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La femme et le fait religieux

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par Gral   -   9 juillet 2005

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1 - La Création


1.1 - Bref aperçu d'une création

Les ariens [ou arianistes] disaient que le Logos ne pouvait être homme !
Pour la création du monde humain, deux écoles sont en opposition avec la sempiternelle question : qu’est-il arrivé en premier, l’œuf ou la poule ?
La première implique, bien qu’il n’y eût jamais aucun témoin, et c’est la force du monothéisme "la théorie des moteurs" :
Pour faire un enfant, il faut des parents ; pour faire ces parents, il a fallu d’autres parents… et le monothéisme israélite parachute un Adam tout fait créé par un dieu sans que celui-ci ait eu à copuler dans la glaise (prémisses d’une poupée gonflable !). Image peu reluisante pour un dieu et qu’ont pourtant adoptée les Dogons et bien d’autres peuples africains. Dieu aurait créé l’homme en premier en partant de la terre. De là serait née la dissidence entre l’esprit habitant l’être et l’être sans esprit. Les saintes écritures reconnaissent une âme à la femme. L’homme vient de la terre et a été créé par le souffle de l’esprit et la femme issue de l’homme, soit en partant de l’homme mais pas de la terre, donc point ne lui est besoin d’esprit.
Une variante ésotérique pourrait dire que l’objet ainsi crée possède une portion de l’aura énergétique (vie, fiche génétique, âme ?) de son précédent propriétaire … mais c’est là digression.

Pour éviter le piège du raisonnement de la théorie du moteur initial, piège dans lequel est tombé la religion monothéiste et qui explicite que dieu aurait choisi la voie du mal. Caïn tuant Abel, quel est donc le départ de la lignée humaine ? Intervention diaboliquement (le diable est une invention de l’Église catholique romaine) inhumaine ? Avec qui Ève aurait-elle eut des rapports pour perpétuer la race humaine ? Avec le serpent ? Avec… ? Étant doublement impossible qu’Abel et Caïn se soient reproduits sans intervention extérieure ou divine !
"Tu ne coucheras pas avec un homme comme l’on couche avec une femme" nous stipulent les saintes Ecritures !
Nous remarquerons que dès le début, à part Ève qui n’a pas eu de fille, il n’y a pas de femme pour perpétrer l’espèce humaine !
La religion juive tourne la difficulté en inventant des cousins à Adam et Eve donc implicitement un dieu plus prolifique dans sa création... mais dieu s’est empressé de chasser Adam et Ève du paradis pour "faute", l’homme c’est, lui, empressé d’en responsabiliser la femme.

L’autre école, celle du new âge, implique une intervention d’origine extra-terrestre. L’homme serait un animal "génétiquement modifié" par une intervention extérieure. Ceci explique-t-il son besoin de géniteur divin et son besoin de créer à son tour et à son image ? Le gros point est qu’elle rajoute une ou x étapes dans la théorie des moteurs et rejoint celle de l’évolution.
Cela laisse une place pour ne pas nier une hypothèse mythologique puisque les dieux qui sont venus sur terre, virent que les femmes des humains étaient belles. Ils décidèrent de s’accoupler avec elles (source : la Bible). Les dieux seraient plusieurs ce qui n’est pas contredit par Yahvé en effet, ne dit-il pas : "tu n’auras pas d’autre dieu face à moi". C’est, implicitement, reconnaître qu’il n’est pas le seul !!! Cela répond-il à notre question concernant Ève ?
Il y aurait plusieurs dieux et des croisements entre eux et nos femmes terrestres. Ceci aurait pu engendrer une race de géants dont les traces restent dans nos mythologies et dans l’atavisme des hommes à devenir eux-mêmes des dieux et vouloir créer. Ces dieux pouvant être issus des étoiles, mais là encore c’est déplacer la théorie des moteurs d’un étage ou de plusieurs. Voir au sujet des géants :
- Dans la bible le livre d’Enoch, Genèse 6.4, Les nefilims sont des anges qui épousèrent des femmes… http://fr.wikipedia.org/wiki/Nephilim_(Bible)
Nefilims (de nephyl, mot hébreu pour géant).
- Génèse 14:5 les Anakim (fils d’Anak) ou les refaim seraient des géants. http://www.bible-ouverte.ch/repons52.htm
Voir aussi : http://www.onnouscachetout.com/themes/mythes/geants.php

D’un côté, le bouddhisme, héritier d’une sagesse indienne multi séculaire semble concevoir que la poule soit là dès le départ et que ce sont ses connaissances (instinctives, hormonales et génétiques) qui la poussent à couver et ""éduquer" son poussin !
Pour le bouddhisme, il n’existe ni âme éternelle, ni dieu, ni dieux créateurs. L'absence de divinité n’est pas un postulat, mais la conséquence du principe de la production conditionnée : "rien n'est sans cause et rien n'est sa propre cause". Le bouddhisme peut donc être considéré, de ce point de vue-là, comme une philosophie athée.
Sources : http://atheisme.free.fr/Themes/Bouddhisme.htm.
Exit dieu, il n’est plus utile et la solution n’est ni si mauvaise que cela.
Elle conduit à la liberté de chacun, la liberté de décision, de choix, de paganisme ou de polythéisme mais aussi de diversion et dispersion des dons aux idoles. Le paysage polythéisme/monothéisme a été secoué dans l’ancienne Égypte avec le passage vers un monothéisme pour le dieu solaire Ra (ou Rê) car les oboles qui étaient dons des gens à leurs dieux ou idoles devenaient dons au temple et aux castes des prêtres. Un seul dieu ébréchait sérieusement ce commerce lucratif et nourrissant !

