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Education

(école et religion)

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Voir également les rubriques Foulard islamique, Loi sur les signes religieux, Application de la loi, ainsi que les citations sur l'éducation.



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Un questionnaire sur la religion destiné aux écoliers fait polémique en Corse (Faïza Zerouala)
Médiapart - 21 mars 2017

"Une enquête, commandée par l'Assemblée de Corse pour recueillir des données concernant la diversité sur l'île et destinée aux élèves, provoque de vives réactions en rassemblant des statistiques ethniques et confessionnelles. Face au tollé, sa diffusion est suspendue.
"Est-ce que tu crois en Allah/Dieu/Yahvé ? Est-ce que ton père croit en Allah/Dieu/Yahvé ? Est-ce que ta mère croit en Allah/Dieu/Yahvé ?" Ces questions au ton enfantin proviennent d'un document, élaboré dans le cadre d'une étude sur la diversité commandée par l'Assemblée de Corse que dirige Jean-Guy Talamoni, un nationaliste. Destiné aux élèves du primaire dès l'âge de 8 ans et à ceux du secondaire, il a pour ambition de mieux cerner les enjeux autour de la diversité et du multiculturalisme à l'oeuvre sur l'île. Révélée le dimanche 19 mars, notamment par Corse-Matin, cette enquête crée le malaise parce qu'elle entend sonder de jeunes enfants à propos de sujets brûlants sur lesquels ils n'ont pas forcément d'avis."
[...]
https://www.mediapart.fr/journal/france/210317/un-questionnaire-sur-la-religion-destine-aux-ecoliers-fait-polemique-en-corse


"Est-ce que tu en crois en Allah, Dieu, Yahvé ?" L'incroyable questionnaire donné à des élèves corses (Manon Gauthier-Faure)
Marianne - 19 mars 2017

"Deux questionnaires d'une vingtaine de pages ont été distribués aux élèves du primaire et du secondaire en Corse. Intitulés "La diversité en Corse", ils portent sur la religion et la langue que les enfants pratiquent chez eux, ou encore sur leurs habitudes alimentaires. "Corse Matin" a eu accès à ces documents.
"Est-ce que tu en crois en Allah, Dieu, Yahvé ?" ; "Est-ce que ta mère croit en Allah, Dieu, Yahvé ?" ; "Est-ce que ton père croit en Allah, Dieu, Yahvé ?". Voici trois des questions qui figurent dans deux formulaires intitulés "La diversité en Corse", distribués dans les établissements du primaire et du secondaire de la péninsule, auxquels Corse Matin a eu accès.
Le quotidien publie ce dimanche 19 mars une enquête autour de ces étranges questionnaires. L'un est destiné aux élèves des écoles primaires, le second aux collégiens et lycéens. "Elaboré par les enseignants-chercheurs de l'Università di Corsica", comme la première page du document le précise, tous deux émanent de l'Ecole supérieure du professorat de l'éducation de Corse (ESPE) (ancien IUFM, qui forme les professeurs des écoles) et ont été réalisés à la demande du président de l'assemblée de Corse nationaliste, Jean-Guy Talamoni, dans le cadre d'une commission chargée de travailler sur la diversité culturelle. [...]
Officiellement, ce document est destiné à la "réalisation d'un état des lieux quantitatif rendu indispensable pour évaluer l'importance de chacun des groupes culturels au sein de la population". Mais des élus, syndicats d'enseignants et professionnels de l'éducation protestent. "Des questions sur l'orientation de la religion ou la vie privée des élèves n'ont rien à faire dans un système éducatif laïc et républicain", Fabien Mineo, secrétaire du SNUIPP, dans les colonnes de Corse Matin. "Nous sommes clairement en dehors des clous. En tant que fonctionnaires, il nous est absolument impossible de proposer à des enfants de répondre à ce type d'enquête.""
[...]
https://www.marianne.net/societe/est-ce-que-tu-en-crois-en-allah-dieu-yahve-l-incroyable-questionnaire-donne-des-eleves


A Toulouse, rideau sur l'école musulmane (Jean-Manuel Escarnot)
Libération - 26 février 2017

