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L'islam en France

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Voir également les rubriques Islam dans le monde, Le Coran, Islamisme, Foulard islamique, Le port de la burqa, Loi sur le port du foulard, Laïcité, Intégrisme.



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L'impossible réforme de l'islam de France (The Atlantic / Karina P)
Courrier International - 6 juin 2018

"D'un côté, la France prône une laïcité stricte. De l'autre, le chef de l'État annonce vouloir réformer l'islam de France, comme ses prédécesseurs. Une position intenable, qui expliquerait le malentendu persistant autour de cette religion dans le pays, avance ce magazine américain.
Quand Emmanuel Macron a déclaré lors d'une interview [en février dernier] qu'il voulait "poser les jalons de toute l'organisation de l'islam en France", il ne faisait pas une annonce sans précédent. Il s'engageait plutôt à réussir là où ses prédécesseurs avaient échoué.
Tous les gouvernements qui se sont succédé depuis les années 1980 ont tenté de créer un islam propre à la France, dans le double objectif d'intégrer la minorité musulmane du pays et de lutter contre l'extrémisme islamiste. Leur but était de créer un islam à la fois en conformité avec les valeurs nationales, en particulier la laïcité, et à l'abri des interprétations radicales qui ont gagné du terrain dans une partie du monde musulman. Les tentatives passées de codification d'un islam français - la transformation d'un islam en France en un islam de France - ont été effectuées en lien étroit avec les pays d'origine des musulmans français, notamment le Maroc, l'Algérie et la Turquie.
Il en a résulté une crise de la représentation et de la légitimité. Les organisations musulmanes existantes, affiliées à l'État ou à des entités assimilées, ne représentent pas les diverses communautés présentes en France, ce qui nuit à l'intégration des musulmans dans la société et, selon le gouvernement de Macron, ouvre la voie à des idéologies dangereuses."
[...]
https://www.courrierinternational.com/article/limpossible-reforme-de-lislam-de-france


La CEDH autorise l'expulsion vers l'Algérie d'un imam salafiste de Marseille (avec AFP)
Le Monde - 19 avril 2018

"La procédure d'expulsion de cet influent imam officiant à la mosquée As-Sounna de Marseille avait été engagée par le ministre de l'intérieur en janvier.
La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a annoncé avoir autorisé, jeudi 19 avril, l'expulsion d'un influent imam salafiste algérien de Marseille, connu pour ses prêches radicaux, qu'elle avait d'abord suspendu mardi. Cette décision a été prise "à la lumière des informations fournies par les parties", a précisé la Cour dans un communiqué. [...]
Vingt étrangers radicalisés en situation régulière ont été expulsés du territoire français en 2017, avait affirmé Gérard Collomb dans un entretien à Ouest-France le 31 mars, chiffre "jamais atteint auparavant", selon lui."

http://www.lemonde.fr/religions/article/2018/04/19/la-cedh-autorise-l-expulsion-vers-l-algerie-d-un-imam-salafiste-de-marseille_5287902_1653130.html?xtmc=religion&xtcr=28


L'islam chez les ados, la polémique (Propos recueillis par Claire Chartier)
L'Express - 17 avril 2018

"Le fondamentalisme a gagné une partie des lycéens musulmans : l'enquête de deux sociologues suscite de vives critiques. Ils répondent.
Pourra-t-on, un jour, en France, explorer la pratique de l'islam sans risquer l'anathème idéologique ? A peine publiée, l'enquête passionnante des sociologues Anne Muxel et Olivier Galland, La Tentation radicale, enquête auprès des lycéens, (PUF), a suscité une vive polémique. Il est vrai que ces deux spécialistes reconnus de la jeunesse ne s'embarrassent d'aucun euphémisme dans les conclusions du volet religieux de leur étude. Leur constat ? Les jeunes musulmans des quartiers populaires sont nettement plus portés que les autres élèves - croyants ou non - à adhérer à des idées fondamentalistes en matière de foi.
Sur les 7000 élèves de 15-17 ans ciblés dans leur échantillon, un tiers des jeunes fidèles de l'islam ont une vision "absolutiste" de leur religion. Au contraire de ce qu'affirment de nombreuses analyses sociologiques, dont celle de l'islamologue Olivier Roy, le milieu familial, l'environnement social ou les résultats scolaires ne feraient que s'ajouter à l'effet premier de la confession religieuse. Dans L'Express, Anne Muxel et Olivier Galland répondent pour la première fois aux critiques dont ils font l'objet."
[...]
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/l-islam-chez-les-ados-la-polemique_2000639.html


