Lah, désignant Mahomet comme arbitre des conflits.

Mais ces deux tribus Khazraj d'abord, puis Aus, s'étaient liées secrètement par des serments forts, dit d'Aqaba, avec Mahomet, pour des motifs moins avouables. Ils devenaient par cette alliance les hommes de main, dits auxiliaires de Mahomet ou ansar. Ces tribus violentes voyaient dans les fortunes meccanes et dans les revenus du sanctuaire des richesses attractives. Mais ils ne pouvaient attaquer la Mecque sans faire face à toutes les tribus arabes, pour qui le sanctuaire était sacré. Avec Mahomet à leur tête, représentant d'une dynastie en charge du sanctuaire, l'attaque devenait légitime. En outre Mahomet était bien informé par ses espions des départs de caravanes que les meccans envoyaient régulièrement vers la Syrie.

Mahomet et son groupe émigrent à Médine, c'est l'épisode dit Hégire.

Sourate 2, Al-BAQARAH, la vache.
30. Alors ton Seigneur dit aux anges : "Je vais créer un régent (khalifat) sur terre."
Ils dirent : "Établiras-tu un [régent] qui fera le désordre et répandra le sang ?
Alors que nous célébrons Tes louanges et glorifions ton Saint nom ?"
Il dit : "Je sais ce que vous ne savez pas."


Ce verset pourrait être inspiré du conte de la chute de Satan (haggada). Mais on y lit une menace de guerre. Mahomet ambitionne d'être ce régent sanguinaire établi par al-Lah, au moins à Médine. C'est-à-dire un dictateur qui règne par la terreur.

Voici les premières étapes de la carrière du régent sanguinaire à Médine (hadiths, Sirat Rasoul Allah d'Ibn Ishaq, récits d'al-Tabari). A chaque évènement important, Mahomet initie une nouvelle sourate de son Coran, qu'il enrichit peu à peu. La sourate 2 correspondrait à l'hégire.
  • Mars à novembre 623 : Six raids ratés sur des caravanes à al-Is, Bouwat, Kharar, al-Abwa, Bawat, al-Ushayrat.

  • Décembre 623 : Raid de Nakhla : une caravane pillée, deux hommes rançonnés, le chef de la caravane tué (les bandits mahométans déguisés en pèlerins attaquent pendant le mois sacré).

  • Mars 624 : Raid à Badr qui rate la caravane mais s'empare des chefs qoraïchites : Mahomet fait torturer des esclaves capturés pour connaître la position de ses adversaires. Il se retranche au niveau du point d'eau pour que ses ennemis combattent assoiffés : 49 qoraïchites sont tués, 44 sont fait prisonniers, Mahomet perd 14 hommes. Il fait exécuter 7 prisonniers dont 3 poètes. Avec une rançon de 1000 à 4000 dirham par prisonnier, peut-être 100000 dirham au total, sauf erreur cela faisait peut-être 40 kg d'or. Mahomet initie la sourate 8 ou le butin, voir notamment : Coran 8:7, 8:39, 8:41-42, 8:67, 8:69.

  • Mars et avril 624 : Mahomet fait assassiner deux personnalités de Médine, parce qu'elles dénonçaient ses crimes : un vieil homme dénommé Abu Afak, et une femme poète, Asmat bint Marwan, mère de six enfants.

  • Mai 624 : Raid à Qarkarat al-Qoudr contre les tribus Ghatafan et ben Sulaym, Mahomet vole 500 chameaux.

  • Juin 624 : Raid contre la tribu Ghatafan à Dhou Amarr dans le Nejd : un captif.

  • Juillet 624 : Purification ethnique de Médine : Ultimatum de conversion forcée à la tribu juive des ben Qaynuqa, puis siège de quinze jours. Mahomet veut massacrer les prisonniers mais le chef khazraj Abdallah ibn Oubay obtient pour eux l'exil. Ceux-ci laissent leurs biens et partent pour la Syrie. Les Qaynuqa étaient forgerons et orfèvres : butin en armes et bijoux, maisons. Mahomet initie la sourate 3 avec cet ultimatum.

  • Juillet 624 : Raid sur les ben Sulaym à al-Qoudr en Buhran. Pas de combat. Le marchand juif ibn Sunyanah se fait tuer par un fanatique mahométan à Médine.

  • Août 624 : Mahomet fait assassiner le poète Kaab ben Ashraf à Médine.

  • Septembre 624 : Raid sur une caravane qoraïchite chargée de lingots d'argent à Nedj, 2 prisonniers, butin estimé à 100000 dirham.

  • Décembre 624 : Mahomet envoie 5 hommes assassiner Abou Rafi, leader des juifs de Khaibar.

  • Mars 625 : Les meccans mobilisent 3000 hommes pour faire cesser le brigandage. Les 700 ? mahométans sont mis en déroute à Ouhoud. Mahomet fait le mort pour sauver sa peau. Les meccans ont perdu 23 hommes, les mahométans 70 ? Trompés par un espion, Abou Soufyan et l'armée meccane se démobilisent. D'autres morts à Hamra al-Aswad.

