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Littérature :  Michel Onfray, "Traité d'athéologie"

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
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Michel Onfray, vicaire de la "laïcité post-chrétienne" (Jean Birnbaum)
Le Monde - 2 décembre 2005 - (1/4 de page)

Michel Onfray, fondateur de l'Université populaire de Caen et auteur du "Traité d'athéologie" (Grasset), un des best-sellers de 2005, est présenté comme le gourou d’une nouvelle religion, "qui a fait de la mystique anticléricale et de l'athéisme intransigeant quelque chose comme un sacerdoce". L’auteur de l’article voit dans un projet de bâtiment pour l’Université populaire de Caen un "temple" de l’athéisme. Le gourou en serait Michel Onfray, un "anachorète" (moine qui vit dans la solitude) "hyper-médiatisé", mais qui n’est pas intéressé pour venir faire carrière à Paris.
Michel Onfray explique le succès de "Traité d'athéologie" dans lequel il exhorte la République à faire profession d'athéisme : "On écrit d'abord avec son sang. Et moi, mon enfance, c'est le spectacle de mes parents humiliés, transformés en chose par les contremaîtres, le curé complice du patron, et tout ce petit milieu qui justifiait le monde comme il va."
Cette position du philosophe sur l'enseignement de l'athéisme est perçue comme étant "aux antipodes de la laïcité" par l’historien chrétien René Rémond. Quant à Christian Eyschen, secrétaire général de la Libre pensée, il explique le succès du livre par la progression de l’athéisme en France et par l’énervement provoqué par le "déferlement médiatique" à la mort de Jean-Paul 2. Mais il précise cependant : "nous réclamons la neutralité de l'école publique en matière métaphysique, et non pas l'enseignement de l'athéisme pour en faire la religion de ceux qui n'ont pas de religion... En ce sens, Onfray est un peu instrumentalisé par les médias : ça leur permet de mettre côte à côte un curé, un rabbin, un imam... et un Onfray !"
L’article, qui cherche à tout prix à faire un parallèle entre l’athéisme de Michel Onfray et la religion, contribue à cette instrumentalisation... et donne ainsi raison à Christian Eyschen.


Michel Onfray, fossoyeur des religions (Djédane Kareh Tager)
Le Monde des Religions - mars-avril 2005 - (2 pages)

Le philosophe hédoniste et libertaire, Michel Onfray, "draine de larges auditoires" lors de ses cours à l'université de populaire qu'il a créée en 2002 à Caen ou à l'occasion de ses émissions sur France Culture. Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages qui incitent à "renoncer à la douleur et [à] rechercher le plaisir, [à] vivre pleinement le moment présent sans tabler sur un meilleur au-delà" et dans lesquels il se montre souvent politiquement incorrect et moralement fort impertinent. Son dernier livre, "Traité d'athéologie, physique de la métaphysique" (Grasset) est une "attaque en règle; violente, radicale, partisane et unilatérale contre les religions - en particulier les trois monothéismes". Pour lui, la civilisation occidentale est étouffée par la morale et l'amas de "mythes inutiles" du judéo-christianisme, coupable d'avoir fait couler tant de sang et de stigmatiser la haine de la femme et de la chair.
"Ce livre n'est pas une pulsion gratuite, mais une réaction au retour forcené du religieux", précise Michel Onfray, évoquant le développement du phénomène depuis une quinzaine d'années, notamment chez les hommes politiques et dans les médias.
Le journaliste, qui souligne par ailleurs quelques erreurs relevées dans l'ouvrage, se demande si la défense de l'athéisme nécessitait l'emploi "d'armes de destruction massives" contre Dieu et la religion, ce à quoi Michel Onfray répond : "L'athéisme, c'est le discours de la négation de Dieu. Il consiste à démonter cette fiction qui s'appelle Dieu, à la déconstruire. Et c'est exactement ce que je fais !"


Variations sur la question de Dieu (Patrick Kéchichian)
Le Monde - 11 mars 2005 - (1/2 page)

A propos des ouvrages de Michel Onfray, "Traité d'athéologie" (Grasset) et de Régis Debray, "Les communions humaines" (Fayard). Leur point commun est l'absence de prudence ou de retenu face à un tel sujet. Si le livre de Michel Onfray, penseur hédoniste, animateur de l'université populaire de Caen est un ouvrage "militant, de combat, de propagande", celui de Régis Debray, malgré son sous-titre "Pour en finir avec les religions", n'est pas un "pamphlet mais l'opinion, l'avancée personnelle, et le prolongement d'une réflexion sur [...] le phénomène religieux".
Citant ses maîtres, l'abbé Meslier, le baron d'Holbach, Ludwig Feuerbach, Sade, Michel Onfray ne s'en prend pas qu'au christianisme, mais à tous les monothéismes qu'il souhaite voir disparaître. "Le monothéisme tient pour la pulsion de mort, il aime la mort, il chérit la mort, il jouit de la mort..." (MO) Les quelques commentaires effarouchés venus des croyants étaient plus sur le registre de "l'effusion" que de la raison, raisons que les religions ont le pouvoir d'opposer, "mais encore faut-il croire à celle-ci...", conclut le journaliste.
Sans être aussi caricatural, Régis Debray n'en apparaît pas moins immodeste en se plaçant, selon l'auteur de l'article, dans une "position de surplomb docte". Il s'agit pour lui de "trouver les bons arguments pour proscrire de notre univers spirituel le "mot trompeur" de "religion" qui, malgré son étymologie (relier), en est venu à diviser, à compliquer, à brouiller les choses". Pour lui, il serait préférable d'utiliser le terme "communion", emprunté au christianisme pour qualifier l'ensemble des religions. "Le bonheur est privatif, communicante est la joie, et nous ne sommes pas vraiment heureux quand nous sommes seuls à l'être. En nous élevant du spirituel au religieux, nous passons du solitaire au solidaire" (RD)... mais sans oublier qu'une doctrine, ou un credo constitue un "racornissement", une "dégradation du mystique en politique" (RD).


Traité d’athéologie (F.P.)
Le Canard Enchaîné - 2 mars 2005 - (26 lignes)

Alors que l’état de santé du pape fait trembler la planète, cet ouvrage de Michel Onfray (Grasset) "devrait apporter un peu d’oxygène... Hélas ! Hélas !" Dans ce livre ouvertement antireligieux s’attaquant aux trois monothéismes, tout y passe, circoncision, indulgence du Vatican pour le nazisme, névrose de Paul de Tarse et même la "libre pensée contemporaine" au nom d’une laïcité "post-chrétienne", "athée et militante". "Sans le sourire de Voltaire ou la profondeur d’un Marx. On a connu Onfray mieux inspiré et plus philosophe."


>>> Voir la biographie de Michel Onfray et des citations du "Traité d'athéologie"

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