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Christianisme

Revue de presse



En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Thèmes connexes : Bible, Cinema : "La passion du Christ", Eglise catholique, Les évangéliques, Jésus Christ, Jean Paul II, Protestantisme
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Et les racines païennes de la France, sacrebleu ? (Guillaume Lecaplain)
Libération - 15 janvier 2017

"Quiz. Brandie comme un symbole indépassable de notre pays, la religion catholique s'est pourtant agglomérée à une tradition de paganisme dont il reste de nombreuses traces. Saurez-vous les dénicher ?
Assumé par Manuel Valls, revendiqué par François Fillon, l'héritage catholique de la France est déjà devenu l'un des thèmes de la campagne pour la présidentielle. "La France est un pays aux racines chrétiennes", a dit le premier, "je suis gaulliste et, de surcroît, je suis chrétien", a posé le second, divisant son propre camp. Bruno Retailleau soutient son candidat (selon lui, "se dire chrétien, ce n'est pas blesser le principe de laïcité de l'Etat"), tandis qu'Henri Guaino ou François Bayrou désapprouvent. Pour mettre tout le monde d'accord, il suffit de creuser assez profond : alors que la christianisation a été un processus très long, les racines de la France ne sont-elles pas d'abord païennes ?"
[...]
http://www.liberation.fr/france/2017/01/15/et-les-racines-paiennes-de-la-france-sacrebleu_1540355


La RATP critiquée pour sa censure sur la mention "chrétiens d'Orient" (rédaction de Médiapart)
Médiapart - 6 avril 2015

"Des responsables politiques de tous bords ont appelé dimanche 5 avril la RATP à revenir sur sa décision de refuser la mention "au bénéfice des chrétiens d'Orient" sur une affiche publicitaire d'un concert du groupe Les Prêtres.
La Coordination chrétiens d'Orient en danger (CHREDO) a décidé de son côté de maintenir sa plainte contre la Régie autonome des transports parisiens, qui a tenté sans succès de proposer un compromis.
La RATP avait refusé dans un premier temps la mention "au bénéfice des chrétiens d'Orient" sur cette affiche au nom du "principe de neutralité du service public" dans "le contexte d'un conflit armé à l'étranger"."
[...]
http://www.mediapart.fr/journal/france/060415/la-ratp-critiquee-pour-sa-censure-sur-la-mention-chretiens-dorient
(Le CHREDO peut remercier la RATP pour cette séquence de publicité inespérée.)


Chrétiens d'Orient : la petite histoire du "noun", ce symbole de solidarité né en France (Alexandre Sulzer)
L'Express - 19 août 2014

"Sur Twitter ou Instagram dans le monde entier, une lettre arabe dénonce le massacre des chrétiens en Irak. Cette initiative, lancée par une Française de 19 ans, est reprise en France par beaucoup de personnalités politiques, quasi exclusivement de droite.
Les habitués de Twitter l'ont sans doute remarqué : depuis plusieurs semaines, une sorte de "U" surmonté d'un point accompagne le nom de certains comptes Twitter quand ce symbole ne remplace pas purement et simplement la photo de profil.
Il s'agit en réalité de la lettre "N" de l'alphabet arabe (le "noun"). Une référence au signe distinctif choisi par l'Etat islamique pour désigner les maisons des chrétiens à Mossoul et leur demander de payer un impôt spécial ou de se convertir à l'islam sous peine d'être tués."
[...]
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/chretiens-d-orient-la-petite-histoire-
du-noun-ce-symbole-de-solidarite-ne-en-france_1568954.html?xtmc=catholique&xtcr=2


