Athéisme : l'homme debout. Vivre sans Dieu et sans religion  >  Revue de Presse  >  Littérature

Littérature

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Voir également la rubrique Bibliographie du site.


Codes couleur :
En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
En rouge foncé : citation ou extrait de l'article. Titre en gras.
En mauve : commentaire ou appréciation particulière de "atheisme.free.fr"



Articles sur le "Traité d'athéologie" de Michel Onfray

Articles sur le "Da Vinci Code" de Dan Brown

Articles sur le "2084", de Boualem Sansal


La science et la religion bien séparées (Jérôme Lamy, historien des sciences)
L'Humanité - 18 avril 2016

"Pour Yves Gingras, les conditions pour un dialogue entre sciences et religions n'existent pas.
L'Impossible Dialogue. Sciences et religions, d'Yves Gingras. Éditions PUF, 422 pages, 21 euros. Si l'on s'en tient à quelques critères élémentaires pour définir les pratiques scientifiques et les croyances religieuses, il est absolument évident qu'aucun dialogue n'est et n'a jamais été possible. La science tend à comprendre le monde par des explications rationnelles collectivement validées?; la foi se situe sur un plan strictement personnel et consiste en une vérité révélée. Les scientifiques ne font jamais appel aux miracles ou au surnaturel pour objectiver les phénomènes qu'ils étudient?; ils reconnaissent éventuellement l'impossibilité (actuelle) de résoudre certaines questions, mais jamais ils ne font appel à un quelconque deus ex machina qui suppléerait le travail exigeant de la raison. La science et la religion appartiennent donc à des registres totalement séparés et incommensurables?; il est dès lors inutile et dangereux de vouloir les faire dialoguer."
[...]
http://www.humanite.fr/la-science-et-la-religion-bien-separees-604849


La religion, la gauche, les larmes et le silence (Nicolas Dutent)
L'Humanité - 22 février 2016

"Un silence religieux. La gauche face au djihadisme, de Jean Birnbaum. Le Seuil, 240 pages, 17 euros. Jean Birnbaum, journaliste et directeur du Monde des livres, analyse dans son dernier essai le mutisme de la gauche sur la question épineuse, plurielle et motrice de la religion.
Si "le silence est un aveu", comme l'aurait professé Euripide, celui qui hante l'ouvrage de notre confrère Jean Birnbaum n'est ni musical ni vertueux. Cet aveu chuchoté à l'oreille des temps sourds a plusieurs visages. Il exprime dans la gauche un malaise, un aveuglement, un refoulement du fait religieux. Cette évidence est douloureuse, mais qui oserait nier la difficulté écrasante, pour les forces progressistes, d'intégrer la religiosité à leur logiciel politique ? Si l'incapacité à traiter la religion comme une affaire sérieuse est une des mieux partagées, l'idée que cet impensé (relatif) nous plombe et exige d'être dépassé parcourt le livre?: le mutisme n'est plus permis à l'heure où l'extrême droite et l'obscurantisme guerrier gagnent symétriquement du terrain. "Pour lutter contre le djihadisme, plutôt que d'affirmer qu'il est étranger à l'islam, mieux vaut admettre qu'il constitue la manifestation la plus récente, la plus spectaculaire et la plus sanglante de la guerre intime qui déchire l'islam", résume l'essayiste."
[...]
http://www.humanite.fr/la-religion-la-gauche-les-larmes-et-le-silence-599871


La gauche face au piège djihadiste (Aude Lancelin)
L'Obs - 17 janvier 2016

A propos du livre de Jean Birnbaum : Un silence religieux. La gauche face au djihadisme (Le Seuil).
"Le camp progressiste a toujours été mal à l'aise avec la religion. Il l'est plus que jamais par rapport à l'islam radical. Jean Birnbaum publie "Un silence religieux", réflexion sur cette méconnaissance aux conséquences ravageuses.
Que les démagogues de tous bords exploitant plus que jamais la peur de l'islam ne se frottent pas trop vite les mains. Si l'essai de Jean Birnbaum, "Un silence religieux", dénonce aujourd'hui le "rien-n'à-voirisme", c'est-à-dire les discours qui s'empressent de tenir l'islamisme pour un phénomène étranger à l'islam, ce n'est en aucune manière pour salir une religion et jeter la suspicion sur l'ensemble de ses croyants. [...]
Fut un temps en effet pas si lointain, rappelle-t-il, où c'était la gauche qui offrait un horizon internationaliste, une fraternité vécue, et ce depuis les brigadistes français qui s'engageaient contre Franco jusqu'aux guévaristes en partance pour l'Amérique latine, à la manière de Régis Debray dans les années 1970."
[...]
http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20160115.OBS2857/la-gauche-face-au-piege-djihadiste.html