"L'établissement Al-Badr, au Mirail, a été fermé de force lundi dernier, deux mois après une décision de justice. Une affaire qui illustre le statut controversé des lieux d'enseignement sans contrat. [...]
2 février, la mairie de Toulouse avait envoyé devant l'école des agents municipaux, accompagnés de policiers, distribuer des courriers aux parents leur demandant d'inscrire leurs enfants dans une autre école. Mais rien n'y faisait. Avant les vacances de février, quelque 80 élèves, selon le rectorat, se rendaient chaque matin dans cet établissement, devenu pourtant illégal... Il aura fallu attendre deux mois pour que les autorités parviennent à la fermeture effective. Lundi dernier, plusieurs équipages de police positionnés devant l'école, cette fois sous prétexte de "contrôle d'identité", ont permis l'application de la décision de justice. Depuis, les grilles sont restées fermées.
"L'exemple de cette école toulousaine est la parfaite illustration que notre régime de droit actuel organise l'impuissance publique. D'où la volonté que nous avions de le faire changer", commente, un peu amer, l'entourage de la ministre de l'Education. En juin 2016, Najat Vallaud-Belkacem présentait en effet un plan pour modifier le régime d'autorisation de ces écoles hors contrat, sans lien aucun avec l'Education nationale. Ces établissements, qui ne scolarisent qu'un petit pourcentage d'élèves en France (0,4 % des effectifs), sont en hausse depuis quelques années (+ 26 % entre 2011 et 2014). On en dénombre environ 1 300 sur le territoire, dont 300 confessionnels. L'école Al-Badr en est un."
[...]
http://www.liberation.fr/france/2017/02/26/a-toulouse-rideau-sur-l-ecole-musulmane_1551206


Le cours de religion sur la sellette dans les écoles publiques d'Alsace-Moselle (AFP)
Le Point - 25 juin 2016

"Faut-il maintenir une heure hebdomadaire de religion dans les écoles publiques d'Alsace et de Moselle? Le gouvernement a lancé une concertation sur le sujet, dans l'espoir d'aboutir à un "consensus", comme l'a souligné cette semaine le président Hollande à Strasbourg. Mais les associations pro-laïcité s'impatientent.
Dans les trois départements concernés - qui étaient allemands de 1871 à 1918 - les lois sur la laïcité votées en France durant cette période ne s'appliquent pas. Les cours de religion y sont donc toujours au programme des écoles publiques - même si la dispense est de droit pour toutes les familles qui la demandent.
Ces leçons sont dispensées par des intervenants payés par l'Education nationale mais choisis par les représentants des cultes reconnus (catholique, protestant et juif) qui en définissent aussi les contenus.
En avril dernier, un collectif d'organisations laïques et de syndicats enseignants - ainsi que la fédération de parents d'élèves FCPE - avait lancé depuis Paris un appel à réformer les modalités de cet enseignement, conformément aux préconisations formulées en mai 2015 par l'Observatoire de la laïcité, rattaché à Matignon.
"Ce que nous demandons, c'est que les parents qui ne veulent pas du cours de religion ne soient plus obligés de demander une dispense. A l'inverse, ce sont les familles qui le souhaitent qui devraient faire la démarche de s'y inscrire. Cela deviendrait une option", résume Michel Seelig, du collectif "Laïcité d'accord"."
[...]
http://www.lepoint.fr/societe/le-cours-de-religion-sur-la-sellette-dans-les-ecoles-
publiques-d-alsace-moselle-25-06-2016-2049605_23.php#xtmc=religion&xtnp=3&xtcr=26


Des élus s'inquiètent de la déscolarisation d'enfants musulmans (Caroline Beyer)
Le Figaro - 5 avril 2016

"Outre la religion, c'est la réussite scolaire des enfants qui pousse les familles musulmanes à sortir d'un système public qui ne semble plus tenir ses promesses.
Les blogs aidant les parents à proposer un enseignement à domicile qui "respectent strictement les préceptes islamiques" fleurissent sur Internet.
"Avenue des sours", "Apprends-moi Ummi", "Musulman productif"... Sur la Toile, les blogs et articles consacrés à l'enseignement à la maison se multiplient." De nos jours, ce que certains établissements choisissent d'enseigner à nos enfants peut être inapproprié", explique l'un d'eux. Mais il est possible de "contrôler" les apprentissages, "un point crucial pour tout parent souhaitant voir son enfant emprunter la voie de la vertu et de la piété", poursuit-il. Et de conclure: "L'école à domicile permet également de consacrer beaucoup plus de temps à l'étude de l'islam et à l'apprentissage du Coran."
Rappel du droit à l'instruction à domicile, du cadre légal, présentation de la pédagogie Montessori, méthodes d'apprentissage de l'arabe, ou encore fiches pédagogiques qui "respectent strictement les préceptes islamiques", sans "représentation d'âme", ni "dessin illicite", promet un autre blog..."
[...]
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/04/05/01016-20160405ARTFIG00359-des-elus-
s-inquietent-de-la-descolarisation-d-enfants-musulmans.php


