Athéisme : l'homme debout. Vivre sans Dieu et sans religion  >  Revue de Presse  >  Littérature

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Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

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En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
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Articles sur le "Traité d'athéologie" de Michel Onfray

Articles sur le "Da Vinci Code" de Dan Brown

Articles sur le "2084", de Boualem Sansal


Qui sont nos ennemis ? (Laurent Joffrin)
Libération - 18 septembre 2018

"Dans "la Religion des faibles", Jean Birnbaum dénonce l'aveuglement d'une certaine gauche qui, face au jihadisme, ne voit qu'une rébellion de réprouvés. Alors que ce sont bien les principes de liberté et d'égalité qui sont en jeu.
Jean Birnbaum aime déranger. Il aime encore plus déranger les siens. Il avait déjà réussi son coup en épinglant l'aveuglement de la gauche face au fait religieux, remportant un succès public et critique. Il récidive avec la Religion des faibles, où il explique comment le jihadisme bouscule les vieilles croyances d'une certaine gauche, et surtout d'une certaine extrême gauche. La Religion des faibles, dit-il, ce n'est plus l'islamisme, qu'on présente à tort comme la doctrine des victimes de l'Occident, mais bien au contraire un certain progressisme occidental bien-pensant et paresseux, qui juge tout à l'aune de l'anticapitalisme.
Il vise la pieuse croyance selon laquelle l'action des jihadistes serait, somme toute, un produit des tares de la société occidentale - exploitation, colonialisme persistant, racisme des sociétés du Nord - alors même que ces soldats de l'intégrisme se battent non contre l'injustice, mais contre l'essence même des systèmes démocratiques, fondés sur les droits de l'individu."
[...]
https://www.liberation.fr/debats/2018/09/18/qui-sont-nos-ennemis_1679606


Quand les anti-blasphème faisaient leur cinéma (Philippe Roussin)
Libération - 10 janvier 2018

A propos du livre de Jeanne Favret-Saada : Les Sensibilités religieuses blessées : Christianisme, blasphèmes et cinéma 1965-1988, Fayard.
"A partir de l'exemple de quatre films sortis entre 1965 et 1988, Jeanne Favret-Saada analyse la façon dont les dévots ont réorienté la notion d'outrage à Dieu pour en faire une insulte contre les croyants.
Comme tous les livres importants, celui-ci vient de loin, a été longuement mûri et arrive à son heure. Jeanne Favret-Saada, anthropologue que ses travaux sur la sorcellerie dans le bocage normand ont rendue célèbre dans les années 70, a commencé à s'interroger sur le mot et la notion de blasphème à la fin des années 80, au moment où ils s'invitaient dans l'espace public, à l'occasion des campagnes violentes contre le film de Martin Scorsese la Dernière Tentation du Christ et le roman de Salman Rushdie les Versets sataniques.
Les Sensibilités religieuses blessées traite de quatre affaires de censure et d'interdiction cinématographiques survenues entre 1965 et 1988. [...] Le livre retrace un moment de l'histoire de la liberté d'expression dans le secteur du cinéma, mais il analyse surtout les déplacements d'ampleur opérés, au cours de la période, par les églises et les associations chrétiennes autour du concept de "blasphème"."
[...]
http://next.liberation.fr/livres/2018/01/10/quand-les-anti-blaspheme-faisaient-leur-cinema_1621581


Marlène Schiappa prône une laïcité ni ouverte, ni bienveillante, ni stricte... (avec AFP)
L'Express - 21 décembre 2017

