Athéisme : l'homme debout. Vivre sans Dieu et sans religion  >  Revue de Presse  >  Littérature

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Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
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Articles sur le "Traité d'athéologie" de Michel Onfray

Articles sur le "Da Vinci Code" de Dan Brown

Articles sur le "2084", de Boualem Sansal


La gauche face au piège djihadiste (Aude Lancelin)
L'Obs - 17 janvier 2016

A propos du livre de Jean Birnbaum : Un silence religieux. La gauche face au djihadisme (Le Seuil).
"Le camp progressiste a toujours été mal à l'aise avec la religion. Il l'est plus que jamais par rapport à l'islam radical. Jean Birnbaum publie "Un silence religieux", réflexion sur cette méconnaissance aux conséquences ravageuses.
Que les démagogues de tous bords exploitant plus que jamais la peur de l'islam ne se frottent pas trop vite les mains. Si l'essai de Jean Birnbaum, "Un silence religieux", dénonce aujourd'hui le "rien-n'à-voirisme", c'est-à-dire les discours qui s'empressent de tenir l'islamisme pour un phénomène étranger à l'islam, ce n'est en aucune manière pour salir une religion et jeter la suspicion sur l'ensemble de ses croyants. [...]
Fut un temps en effet pas si lointain, rappelle-t-il, où c'était la gauche qui offrait un horizon internationaliste, une fraternité vécue, et ce depuis les brigadistes français qui s'engageaient contre Franco jusqu'aux guévaristes en partance pour l'Amérique latine, à la manière de Régis Debray dans les années 1970."
[...]
http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20160115.OBS2857/la-gauche-face-au-piege-djihadiste.html


Le blasphème, interdit suprême (Robert Maggiori)
Libération - 13 janvier 2016

A propos du livre de Jacques de Saint Victor : Blasphème. Brève histoire d'un "crime imaginaire" (Gallimard).
"L'historien du droit Jacques de Saint Victor retrace les origines de ce péché devenu crime avant d'être aboli par la Déclaration des droits de l'homme. Et de ressurgir au gré des intégrismes communautaires.
D'abord on lui brisa les os avec une barre de fer, puis le bourreau lui coupa la tête d'un coup sec, recouvrit le cadavre de paille et le fit brûler. Avait-il violé des enfants, trucidé des vieillards ? La pancarte qu'on avait fixée sur son dos, en l'emmenant au supplice, disait : "Impie, blasphémateur et sacrilège exécrable." Il avait proféré des obscénités contre la religion, profané un crucifix et, lors de la Fête-Dieu, au passage du Saint-Sacrement, avait refusé de se découvrir. C'était le 1er juillet 1766, à Abbeville, dans la Somme. Le chevalier François-Jean Lefebvre de La Barre avait 20 ans.
Ce fut le bûcher de trop. La décapitation du jeune de La Barre horrifie toute l'Europe. Voltaire remue ciel et terre, mobilise le "parti des Encyclopédistes" et les philosophes des Lumières contre le "fanatisme" et "la barbarie de la justice du roi", Louis XV. La Convention réhabilitera la mémoire du chevalier par un décret du 25 brumaire de l'an II (15 novembre 1793). Mais son procès aura été "la cause directe de l'abolition pure et simple du délit de blasphème au début de la Révolution", à l'heure où les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l'homme du 26 août 1789 posent le principe de la liberté d'expression. [...]
En 2004, le cinéaste hollandais Theo Van Gogh est assassiné : son film, Soumission, est dit blasphématoire. C'est par solidarité que Jyllands-Posten publie les caricatures de Mahomet. Puis ce fut Charlie. Le blasphème retrouve ainsi la couleur rouge sang qu'il avait au Moyen Age : au pilori, à la torture - "mutilation des lèvres inférieures ou supérieures, percement de la langue ou son ablation totale" - ou au bûcher succède la kalachnikov."

http://next.liberation.fr/livres/2016/01/13/le-blaspheme-interdit-supreme_1426189


Blasphème, le retour d'un crime imaginaire (Catherine Golliau)
Le Point - 3 janvier 2016

"Jacques de Saint Victor et Anastasia Colosimo examinent la manière dont cette notion est revenue s'immiscer dans la société au détriment de la laïcité.
"Dieu se défendra bien tout seul", disait Clemenceau. Faux. Le délit de blasphème est de retour, et la loi comme le droit entendent bien défendre Dieu. Alors que s'approche le triste anniversaire des attentats du 7 janvier, c'est ce que démontrent avec maestria Jacques de Saint Victor (Blasphème) et Anastasia Colosimo (Les Bûchers de la liberté). Deux livres pour un même constat : le blasphème a toujours été un problème politique. Aujourd'hui, on condamne les fatwas et les actes terroristes, rappelle Anastasia Colosimo, mais, même en Europe, on n'a de cesse de limiter la liberté d'expression en trouvant contre le droit au blasphème de nouvelles justifications légales."
[...]
http://www.lepoint.fr/chroniques/blaspheme-le-retour-d-un-crime-imaginaire-03-01-2016-2006667_2.php#xtmc=religion&xtnp=16&xtcr=159


