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Le Coran démasqué

une lecture non-croyante du Coran

XIX - Quand Dieu et Ses anges se prosternent devant Mahomet


par Taghout  -  10/10/2012




Les textes publiés dans Vos contributions (rouge foncé) ne représentent que l'opinion de leurs auteurs.








XIX - Quand Dieu et Ses anges se prosternent devant Mahomet



    Où l'on dévoile les conséquences imprévues de la bataille de Badr.
    Où l'on explique que Mahomet ignorait la séparation du religieux et du politique.
    Où le Seigneur d'Abraham essaie de l'épater avec un tour de magie.
    Où l'on propose d'expliquer la Shakinah.

Les superstitieux ont inventé la déesse Fatalité pour expliquer les accidents. Quelqu'un se tue brutalement par accident, et c'est interprété comme la volonté de la Déesse. Bien sur c'est idiot : L'accident est généralement absurde, imprévisible, cruel, frappant à l'aveugle celui-ci ou celui-là, qu'il soit un ignoble personnage ou bien un soutien de famille aimé et respecté.

Par un mécanisme similaire, un menteur religieux affirme que tel ou tel évènement est la volonté de la divinité qu'il sert, et la preuve que la doctrine qu'il promeut est valide. Ainsi une victoire est-elle interprétée comme la volonté d'un Dieu imaginaire, tandis qu'une défaite est interprétée comme une épreuve, un test envoyé par le même Dieu imaginaire. De même Mahomet va interpréter sa première victoire en affirmant que c'est un signe de la volonté divine qu'il prétend représenter.
Mais dans les sociétés primitives celui qui tue le vieux chef devient de facto le nouveau roi. Peu importe alors si le nouveau despote est un homme brutal et injuste.


    243. Ne t'es-tu pas tourné en vision vers ceux qui ont abandonné leurs foyers, alors qu'ils étaient des milliers, par peur de la mort ? Al-Lah leur a dit : "Mourez". Puis Il les ramena à la vie. Car al-Lah est plein de provende pour les hommes, mais la plupart d'entre eux sont ingrats.

    On dit que ce verset évoque le rêve attribué à Ezéchiel : 60000 israélites fuyant devant l'armée babylonienne auraient été massacrés, pour renaître bien plus tard (Ezekiel ou Ezechiel 37). Mais Mahomet s'en sert pour sa propagande, c'est-à-dire qu'il se plaint de l'ingratitude des gens de Médine après qu'il eut combattu l'armée meccane et rapporté du butin. Il fustige les gens de Médine qui fuirent la conscription de sa guerre.

    244. Alors combattez pour la cause d'al-Lah, et sachez qu'al-Lah entend et sait toutes choses.

    Ce verset est interprété comme l'appel à la guerre dite sainte ou jihad. Aucune guerre n'est sainte, évidemment, mais tout conflit armé se traduit généralement par des abus, des morts inutiles, des souffrances absurdes, des victimes innocentes, et dans pas mal de cas par des atrocités délibérées.
    Ici, il s'agit en fait de la guerre de Mahomet, destinée à servir ses ambitions et ses vengeances personnelles.

    Mais tant de gens ont ce besoin d'adhérer fermement à un système de croyance, qui devient peu à peu leur identité, leur fierté, leur drapeau. Mieux vaudrait alors, pour ceux-là, de croire à des systèmes politiquement anodins, plutôt qu'à cette machine à créer des conflits, à ce Coran va-t-en-guerre qui prescrit d'opprimer les autres cultes ou de leur faire la guerre. Je résume mon point de vue : Quand Dieu est intelligent, Il ne fait pas de politique.

    245. Qui est-il qui va prêter à al-Lah un prêt généreux, qu'al-Lah va doubler à son crédit et multiplier plusieurs fois ? C'est al-Lah qui donne le besoin ou l'abondance, et à Lui vous retournerez.

    Mahomet (et non pas al-Lah) a besoin d'argent pour équiper ses hommes en armes, montures, armures. C'est pourquoi le bandit sollicite les gens de Médine. Il vend ici une promesse de chance style jackpot.

    246. Ne t'es-tu pas tourné en vision vers les chefs des enfants d'Israël après Moïse ? ils dirent à un prophète au milieu d'eux : "Donnes nous un roi, afin que nous combattions pour la cause d'al-Lah" Il dit : "Serait-ce possible, si il vous est ordonné de vous battre, que vous ne vous battiez pas ?" Ils dirent : "Comment refuserions-nous de combattre pour la cause d'al-Lah, voyant que nous fûmes expulsés de nos logements et de nos familles ?" mais quand il leur fût ordonné de combattre, ils firent demi-tour, sauf une petite bande parmi eux. Mais al-Lah a complète connaissance de ceux qui agissent mal."

    Selon la haggada et Samuel I, les israélites demandèrent à Samuel de désigner un roi au lieu d'un juge, afin de faire comme les autres nations, c'est-à-dire de séparer le religieux du politique. Il s'agissait surtout à l'époque d'éloigner du pouvoir les religieux pour confier les commandes à des hommes davantage entreprenants et pragmatiques.