  • Avril 625 : Raid sur Asad ibn Khuzaymah, allié des qoraïchites à Katan : 3 prisonniers, des chameaux. Mahomet fait assassiner Khalid ibn Sufyan al-Hudhayli à Urana, un allié des meccans.

  • Juillet 625 : Six mahometans sont pris en embuscade à al-Rajii, 3 sont tués, 3 sont vendus aux meccans et exécutés. Des mahométans sont tués aussi à Bir Maunah. Mahomet échoue à faire assassiner Abou Soufyan, leader des meccans.

  • Juillet 625 : Purification ethnique de Médine : Mahomet va trouver la tribu juive des ben Nadir et leur demande une somme d'argent. La tribu cède au chantage et décide de payer, alors Mahomet prétend que des juifs projettent de le tuer en lançant une pierre d'un toit. C'est le prétexte d'un ultimatum à évacuer la ville dans les dix jours sous peine de mort, que la tribu refuse. Après vingt jours de siège, Mahomet fait abattre la palmeraie. La tribu se rend et quitte la ville pour se réfugier en Jordanie et en Syrie. Butin foncier. Mahomet initie la sourate 59 la déportation.

  • Octobre 625 : Raid contre les Ghatafan à Dhat al-Riqa. Les mahométans capturent les femmes de la tribu.

  • Janvier 626 : La sécheresse et les mauvaises récoltes découragent les meccans de se mobiliser à nouveau contre Mahomet.

  • Juillet 626 : Les mahométans s'emparent du bétail de la tribu Ghatafan à Dumat al-Jandal.

  • Février 627 : Le clan qoraïchite allié aux Ghatafan parvient à mobiliser une armée de 10000 ? hommes, dits les coalisés. Mahomet fait creuser une tranchée autour de Médine et s'apprête à défendre la ville avec 3000 ? hommes. Après 20 jours de siège, les négociations n'aboutissent pas, une percée isolée échoue. Des espions sèment la zizanie dans le clan meccan, qui a épuisé ses provisions et l'armée lève le siège, car c'est l'époque du pèlerinage. Mahomet produit la sourate 33 les coalisés.

  • Mars 627 : Génocide des ben Qurayza à Médine. Mahomet se retourne et va insulter la tribu juive des Qurayza. Après 25 jours de siège, la tribu se rend. Mahomet fait exécuter entre 500 et 800 hommes et adolescents dans des tranchées creusées place du marché. Femmes et enfants sont distribués comme butin aux combattants, des esclaves qui sont revendus contre profit. Mahomet se réserve la jeune Rayhana bent Amr ben Khunafa comme esclave sexuelle.

Le motif de ce massacre était au fond la satisfaction narcissique d'un psychopathe : Mahomet voulait paraître un grand prophète au yeux de ses dévots :
Coran 8.67 (traduction Kazimirski, numéroté 68)
"Il n'a jamais été donné à un prophète de faire des prisonniers sans commettre de grands massacres sur la terre."

C'est triste à dire : le Coran est l'invention d'un criminel psychopathe.

La suite de cette étude va essayer de présenter comment le livre reflète les étapes de l'entreprise sanglante de Mahomet. Mais voilà quelques notes sur les versets que j'ai sautés :

26. Al-Lah n'a pas honte d'utiliser des images [dans sa poésie], comme un moustique ou quelque chose de plus élevé.
Ceux qui croient savent que c'est la vérité venant de leur Seigneur;
Mais ceux qui rejettent la croyance (al din = le système de croyance proposé par Mahomet) disent :
"Que veut dire al-Lah avec cette comparaison ?"
Ainsi mène-t-il beaucoup [d'auditeurs] à l'égarement, et beaucoup guide-t-il dans le droit chemin;
Mais Il ne les égare pas, sauf ceux qui abandonnent [le chemin],


Al-Lah nous fait un caprice : le poète a "révélé" des versets contenant une parabole sur le moustique, dont la récitation a fait rigoler son auditoire. Son Divin Ego ne le supporte pas, Il se vexe et se met en colère. Ces versets entomologiques perdus venaient peut-être du conte du roi Nemrod rendu fou par la piqûre d'un moustique. Notez que monsieur al-Lah ne supporte pas les questions. Les croyants renoncent à leur entendement en même temps qu'à leur humour : Le droit chemin recommandé dans ce verset est la pieuse ignorance terrorisée.

"Rabbihim" désignait les auteurs d'une révélation divine supposée unique. Ici, on pourrait traduire "rabbihim" par "les maîtres", ou "les rabbins" , puisque Mahomet puisse ses sources dans la littérature rabbinique.

