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Le Coran

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Voir également les rubriques Islam dans le monde, Islam en France, Foulard islamique, Loi sur le port du foulard, Laïcité, Intégrisme.



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11-Septembre : pas de Coran brûlé, mais des pages déchirées
Libération - 11 septembre 2010

"Un groupuscule chrétien a déchiré quelques pages d'un exemplaire du livre saint, samedi devant la Maison Blanche.
Un groupuscule chrétien a déchiré quelques pages d'un exemplaire du Coran samedi devant la Maison Blanche, pour dénoncer selon eux le "mensonge" de l'islam, en pleines célébrations du neuvième anniversaire du 11-Septembre.
"L'une des raisons pour lesquelles nous faisons cela: le mensonge selon lequel l'islam est une religion pacifique doit cesser", a affirmé aux journalistes Randall Terry, membre de ce groupe de six personnes proche de la mouvance ultra-conservatrice du "Tea Party".
Auparavant, un autre militant, Andrew Beacham, avait lu une dizaine de passages du Coran assimilés à des appels à la haine contre les chrétiens et les juifs, déchirant ensuite les pages d'un exemplaire de poche en anglais du livre sacré des musulmans, a constaté un journaliste de l'AFP."
[...]
http://www.liberation.fr/monde/01012289636-11-septembre-pas-de-coran-
brule-mais-des-pages-dechirees


Coran brûlé: Clinton salue les opposants (AFP)
Le Figaro - 8 septembre 2010

"La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, s'est dit hier soir "encouragée" par les condamnations aux Etats-Unis du projet d'un pasteur de Floride de brûler un exemplaire du Coran.
"Je suis encouragée par la condamnation claire et sans équivoque de ce geste irrespectueux, qui est venue des chefs américains de toutes les religions (...) ainsi que des dirigeants américains laïques et des leaders d'opinion", a lancé la secrétaire d'Etat lors d'un dîner de rupture du jeûne (Iftar) organisé au département d'Etat."
[...]
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/08/97001-20100908FILWWW00160-coran-brule-clinton-salue-les-opposants.php


Roule, Ma Poule ! (Coran dans les hypermarchés)
Le Canard enchaîné - 12 octobre 2005 - (16 lignes)

Profitant de la période du Ramadan, les hypermarchés ont mis le Coran en vente dans leurs rayons. A Montpellier, des intégristes musulmans "ont découpé le Coran au cutter". Pour l’un des éditeurs ces réactions proviennent de l’affirmation de certains selon laquelle "on ne doit pas poser le Coran en dessous de la ceinture et que les caissières ne doivent pas le toucher". D’où ces "coupures de Coran".


Le coran fait un tabac en grande surface (C.G.)
Le Figaro - 7 octobre 2005 - (22 lignes)

Pour la première fois à l’occasion du Ramadan on trouve dans les hypermarchés, outre les fruits secs consommés lors de la rupture du jeûne, le Coran dans les rayons. "Depuis le début de la semaine, nous avons vendu des milliers de livres", affirme Mansour Mansour qui dirige la maison d'édition "arabo-musulmane" Alburaq. Il y a aussi beaucoup de manuels pratiques : "comment faire sa prière, les hadiths (sur la vie des prophètes)".



Les nouveaux penseurs de l’islam
Le Nouvel Observateur - avril / mai 2004 - Hors série (98 pages)

Sous-titre : Ils dénoncent l’imposture intégriste, ils concilient l’islam et la modernité.

Islam : de nouveaux réformateurs (éditorial de Jean Daniel)
Les intellectuels musulmans présentés dans cette revue n’ont pas l’ambition de réformer l’islam au sens que l’entend le christianisme comme Luther ou Calvin, qui ont donné naissance à une nouvelle religion. Ils veulent simplement faire entendre que, dans l’islam, il existe aussi des "lumières". Le Nouvel Observateur souhaite donner une chance à cette nouvelle pensée musulmane, face à un islamisme fondamentaliste et intégriste qui occupe le devant de la scène médiatique et avec lequel une course de vitesse est engagée.

Ce dossier intéressant, ne pouvant être résumé de manière succincte, seuls les titres et sous-titres des articles sont repris.


Une patience géologique (Marie-Thérèse Urvoy)
Pourquoi les réformateurs hésitent-ils à rompre avec le dogme selon lequel le Coran est la parole même dans sa matérialité s’il s’agit de la seule et unique condition pour qu’advienne un courant libérale en islam.

L’origine syro-araméenne du Coran (Claude Gillot)
Un grand nombre d’expressions réputées obscures du Coran s’éclairent si l’on retraduit certains mots apparemment arabes à partir du syro-araméen, la langue de culture dominante au temps du Prophète.

L’historien et le Coran (Alfred-Louis de Prémare)
Des manuscrits concurrents et divergents circulent encore en dehors de l’Arabie dans les territoires de la conquête jusqu’à la fixation de la version unique du Coran à Bagdad dans la première partie du Xe siècle.

Le Coran entre transcendance et histoire (Rachid Benzine)
La méthode historique contribue à élucider les circonstances de la révélation et décoder la logique de composition propre au texte coranique.

Le Coran et les juifs (Paul B. Fenton)
Dernier-né des trois monothéismes, l’islam revendique pourtant le droit d’aînesse. Le dogme de l’antériorité et de la perfection de la révélation coranique l’a engagé dans une rivalité polémique avec le judaïsme.

Un héritage à revivifier (Paul Ballanfat)
Dans l’intention de restaurer la puissance bafouée de l’islam, certains intellectuels musulmans ont volontairement ignoré les sources vives de la pensée islamique et referme la réalité du Coran sur lui-même.