    Mais Mahomet se sert de cette histoire pour rappeler qu'il impose une conscription obligatoire pour sa guerre, en particulier pour ceux qui ont émigré de la Mecque.

    247. Leur prophète leur dit : "a été désigné Talout comme régnant sur vous." Ils dirent : "Comment peut-il exercer son autorité sur nous alors que nous sommes plus aptes que lui, et qu'il n'est pas doué, ni riche en abondance ?" Il dit : "a été choisi celui-ci au-dessus de vous, et pourvu abondamment avec connaissance et prouesse physique. Al-Lah accorde Son Autorité à qui Il Lui plaît. Al-Lah se soucie de tout, et Il sait toutes choses."

    Le juge Samuel désigna Saul (Talout) comme souverain. Il ne dit pas: "Dieu a désigné" mais: "a été désigné": il devait s'agir d'une décision collégiale.

    Mahomet flatte ici sa vanité personnelle, il se veut un nouveau Saul, souverain fort, gracieux mais pauvre.
    Talout et Jalout constituent un couple de noms mythiques comme Harout et Marout, Gog et Magog. Jalout est Goliath dans la Bible.

    248. Et leur prophète leur dit : "Un signe de son autorité est que viendra à vous l'Arche de l'Alliance avec dedans la garantie de votre Seigneur, et les reliques laissées par la famille de Moïse et la famille d'Aaron, apportées par des anges. En cela est un symbole pour vous si vous avez de la croyance."

    Dans la haggada on a plutôt l'histoire de Saul qui va récupérer les tables que Goliath a volées, et qui s'empare aussi d'une épée. Mais Mahomet est très fier parce qu'il a récupéré dans le butin de la bataille de Badr la belle épée d'un noble qoraïchite.

    249. Quand Talout s'engagea avec les armées, il dit : "Vous serez testés à la rivière : si l'un d'entre vous boit son eau, il ne vient pas avec mon armée. Seuls ceux qui ne boivent pas viennent avec moi : une gorgée dans la main est excusée. Mais ils burent tous, sauf quelques uns. Quand ils franchirent la rivière, lui et les fidèles ils dirent : "aujourd'hui nous ne pouvons affronter Jalout (Goliath) et ses forces." mais ceux qui étaient convaincus de rencontrer al-Lah, dirent : "Est-ce souvent, par la volonté d'al-Lah, qu'une force petite a vaincu une large ?" al-Lah est avec ceux qui persévèrent.

    Mahomet compare sa bataille contre les meccans avec l'histoire de Saul rencontrant Goliath. Son adversaire ici est Abou Jahl (jeu de mot possible sur Jalout). Cela s'apparente aux eulogies poétiques traditionnelles d'après bataille des tribus. Mahomet avait l'habitude de se séparer des éléments dont la loyauté lui paraissait douteuse. On comprend aussi qu'il sélectionne les combattants qui endurent la déshydratation. "Rencontrer al-Lah" signifiait mourir.

    250. Quand ils avancèrent pour rencontrer Jalout et ses forces, ils prièrent : "Notre Seigneur ! Donnes-nous de la constance et fais nos pas fermes : Aides nous contre les peuples qui rejettent [la croyance]."
    251. Par la volonté d'al-Lah ils les défirent; et Dawoud tua Jalout ; et al-Lah lui donna pouvoir et sagesse et lui enseigna ce qu'Il voulut. Et si al-Lah n'avait pas restreint un groupe de gens par un autre, la terre aurait été pleine de malfaisance : mais al-Lah est plein de provende pour les créatures.
    252. Voilà les Signes d'al-Lah. nous vous les rapportons en vérité : vraiment tu es un des apôtres.


    "La terre aurait été pleine de malfaisance" : La malfaisance ici consiste à critiquer Mahomet et à rejeter son imposture. Le prophète de ses propres crimes essaie de s'excuser des morts causées par la guerre fratricide qu'il a engagée contre les siens."Plein de provende pour les créatures" : mais il y a pas mal de butin pour lui et ses alliés. Mahomet veut interpréter sa victoire comme un signe divin.
    "Dawoud tua Jalout" A Badr donc, les mahométans tuent Abou Jahl : le clan meccan est décapité.

    "tu es un des messagers" : "Rasoul" signifie messager, envoyé, Yousouf Ali le traduit par apôtre en imitation du jargon chrétien, mais apôtre a aussi le sens de disciple.

    L'affaire s'explique assez bien : Les meccans n'étaient pas des guerriers. Et leur chef devait être un idiot, qui semblait croire qu'une magie le protégerait du fer des mercenaires de Mahomet. Le clan meccan ne réalisa pas le danger que représentait le groupe de Mahomet fort de ses alliés. Les chefs devaient y voir surtout les menaces vaines d'un homme appauvri et illégitime écarté des revenus du sanctuaire. Quand une caravane importante est menacée par l'expédition de Mahomet, les meccans mettent trois jours à se mobiliser, et font de l'affaire une sorte de parade et de réjouissance sociale : La Sirat rapporte ainsi que les cuisiniers abattaient dix chameaux par jour pour nourrir les hommes de la contre-expédition. A l'annonce que la caravane est parvenue saine et sauve à bon port sans combat, ces gens se démobilisent, rentrent chez eux et laissent leurs chefs sans protection, qui décident de ripailler au marché de Badr pour se prouver qu'ils n'ont pas peur du bandit. Dans la bataille qui s'ensuit, le clan meccan est décapité, et les chefs qui ne sont pas tués sont rançonnés. Mahomet fait alors produire à ses poètes la sourate 8, Al Anfal ou Le Butin, pour organiser le partage du butin et des captives.