Olivier Galland : "L'"effet islam" explique mieux la radicalité que des facteurs sociaux" (Sonya Faure et Thibaut Sardier)
Libération - 4 avril 2018

"La perméabilité des jeunes musulmans aux idées radicales se constate scientifiquement, estime le sociologue Olivier Galland, coauteur de "la Tentation radicale". Il dénonce l'aveuglement de certains de ses collègues.
Olivier Galland est sociologue, spécialiste de la jeunesse. Il a codirigé une grande enquête sur la radicalité des lycéens, lancée à la suite des attentats de 2015. Au sein de celle-ci, il a mené le volet consacré à la radicalité religieuse, sans aucun doute le plus polémique. Au terme de cette étude, publiée ce mercredi aux PUF, sous le titre de la Tentation radicale, le chercheur dresse un sombre tableau de la jeunesse musulmane. Il pointe le traditionalisme des convictions religieuses de ces lycéens, ainsi que leur antilibéralisme. Selon les résultats du sociologue, les musulmans sont les jeunes les plus tolérants face à la violence religieuse. Pour lui, la radicalité religieuse s'explique moins par des facteurs économiques et sociaux que par un "effet islam". [...]
Nous ne mesurons pas dans notre enquête la discrimination, mais le sentiment de discrimination. Celui-ci a tendance à augmenter, chez les jeunes musulmans, le niveau de radicalité religieuse et la tolérance à la violence religieuse. Nous avons aussi tenté d'explorer la piste de ce que certains chercheurs nomment "le malaise identitaire" : un groupe minoritaire peut se sentir l'objet de l'hostilité du groupe majoritaire, sans pour autant subir de discrimination."
[...]
http://www.liberation.fr/debats/2018/04/04/olivier-galland-l-effet-islam-explique-mieux-la-radicalite-que-des-facteurs-sociaux_1641050


L'UOIF défend le "modèle intellectuel" Tariq Ramadan (Agence Reuters)
Médiapart - 30 mars 2018

"Le président des Musulmans de France (ex-UOIF) Amar Lasfar a défendu vendredi un islam facteur de paix sociale et démenti un lien entre religion et terrorisme, tout en saluant le "modèle intellectuel" du théologien Tariq Ramadan.
L'ex-Union des organisations islamiques de France (UOIF), qui a ouvert vendredi son salon annuel au Bourget, a fait émerger comme une figure d'influence le prédicateur mis en examen et écroué pour viols."
[...]
https://www.mediapart.fr/journal/france/300318/luoif-defend-le-modele-intellectuel-tariq-ramadan


Grande Mosquée de Paris : Boubakeur prépare-t-il sa succession ? (Bernadette Sauvaget)
Libération - 20 mars 2018

"C'est une sorte de marronnier. A intervalles réguliers, les rumeurs courent sur un possible départ de Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris, personnalité controversée (et en perte de vitesse) de l'islam de France. Cette fois, c'est la presse algérienne qui s'en fait l'écho, obligeant la Grande Mosquée à réagir dans un communiqué : "Aux oiseaux de mauvais augure qui colportent avec véhémence ces insanités mensongères, nous opposons le plus ferme démenti." "C'est prématuré", appuie le directeur de la communication de l'institution, Slimane Nadour. Mais il reconnaît qu'à 78 ans, Boubakeur songe sûrement à un départ.
Diplomatiquement, l'affaire n'est pas simple. La succession de Boubakeur est un casse-tête pour les autorités françaises et algériennes, de plus en plus pressées de le voir partir. Le recteur de la Grande Mosquée a toujours bloqué l'émergence de structures fortes au sein de l'islam de France afin de garder son pouvoir."
[...]
http://www.liberation.fr/france/2018/03/20/grande-mosquee-de-paris-boubakeur-prepare-t-il-sa-succession_1637696


Tarik Yildiz : "L'enjeu n'est pas la structuration de l'islam, mais la lutte contre une idéologie" (Tarik Yildiz, Sociologue)
Le Monde - 6 mars 2018

