|
Education et religion2010-2008Revue de presse
Codes couleur : En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants. En rouge foncé : citation ou extrait de l'article. Titre en gras. En mauve : commentaire ou appréciation particulière de "atheisme.free.fr" Le rectorat de Bordeaux sanctionne les traditionalistes du collège Saint Projet (AFP) Libération - 4 juin 2010 "Le recteur de Bordeaux a annoncé hier qu'il venait de mettre en demeure les parents d'élèves d'un collège catholique hors-contrat d'inscrire leurs enfants dans un autre établissement. Une décision qui fait suite à la diffusion d'un reportage sur France 2 pointant les dérives de cet établissement. Lors d'un contrôle effectué le 7 mai au sein du collège Don Bosco-Saint Projet, qui accueille une vingtaine d'élèves, les inspecteurs ont constaté que l'enseignement "reste lourd de carences notamment en histoire et en sciences". Le recteur Jean-Louis Nembrini précise que les heures d'enseignements en sciences de la vie sont insuffisantes et l'enseignement "en histoire est très marqué par un point de vue qui ne permet pas de former l'esprit critique des élèves" alors qu'aucun cours d'instruction civique n'est dispensé. Une partie du documentaire, "les Infiltrés" diffusé sur France 2 le 27 avril, montrait des élèves de l'école Saint-Projet tenant des propos racistes et antisémites." [...] http://www.libebordeaux.fr/libe/2010/06/le-rectorat-de-bordeaux-sanctionne-les-traditionnalistes -du-coll%C3%A8ge-saint-projet.html Russie. L'’école publique cherche à se convertir (Nezavissimaïa Gazeta) Courrier International - 3 septembre 2009 "Au printemps 2010, 12 000 écoles devraient intégrer dans leur programme un cours d’éducation religieuse. Mais les pouvoirs publics ont bien du mal à trouver la bonne formule d’enseignement." [...] Le droit accordé au Vatican de reconnaître des diplômes est une entorse à la laïcité (Jean-Michel Baylet) Le Monde - 21 mai 2009 Jean-Michel Baylet est président du Parti radical de gauche (PRG) et sénateur du Tarn-et-Garonne. "La liberté des universités catholiques en jeu. Dans la conception qu'en ont toujours eue les radicaux, le principe de laïcité n'est absolument pas une pensée de combat antireligieuse. C'est, au contraire, la vision d'un rempart de neutralité absolue protégeant toutes les institutions publiques - et spécialement l'école - contre les influences confessionnelles certes, mais aussi économiques ou partisanes. Selon cette approche, c'est la laïcité elle-même qui garantit le libre exercice des choix de conscience, notamment des choix religieux par des citoyens librement éclairés. Telle est la philosophie qui nous permet aujourd’hui encore, pour ce qui concerne la France, d’affirmer que l’école libre est l’école de la République. En application de ce principe, l’Etat détient le monopole de la délivrance des diplômes, monopole qu’il exerce, pour l’enseignement supérieur, par le biais des universités publiques. Hors le cas des départements concordataires d’Alsace-Moselle, les instituts d’enseignement supérieur privés existant en France doivent faire valider leurs formations profanes (l’enseignement théologique n’étant à l’évidence pas de la compétence de l’Etat) par des universités publiques ou par des jurys installés par l’autorité étatique. Tout aurait pu continuer ainsi, à la satisfaction des parties concernées, sans la volonté du chef de l’Etat, exprimée dans son fameux discours de Latran, de replacer l’identité collective et républicaine française dans une sorte de berceau chrétien, ou encore de matrice catholique, renvoyant à égalité les figures emblématiques du curé et de l’instituteur, incarnations de la foi et de la raison." [...] Quand le prêtre formera l'instituteur (Caroline Fourest) Le Monde - 2 mai 2009 L'Elysée bénit les diplômes cathos (H.L.) Le Canard Enchaîné - 22 avril 2009 "Sarko vient donc de torpiller un des piliers de la laïcité. Un décret du président de la République, paru le 19 avril au "Journal Officiel", abolit de facto une vieille loi de 1880 qui enlevait aux établissements catholiques le droit de distribuer des diplômes universitaires reconnus par l'Etat. Le décret légalise les termes d'un accord, signé le 18 décembre dernier, entre le Saint Siège et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner portant sur la reconnaissance mutuelle des diplômes. Désormais, seul un hypothétique recours devant le Conseil d'Etat pourrait faire capoter cette œuvre pie. L'accord s'applique, en effet, aussi bien sur le territoire du Vatican qu'en France aux "universités catholiques, facultés ecclésiastiques et établissements supérieurs dûment habilité par le Saint-Siège". En clair, les facs cathos, qui enseignent aussi bien la théologie que la médecine, les lettres, le droit ou l'économie, pourront, elles aussi, délivrer des doctorats, des masters ou des licences. [...] A ce train-là, Sarko va finir par être béatifié." L’Etat a des sous pour l’école privée, pas pour le public (Henri Pena- Ruiz) Libération – 9 avril 2008 (1/6 de page) Henri Pena- Ruiz, philosophe, spécialiste de la laïcité, est écrivain, professeur et ancien membre de la commission Stasi. "Le gouvernement projette de créer un fonds spécial pour subventionner la création d’une cinquantaine de classes d’enseignement privé dans les cités en septembre 2008, dans le cadre du plan espoir banlieues annoncé par Nicolas Sarkozy, le 8 février. Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Eric de Labarre, se frotte les mains. Dans le même temps, plus de 11 000 postes d’enseignants vont être supprimés dans l’enseignement public. Faut-il également préciser que le rapport de la commission Stasi rappelait l’Etat à ses devoirs en lui demandant de créer des écoles publiques dans les communes qui en sont dépourvues ? Là est la priorité véritable de l’argent public. L’argent payé par des contribuables athées ou agnostiques va donc servir à diffuser la foi, au lieu d’être consacré à la qualité de l’instruction et de l’éducation publiques. Il est vrai que le Président a osé dire que le curé ou le pasteur font mieux que l’instituteur, déconsidérant au passage ceux dont son ministre assure pourtant qu’il faut les entourer de respect." [...] ![]() ![]() |