    253. A ces apôtres Nous firent dons, à certains plus qu'à d'autres : à l'un al-Lah parla; d'autres Il éleva à certains degrés; à Jésus fils de Marie Nous donnâmes des preuves, et le fortifièrent avec le Saint-Esprit. Si al-Lah avait voulu, les générations successives ne se seraient pas battues entre elles, après les preuves à elles délivrées, mais ils se disputèrent, certains croyants et d'autres rejettants. Si al-Lah avait voulu, ils ne se seraient pas battus les uns les autres. mais al-Lah compléta son plan.

    Mahomet tente à nouveau de s'excuser, et il prétend voir dans l'affaire un plan divin. Notez que le poète s'embrouille dans sa grammaire : de "Nous" il passe au "Il" pour désigner al-Lah.

    Le chef de son culte semble avoir du mal à réaliser que son coup soit parvenu à décapiter le clan de ses ennemis, et que ces hommes proches qu'il estimait et craignait quelque peu sont maintenant morts ou prisonniers entre ses mains. En fait, la défaite surprise du clan d'Abou Jahl signifie que l'ordre arabe centré sur La Mecque et les tribus traditionnellement en charge du sanctuaire est détruit brutalement, à cause de la perte de prestige qui s'ensuivra auprès des nations. Le chef des bandits va devoir maintenant assumer le rôle de remplaçant de l'ordre qu'il a vaincu : A cause de l'incurie de ses chefs, l'ordre arabe traditionnel va être détruit, oublié et remplacé par une organisation sectaire criminelle.

    254. Ô vous qui croyez ! Dépensez de ce que Nous vous avons attribué, avant que le Jour ne vienne où nul marchandage, ni amitié, ni intercession [ne prévaudra]. Ceux qui rejettent la croyance, ceux-là sont les maléfacteurs.

    Message de Mahomet : Dépensez le butin utilement en vous équipant. Bientôt nous attaquerons tous ceux qui refusent mes exigences de conversion. Les tribus juives de Médine, encore amies de certains mahométans, sont spécialement visées.

    255. Al-Lah. Il n'y a pas d'autre divinité, le Vivant, l'Auto-subsistant. Ni repos ne peut le prendre ni sommeil. A Lui sont toutes choses du ciel et de la terre. Qui peut intercéder en Sa Présence sauf si Il le permet ? Il sait ce qui était avant et après eux. Cependant ils ne sauront rien de Son Savoir que ce qu'Il voudra. Son trône s'étend sur les cieux et la terre, et Il ne ressent nulle fatigue en les gardant car il est le Plus Haut, le Suprême.

    Message de Mahomet : Le chef meccan (l'autre divinité) est mort, alors cela signifie que je détiens le pouvoir absolu. J'ai survécu à la bataille et je ne dépends de personne. Nul frein à mes ambitions. Chacun va venir me courtiser, mais je contrôle tout, j'ai en main l'avenir de mes fidèles, et je garde mes plans secrets. Enfin, l'entretien de mon trône est assuré jour et nuit par le système politico-religieux que j'ai conçu et imposé.
    C'est le verset dit du trône, qui se vautre sans retenue dans le narcissisme.

    Après son autre victoire, à la bataille du fossé, le tyran rajoute encore une couche à sa vanité, en levant le voile de l'imposture : cette fois c'est Dieu et ses anges qui se prosternent devant Mahomet :

    33 :56 (traduction Kazimirski) "Dieu et les anges honorent le prophète. Croyants ! Adressez sur son nom des paroles de vénération, et prononcez son nom avec salutation."

    Mais revenons à la sourate 2 :

    2 :256. Pas de contrainte dans la religion (le système de croyance de Mahomet) : La vérité se sépare de l'erreur. Qui rejette le taghout et croit en al-Lah a saisi une poigne ferme qui ne cassera pas. Et al-Lah entend et sait toutes choses.

    Fort de son succès à Badr, Mahomet se sentit alors toute latitude pour attaquer la plus faible des tribus juives de Médine.
    "La vérité se sépare de l'erreur" : C'est la purification ethnique de Médine qui est évoquée.
    "Qui rejette le taghout" : Le prestige du Dieu d'Israël était tel à Médine que les enfants des ansars malades étaient quelquefois promis au judaïsme, pourvu qu'ils guérissent. Ce verset servit alors à empêcher la déportation de ces prosélytes qui renieraient le judaïsme (Abou Dawoud 14 :2676). C'est le verset 2 :62 mis en pratique.

