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Blasphème

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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Quand les anti-blasphème faisaient leur cinéma (Philippe Roussin)
Libération - 10 janvier 2018

A propos du livre de Jeanne Favret-Saada : Les Sensibilités religieuses blessées : Christianisme, blasphèmes et cinéma 1965-1988, Fayard.
"A partir de l'exemple de quatre films sortis entre 1965 et 1988, Jeanne Favret-Saada analyse la façon dont les dévots ont réorienté la notion d'outrage à Dieu pour en faire une insulte contre les croyants.
Comme tous les livres importants, celui-ci vient de loin, a été longuement mûri et arrive à son heure. Jeanne Favret-Saada, anthropologue que ses travaux sur la sorcellerie dans le bocage normand ont rendue célèbre dans les années 70, a commencé à s'interroger sur le mot et la notion de blasphème à la fin des années 80, au moment où ils s'invitaient dans l'espace public, à l'occasion des campagnes violentes contre le film de Martin Scorsese la Dernière Tentation du Christ et le roman de Salman Rushdie les Versets sataniques.
Les Sensibilités religieuses blessées traite de quatre affaires de censure et d'interdiction cinématographiques survenues entre 1965 et 1988. [...] Le livre retrace un moment de l'histoire de la liberté d'expression dans le secteur du cinéma, mais il analyse surtout les déplacements d'ampleur opérés, au cours de la période, par les églises et les associations chrétiennes autour du concept de "blasphème"."
[...]
http://next.liberation.fr/livres/2018/01/10/quand-les-anti-blaspheme-faisaient-leur-cinema_1621581


Mauritanie : le blasphème sera systématiquement passible de la peine de mort (avec AFP)
Le Monde - 17 novembre 2017

"Dix jours après l'allégement de la peine d'un blogueur jugé pour "mécréance", le gouvernement durcit considérablement sa législation.
Le gouvernement mauritanien a adopté un projet de loi durcissant la législation contre les auteurs d'apostasie et de blasphèmes, qui seront désormais passibles de la peine de mort, sans tenir compte d'un éventuel repentir, a indiqué vendredi 17 novembre, l'agence officielle mauritanienne AMI.
"Le présent projet de loi vise à abroger et remplacer l'article 306 du Code Pénal en vue de durcir les peines prévues à l'encontre du blasphémateur", a précisé le gouvernement. "Chaque musulman, homme ou femme, qui se moque ou outrage Allah ou Son Messager (Mahomet) - Paix et Salut sur Lui - ses anges, ses livres ou l'un de ses Prophètes est passible de la peine de mort, sans être appelé à se repentir. Il encourt la peine capitale même en cas de repentir", stipule le texte, selon le ministre de la Justice, Brahim Ould Daddah.
Le 9 novembre, un Mauritanien détenu depuis près de quatre ans pour un billet de blog jugé blasphématoire avait vu sa condamnation à mort convertie en une peine de prison de deux ans. La décision de la Cour d'appel de Nouadhibou (nord-ouest), saluée notamment par Amnesty International, avait provoqué un tollé dans cette république islamique."
[...]
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/17/mauritanie-le-blaspheme-sera-systematiquement-passible-de-la-peine-de-mort_5216590_3212.html?xtmc=religion&xtcr=45


Le gouverneur de Jakarta en prison pour "blasphème" (Laurence Defranoux)
Libération - 9 mai 2017

"C'est un coup de poignard dans le rêve d'une Indonésie tolérante et multiconfessionnelle. Ahok, gouverneur de Jakarta, a été condamné mardi à deux ans de prison pour "blasphème contre l'islam" et emprisonné. Un verdict d'une sévérité inouïe, alors que les procureurs ne réclamaient qu'une mise à l'épreuve. Massés devant le tribunal, les partisans d'Ahok sont restés silencieux, pendant que les musulmans conservateurs criaient "Dieu est grand".
La sentence est un mauvais signal pour les minorités religieuses et ethniques de ce pays peuplé à 80 % de musulmans. Car Ahok a la particularité d'appartenir à deux minorités : les Indonésiens d'origine chinoise et les chrétiens. Son premier mandat avait été un élément de stabilité pour le pays. Ultrafavori à sa réélection, il avait, au début de sa campagne, accusé ses adversaires d'instrumentaliser le verset du Coran qui suggère que les musulmans n'ont pas le droit de choisir des non-musulmans comme chefs, en lançant : "Ne vous sentez pas mal à l'aise à l'idée de ne pas pouvoir voter pour moi de crainte d'aller en enfer, parce qu'on vous ment.""
[...]
http://www.liberation.fr/planete/2017/05/09/le-gouverneur-de-jakarta-en-prison-pour-blaspheme_1568437


Un jeune écrivain accusé de blasphème en Algérie (Margaux Boddaert)
Libération - 15 mars 2017

"Il a été convoqué le 28 février par la police judiciaire de Tipaza, à 70 kilomètres d'Alger, où il a dû s'expliquer sur des passages de son roman. Anouar Rahmani s'est retrouvé face à sept policiers. Ils lui ont posé des questions sur ses croyances, ses pratiques religieuses et un peu sur son livre, d'après le récit qu'il a fait à Human Rights Watch. Dans l'un des chapitres de la Ville des ombres blanches, publié sur Facebook en août 2016, un enfant discute avec un sans domicile fixe qui se fait appeler "Dieu" et affirme avoir créé le ciel avec du chewing-gum. Le roman raconte également une relation homosexuelle entre un combattant pour l'indépendance de l'Algérie et un colon français pendant la guerre.
Les policiers ont fait signer à Anouar Rahmani un procès-verbal après dix heures d'interrogatoire. Le document précise qu'il fait l'objet d'une enquête en vertu de l'article 144 bis du code pénal algérien : il risque entre trois et cinq ans d'emprisonnement et 100 000 dinars d'amende, soit environ 850 euros, pour "offense au Prophète" et "dénigrement du dogme ou des préceptes de l'islam". Anouar Rahmani a été laissé en liberté dans l'attente de la décision du procureur de l'inculper ou non."
[...]
http://www.liberation.fr/planete/2017/03/15/un-jeune-ecrivain-accuse-de-blaspheme-en-algerie_1553873



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