Qui sont les chrétiens d'Irak ? (Mathilde Damgé)
Le Monde - 6 août 2014

"Des milliers d'Irakiens chrétiens ayant déjà fui l'offensive djihadiste à Mossoul ont été contraints de poursuivre leur exil, rapportait l'Agence France-presse mercredi 6 août. Les djihadistes se sont emparés, jeudi 7 août, de Karakoch, la plus grande ville chrétienne d'Irak, près de Mossoul. Ils auraient au préalable attaqué trois villages où les chrétiens avaient trouvé refuge après la prise de contrôle de la grande ville du Nord, il y a deux mois.
La prise de Sinjar, située à 50 kilomètres de la frontière syrienne, dimanche, a poussé sur les routes des milliers de personnes, jusqu'à deux cent mille, selon l'Organisation des Nations unies. Une grande majorité d'entre eux est de confession chrétienne. Mais qui sont ces "chrétiens d'Irak" ?
La communauté des chrétiens d'Irak est composée d'une mosaïque de courants, des catholiques en majorité, mais aussi des orthodoxes et une minorité de protestants. Gérard-François Dumont, professeur à la Sorbonne, recense une douzaine de dénominations chrétiennes en Irak."
[...]
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/08/06/qui-sont-les-chretiens-d-irak
_4467331_4355770.html?xtmc=religion&xtcr=32


Le tribunal de Fès acquitte un jeune homme ayant reconnu sa conversion au christianisme
Panoramaroc - 14 février 2014

"Après avoir été condamné à deux et demi de prison en 1ère Instance pour "diffusion du christianisme et atteinte à la foi des musulmans", un jeune homme de la région de Taounate, Mohamed el Baladi, a été acquitté en appel après que le parquet ait renoncé à réclamer sa condamnation.
Le verdict a surpris l'assistance qui s'attendait à une confirmation du jugement de 1ère Instance pour ce jeune homme qui avait été condamné, donc, à deux ans et demi d'incarcération et qui avait déjà passé 30 jours en détention. La Cour d'appel de Fès lui avait accordé la liberté provisoire et, après trois audiences, a finalement décider de casser le premier jugement.
Commentant ce verdict, l'avocat d'el Baladi, Me Mohamed Ouazzani Chahidi Benabdallah a expliqué que le tribunal avait observé scrupuleusement les termes de la loi et les stipulations du Code pénal qui, en son article 220, dispose que : "Est puni de la même peine (six mois à trois ans de prison), quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d'ébranler la foi d'un musulman ou de le convertir à une autre religion, soit en exploitant sa faiblesse ou ses besoins, soit en utilisant à ces fins des établissements d'enseignement"."
[...]
http://www.panoramaroc.ma/fr/le-tribunal-de-fes-acquitte-un-jeune-homme
-ayant-reconnu-sa-conversion-au-christianisme/


Christianisme : dé-théologiser l'histoire (Jean Paul Yves Le Goff)
Médiapart - 31 octobre 2013

"Une théorie relativement récente fait de l'évangéliste Luc le premier historien du christianisme. L'histoire des origines du christianisme, selon cette perspective, s'écrirait quelques décennies à peine après les origines elles-mêmes. Cette théorie est discutable. D'ailleurs, il était jusqu'alors habituel de considérer Eusèbe de Césarée, auteur du IVème siècle, comme ce premier historien. Si Luc est le premier historien, les origines du christianisme n'ont rien d'obscur, contrairement à ce qui a été soutenu par de nombreux historiens depuis le XVIIème siècle.
Si l'on crédite d'authenticité le Nouveau Testament, ces origines sont très claires : c'est la vie, l'enseignement, la mort, la résurrection de Jésus de Nazareth et la foi de ses disciples. Mais selon les critères ordinaires de l'histoire générale - toute la question étant de savoir si, en l'occurrence, ils s'appliquent - le Nouveau Testament pose de nombreux problèmes quant à sa validité historique.
Le premier est que ses auteurs - quels qu'ils soient - sont profondément engagés dans des controverses de doctrine, au moment où - quelque ce soit ce moment - ils rédigent leurs témoignages, dont il convient de remarquer qu'il y a très peu d'évidence qu'il s'agisse de témoignages oculaires.
Il serait sans doute un peu exagéré de voir ces auteurs comme des façonneurs de théologie, mais il est, en revanche, hors de doute qu'ils défendent une certaine "christologie", c'est-à-dire une certaine conception de la personne et de la nature de ce que l'on nomme le Messie."
[...]
http://blogs.mediapart.fr/blog/jeanpaulyveslegoff/311013/christianisme-de-theologiser-lhistoire