    257. Al-Lah est le Protecteur de ceux qui croient : de l'obscurité il les mènera à la lumière. Quant à ceux qui rejettent la croyance, leurs patrons sont taghout. Depuis la lumière ils les amèneront vers l'obscurité. Ils seront les compagnons du feu, pour y demeurer.

    Message de Mahomet : mes fidèles passeront de l'anonymat à la célébrité. Ceux qui me rejettent, leurs chefs sont comme des idoles vaines qui se brisent, et ils seront oubliés. Je les détruirai.

    C'est du moins ainsi que je comprends ce verset. Mais l'interprétation qui en est faite généralement est davantage métaphysique, ce qui constitue une bien mauvaise idée, dont la logique revient à considérer le banditisme et le massacre d'innocents comme un chemin lumineux.

    258. N'as-tu pas tourné ton regard vers celui qui disputait avec Abraham à propos de son Seigneur, parce qu'al-Lah lui a accordé le pouvoir ? Abraham dit : "Mon Seigneur est Celui qui donne la vie et la mort." Il dit : "Je donne la vie et la mort." Alors Abraham dit : "Mais c'est al-Lah qui fait se lever le soleil à l'Est : Fais-le alors se lever à l'Ouest." Ainsi a-t-il confondu celui qui rejetait la croyance. Ni al-Lah n'offre guidance à un peuple injuste.

    "N'as-tu pas tourné ton regard" : C'est al-Lah qui s'adresse à Mahomet qui a lu le conte du roi Nemrod face à Abraham dans la haggada.

    Le message du verset me semble que le pouvoir théocratique est plus grand que le pouvoir monarchique, tant qu'il y a une majorité de croyants acceptant que le prêtre fasse lever le soleil à l'ouest, c'est à dire qu'il fasse régresser la société. Ces deux modèles politiques représentent le moyen-âge, en principe... Mais on devrait parler de mythocratie plutôt que de théocratie.

    259. Ou comme quelqu'un qui passa par un village, dont tous les toits sont ruinés. Il dit : "Oh ! Comment al-Lah apportera-t-il à nouveau la vie, après sa mort ?" mais al-Lah le fit mourir pour cent ans, puis le ressuscita. Il dit : "Combien de temps as-tu passé ?" Il dit :"une journée ou une partie de la journée." Il dit : "Non, tu as passé durant cent ans; mais regardes ta nourriture et ta boisson; ils ne montrent pas de signe d'avoir vieilli; et regardes à ton âne : Et afin que nous fassions de toi un signe pour le peuple, regardes encore les os, comment Nous les rassemblons et les habillons de chair." Quand ceci lui fut montré, il dit : "Je sais qu'al-Lah a pouvoir sur toutes choses."

    Kazimirski voit dans ce conte plutôt confus une évocation de la reconstruction de Jérusalem. Mahomet détruisant à Badr la maison meccane serait alors comme Nabuchodonosor ayant détruit jadis Jérusalem. Le message de Mahomet est narcissique, il constitue aussi une tentative de se déculpabiliser.

    260. Vois ! Abraham dit : "Mon Seigneur ! Montres moi comment tu donnes la vie au mort." Il dit : "Ne crois-tu point ?" Il dit : "Si ! mais pour me rassurer." Il dit : "Prends quatre oiseaux; Dédies-les [en manière de sacrifice rituel]; Places un morceau de chacun d'eux sur chaque colline et appelles-les : Ils viendront à toi rapidement. Saches alors qu'al-Lah est fort, sage."

    C'est un tour de magie qu'un charlatan a montré au crédule Abraham (ou à un autre client), avant d'exiger quelque sacrifice coûteux. Quand on laisse de la viande sur le sommet d'une colline, les oiseaux charognards la repèrent très vite : Oh le beau miracle pour le naïf à plumer ! Ici la surenchère consiste à raconter l'histoire avec quatre oiseaux au lieu d'un. Et ne riez pas car monsieur al-Lah est très susceptible. Mais on trouve un récit plus sobre de l'histoire en Genese 15:9: il devait s'agir d'une divination nécromantique typiquement païenne (notes).

    261. Ainsi sont ceux qui dépensent leur substance (leurs biens) dans le chemin d'al-Lah, comme un grain de maïs : il pousse sept épis et chaque épi a cent grains. Al-Lah donne plusieurs fois sa mise à celui qu'Il lui plaît. et al-Lah est de provende abondant, sachant.

    Surenchère par rapport au verset 2 :245. Mahomet y promettait de doubler la mise des prêteurs, mais maintenant l'intérêt est de 700 fois ! Le chef de guerre semble à bout d'arguments pour convaincre ses sponsors.

    262. Ceux qui dépensent leur substance (leurs biens) pour la cause d'al-Lah, et ne font pas suivre leurs dons par des rappels de leur générosité ni des pénalités, pour ceux-là leur récompense est avec leur Seigneur : sur eux ne sera pas de peur, et ils ne se lamenteront pas.

    Mahomet a reçu une proposition de prêt qui comportait des pénalités, c'est-à-dire probablement un intérêt à payer et/ou un gage. Alors, il menace les prêteurs et pratique l'extorsion cette fois. La menace est la terreur "sur eux ne sera pas de peur" et la destruction "ils ne se lamenteront pas".

