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Education et religion

2005

Revue de presse



En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
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Bataille pour l'école privée en Espagne
Le Monde - 15 novembre 2005 - (20 lignes)

Plusieurs centaines de milliers d’Espagnols ont manifesté, le 12 novembre dernier, à Madrid contre un projet de loi sur l'éducation présenté par le gouvernement socialiste de Zapatero.
Dans un pays où un tiers des élèves est scolarisé dans un établissement privé, les manifestants refusent "que l'Etat ait un droit de regard sur la répartition des élèves entre le public et le privé sous contrat". L'enseignement de la religion est l’autre cause de la mobilisation des opposants qui "veulent que la religion soit traitée à égalité avec les autres matières enseignées et compte pour la notation, le passage dans la classe supérieure ou l'accès à l'université."


L'Eglise espagnole fait donner les cloches contre Zapatero (François Musseau)
Libération - 14 novembre 2005 - (1/4 de page)

A l'initiative de la hiérarchie catholique, une grande manifestation s'est déroulée samedi à Madrid contre le projet de loi sur l'enseignement du gouvernement Zapatero. En tête du cortège de plusieurs centaines de milliers de personnes se trouvait l'état-major du parti populaire entouré de slogans "pour un enseignement dans la liberté".
Seulement six évêques (contre 20 lors de la manifestation contre le mariage gay) participaient à la marche. Cependant l'épiscopat espagnol avait fortement incité à la mobilisation contre cette loi "qui porte gravement atteinte à l'Eglise". Ce qui les gêne c'est que les collèges semi-privés ne pourront plus "trier les élèves à leur guise" et devront se plier au régime des établissements publics; mais c'est surtout le gel d'une loi approuvée par Aznar "qui rendait la matière de religion (catholique) obligatoire à l'école et décisive pour l'accès aux classes supérieures et à l'université".
Pour le politologue Gil Calvo, "dans un contexte de déchristianisation, l'église enrage de ne pas pouvoir renforcer son influence dans l'enseignement". En effet, en seulement quatre ans la part des jeunes pratiquants est passée de 28% à 14%. De même qu'à l’époque de Felipe Gonzalez dans les années 80, l'épiscopat a vertement critiqué "la fureur laïque" du gouvernement Zapatero.
Pour Teresa de la Vega, la numéro 2 du gouvernement, le dialogue est bloqué avec les évêques qu'elle accuse d'"intransigeance". "En Espagne, peut-être parce qu'elle craint de perdre ses énormes privilèges, notamment financiers (3 milliards d'euros d'apports de l'Etat par an), hérités du concordat de 1979, la Conférence épiscopale se montre plus furibonde." En Espagne, la séparation de l'Eglise et de l'Etat n'est encore qu'un "projet virtuel".


L'école islamique de Via Quaranta fait scandale
Le Figaro - 4 octobre 2005 - (1/6 de page)

Italie. Située dans une rue industrielle de la banlieue sud de Milan, cette école islamique accueille 511 élèves de la maternelle à la troisième. Depuis quatorze ans elle fonctionnait en toute illégalité. Mais à la rentrée, la Mairie a ordonné la fermeture de l’école à cause de l’exiguïté des locaux pour autant d’élèves. "C'était compter sans le climat de suspicion qui entoure mosquées et instituts culturels islamiques et sans les mesures de sécurité renforcées depuis les attentats de Londres et l'arrestation à Rome d'un des kamikazes..."
Il y a quelques jours deux manifestations ont eu lieu devant l’école, l’une de soutien aux parents d'élèves, avec les communistes et les Verts, l’autre de protestation qui "était organisée par la Ligue du Nord, aux cris de "Milan Chrétienne, jamais musulmane"."
Les responsables musulmans modérés approuvent la position du préfet Bruno Ferrante quand il affirme "ne pas pouvoir accorder de dérogation à une institution non reconnue". Ali Sharif, égyptien, le fondateur et directeur de l’établissement se défend d'avoir créé une école coranique. "Il se prévaut du sceau de la République égyptienne frappé sur tous les livres scolaires : "C'est la preuve que nos cours ont l'aval des autorités de notre pays"." Cependant aucune inspection d'académie n’en garantit la qualité.


A l'Institut catholique de Paris, la crise perdure malgré l'élection d'un nouveau recteur (Henri Tincq)
Le Monde - 1er octobre 2005 - (1/4 de page)

Pierre Cahné, 63 ans, ancien professeur de l'université Paris-IV, a été choisi par les évêques fondateurs de l'Institut catholique de Paris pour en être le nouveau recteur. Il n’est pas certain que cette nomination mette un terme à la crise provoquée par la démission de Joseph Maïla, le 14 juin dernier, démission qui avait été exigée par Mgr André Vingt-Trois, archevêque et chancelier de l'Institut catholique de Paris.
Le conseil d'établissement "s'interroge aujourd'hui sur la capacité de gestion et de direction de Pierre Cahné et soupçonne que "des critères idéologiques" ont présidé à son élection". Le conflit entre l’établissement catholique et sa "tutelle extérieure" n’est donc pas réglé. Outre des rivalités personnelles et une "guerre de chefs", les raisons de la crise sont liées "à une interrogation sur la vocation propre d'un établissement universitaire catholique". Déjà avec le cardinal Lustiger, l’archevêché n’envoyait plus ses séminaristes à la "Catho" au profit d’autres établissements (Rome, Bruxelles), "jugés doctrinalement plus sûrs".
En outre, l’ouverture en 1999 "d'un studium de théologie à l'Ecole cathédrale du diocèse de Paris a été considérée à l'Institut comme une concurrence déloyale". Le nouveau recteur devra faire preuve de beaucoup de patience et de diplomatie pour apaiser la crise.


Un collège musulman à Marseille en septembre
Libération – 1er Mars 2005 – (8 lignes)

L'UOIF (Union des organisations islamiques de France) a annoncé la création d'un collège, sans doute dans les quartiers Nord de la ville, qui offrira un cursus complet d'ici 2008. L'ouverture d'une classe de 6ème est prévue pour septembre 2005. Le site "comprendrait aussi une salle de prière et un centre culturel."


L'enseignement du fait religieux
Le Monde - 20 et 21 février 2005 - (33 lignes)

Il s'agit d'un des paragraphes de l'article du Monde, intitulé "Les députés veulent rendre l'apprentissage de "La Marseillaise" obligatoire", concernant l'examen du projet de loi Fillon à l'Assemblée Nationale.
Un amendement proposé par Jean-Pierre Brard, député PC de Seine-Saint-Denis, sur l'instauration de l'enseignement du fait religieux, a été adopté avec un large soutien de l'UMP et l'appui du Ministre.
Selon M. Brard "pour passer d'une laïcité d'incompétence, à une laïcité d'intelligence, nous devons enseigner l'histoire des religions d'une manière objective, scientifique et non pas confessionnelle."
Le texte de l'amendement stipule que "dans le respect de la liberté de conscience et des principes de laïcité et de neutralité du service public, il convient d'organiser dans l'enseignement public, la transmission de la connaissance et des références sur le fait religieux et son histoire".


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