"Le christianisme, religion la plus agressée" dans l'art (Olivier Delcroix)
Le Figaro - 30 octobre 2011

""Notre époque est passée championne dans l'art de défigurer les icônes du christianisme. Mais c'est dans sa vocation d'endurer cela intelligemment", estime le dominicain François Bospflug.
Professeur d'histoire des religions à la faculté de théologie catholique de l'université de Strasbourg, le dominicain François Boespflug est l'auteur d'une monumentale histoire de l'Éternel dans l'art... "
[...]
http://recherche.lefigaro.fr/recherche/access/lefigaro_fr.php?archive=BszTm8dCk7
8atGCYonbyzsUsakdOSZMoOFy9A68%2BsvWWtD7cfAEhCEieS58xuI31u2IGtjAq08M%3D


Oslo : retour sur le fondamentalisme chrétien
Marianne2 - 28 juillet 2011

"Philippe Simonnot, docteur ès sciences économiques, spécialiste des religions, a consacré une partie de son ouvre aux rapports des mysticismes avec le pouvoir économique et politique. Il y observe la montée des fondamentalismes et leurs points communs avec les idéologies extrêmes. Dans son dernier livre, Delenda America, qui vient de paraître aux Editions Baudelaire, il a imaginé un personnage d'origine juive passant à un islamisme terroriste pour mettre fin, selon lui, à la conjuration judéo-chrétienne qui a conduit Israël dans une impasse.
Tout d'un coup, l'Europe aux anciens parapets découvre le fondamentalisme chrétien à travers la tuerie obscène perpétrée par Anders Behring Breivik. Cet aspect religieux de l'assassin a été très vite gommé. Il vaut mieux le taxer de démence pour la tranquillité des ouailles. Aux Etats-Unis, on est davantage habitué aux démences des fous du dieu biblique. Sur le Vieux Continent, l'Eglise, de quelle obédience qu'elle soit, doit rester insoupçonnable. Pourtant, le christianisme comme les autres religions monothéistes issues de la Bible - pour ne parler que d'elles -, est porteur ou complice de la violence la plus extrême. Pas la peine de remonter aux Croisades ou à l'Inquisition pour s'en rendre compte. Il suffit de se souvenir de la compromission directe des "chrétiens allemands" (ainsi se qualifiaient certains protestants du 3ème Reich), avec le nazisme. Pour ne rien dire du péché par omission du Vatican sur le génocide des juifs. Ou de la collaboration ardente de chrétiens de toutes obédiences aux guerres coloniales - au nom de la civilisation occidentale (chrétienne).
Les plus actifs aujourd'hui parmi les fondamentalistes chrétiens sont les "Evangélistes" et autres Pentecôtistes, d'origine protestante. A propos de leur enseignement, on emploie le terme de "fast-religion" (par allusion au fast-food) car ses apôtres ne s'embarrassent ni de subtilités théologiques ni de rites compliqués. D'où la rapidité foudroyante de leurs succès."
[...]
http://www.marianne2.fr/Oslo-retour-sur-le-fondamentalisme-chretien_a208841.html


Comment le christianisme est devenu une vaste machine de coercition...
L'Humanité - 13 novembre 2010