"La secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes ne veut pas accoler d'adjectif à la laïcité, explique-t-elle dans un ouvrage à paraitre en janvier.
Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, dont le livre Laïcité, point! paraîtra début janvier, a revendiqué ce jeudi une laïcité sans "adjectif accolé". Invitée de l'émission Questions d'info LCP-franceinfo-Le Monde-AFP, elle a réitéré sa vision de la laïcité: "Pour moi, c'est la loi de 1905, je pense qu'elle est extrêmement claire. (...) L'État ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte. Mais c'est aussi la liberté de conscience, la liberté de croire ou de ne pas croire (...) tout en ayant un discours d'Etat qui dit que la raison et la science prévalent sur toutes les croyances individuelles". Interrogée sur son ouvrage Laïcité, point !, coécrit avec Jérémie Peltier, directeur des études à la Fondation Jean Jaurès, Marlène Schiappa explique qu'il est né d'une envie de sortir "des lignes de personnes".
"On nous dit souvent, la laïcité de Manuel Valls, la laïcité de telle ou telle personnalité politique ou tel ou tel intellectuel. Je pense que c'était important pour nous de sortir de l'affrontement (...) de se dire voilà la ligne qui est celle de la laïcité, point. Pas la laïcité ouverte, pas la laïcité bienveillante, pas la laïcité stricte, pas la laïcité offensive. La laïcité, point. Elle n'a pas besoin d'adjectifs accolés", a-t-elle dit."
[...]
https://www.lexpress.fr/actualite/politique/marlene-schiappa-prone-une-laicite-ni-ouverte-ni-bienveillante-ni-stricte_1971058.html


Jeannette Bougrab : "La France ne défend plus la liberté d'expression !" (Martine Gozlan)
Marianne - 23 septembre 2017

"Dans son dernier essai, "Lettre d'exil", Jeannette Bougrab, ancienne présidente de la Halde, accuse "l'empire du déni" de voiler la vérité sur l'islamisme.
Elle a toujours ce regard de défi sombre contre lequel la rumeur jalouse s'est acharnée, ne pouvant supporter une fois de plus que la parole laïque, républicaine et féministe soit dite par une Française arabe et musulmane. Car c'est toujours ainsi que Jeannette Bougrab se définit dans son dernier ouvrage, Lettre d'exil (éd. du Cerf). Un "manifeste de combat" écrit par celle qui fut traînée avec Pascal Bruckner devant les tribunaux pour "islamophobie".
Poursuivie par l'éternelle pléiade des idiots utiles de l'islamo-salafisme, elle a gagné, avec l'écrivain, son procès, mais constate néanmoins que le travestissement du réel se poursuit. Pour tenter d'apaiser ses blessures, après le massacre de Charlie Hebdo, l'ex-ministre qui s'était battue, entre autres, pour relever l'âge du mariage des filles et contre le sort fait à la crèche Baby Loup, est partie en Finlande où elle dirige l'action culturelle à l'ambassade de France. Mais, aussi loin qu'on aille, le terrorisme nous poursuit.
Au cour du mois d'août, un demandeur d'asile marocain s'est rué avec un couteau sur huit femmes, à Turku, une ville du sud-ouest du pays. Il en a tué deux. Jeannette Bougrab relisait les épreuves de son livre. Ses mots n'en prennent que plus de force : "Qu'on cesse de m'opposer "la religion de l'amour" d'un islam imaginaire par crainte de m'entendre proférer la vérité ! Moi, la fille de musulmans, je crois qu'il n'y a pas d'autre choix pour la France que d'expulser l'islam de la cité comme déjà, dans l'histoire, elle avait dû mettre hors-jeu du champ politique les autres religions et neutraliser leur tentation de substituer l'ordre théocratique à la démocratie républicaine." Elle n'a pas froid à ses beaux yeux, ne craint ni les soumis, ni les assassins."
[...]
https://www.marianne.net/societe/jeannette-bougrab-la-france-ne-defend-plus-la-liberte-d-expression