Laïcité : je suis contre les cours de religion en Alsace-Moselle. Ce système est archaïque (Philippe Derrien)
L'Obs - 7 avril 2016

Propos recueillis par Anaïs Chabalier.
"En Alsace-Moselle, l'enseignement religieux est toujours au programme. Pour mettre fin à ce système, un collectif composé d'organisations laïques et d'instances éducatives a lancé un appel. Philippe Derrien, parent d'élève et administrateur de la FCPE du Bas-Rhin explique cette démarche.
Parent d'élève et administrateur de la FCPE du Bas-Rhin, j'ai participé à la création de l'appel pour mettre fin aux cours de religion obligatoires en Alsace-Moselle.
Ici, l'enseignement est toujours régi par un statut local et non par la séparation de l'Église et de l'État, comme c'est le cas dans le reste de la France.
Ainsi, nous devons demander une dispense si nous ne voulons pas que nos enfants assistent, chaque semaine, à une heure obligatoire de religion obligatoire.
Comme tous ceux qui ont signé cet appel, j'estime que ce système archaïque doit cesser.
À l'école élémentaire, les cours de religion sont dispensés par des enseignants volontaires ou par des ministres du culte, rémunérés par l'État, aux frais des contribuables.
Cette heure de religion est incluse dans les 24 heures de cours commun hebdomadaires prévus par l'Éducation nationale. Sur le cycle élémentaire, nos enfants ont donc 180 heures de cours en moins que les élèves du reste de la France, ce qui va à l'encontre du principe d'égalité.
Comme cette heure de religion est obligatoire, les parents qui ne souhaitent pas que leurs enfants y assistent doivent signer une dispense. À la place, les enfants suivront un cours de morale.
À la rentrée, ils sont donc obligés de révéler leur orientation religieuse et celle de leurs enfants, au chef d'établissement. Cela implique un "fichage" des familles en fonction de la religion, ce qui est contraire aux principes de la laïcité."
[...]
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1503772-laicite-je-suis-contre-les-cours-de-
religion-en-alsace-moselle-ce-systeme-est-archaique.html


Ces collégiens qui placent la religion avant l'école : l'étude qui accuse (L'Obs)
L'Obs - 3 février 2016

""Au commencement Dieu créa le ciel et la terre." Hélène, professeur de français depuis une quinzaine d'années, aime bien aborder les textes sacrés. Dans son collège du Val-d'Oise, toutes les religions sont représentées. "J'explique aux élèves que la Genèse est une parabole, un mythe. Mais beaucoup s'insurgent. Pour eux, la création du monde, ça s'est passé exactement comme c'est écrit dans la Bible ou le Coran."
L'école défiée par la religion ? Ces dernières années, les ingérences de la foi dans les établissements scolaires n'ont cessé de se multiplier. C'est dire l'impact considérable de l'étude que publie "l'Obs" en exclusivité, en partenariat avec France Inter. Pour la première fois, une enquête de terrain ausculte sur une grande échelle la force du sentiment religieux des jeunes, sa dimension identitaire et ses conséquences sur l'adhésion aux valeurs de la société française.
Organisée par le CNRS et Sciences-Po Grenoble et dirigée par Sebastian Roché, politologue spécialiste de la délinquance, elle a consisté à interroger 9.000 collégiens des Bouches-du-Rhône entre avril et juin 2015. [...]
Premier constat : l'intensité de la foi est variable selon les confessions. 83% des adolescents qui se sont déclarés musulmans, 22% des catholiques et 40% des autres confessions (juifs, protestants, etc.) considèrent la religion comme importante ou très importante.
La religiosité se traduit par un conservatisme certain, et une plus grande intolérance en matière de moeurs. Plus on est religieux, plus on remet en question les valeurs telles que l'égalité entre les hommes et les femmes ou la reconnaissance des droits des homosexuels."
[...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20160202.OBS3878/exclusif-l-ecole-defiee-
par-la-religion-l-enquete-qui-accuse.html


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