    "Leurs seigneurs" désigne alors logiquement le groupe des bandits de Mahomet, qui promet une part du butin en retour.

    263. Des mots apaisants et la compensation des fautes [commises] valent mieux que la charité suivie de pénalités. Al-Lah est libre de toute nécessité, et Il est Très-prévoyant.

    "La charité" : désigne l'argent prêté pour l'effort de guerre de Mahomet.
    Mahomet demande maintenant la compensation de fautes commises, qui ne sont pas précisées, ce qui représente une autre forme d'extorsion, et rejette les offres de prêt. Mahomet se défend d'être poussé par la nécessité dans ses requêtes insistantes, ce qui entamerait à ses yeux son prestige.

    264. Ô vous qui croyez ! N'annulez pas votre charité par des rappels de votre générosité ou des pénalités, comme ceux qui dépensent leur substance pour être vus des hommes, mais ne croient ni à al-Lah ni au Jour Dernier. Ils sont comme un rocher dur et stérile, sur lequel il y a peu de sol : ils reçoivent de lourdes pluies qui laissent la pierre nue. Ils ne pourront rien faire de ce qu'ils ont gagné. et al-Lah ne guide pas les rejeteurs [de sa croyance].

    "N'annulez pas votre charité" "Jour Dernier" Comme pour les indulgences au Moyen-âge, la promesse de remboursement est à caractère métaphysique. Pour résumer, selon un schéma déjà pratiqué à La Mecque, Mahomet convoite les richesses de quelques uns, les menace, puis le jeteur de sort les maudit.

    265. Ainsi ceux qui dépensent leur substance, cherchant à plaire à al-Lah et pour renforcer leur âme, sont comme un jardin, haut et fertile : lourdes pluies y tombent alors produit double récolte, et si ne reçoit pas de pluie, une légère humidité y suffit. Al-Lah voit bien ce que vous faites.

    Encore une promesse métaphysique.

    266. Souhaiteriez-vous posséder un jardin avec des palmiers et des vignes et des irrigations en dessous et toutes sortes de fruits, alors d'un âge avancé, et vos enfants pas encore forts, ou bien qu'il soit pris dans une tornade avec un incendie, et brûlé ? Ainsi al-Lah vous fait ses Prodiges : afin que vous considériez.

    Mahomet justifie sa demande par le danger du clan meccan, qui n'est pas encore vaincu militairement, mais seulement vis à vis du prestige.
    Al-Lah vous fait ses Prodiges : c'est-à-dire Mahomet commandite le verset à ses poètes, ce qu'il considère prodigieux.

    267. Ô vous qui croyez ! Donnez aumône des choses de bonne qualité que vous avez acquises, et de ce que Nous avons ramené pour vous de la terre, et n'essayez pas de donner ce qui est de mauvaise qualité, afin de vous en débarrasser, quand vous-même ne le prendriez pas sauf les yeux fermés. Et sachez qu'al-Lah est Libre de tout besoin, et digne de toute éloge.

    "Donnez aumône" c'est encore ce double langage qui désigne comme charité ou aumône la contribution à la guerre de Mahomet.
    "Ce que Nous avons ramené pour vous de la terre" une périphrase qui désigne le fruit des brigandages et extorsions très probablement.
    "Al-Lah est Libre de tout besoin, et digne de toute éloge" : c'est Mahomet le psychopathe narcissique qui demande encore qu'on lui fasse des éloges.

    268. Le satan vous menace de pauvreté et vous recommande de mal agir. Al-Lah vous promet Son Pardon et du butin. Et al-Lah est de provende abondant, sachant.

    Le satan désigne probablement ici des responsables tribaux qui recommandaient de participer chichement aux appels à contribution de Mahomet. Mais l'entreprise du chef de guerre est criminelle, elle vise le butin obtenu grâce à ses espions, c'est pourquoi cette entreprise requiert une sorte de pardon métaphysique.

    269. Il [al-Lah] donne sagesse à qui lui plaît; et celui à qui sagesse est accordée reçoit en fait un dividende surabondant; mais nul ne saisit le message sinon les hommes d'entendement.

    Pour comprendre le message de Mahomet, il faut de l'entendement : c'est parce que ses versets sont à double sens : la métaphysique d'un coté, l'entreprise de banditisme de l'autre. Ceux qui ont de l'entendement perçoivent le message très intéressé du butin des mauvaises actions : c'est le "dividende surabondant".

    On comprend avec ce verset que le Coran servait à dissimuler une entreprise criminelle, et qu'il n'a pas de valeur en dehors de ce contexte historique.

    270. Et quoique vous dépensiez en charité et quelque voeu que vous fassiez, soyez certain qu'al-Lah le sait. Mais les malfaisants ne seront pas aidés.

    "Les malfaisants ne seront pas aidés" : Très probablement, sont visées les tribus de Médine, lasses des insultes et menaces de Mahomet, et qui contribuent modestement : l'aide de leurs alliés leur fera défaut quand Mahomet va les attaquer, parce que ceux-ci le craignent ou lui obéissent.