Voir l'ensemble du résumé de l'article : Les nouveaux penseurs de l'islam.


Cuisine et Coran au menu de Beur FM pour le ramadan (Catherine Coroller)
Libération - 5 octobre 2005 - (1/6 de page)

Cette année, pour le mois du ramadan, la radio Beur FM a bouleversé ses programmes. Pour le rédacteur en chef, Ahmed el Keiy, l’objectif est de "faire un travail en profondeur. Essayer d'expliquer cette religion, pas seulement à la composante musulmane de la société française, mais à l'ensemble des citoyens." Il trouve que le regard porté par les médias traditionnels se situe trop au niveau du sensationnalisme.
Au programme, on trouve les "les meilleures recettes pour le ramadan de Fatéma Hal, la plus célèbre ethno-cuisinière du monde maghrébin". Le côté spirituel n’est bien sûr pas oublié avec des émissions quotidiennes, d’imams et de théologiens choisis sur le "sérieux de leur recherche", avec forum/débat.
C’est sans doute la concurrence de Radio Orient, qui a ravi la première place à Beur FM, qui a conduit cette station "laïque" à "prendre pendant le mois qui vient une coloration sacrément religieuse". Nacer Kettane affirme lutter contre "l’assignation identitaire" : "Aujourd'hui, on ne dit plus Maghrébin ou Arabe, mais musulman. Et cette composante de la population française est discréditée, dénigrée."
Une autre raison de ce changement dans les programmes de Beur FM serait l'envolée des recettes publicitaires : "On a de plus en plus d'annonceurs pour les produits halal ou ethniques pendant cette période, c'est venu d'un coup...", c'est le cas d'Auchan, par exemple.


Les bons comptes des banquiers d'Allah (Léna Lutaud)
Le Figaro - Entreprises - 23 février 2004 (1 page et demi)

Cheikh Nizam Yacoubi, habitant du Bahreïn est "la star mondiale de la banque islamique". Connaissant autant la finance traditionnelle que les préceptes du Coran, il est conseiller pour des dizaines de grandes banques (dont BNP Paribas) qui pratiquent la banque dite "islamique". A Manama, capital du Bahreïn, on comptait 8 banques islamiques en 1990, il y en a 25 aujourd'hui.
La principale caractéristique de ces banques, qui respectent les règles du Coran, est l'absence de "riba", prêts avec intérêts. Conséquences, il n'y a pas de cartes de crédit à débit différé. Les cartes proposées sont de simples cartes de paiement. Les prêts à long terme sont remplacés par une forme de leasing : la banque achète un bien d'équipement qu'elle loue à ses clients. Ces banques ne peuvent investir dans des domaines d'activité interdits par le Coran : alcool, cinéma, tabac, armement, musique, produits à base de porc...
Un conseil de la charia, composé de sages que l'on peut compter sur les doigts d'une main et dont fait partie Nizam Yacoubi, vérifie la légalité "coranique" de l'activité de ces banques. Nizam Yacoubi a également un projet de création d'une université de finance islamique.
Ces banques sont un moyen, après le 11 septembre 2003 de faire fructifier l'argent gagné dans les pays du Golfe Persique sans encourir un gel des avoirs par les pays occidentaux. Les grandes banques traditionnelles occidentales, y compris BNP Paribas, devant le risque de voir partir leurs clients milliardaires, se sont lancées, elles aussi, dans la banque islamique en créant un département spécialisé. "Si les américains y vont, pourquoi pas nous ?" Le business reste le business !
Fortes de leur image qui s'améliore et du soutien de l'Etat de Bahreïn, ces banques essaient de séduire en Europe, "à coup de marketing religieux", les particuliers musulmans. Le Crédit agricole Indosuez croit à ce type de produit et l'annonce pour bientôt en France.
A Bahreïn, après la banque, on prépare déjà l'étape suivante : l'assurance islamique.


Derrière l'affaire du voile : Mahomet et les femmes
Marianne - n°350 - 5 au 11 janvier 2004 (4 pages)

L'article se fait l'écho du livre de Martine Gozlan "Le sexe et Allah" sur les rapports de l'islam avec la sexualité. Il montre en particulier l'écart entre le comportement de Mahomet, tolérant et épris de passion pour la féminité, et tous les tabous que renferme le Coran.
A La Mecque, avant l'arrivée d'Allah, les divinités étaient des femmes ! C'est dans ce contexte que Mahomet a d'abord été pendant vingt-cinq ans l'époux fidèle de Khadidja, de quinze ans son aînée, une maîtresse femme (d'affaires). "Elle avait été son conseiller, son trésorier, sa compagne, son directeur de conscience, sa première disciple."
Après être devenu veuf, Mahomet se constitue, au fil de son parcours guerrier et prophétique, un harem de onze femmes. Une des deux premières, Aïcha, la fille de son ami le plus cher, Aboudaker, n'a que 7 ans au moment du mariage. Celui-ci aurait été consommé charnellement deux ans après, lorsque Aïcha n'avait que 9 ans. D'autres versions parlent de 11, 12 ou 13 ans. Il y aussi les autres, les femmes mûres : Sawda, Hafsa, Um Salma, Zeibna… Les chroniqueurs rapportent abondamment cette vie de Harem, la sexualité, les petites histoires, les jalousies, les scandales… "Chaque fois que l'homme prophète rencontre un conflit du désir ou qu'il se trouve dans une impasse de la jouissance, Dieu y pourvoit par une solution coranique qui a valeur de loi." (Fethi Benslama)
L'article conclut sur une question, laissée sans réponse : D'où viennent ces versets du Coran si humiliants pour le sexe faible, aux antipodes des relations du prophète avec les femmes ?

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