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Littérature

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

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En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
En rouge foncé : citation ou extrait de l'article. Titre en gras.
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Articles sur le "Traité d'athéologie" de Michel Onfray

Articles sur le "Da Vinci Code" de Dan Brown


Libre tanceur (Anne-Sophie Mercier)
Le Canard Enchaîné - 2 avril 2014

"Henri Pena-Ruiz, écrivain et maître de conférence à Sciences-Po, publie un "Dictionnaire amoureux de la Laïcité" (Plon). Efficace et inspiré.
Assez de cette laïcité bêlante qui masque mal notre nostalgie d'une France d'avant, d'une France de l'entre-soi. Vous sentez le rance et votre laïcité, avec un grand "L", comme il se doit, n'est qu'une façon de masquer votre malaise face à la diversité de notre société. Vous voilà tout doucement devenus racistes, islamophobes peut-être, vous ne l'assumez pas, alors vous voilà laïcs, voire laïcards, etc. Efficace paravent. On est prié de s'incliner, c'est fort comme les saintes huiles, et pourquoi donc, et au nom de quoi ?
C'est à cet argument qui monte en puissance que le dictionnaire amoureux d'Henri Pena-Ruiz répond, avec flamme et conviction. Avec d'être vécue par certains comme un carcan, la laïcité fut, et demeure sans doute, le plus formidable outil d'émancipation de l'homme jamais conçu par l'homme lui-même."
[...]
Voir la bibliographie : "Dictionnaire amoureux de la laïcité". Henri Pena-Ruiz (Plon, 2014)


En terre d'Islam, les livres comme les Hommes subissent la vindicte des gardiens de la foi et de la morale (Mohamed Bentahar)
Médiapart - 16 mars 2014

"Les livres de cette sélection [ci-dessous] ont tous subi la vindicte des gardiens de la foi et de la morale en terre d'islam. Interdits, brûlés sur la place publique, ces écrits ont parfois mis en danger de mort leurs auteurs.
Dans Fahrenheit 451, le romancier de science-fiction Ray Bradbury décrivait une société où les livres sont interdits. Une brigade spéciale avait pour mission de traquer les livres et de les brûler, devant un public en extase face à ces autodafés. Le monde musulman offre parfois une similitude troublante avec cette société qui détruit les livres et s'en prend physiquement à leurs auteurs. Bien loin de la fiction, ces dix livres ont pour point commun d'avoir fait scandale et provoqué l'ire des pouvoirs politiques et religieux :
1. "L'islam et les fondements du pouvoir" de "Ali Abderraziq"
Jacques Berque avait trouvé le mot juste en qualifiant ce livre d'attentat. En 1925, l'Orient est encore sous le choc de l'abolition du califat par Mustapha Kemal Atatürk, lorsqu'Ali Abderraziq publie L'islam et les fondements du pouvoir, un essai remettant en cause la légitimité religieuse du califat et appelant à une séparation entre le spirituel et le temporel au sein de l'islam. Pour ce jeune juge et lauréat de l'Université d'Al Azhar, le califat est le fruit de la contingence historique et ne peut être considéré comme une institution religieuse. Le califat n'est qu'une construction humaine, qui ne puise pas ses fondements dans le Coran, mais dans les théories d'oulémas musulmans comme Al Mawardi et Ibn Khaldoun. Le prophète Mohamed n'était pas un roi, et il n'avait pas prescrit de modèle politique pour les musulmans.[...]
2. "De la poésie antéislamique" de "Taha Hussein"
Un an après la polémique déclenchée par le livre d'Ali Abderraziq, un autre lauréat d'Al Azhar soulève le tollé. Rebelote. Si les gardiens du dogme religieux crient au scandale, c'est parce que De la poésie antéislamique provoque un véritable séisme culturel dans une Égypte en plein questionnement. Diplômé d'Al Azhar et formé à la Sorbonne par le sociologue Émile Durkheim, Taha Hussein a tenté d'appliquer à la littérature arabe les méthodes modernes de la recherche scientifique. Dans son livre, il conteste l'authenticité et l'existence même de la poésie antéislamique. Pour lui, cette poésie a été inventée et créée après l'avènement de l'islam, pour des considérations politiques, ethniques ou religieuses. Le but était d'inscrire, dans le marbre de la poésie, la supériorité d'une tribu sur les autres, de renforcer le prestige d'un clan, ou simplement de servir les intérêts du pouvoir en place. Taha Hussein juge que le seul texte qui traduit d'une façon claire et cohérente la culture et la mentalité des Arabes avant l'islam est le Coran."
[...]
http://blogs.mediapart.fr/blog/mohamed-bentahar/160314/la-ou-brule-des-livres-
finit-par-bruler-les-hommees-les-livres-ayant-subi-la-vindicte-des-gard


Islamophobie, religion et athéisme (Pierre Saly)
L'Humanité - 10 mars 2014

A propos de La haine de la religion, de Pierre Tevanian. Éditions la Découverte.
""Comment l'athéisme est devenu l'opium du peuple de gauche." Avec ce sous-titre ironique, l'essayiste et philosophe Pierre Tevanian pose, sous la forme d'un pamphlet en dix-huit courts chapitres incisifs, quelques questions fondamentales de l'actualité idéologique et politique en France, en braquant le projecteur sur la gauche et l'extrême gauche (le cas des droites étant à ses yeux sans appel). D'où la thèse centrale : au-delà de l'instrumentalisation de la laïcité contre les droits des musulmans, c'est la posture antireligieuse elle-même qui est, selon lui, prétexte - ou source - à cette islamophobie. Analysant le fameux passage de Marx sur l'"opium du peuple" (1843) nécessairement complété par "la détresse religieuse est pour une part l'expression de la détresse réelle et pour une autre part la protestation contre la détresse réelle", il en rétablit le véritable sens. Et il renvoie à de nombreuses analyses dans l'esprit de Marx lui-même, Engels, Lénine et, textes moins connus, à Luxemburg et Trotski. Rien, dans cet héritage, n'est contradictoire avec la nécessité de combattre les refus de la rationalité, les justifications de la domination de classe qui renaissent en permanence dans les imaginaires religieux tels que les puissants les mobilisent à leur service."[...]
http://www.humanite.fr/tribunes/islamophobie-religion-et-atheisme-560679


La laïcité, de fond en comble (Jérôme Skalski)
L'Humanité - 23 janvier 2014

A propos du livre de Catherine Kintzler : Penser la laïcité (Editions Minerve).
"C'est comme une suite de Qu'est-ce que la laïcité?? (Vrin, 2007). La philosophe Catherine Kintzler revient dans cet ouvrage sur ce concept majeur de la théorie politique moderne qu'est la laïcité. Là encore, il s'agit de penser la laïcité "de fond en comble" pour la spécialiste de la philosophie et de l'esthétique des Lumières, c'est-à-dire de "proposer une construction philosophiquement pertinente et concrètement appliquée aux problèmes contemporains". Cependant, comme elle l'explique dans l'avant-propos de son ouvrage, non pas de manière "succincte" et "académique" mais détaillée et confrontée aux questions laïques, vraies ou fausses, posées dans et par l'actualité. On trouvera donc dans cet ouvrage une illustration de la philosophie politique appliquée et impliquée. Mais ce qui suffirait à donner à Penser la laïcité son intérêt est soutenu plus largement par son assise conceptuelle." [...]
http://www.humanite.fr/tribunes/la-laicite-de-fond-en-comble-557672


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