    271. Si vous faites charité publiquement, même alors c'est bien, mais si vous le dissimulez, et la faites parvenir à ceux qui en ont besoin, c'est mieux pour vous : cela retire de vous un peu de votre mal. et al-Lah est bien informé de ce que vous faites.

    Ce qui "retire un peu de mal" au bien mal acquis, c'est selon Mahomet, d'en offrir quelque recel en secret à ceux qui en ont besoin. C'est probablement le prétexte de redistribution qui sert souvent aux bandits pour justifier leurs entreprises.

    272. Il ne t'est pas demandé [à toi Mahomet], de les remettre sur le droit chemin, mais al-Lah remet sur le droit chemin ceux qu'il lui plaît. Ce que vous donnez de bon bénéficie à vos âmes et vous donnez seulement pour chercher la face d'al-Lah. Ce que vous donnez de bon vous sera rendu, et vous ne serez pas traités injustement.

    Ce verset précise l'usage des biens collectés soi-disant pour l'aumône : "Chercher la face d'al-Lah" désigne la mort au combat future et les promesses de l'au-delà : il s'agit bien d'un effort d'équipement militaire.

    "Les remettre sur le droit chemin" : Mahomet préfère ne pas s'engager immédiatement dans des agressions internes à Médine à cause de la retaliation meccane prochaine.

    273. Pour ceux qui en ont besoin, qui pour la cause d'al-Lah sont restreints [en déplacement], et ne peuvent se déplacer dans le pays, cherchant [opportunité] : l'homme ignorant pense, à cause de leur modestie, qu'il sont libres de besoin. Vous les saurez par leur signe : Ils ne mendient pas importunément à la compagnie. et ce que vous donnez de bon, soyez certain qu'al-Lah le sait.

    L'usage de la soi-disant charité se précise : il s'agit d'équiper en monture les bandits qui sont à pied, afin qu'ils profitent au mieux de toute opportunité de rapine. De tels bandits sont fiers et ne mendient pas.

    274. Ceux qui dépensent de leurs biens nuit et jour, en secret et en public, ont leur récompense avec leur Seigneur : sur eux il n'aura pas de peur, et ils ne se lamenteront pas.

    Le verset est centré sur la menace de terreur et de destructions de ceux qui refuseraient de participer.

    275. Ceux qui dévorent l'intérêt usurier ne se tiendront pas autrement que se tient qui le satan a touché. C'est parce qu'ils disent : "Le commerce est comme l'usure," mais al-Lah a permis le commerce et interdit l'usure. Ceux qui après avoir reçu avertissement de leur Seigneur, se désistent, seront pardonnés pour le passé. Leur affaire est à juger par al-Lah; mais ceux qui récidivent sont compagnons du Feu : ils y résideront.

    Je pense que sont visées ici les tribus de Médine qui ont proposé un prêt à intérêt au lieu de fournir leur contribution gratuite à l'effort de guerre de Mahomet. C'est la rhétorique déjà vue de péché ancien. Mahomet menace et maudit à nouveau ceux-ci, parce qu'il essaie de donner une valeur juridique à sa prochaine agression : Il va exiger une forte somme d'argent de la tribu des ben Qaynuqa, avec la ferme intention de leur faire la guerre en prétextant un refus.

    276. Al-lah amènera l'usure à rien, mais accroîtra la charité avec usure. Car il n'aime pas les créatures ingrates et mauvaises.

    On voit que l'usure désigne dans ces versets le prêt à intérêt. Mahomet exigeait à la place une contribution exceptionnelle sans compensation. Le verset est menaçant.

    277. Ceux qui croient, et font les choses qui sont bien, et observent les prières prescrites et paient l'impôt légal, ils auront leur récompense avec leur Seigneur. Nulle peur ne sera sur eux, et ils ne se lamenteront pas.

    Le message de Mahomet annonce la prochaine terreur que la secte va pratiquer sur les non-convertis : "peur, lamentations". Le chef de culte précise qu'il y aura du butin "leur récompense" pour les violents : "ceux qui font les choses qui sont bien". Ce message est dissimulé dans le charabia métaphysique pour ne pas choquer les naïfs.

    278. Ô vous qui croyez ! Craignez al-Lah, et renoncez à vos demandes d'intérêt, si vous êtes vraiment des croyants.
    279. Si vous ne le faites pas, préparez-vous à la guerre de la part d'al-Lah et de son Messager. Mais si vous faites marche arrière, vous conserverez votre bien non monnayable : ne négociez pas injustement, et vous ne serez pas traités injustement.


    C'est l'ultimatum de Mahomet aux tribus : payez ou bien c'est la guerre. Si vous payez, je respecterai vos biens. L'argument du chef de secte pour cette extorsion est probablement le traité de Médine : La guerre de Mahomet avec la Mecque a entraîné tout Médine dans le conflit par le jeu des alliances, alors la ville est menacée et Mahomet juge que tous doivent lui remettre leur argent pour équiper son armée. Les entreprises de Mahomet ont ruiné non seulement la Mecque, mais aussi les tribus paisibles de Médine qui deviennent ses otages. Le seigneur de guerre menace de traiter injustement ces gens, comme s'il avait fait preuve d'un quelconque respect pour la justice à un moment donné de sa carrière. Mais son projet est en fait d'agresser le plus sauvagement possible les plus faibles des réticents de Médine, afin de terroriser les autres.