"Le pape François veut soumettre la finance au Bien commun" (Edouard Tétreau)
L'Obs - 24 septembre 2015

Propos recueillis par Éric Aeschimann
"Le pape, qui se rend bientôt à New York, ne cesse de dénoncer la finance devenue folle. L'économiste Edouard Tétreau a participé à la préparation du voyage. Pour lui, "François peut ouvrir une brèche dans le mur de l'argent fou". Entretien.
L'Obs. Votre livre, "Au-delà du mur de l'argent", s'ouvre sur la préparation du voyage du pape à New York fin septembre, dont vous semblez attendre beaucoup. François est-il le nouveau héraut de la lutte contre le capitalisme ?
Édouard Tétreau. Réduire le pape à une espèce d'anticapitaliste primaire, c'est le discours de Donald Trump et du Tea Party américain. François se situe bien au-delà du capitalisme et du communisme. Sa seule ligne "politique", c'est celle de la doctrine sociale de l'Eglise catholique, directement tirée des Evangiles. Celle du principe de la dignité de la personne humaine, de l'option préférentielle pour les plus fragiles de notre société. Vous verrez que dans ce registre il ne mâchera pas ses mots et n'économisera pas ses gestes symboliques lors de son voyage aux Etats-Unis. [...]
L'intuition de quelques-uns était que le pape François peut contribuer à ouvrir une brèche dans le mur de l'argent fou, aliénant, au XXIe siècle. En quelque sorte, faire "tomber" le mur de Wall Street, de la même façon que Jean-Paul II a fait tomber le mur de Berlin. Le projet n'est pas de dresser des barricades révolutionnaires, mais de soumettre la finance, et la technologie, au bien de tous les hommes, ce que nous appelons le Bien commun."
[...]
http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20150904.OBS5266/le-pape-francois-veut-soumettre-la-finance-au-bien-commun.html


Sophia Aram : "Traitez-nous en adultes, c'est le meilleur moyen de nous respecter Monsieur Todd" (Magazine Marianne)
Marianne - 4 mai 2015

"Le démographe Emmanuel Todd, que l'on a connu plus inspiré, était l'invité de la matinale de France inter pour parler de son dernier livre "Qui est Charlie ?", un ouvrage à charge contre les manifestations du 11 janvier car elles révèleraient en fait une France profondément islamophobe. Une thèse que s'est attelée à démonter une Sophia Aram très en forme face à un Todd loin, très loin même, de goûter la plaisanterie...
Ce lundi matin, sur France inter, Sophia Aram (une fois n'est pas coutume ?) a été particulièrement perspicace face à un Emmanuel Todd venu défendre son essai Qui est Charlie ?. Le démographe qui, par le passé, a popularisé la notion de "fracture sociale" et s'est souvent montré inspiré sur les questions européennes et la volonté allemande de domination, livre en effet une charge aussi étonnante que désolante contre cette France qui, à l'occasion des manifestations du 11 janvier, aurait révélé son vraie visage. Car pour Todd, les quelque 4 millions de citoyens descendus dans la rue se seraient réunis "pour dire que caricaturer la religion des autres est un droit absolu" surtout "lorsque ces autres sont les gens les plus faibles de la société". Bref, l'accusation d'une France majoritairement islamophobe n'est pas loin... [...]
Commençant sa chronique en prenant un accent à couper au couteau de Maghrébine venue directement du bled, le personnage joué par l'humoriste remercie chaleureusement Emmanuel Todd : "Grâce à vous et à vos chiffres, j'ai enfin compris ce que c'était cette manifestation du 11 janvier. Vous les avez démasqués, c'est une imposture. C'est juste des catholiques zombies qui défilent pour dire qu'ils ont le droit de se moquer de nous, pauvres musulmans. Les salopards !"."
[...]
http://www.marianne.net/sophia-aram-traitez-nous-adultes-c-est-meilleur-moyen-nous-respecter-monsieur-todd-100233226.html


Conférence-Débat avec Michel Piquemal à Toulouse, le 5 mars
L'Humanité - 2 mars 2015

"Athée et heureux ?
Michel Piquemal, bien connu pour sa production jeunesse où il aborde notamment la philosophie (Les Philo-fables, Piccolo-philo...), publie un essai sur l'athéisme aux éditions Hugo Doc, Heureux... Sans dieu ni religion.
Dans ce livre Michel Piquemal défend les valeurs de l'athée en démontant un à un les reproches qui souvent lui sont faits. Il explique la différence fondamentale entre croyance et pouvoir religieux, et rêve à un avenir meilleur où croyants et non-croyants défendraient ensemble la laïcité."
[...]
http://www.humanite.fr/conference-debat-avec-michel-piquemal-toulouse-le-5-mars-567053


"Soumission" de Houellebecq : non, très cher Michel, l'athéisme n'a rien de douloureux (Peggy Sastre)
L'Obs - 8 janvier 2015

