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Le Coran démasqué

une lecture non-croyante du Coran

VI - Le dieu créateur sert une machine de guerre


par Taghout  -  07/06/2012




Les textes publiés dans Vos contributions (rouge foncé) ne représentent que l'opinion de leurs auteurs.








VI - Le dieu créateur sert une machine de guerre



    Où l'on explique ce virus social qu'est la religion.
    Où l'on révèle à quoi servait la Genèse.
    Où l'on dévoile qui était Adam.

Les virus biologiques sont constitués d'un fragment de code génétique qui va parasiter son hôte et détourner ses ressources afin d'assurer sa propre propagation. Les virus sociaux que sont les cultes sont constitués de Livres sacrés qui vont parasiter les sociétés et les individus pour se répandre le plus largement possible : les sociologues parlent de "mèmes" pour ces entités culturelles reproductibles.

Les virus biologiques opèrent des mutations de temps en temps, et échangent des matériaux génétiques avec d'autres virus, des plasmides. Ces mutations servent aux virus à acquérir des virulences accrues, des résistances accrues. De la même façon, les cultes se construisent de fragments d'autres cultes et opèrent des mutations qui accroissent leur virulence et leur capacité à se propager.

Le Dieu Unique Créateur représente une telle mutation des cultes tribaux. La virulence que confère cette mutation est de rassembler des tribus en une armée nombreuse, capable de conquérir des territoires.

Sourate 2, Al-BAQARAH, la vache.
    21 : Ô hommes ! Adorez votre Seigneur, celui qui vous a créés, vous et ceux qui vous ont précédés. Pour votre bien, Craignez Moi.

    Le principe est d'étendre le système patriarcal à plusieurs tribus : Le patriarche considérait que ses enfants lui appartenaient sous prétexte qu'il les avait "créés" au moyen de son sperme. (Coran 22.5 développe ce non-sens biologique) Il avait alors droit de vie et de mort sur eux. L'ensemble de sa descendance constituait ainsi une petite armée qui lui devait totale obéissance. Mais ce système ne permettait pas à l'armée du cheikh d'être assez nombreuse. Pour unir un groupe de plusieurs tribus sur ce modèle, il fallait inventer un Dieu-Père-Créateur commun, dont l'interprète devenait le chef de guerre.

    Un tel système est un fascisme : la croyance y est obligatoire, comme l'obéissance au chef. Les femmes y deviennent des machines à concevoir des petits guerriers fanatisés. Une telle culture se nourrit d'une guerre atroce, sème la destruction et méprise la vie humaine.

    Pour donner une substance idéologique à un tel système, on inventa la Genèse. On remanie un mythe de création du monde en l'attribuant au Dieu unique. Puis on y raccroche la généalogie fictive qui sert aux nomades à prétendre à la noblesse. Le mythe d'Adam est venu s'y greffer parce qu'il permet de culpabiliser les gens et de justifier l'oppression des femmes par la divine misogynie (La Genèse impute à Eve le péché originel).

    Ainsi peut-on réinterpréter le verset 28 :
    28. Rejetez-vous la religion d'al-Lah ?
    Voyez vous étiez sans vie et Il vous donne vie,
    Puis Il vous fait mourir,
    Et vous donnera à nouveau la vie,
    Et à nouveau vous retournerez à Lui.


    "Il vous donne vie" : Vous savez que ce n'est pas un quelconque Jupiter, mais chacune des mères qui donne la vie à chacun de ses enfants, à la suite d'un travail douloureux. Al-Lah nie cette réalité et les droits qui en découlent. Les captives mariées de force n'ont guère plus qu'un statut d'esclave. Les mères n'auront que leurs fils pour les protéger. Le groupe accroît avec le nombre son potentiel militaire, et c'est pourquoi un tel système est hyper-nataliste.

    "Puis Il vous fait mourir" : L'idée qu'une divinité X ou Y décide de la fin de vie de chacun est tout aussi nuisible : Cette notion de prédestination s'oppose au libre-arbitre et conduit au fatalisme. Autant renoncer alors à la médecine et regarder mourir ses enfants en bas âge.

    "Et vous donnera à nouveau la vie" : C'est la résurrection des morts : Imaginez des légions d'affreux décatis émergeant ensemble des tombes et triés par une espèce de divinité maléfique qui les envoie rôtir à petit feu, ou bien s'abreuver de vin et forniquer éternellement, selon son bon caprice : le répugnant non-sens que voilà !

    "Et à nouveau vous retournerez à Lui." La vie des jeunes guerriers dans un tel système ne vaut pas cher, et tout est fait pour les fanatiser dès l'enfance par des promesses métaphysiques. L'Iran des ayatollahs a tristement illustré ce mépris de la vie humaine durant la guerre avec l'Irak, en envoyant des jeunes dans les champs de mine, armés d'une clé ou d'un passeport pour le Paradis d'al-Lah. Les mères n'ont pour se consoler que la sinistre invention du "martyre".

    La fanatisation des guerriers s'opère par le mythe dit eschatologie. On invente une récompense absolue, puis un châtiment absolu, que l'on place à une date glissante afin de raviver l'ardeur des fous. On traite ainsi les adeptes comme des ânes qui suivraient la carotte pendue au bout d'un bâton.

    Pour ce faire, les prêtres ont inventé le Paradis en fusionnant deux mythes : les sept ciels qui est un thème d'origine astrologique, avec le conte des jardins du temple syrien où le prince Adam s'est fait prendre en train d'essayer avec sa copine les vertus aphrodisiaques de la drogue réservée à la divination, qu'un herboriste trop bavard leur a enseigné (Genese 3).