    Mahomet développe les pratiques qu'il prescrit alors pour les prêts dans les versets qui suivent.

    280. Si le débiteur est en difficulté, donnez-lui du temps jusqu'à ce qu'il lui soit facile de rembourser. Mais si vous remettez la dette par charité, c'est le mieux pour vous, si vous savez.

    Ce pourrait être à première vue un verset moral. Mais Mahomet n'a aucune intention de rembourser qui que ce soit. Son extorsion devient une dette remise prétendument par "charité", mais en fait parce qu'il y a une menace : "si vous savez". La menace se développe dans le verset qui suit :

    281. Et craignez le jour où vous serez ramené à al-Lah. Alors chaque âme sera rétribuée avec ce qu'elle a acquis, et ils ne seront pas lésés.

    "Rétribuée avec ce qu'elle a acquis" contient la menace. "ils ne seront pas lésés" signifie que les prochaines actions de terreur de Mahomet seront ciblées précisément sur ceux qui prétendent lui faire rembourser ses dettes.

    Avec les deux versets suivants il y a une rupture de style et l'inversion du message : le verset est sans doute plus tardif, il tente de corriger ce qui précède pour que les contrats aient quelque valeur, et qu'une forme d'économie puisse subsister.

    282. Ô vous qui croyez ! Quand vous négociez entre vous, dans des transactions qui impliquent des obligations futures sur une période fixée, couchez les par écrit. Qu'un écrivain écrive fidèlement ce qui est entre les parties. Que l'écrivain ne refuse pas d'écrire. Comme al-Lah lui a appris, qu'il écrive. Que l'emprunteur dicte, mais qu'il craigne al-Lah son Seigneur et qu'il ne diminusse rien de ce qu'il doit. Si la partie est déficiente mentalement ou faible, ou incapable de dicter, que son tuteur dicte fidèlement, et prenez deux témoins, de vos hommes, et sinon un homme et deux femmes, que vous choisirez, pour témoins, afin que l'erreur de l'un soit rappelée par l'autre. Les témoins ne doivent pas refuser quand ils sont appelés. Ne négligez pas de coucher par écrit pour une période future, petite ou grande : c'est plus juste aux yeux d'al-Lah, plus adapté comme preuve et plus commode pour prévenir les doutes parmi vous, mais si c'est une transaction conclue sur le champ entre vous, il n'y a pas de blâme sur vous si vous ne la couchez par écrit. Mais prenez des témoins chaque fois que vous faites un contrat commercial. Et qu'aucun écrivain ni témoin ne soit maltraité, si vous le faites ce serait le vice en vous. Alors craignez al-Lah, car c'est al-Lah qui vous enseigne. Et al-Lah est bien compétent en toutes choses.

    283. Si vous êtes en voyage, et ne trouvez écrivain, un serment avec un gage. Et si l'un confie un objet en gage avec un autre, que le receveur retourne son gage, et qu'il craigne son Seigneur de cacher quelque preuve, car qui la cache, est vicieux en son coeur. Et al-Lah sait ce que vous faites.

    Ici le témoignage d'un homme vaut celui de deux femmes : Cette discrimination sur le sexe est inacceptable.

    284. A al-Lah appartient tout ce qui est aux cieux et sur terre. Que vous montriez ce qui est dans vos esprits ou bien le cachiez, al-Lah vous demande des comptes pour cela. Il pardonne celui qui lui plaît et punit celui qui lui plaît, car al-Lah a pouvoir sur toutes choses.

    "A Lui appartient tout" : Voilà le déni du droit de propriété, c'est un procédé courant chez les bandits. Mahomet s'approprie ici tout ce qui est sur terre, c'est-à-dire qu'il prend possession virtuellement de tous les biens des gens de Médine au moins, qu'il considère à sa disposition. C'est le prélude à l'agression des tribus. C'est la suite logique de l'ultimatum du verset 279.
    "Il vous demande des comptes", "Il punit celui qui lui plaît" : C'est l'arbitraire du monarque absolu que revendique ici Mahomet.

    285. Le Messager croit ce qui lui a été révélé de son Seigneur, comme le font les croyants. Chacun croit en al-Lah, Ses anges, Ses livres et Ses apôtres. Nous ne distinguons pas entre l'un et l'autre de Ses apôtres. Et ils disent : "Nous entendons et nous obéissons : Ton pardon, notre Seigneur, et à toi est l'aboutissement de tous les voyages."

    Ce verset 285 et le suivant changent de style et empruntent au jargon chrétien : ils semblent un ajout tardif destiné à modérer certains des abus qui précèdent.

    "Le Messager" : le substantif est une nouveauté, d'habitude c'est la deuxième personne qui désigne Mahomet dans la sourate.

    "Le Messager croit ce qui lui a été révélé de son Seigneur" : Je suppose que le verset tente de faire excuser l'ignorance de Mahomet, qu'il impute à ses sources. Les sources de Mahomet (son maître) seraient les dissidents meccans, mais ils ne sont pas nommés ici, car cela révélerait l'imposture.