La foi justifie les moyens (Robert Maggiori)
Libération - 19 avril 2017

A propos du livre de Claude Hagège Les Religions, la parole et la violence Odile Jacob.
"Passionné par les motivations qui poussent l'homme à croire en une entité divine, le linguiste Claude Hagège analyse la procession de conflits et affrontements qui ont exacerbé l'histoire des religions.
Certes, la question n'est pas nouvelle. Mais si elle revient sans cesse hanter les esprits, c'est qu'elle se joue des réponses, quelles qu'elles soient, comme l'ombre finit toujours par se jouer du jour. Pourquoi les hommes croient-ils qu'au-dessus des hommes il est des entités abstraites qui régissent leur monde ici-bas, gouvernent leur conduite, expliquent tous les mystères, donnent un sens à ce qui n'en a pas, savent ce qu'ils ne parviennent pas à savoir ? Pourquoi existent les religions ? Et surtout : pourquoi les religions, qui se disent messagères de paix, qui promettent à tous les hommes le salut, prêchent la concorde, l'amour et la fraternité, veulent apaiser l'angoisse de la mort, sèment-elles partout la mort, exercent-elles leurs sacerdoces en les accompagnant de violences barbares, en provoquant la procession infinie de guerres et de dévastations, de croisades meurtrières, de bûchers, d'excommunications, d'exodes, d'exils, de pogromes, de sacrifices, de lapidations, de haines fratricides ? L'homme plein de foi assiste à ce cortège effaré, puisque sa foi le porte à croire qu'exciter à la violence au nom de Dieu est la plus grande corruption de la religion, et non la religion elle-même, alors que l'homme dont le coeur et l'esprit en sont vides, le suit avec une inquiétude redoublée, constatant que la violence qui se soutient de la religion est encore plus féroce que celle qui tient à des motifs politiques, sociaux, économiques ou militaires."
[...]
http://next.liberation.fr/livres/2017/04/19/la-foi-justifie-les-moyens_1563816


Le livre "Le fascisme islamique" finalement publié en France (AFP)
Le Point - 3 mars 2017

"Livre au vitriol sur l'islam politique, l'essai "Le fascisme islamique" de l'Allemand d'origine égyptienne Hamed Abdel-Samad sort finalement en France, chez Grasset, six mois après que son éditeur initial a renoncé à le publier.
L'essai, best-seller en Allemagne où il a été publié en 2014, dresse un parallèle entre l'idéologie fasciste et l'islamisme, en remontant jusqu'aux origines du Coran.
Selon Hamed Abdel-Samad "l'idéologie fascisante ne s'est pas introduite dans l'islam avec la montée en puissance des Frères musulmans, mais est ancrée dans les origines historiques mêmes de l'islam".
Il accuse l'islam d'avoir "mis fin à la diversité religieuse sur la péninsule Arabique, d'exiger de ses fidèles une obéissance inconditionnelle, de ne tolérer aucune divergence d'opinion et d'aspirer à dominer le monde". "Le problème de l'islam n'est pas ceux qui le critiquent, mais bien lui-même, ses textes et sa vision du monde"."
[...]
http://www.lepoint.fr/societe/le-livre-le-fascisme-islamique-finalement-publie-en-france-03-03-2017-2109060_23.php#xtmc=religion&xtnp=17&xtcr=165


Les sciences au filtre de l'islam (David Larousserie)
Le Monde - 9 février 2017

"L'historien Alexandre Moatti expose les conceptions réductrices de la science que développent certains penseurs musulmans.
Depuis une vingtaine d'années, la diffusion du créationnisme, doctrine qui nie la théorie de l'évolution de Darwin et bon nombre de connaissances géologiques ou paléontologiques, a fait ressurgir le vieux conflit entre la science et la religion. Connues pour émaner de courants chrétiens, ces conceptions sont aussi développées dans l'islam, comme le rappelle le nouvel ouvrage de l'historien et ingénieur Alexandre Moatti. Le courant créationniste n'est pas, d'ailleurs, la seule manière, dans certains cercles musulmans, de s'opposer aux acquis scientifiques. On croise, dans islam et science, des complotistes niant l'apport des Grecs à la connaissance (pour ne retenir que l'âge d'or musulman, entre les VIIIe et XIIIe siècles), des exégètes du ­Coran qui y trouvent les clés de la relativité générale d'Einstein ou même des géocentristes (qui pense que le Soleil tourne autour de la Terre).
Cela pourrait faire sourire si ces raisonnements ne cohabitaient pas avec d'autres idées, plus inquiétantes, s'opposant à la séparation des sciences et des religions admise aujourd'hui - au moins largement en Occident - et exprimant la volonté de soumettre les premières à l'islam, ce qu'il appelle le "concordisme". Alexandre Moatti présente plusieurs de ces positions intellectuelles, de Sayyid Qutb (1906-1966) à Tariq Ramadan, en passant René Guénon (1886-1951) ou Ziauddin Sardar."
[...]
http://www.lemonde.fr/livres/article/2017/02/09/les-sciences-au-filtre-de-l-islam_5076934_3260.html?xtmc=religion&xtcr=52


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