    Ici le mythe des "anges" pourrait venir d'une confusion avec les récits concernant cette noblesse de caste endogame et raciste qui tenait le pouvoir dans les cités syriennes de cultures elohistes. J'imagine la suite de l'affaire en extrapolant sur la stèle dite d'Idrimi, découverte dans une telle cité. Adam et les siens sont chassés, et Adam prend la tête d'une bande de nomades guerriers, les hébreux, et deviendra une légende de leur généalogie: Le prince Adam devient alors par confusion le premier homme.

    La Géhenne, qui est la vallée du Hinnom où les habitants de Jérusalem plaçaient leurs déchets, devint beaucoup plus tard l'Enfer, après l'invasion hellène, peut-être à partir des mythes grecs de mondes souterrains où errent les âmes des morts, dont le mythe d'Err. Le mythe des sept cercles de l'Enfer est un ajout tardif qui a inspiré Dante, lequel y place, devinez qui, Mahomet. Plus amusant est le Purgatoire chrétien, inventé au Moyen-âge.

    Mais les ésotéristes vous expliqueront que le Jugement de l'âme du défunt est un thème de l'antiquité égyptienne, décrit dans le livre des morts égyptiens. Ce jugement n'y était pas une affaire collective ni différée, et on n'y trouvait pas de Jour Dernier ou Fin des Temps, mais simplement un jugement individuel intervenant à la mort de chaque défunt. On n'y trouve pas non plus de Paradis ou d'Enfer, mais plutôt la libération des cycles d'incarnation, qui est réservée à quelques élus, ceux qui auraient observé leur vie durant les règles morales assez exigeantes décrites dans le chapitre dit des confessions négatives. Cette conception de l'après-vie des anciens égyptiens serait illustrée par les stades larvaires du scarabée.

Notes :
Stèle dite d'Idrimi, découverte à Alalakh, datée de -1500 ou davantage :
"Je suis Adram(Idrimi), fils d'El-Elimm, serviteur de Teshub, Hebat et Shaushka, la Dame d'Alalakh, ma Dame. A Halab (Alep), mon foyer paternel, un outrage est survenu, et nous avons fui...
En Canaan se situe Ammija. Aussi présents à Ammija étaient des gens d'Halab, des gens du pays Mukish, des gens du pays Nihi et des gens du pays Amae. Ils vivaient là. Quand ils me virent et que j'étais le fils de leur seigneur, ils s'assemblèrent autour de moi. Ainsi je fus fait noble et reçu le commandement et l'autorité. Je restai parmi le peuple Hapirou pendant sept ans. Je fis voler des oiseaux (augures) et sacrifier des agneaux..."


Il est possible que les dix commandements bibliques aient été inspirés par la religion égyptienne, qui a pu être enseignée au pupille de pharaon qu'était Moïse. Certaines traditions rapportent en effet que Moïse invoqua la mort de l'assistance et le nom égyptien du défunt Ani en présentant dramatiquement sa "Révélation".

Livre des morts égyptiens, chapitre des confessions négatives. (les témoins du défunt Ani ne sont pas signifiants).
    (1) Ani dit : "Salut, Longs-pas, venu d'Annu, Je n'ai pas commis l'injustice."
    (2) "Salut, Entouré-de-flamme, venu de Kheraba, Je n'ai pas volé avec violence."
    (3) "Salut, Fentiu, venu de Khemennu, Je n'ai pas dérobé."
    (4) "Salut, Devoreur-de-l'ombre, venu de Qernet, Je n'ai pas tué."
    (5) "Salut, Nehau, venu de Re-stau, Je n'ai pas pillé les offrandes."
    (6) "Salut, Deux-lions, venu du ciel, Je n'ai pas triché."
    (7) "Salut, Yeux-de-feu, venu de Saut, Je n'ai pas pillé les temples."
    (8) "Salut, Flamme, venu et parti, Je n'ai pas faussement témoigné."
    (9) "Salut, Casse-les-os, venu de Suten-henen, Je n'ai pas volé la nourriture."
    (10) "Salut, Crache-feu, venu d'Het-Ptah-ka, Je n'ai pas infligé de blessure."
    (11) "Salut, Qerer, venu d'Amentet, Je n'ai pas commis la fornication."
    (12) "Salut, Visage-noirci, venu du caché, Je n'ai pas causé le deuil."
    (13) "Salut, Bast, venu du secret, Je n'ai pas trompé."
    (14) "Salut, Jambes-de-feu, venu de l'obscur, Je n'ai pas transgressé."
    (15) "Salut, Buveur-de-sang, venu de la pierre, Je n'ai pas escroqué."
    (16) "Salut, Devoreur-d'intestins, venu de Mabet, Je n'ai pas détruit la terre cultivée."
    (17) "Salut, Justice-et-vérité, venu de ta cité, Je n'ai pas espionné."
    (18) "Salut, Chevauche-à-l'envers, venu de Bast, Je n'ai pas diffamé."
    (19) "Salut, Sertiu, venu d'Annu, Je n'ai pas cédé à la colère injustement."
    (20) "Salut, Deux-fois-nuisible, venu d'Ati, Je n'ai pas commis l'adultère."
    ...
Dante : La divine comédie, livre Inferno, 28 :
"Vois maintenant comment est mutilé Mahomet ! Et celui qui marche et pleure devant moi est Ali, fendu au visage du menton au front;
Et tous les autres qu'ici tu peux voir, étaient de leur vivant, les semeurs de discorde et de schismes, et pour cela sont maintenant ainsi fendus."



Taghout

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