    "L'un et l'autre de Ses messagers" : pourrait être lu comme une tentative de concilier les chrétiens, mais c'est en en opposition avec les discours qui précèdent dans la sourate.
    "Ton pardon" : Le verset est insensé : il demande pardon, non pas aux victimes des crimes de la secte, mais à un dieu supposé. En fait, Mahomet semble s'excuser d'avoir corrompu le message de ses anciens amis.

    "Chacun croit en ... Ses livres" : Si "Ses livres" désignent à la fois le Coran et la Bible, alors le croyant est supposé croire le Coran, d'une part, et des textes plus anciens qui contredisent et qui ridiculisent le Coran, d'autre part.

    286. Sur nulle âme al-Lah ne place une charge plus lourde qu'il ne peut supporter. Celle-ci obtient tous les bénéfices qu'elle a gagné, et elle souffre toutes les peines qu'elle a gagné. "Notre Seigneur ! Ne nous condamnes pas si nous oublions ou tombons dans l'erreur. Notre Seigneur ! Ne places pas sur nous une charge telle que celle que tu as placée sur ceux qui nous ont précédés. Notre Seigneur ! Ne places pas sur nous une charge plus grande que nous n'ayons la force de porter. Effaces nos péchés, et accordes nous le pardon. Aies pitié de nous. Tu es notre Protecteur. Aides nous contre les peuples qui rejettent [la croyance]."

    "Notre Seigneur", "Aies pitié de nous" : Ce verset, comme le précédent, emprunte au jargon chrétien.
    Mais le verset n'est pas chrétien car il demande le pardon sans exprimer aucun repentir, ni aucun renoncement pour les injustices, les atrocités et les destructions commises par la secte. Il est question de "tomber dans l'erreur", mais aucun effort n'est fait pour réformer ou reformuler ce Coran.

    "Ceux qui nous ont précédés": L'expression pourrait désigner les premiers mahométans. Je pense que ce verset a pu être rajouté après la mort de Mahomet. Dans le même sens, certains hadiths, comme Mouslim 1:228, présentent ces deux versets comme l'abrogation d'un autre verset plus dans le style de la sourate et qui exigeait l'obéissance immédiate. "Nous entendons et nous obéissons. Ton pardon, Seigneur et à toi est le retour (le cinquième du butin)."


Note sur la Shakinah:
L'Exode décrit des manifestations attribuées au divin par les israélites. Un nuage en forme de pilier, visible jour et nuit (Exode 14:20 et 40:34). On pense à la colonne plinienne parcourue d'éclairs d'une éruption volcanique (Santorin ?), un spectacle impressionnant que les rédacteurs ont pu incorporer à la légende. Les prêtres prirent l'habitude de reproduire artificiellement une fumée analogue sur le tabernacle, qu'ils allumaient ou non en fonction de leurs divinations, et qui guidaient ainsi la tribu. Beaucoup plus tard à l'époque de Salomon, pour dédicacer le nouveau temple, les prêtres ont eu l'idée de réactiver cet ancien procédé dans le Saint des Saints (Rois I, ch.8:10). Dans le même temps, le dieu masculin, misogyne, amateur de chair brûlée, peu sympathique au fond, fut humanisé comme une présence féminine, avec laquelle les prêtres prétendaient communiquer. C'est la Shekinah. Le mot pourrait désigner une sorte de Sarah divinisée. Comme Salomon lui-même, l'affaire n'était pas très orthodoxe, et elle fut plus ou moins occultée par la suite. Mais Mahomet a entendu parler du mythe, et il a cherché à se l'approprier.

Note sur le sacrifice animal d'Abraham:
Genese 15:9 montre qu'al-Lah a brodé sur une histoire de magie nécromantique qu'il ne comprenait pas :
"Prends une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une touterelle et un pigeon." Abram lui procura ces animaux, les partagea par le milieu et plaça chaque moitié en face de l'autre. Il ne partagea pas les oiseaux. Des rapaces fondirent sur les cadavres, mais Abram les chassa...

Abram-Abraham a consulté un nécromancien pour connaître l'avenir: ce magicien recrée une espèce de zodiaque partiel formé de chair animale sacrifiée, avec les signes astrologiques du taureau (la génisse), du capricorne (la chèvre), du bélier et du verseau (les oiseaux). Les trois ans sont une analogie de la trinité des astres plus ou moins blancs de teinte: Lune-Venus-Saturne. La lecture de l'augure devait se faire en examinant les entrailles: Le Dieu consulté est une chimère composée de différents animaux: Voilà une affaire répugnante et sinistre, qui montre combien Abraham le soit-disant monothéiste musulman ne l'était pas ! Pas de chance, monsieur al-Lah, le vrai Abraham adorait une chimère astrologique, polythéiste, païenne jusqu'à l'os.

C'est la fin de cette vache : La sourate représentait la propagande d'un chef de secte engagé dans des guerres menées par des moyens criminels : c'est un document à valeur historique. Son interprétation littérale faite par des gens peu éduqués ne peut produire que violences et chaos.



Taghout

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