"Pour combattre le terrorisme, l'Etat devrait se montrer intransigeant dans le combat contre la petite délinquance plutôt que de tenter de structurer l'islam de France, estime le sociologue Tarik Yildiz, dans une tribune au "Monde".
Une centaine de personnes, musulmans et non-musulmans, étaient rassemblées pour prier dans la Grande Mosquée de Lyon, le 15 novembre 2015, après les attentats du 13 novembre, à Paris.
Tribune. Le président de la République a dévoilé récemment le projet de restructurer "l'islam de France", fixant les grandes orientations qui devraient être arrêtées et déclinées ces prochaines semaines. Nouvelle représentation, financement, formation : les axes de réflexion comportent des enjeux cruciaux pour l'avenir de notre société et de la cohésion sociale.
Une question revient sans cesse dans certains milieux associatifs et militants : pourquoi l'exécutif ne cible-t-il que l'islam ? Pourquoi ce chantier ne concerne-t-il pas l'ensemble des religions ? La dénonciation sous-jacente d'un deux poids deux mesures se développe avec l'objectif, plus ou moins conscient, d'installer l'idée d'une discrimination injuste de l'Etat. [...]
Tentation de nombreux intellectuels et de responsables politiques, la participation à des débats théologiques n'est pas une solution pour répondre à l'enjeu précité. Le rôle de l'Etat, de surcroît laïque, ne peut être d'interpréter des textes religieux, de favoriser officiellement une certaine exégèse du Coran, de créer un "islam à la française". Investir le champ de l'interprétation religieuse serait inefficace et même contre-productif, les plus radicaux vivant à la marge de la société et refusant toute institution, particulièrement..."
[...]
http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/03/06/tarik-yildiz-l-enjeu-n-est-pas-la-structuration-de-l-islam-mais-la-lutte-contre-une-ideologie_5266154_3232.html?xtmc=religion&xtcr=62


Loi de 1905. L'islam de France, la droite en rêve encore (Grégory Marin)
L'Humanité - 13 février 2018

"Le président de la République a précisé les pistes de travail pour mettre en place dans les six mois "l'organisation de l'islam de France?"... au détriment de la laïci Emmanuel Macron l'avouait lui-même, le 4 janvier dernier, lors de ses voux aux autorités religieuses?: il n'a "jamais qualifié" la laïcité, laissant peu de prise à ses contradicteurs pour analyser sa vision de la société de ce point de vue-là. Dimanche, en expliquant dans le Journal du dimanche que, "?durant ce premier semestre 2018, (il) souhaite poser les jalons de toute l'organisation de l'islam de France?", le chef de l'État a fait un pas de plus. vers le passé. Avant lui, plusieurs occupants de l'Élysée ont voulu revoir "?le rapport entre l'islam et la République?", mais, dans les mots et l'inspiration, c'est à Nicolas Sarkozy qu'il peut être comparé.[...]
El Karoui, lui, préconise pour les [les édifices religieux] financer (comme le "salaire" et la formation des imams) la création d'une "?association musulmane pour un islam de France?", qui centraliserait une taxe sur les produits halal, les dons des particuliers et des pays étrangers. Conformément à la loi de 1905, l'État ne doit pas intervenir dans le processus, mais le rapport El Karoui précise que c'est l'équipe dirigeante de la Fondation de l'islam de France (avec actuellement Jean-Pierre Chevènement à sa tête) qui devrait "?viser toute construction?" et ?certifier" les plans de financement. Un moyen de contourner, sinon la loi, du moins son esprit."
[...]
https://www.humanite.fr/loi-de-1905-lislam-de-france-la-droite-en-reve-encore-650355


L'islam de France, ce grand chantier... (Sarah Diffalah et Marie Lemonnier)
L'Obs - 11 février 2018

"Hakim El Karoui appelle la nouvelle génération des musulmans à lutter contre l'islamisme.
L'OBS. Hakim El Karoui, vous êtes dirigeant d'une entreprise de conseil. Votre père, venu de Tunisie, était professeur d'anthropologie à la Sorbonne, votre mère, Française protestante, était professeure de mathématiques financières à Polytechnique. Aujourd'hui, vous proposez une réorganisation de l'islam de France pour lutter contre l'islamisme. D'où parlez-vous ?
Hakim El Karoui. Je parle d'un endroit où je ne voulais pas être. Je ne souhaitais pas parler d'islam, je n'avais pas envie de cette assignation identitaire, "Hakim El Karoui, musulman"; mais j'ai accepté l'idée que je n'avais plus le choix. Parce que je suis inquiet pour la cohésion nationale. Les attentats, la montée des individualismes, des identitarismes, la progression des idées islamistes au-delà du cercle des militants et des sympathisants, auprès d'une partie de la jeunesse musulmane, me poussent à agir. La majorité silencieuse ne peut plus se taire. Mon ambition est donc de proposer des solutions pour sortir de l'impasse.
Il se dit même que votre livre servirait de feuille de route à Emmanuel Macron, qui doit, ce début d'année, s'attaquer au chantier de l'islam de France..."
[...]
https://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20180122.OBS1032/l-islam-de-france-ce-grand-chantier.html



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