"Al din" est généralement traduit par religion ou foi : mais il s'agit en fait dans le Coran d'un système politico-religieux (voir Coran 2 :143). Précisément, il s'agit d'un système de croyance au service d'une organisation politique centrée sur la personne de Mahomet. Je traduis donc par croyance ou système pour lever l'ambiguïté en fonction du contexte.


27. Ceux qui rompent le Contrat avec al-Lah après qu'il ait été signé,
Et qui séparent ce qu'al-Lah a ordonné de joindre,
Et qui font le désordre sur la terre : ceux-là perdront [à ce marché].


Le Coran ne nomme pas généralement les gens qu'il satirise de façon claire mais utilise des périphrases. C'est un biais qui traduit la paranoïa de son auteur. L'avantage en est que le lecteur interprète la périphrase comme il veut et s'arrange pour y trouver un sens personnalisé. C'est ainsi qu'une phrase confuse, insensée, devient vraie aux yeux de son interprète.

Mais ce verset évoque probablement le conflit qui oppose Mahomet aux tribus juives de Médine. Mahomet demande à toutes les tribus signataires de l'accord de Médine de participer financièrement et militairement à la guerre qu'il a choisi de mener contre La Mecque. Il exige des maisons, des terres, et l'acquittement de l'impôt musulman de la part de tous. De plus, il exige la conversion à son culte, et ce dernier point n'est pas acceptable pour les tribus juives.

"Ceux-là perdront" : Dans la rhétorique du Coran, on a ces mentions de pertes et de gains. Quand les versets de Mahomet s'adressent aux matérialistes, il s'agit de menace de guerre ou de perspectives de butin. Mais aux naïfs, monsieur al-Lah vend la promesse d'Enfer ou de Paradis.
Au casino de monsieur al-Lah, il semble qu'on perde plus souvent qu'on ne gagne :
Gagnants : Voir aussi : 2.5 "Ce sont ceux qui prospèrent", 7.157, 39.61, 59.20,
Perdants : Coran 2.27, 2.64, 2.121, 3.85, 3.149, 5.5, 5.21, 5.30, 5.53, 6.31, 6.140, 7.23, 7.90, 7.92, 7.149, 7.178, 8.37, 9.69, 10.45, 10.95, 11.22, 11.47, etc...

Pour résumer : le paradis et l'enfer sont aux service du narcissisme de Mahomet : le Coran désigne comme perdants ceux qui rejettent son imposture. Le bien consiste à faire mousser la vanité personnelle de Mahomet, et le mal à réduire le volume de la mousse : C'est par imitation narcissique que certains adorateurs de Mahomet développent à son égard une susceptibilité exacerbée.


28. Rejetez-vous la croyance d'al-Lah ?
Voyez vous étiez sans vie et Il vous donne vie,
Puis Il vous fait mourir,
Et vous donnera à nouveau la vie,
Et à nouveau vous retournerez à Lui.


Ce verset serait une référence au conte juif qui relate comment les hébreux seraient morts, puis ressuscités au moment où Moise est descendu de la montagne. Mais le message véhicule aussi une menace : comme le tyran qui peut faire tuer ses sujets par caprice, Mahomet menace de tuer ceux qui le rejettent, puis d'y renoncer, c'est-à-dire de leur redonner la vie, si ils se soumettent.

"La croyance d'al-Lah" : Mahomet ici confond par un raccourci poétique le système de croyance qu'il représente avec la religion des contemporains de Moïse.


29. C'est Lui qui a créé pour vous toutes choses qui sont sur terre;
De plus Son ingénierie comprend les cieux, car Il a donné ordre et perfection aux sept ciels;
Et de toutes choses il a parfaite connaissance.


Les sept ciels viennent d'une conception astrologique ancienne qui affirmait que le soleil, la lune, mercure, venus, mars, jupiter et saturne évoluaient dans des plans superposés. Le verset expose aussi la suffisance du narcisse : Tout effort intellectuel est inutile, puisque al-Lah est aussi monsieur Je-Sais-Tout.

Notes :
Pour une étude plus précise de la carrière du tyran, on peut lire : Abul Kasem : "the roots of terrorism" sur : islam-watch.org.

Les sources mentionnent que les mâles de la tribu des ben Qurayza ont été décapités : Décoller plus de 500 hommes n'est pas une tâche facile. Il faudrait fouiller pour retrouver les os des victimes et les faire analyser afin de préciser comment ces hommes ont été tués.

Les psychiatres considèrent qu'un psychopathe narcissique est incapable d'empathie. Le narcisse est insensible à la souffrance d'autrui, parce qu'il n'est pas capable d'aimer lui-même. Ses blessures infantiles d'orphelin rejeté ont construit chez Mahomet une personnalité pathologique. Mais certains de ses adeptes étaient capables de compassion et s'émurent des victimes, du moins au début. Le boucher de Médine a produit pour ceux-là par exemple Coran 8 :17 : "Ce n'est pas vous qui les avez tués; c'était al-Lah..." Voilà comment la folie d'un seul devint l'irresponsabilité collective de ses gens.


Taghout

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