"[...] C'est ce qu'on appelle un carambolage d'événements. Le jour de la sortie officielle du roman déjà "scandaleux" de Michel Houellebecq et mettant péniblement en scène une France mollement future à la veille et au lendemain de l'accession au pouvoir d'un président islamiste, deux individus se réclamant d'Al Qaida passaient à la kalachnikov les locaux de "Charlie Hebdo" pour "venger" leur "prophète" avant de prendre la fuite et de laisser derrière eux un bain de sang - douze personnes mortes et quatre grièvement blessées. [...]
Pour le versant personnel, malgré les torrents de larmes et de mucus qui auront émaillé mon mercredi, et qui continueront, sans doute, à piqueter ma semaine, j'ai ressenti, plus que n'importe quel jour, un bonheur véritable à être athée.
Pas religieuse, pas croyante et notamment pas musulmane. Pas "obligée" de passer les prochaines heures à m'excuser à voix haute et basse d'exister, d'assurer que, non non, je n'ai vraiment rien à voir avec les barbares de Richard-Lenoir, que oui, oui, je condamne et me dé-so-li-da-ri-se de leurs actes. Pas incitée, peut-être, non plus, à dire adieu à mes amis imaginaires décidément trop sanguinaires. [...]
Ce qui importe, c'est que l'analyse de Houellebecq est factuellement fausse : l'athéisme et l'agnosticisme ne cessent de progresser dans le monde. Je ne suis pas psychologue, mais il y a fort à penser que si de plus en plus de gens se défont du religieux, c'est soit parce que la non-religion leur est agréable soit, a minima, parce que la religion leur est pénible.
Idem pour les pays où la violence religieuse est aujourd'hui la pire : les populations concernées n'ont jamais autant été favorables aux Lumières que Houellebecq estime en échec du haut de son vilain doigt mouillé. Les valeurs que sont la laïcité, l'égalité entre hommes et femmes, l'éducation, le pluralisme politique, la séparation des pouvoirs, la représentation démocratique, et j'en passe, n'ont jamais autant été prisées depuis qu'existent des outils mesurant leur taux de pénétration populaire.
Et c'est justement ce que prouvent le fanatisme religieux et le terrorisme. Quand vous n'avez que la menace et le recours au sang pour faire adopter votre mode de pensée et de vie, c'est que vous n'êtes qu'un gros babouin acculé, très malade et qui, dans un réflexe désespéré, montre les dents pour essayer de se persuader qu'il ne va pas crever à court ou moyen terme. "Acculé" et "très malade" sont les deux termes à retenir ici."
[...]
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1303479-soumission-de-houellebecq
-non-tres-cher-michel-l-atheisme-n-a-rien-de-douloureux.html


La semaine ultra-médiatique de Michel Houellebecq (An-Nahar / Rami Zaydan)
Le Point - 5 janvier 2015

"Avec "Soumission", son nouveau roman, l'écrivain lauréat du prix Goncourt a déclenché une polémique avant même sa publication.
Bientôt lu par François Hollande, invité du 20 heures de France 2 mardi, de France Inter le lendemain, au coeur de tous les éditos et critiques : le corrosif Houellebecq est, avec Soumission, la star de la semaine et un acteur controversé du débat politique. Le sixième roman du Prix Goncourt 2010 sort mercredi en France chez Flammarion. Il paraîtra le 15 janvier en Italie, le 16 en Allemagne et devrait être publié dans une quarantaine de pays, précise son éditeur. Le chef de l'État a déclaré lundi sur France Inter qu'il lirait Soumission, "parce qu'il fait débat", tout en appelant les Français à ne pas se laisser "dévorer par la peur". "Mon rôle est de dire : Ne nous laissons pas emporter par ce climat, dévorer par la peur, l'angoisse", a ajouté le président, rappelant que "l'idée de la submersion, de la soumission, de l'invasion, c'est une vieille idée".
Dans cette politique-fiction très polémique, Michel Houellebecq, 56 ans, imagine le triomphe à la présidentielle de 2022 du chef d'un parti musulman, au terme du "second mandat calamiteux de François Hollande", explique le narrateur du livre qui se prénomme... François. Houellebecq se défend de toute provocation ou satire dans ce livre, mais reconnaît "utiliser le fait de faire peur" : "On ne sait pas bien de quoi on a peur, si c'est des identitaires ou des musulmans." "Je condense une évolution à mon avis vraisemblable", ajoute l'écrivain. Mardi, le sulfureux romancier aux allures de Droopy, auteur français vivant le plus connu à l'étranger, sera sur le plateau du 20 heures de France 2, une invitation rare. Modiano avait été reçu sur la chaîne à l'occasion de son prix Nobel et Houellebecq pour son Goncourt, en 2010. "Nous le recevons, parce que c'est notre rôle d'en savoir un peu plus" sur ce livre, indique-t-on à France 2. "Il n'y aura pas de mesure de sécurité particulière.""
[...]
http://www.lepoint.fr/culture/la-semaine-ultra-mediatique-de-michel-houellebecq-05-01-2015-1894165_3.php


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