A propos du livre d'Éric Stemmelen "La Religion des seigneurs. Histoire de l'essor du christianisme entre le Ier et le Vie siècle" (Editions Michalon)
"Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre. Quatre athées et agnostiques scrutant les textes chrétiens des origines. Mordillat et Prieur, les plus provocateurs, ceux dont les séries pour Arte (Corpus Christi, l'Origine du christianisme, l'Apocalypse) et les essais (Jésus contre Jésus, Jésus après Jésus, Jésus sans Jésus) (1) ont fait se dresser contre eux la clique catholico-traditionaliste qui prospère à la Sorbonne et dans certains journaux. Pierre-Antoine Bernheim, le plus méthodique, dont le Jacques, frère de Jésus (2) est devenu une référence mondiale malgré les remarques désobligeantes ("juif Bernheim"). Et maintenant, Éric Stemmelen, le lecteur infatigable, dont la Religion des seigneurs (3) attaque l'histoire du christianisme par le versant économique et social, remettant en question l'apologétique qui voudrait que ce mouvement religieux ait été le produit d'une immense ferveur populaire, un soulèvement de foi et d'espérance. (...)
Le christianisme n'est pas une religion populaire, c'est une religion qui a été ordonnée au peuple et, avec elle, son exaltation de la souffrance, sa glorification de la résignation, son goût morbide pour le sang, sa haine du corps, sa morale sexuelle répressive, etc. D'une foi rebelle à tout pouvoir née dans une petite secte juive, le christianisme, se confondant avec l'empire, va devenir la plus grande machine de coercition jamais apparue sur terre. Comme on peut le lire dans l'évangile selon Matthieu?: "Ce sont les violents qui l'emportent."
(1) Jésus contre Jésus, Jésus après Jésus et Jésus sans Jésus, de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur (Points/Seuil). (2) Jacques, frère de Jésus, de Pierre-Antoine Bernheim (Noesis). (3) La Religion des seigneurs, d'Éric Stemmelen (Michalon)."

http://www.humanite.fr/12_11_2010-comment-le-christianisme-est-devenu-une-vaste-machine-de-coercition-457587


La chasse aux chrétiens (Jacques Julliard)
Le Nouvel Observateur - 14 octobre 2010

"Le christianisme est devenu, de loin, la religion la plus persécutée. Mais l'Occident fait l'autruche
Ce n'est rien. Rien que des chrétiens qu'on égorge. Des communautés religieuses que l'on persécute. Mais où cela ? - Un peu partout. En Inde, au Bangladesh, en Chine, au Vietnam, en Indonésie, en Corée du Nord. Là où ils sont minoritaires. Et surtout en pays musulman. Et pas seulement en Arabie Saoudite où le culte chrétien est puni de mort. Mais en Egypte, en Turquie, en Algérie. Dans le monde actuel, le christianisme est de loin la religion la plus persécutée. Mais c'est au Proche-Orient, là même où le christianisme a pris naissance, que la situation est la plus grave. En Turquie, les communautés chrétiennes qui sont les plus anciennes, antérieures à l'islam, sont menacées de disparition. En Egypte (coptes), au Liban (maronites en particulier), elles se replient sur elles-mêmes ou émigrent en Occident. En Irak, la guerre a précipité les chrétiens dans le malheur. Près de 2 000 morts, des populations déplacées par centaines de mille, notamment vers le Kurdistan turc, plus accueillant. On ne compte plus, à travers le Proche-Orient, les communautés attaquées, les dignitaires religieux assassinés, les églises brûlées, les interdictions professionnelles, de droit ou de fait, dont sont victimes les chrétiens. Un génocide religieux à la petite semaine. (...)
Une sorte de Yalta culturel d'un type nouveau est en train de s'instaurer de fait : en Orient, le monopole d'une religion unique de plus en plus intolérante, l'islam. En Occident, le pluralisme, la tolérance et la laïcité. Ce Yalta est, comme l'autre, générateur de guerre froide, pour ne pas dire davantage. Il faut donc, sans arrière-pensée ni faiblesse complaisante, défendre le droit des chrétiens d'Orient à l'existence."

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/edito-et-chroniques/101334/la-chasse-aux-chretiens.html



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