Le blasphème, interdit suprême (Robert Maggiori)
Libération - 13 janvier 2016

A propos du livre de Jacques de Saint Victor : Blasphème. Brève histoire d'un "crime imaginaire" (Gallimard).
"L'historien du droit Jacques de Saint Victor retrace les origines de ce péché devenu crime avant d'être aboli par la Déclaration des droits de l'homme. Et de ressurgir au gré des intégrismes communautaires.
D'abord on lui brisa les os avec une barre de fer, puis le bourreau lui coupa la tête d'un coup sec, recouvrit le cadavre de paille et le fit brûler. Avait-il violé des enfants, trucidé des vieillards ? La pancarte qu'on avait fixée sur son dos, en l'emmenant au supplice, disait : "Impie, blasphémateur et sacrilège exécrable." Il avait proféré des obscénités contre la religion, profané un crucifix et, lors de la Fête-Dieu, au passage du Saint-Sacrement, avait refusé de se découvrir. C'était le 1er juillet 1766, à Abbeville, dans la Somme. Le chevalier François-Jean Lefebvre de La Barre avait 20 ans.
Ce fut le bûcher de trop. La décapitation du jeune de La Barre horrifie toute l'Europe. Voltaire remue ciel et terre, mobilise le "parti des Encyclopédistes" et les philosophes des Lumières contre le "fanatisme" et "la barbarie de la justice du roi", Louis XV. La Convention réhabilitera la mémoire du chevalier par un décret du 25 brumaire de l'an II (15 novembre 1793). Mais son procès aura été "la cause directe de l'abolition pure et simple du délit de blasphème au début de la Révolution", à l'heure où les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l'homme du 26 août 1789 posent le principe de la liberté d'expression. [...]
En 2004, le cinéaste hollandais Theo Van Gogh est assassiné : son film, Soumission, est dit blasphématoire. C'est par solidarité que Jyllands-Posten publie les caricatures de Mahomet. Puis ce fut Charlie. Le blasphème retrouve ainsi la couleur rouge sang qu'il avait au Moyen Age : au pilori, à la torture - "mutilation des lèvres inférieures ou supérieures, percement de la langue ou son ablation totale" - ou au bûcher succède la kalachnikov."

http://next.liberation.fr/livres/2016/01/13/le-blaspheme-interdit-supreme_1426189


Blasphème, le retour d'un crime imaginaire (Catherine Golliau)
Le Point - 3 janvier 2016

"Jacques de Saint Victor et Anastasia Colosimo examinent la manière dont cette notion est revenue s'immiscer dans la société au détriment de la laïcité.
"Dieu se défendra bien tout seul", disait Clemenceau. Faux. Le délit de blasphème est de retour, et la loi comme le droit entendent bien défendre Dieu. Alors que s'approche le triste anniversaire des attentats du 7 janvier, c'est ce que démontrent avec maestria Jacques de Saint Victor (Blasphème) et Anastasia Colosimo (Les Bûchers de la liberté). Deux livres pour un même constat : le blasphème a toujours été un problème politique. Aujourd'hui, on condamne les fatwas et les actes terroristes, rappelle Anastasia Colosimo, mais, même en Europe, on n'a de cesse de limiter la liberté d'expression en trouvant contre le droit au blasphème de nouvelles justifications légales."
[...]
http://www.lepoint.fr/chroniques/blaspheme-le-retour-d-un-crime-imaginaire-03-01-2016-2006667_2.php#xtmc=religion&xtnp=16&xtcr=159


>>> Suite de la revue de presse :
Voir la page d'accueil sur la littérature et la religion


Athéisme : l'homme debout. Vivre sans Dieu et sans religion   Accueil Revue de presse    Haut de page    Contact   Copyright ©