De l’autre, nous pourrions avoir selon la théorie darwinienne de l’évolution, celle d’un primate en humain qui s’adapterait et proliférerait, ce qui éviterait de faire remonter la création de l’homme à 4 ou 5 000 ans comme le font les créationnistes en cherchant la date de création de l’homme dans les Ecritures.

Le côté affectif de l’homme a été exploité par d’autres qui ont voulu le subjuguer, contrôler ses pensées et le réduire à l’état de pantin, marionnette, polichinelle (souvenez-vous des Parques ou des Moires)… ils se sont promus (ou l’ont été) dieu avec un message qui ne réponde plus à celui des sources initiales donc qui profite à un système…
Nous avons : Vie mutation adaptation évolution… Mutation, risque de souffrance justification de celle-ci par le péché, création de la prière idoine que l’on saura faire payer et fructifier. L’invention du monothéisme en obligeant les masses à n’avoir connaissance que d’un seul dieu, un seul groupe de serviteurs pour ce dieu permettait de canaliser ses oboles pour faire vivre "gratos" les membres dudit clergé donc un parasitage de la société par des improductifs.
Plusieurs dieux entraînent plusieurs servants "à plein temps", un seul aussi !!!

Dans la Torah (la Bible des hébreux), dieu aurait créé la femme l’avant-dernier jour, en la séparant d’Adam. Apparemment, cela l’aurait épuisé puisqu’il s’est reposé le dernier jour !
  • premier point, le dieu de la bible aurait pris un os tordu chez l'homme pour créer la femme. Les humoristes pensent que cela a marqué la femme dans son caractère…
  • dans d'autres religions païennes, dieu aurait mis sa semence dans une boulette de glaise pour créer l'homme.
  • l l'aurait aussi créé en façonnant une image dans la boue et en soufflant dessus…
    Nous noterons au passage la faiblesse d’imagination des créateurs de dieu, d’un dieu à image masculine, membré…
L'homme étant mortel par nature, il lui a fallu un responsable de sa perte d'immortalité. La femme transmettant la vie et ne pouvant se défendre, donc en état de dépendance vis à vis de l'homme, était toute indiquée pour en assumer la responsabilité. Un petit péché originel par ici résolvait l'affaire par là ! Et justifiait la mort.
Il est possible qu'il y ait un atavisme chez l'homme remontant à l'époque du matriarcat. Epoque datant de plus de 5 000 ans. Que s'était-il passé pour que l'homme voulût imposer le patriarcat ? L'homme voulut-il être sûr d'élever sa progéniture ? Il ne pouvait plus laisser la femme le gouverner / commander / régir. Alors, il s'en est remis au fait religieux.
Une autre hypothèse dit que dieu aurait créé un être androgyne homme et femme avant de le séparer en deux entités distinctes, complémentaires, pouvant se reproduire initialisant ainsi la prospérité de l’espèce.
L’homme aurait été créé par dieu en partant de la terre, humus, (homo aurait la même racine qu’humus), la femme serait, elle, issue d’un os de l’homme (une côte) d’après la bible, ce qui lui dénierait la possibilité d’avoir une âme et donc d’être, elle aussi, issue de la terre !
Ce ne sont peut-être que billevesées et jeux de mots d’une Église triomphante dans ce domaine mais il est dit aussi dans la bible que dieu créa Adam, l’homme de la terre. Et aussi qu’il le créa homme et femme.
Cela permettait à L’Église d’imposer un dieu dans sa fumeuse théorie des moteurs. Pour faire quelque chose, il faut quelque chose et en remontant ainsi d’étage en étages, on arrive au moment où il faut admettre que "quelque chose" ait toujours été : dieu… CQFD !
Pour la résolution du célèbre problème de l’œuf ou la poule, c’est une poule (divine)…

Le paganisme égyptien a donc stipulé que l’homme avait une âme d’essence divine, attribut réservé aux dieux, fils des dieux, aux pharaons, puis aux dirigeants. Sources : (http://cabanel.jennifer.free.fr/reserve_2/revelations.doc) avant que d’être attribuée à tous les mortels par le monothéisme hébreu. La religion juive étant le premier monothéisme découlant d’un séjour du peuple élu en Égypte, elle a ensuite été plagiée par les autres religions dont le christianisme de l’Église catholique romaine. Voir à ce sujet notre insert : http://atheisme.free.fr/Contributions/Mensonges.htm.


1.2 - Enseignement de traditions

Le monothéisme catholique découle du monothéisme hébreu, lequel découlerait des séjours effectués par le peuple hébreu en Mésopotamie (Babylone) et en Égypte où l’on retrouve des traces d’un dieu unique.
Dans le Bahir, le livre de la clarté du Judaïsme, nous avons la Mishnah 199 qui nous dit :
L'âme de la femme vient du principe féminin et celle de l'homme du principe masculin. Voici pourquoi le serpent courtisait Eve. Il se disait: "puisque son âme provient du Nord, je la séduirai facilement".
Et en quoi consiste cette séduction?
Ceci afin qu'elle couchât avec lui. (Sources : http://www.chez.com/soued/bahserp.htm)

La culture occidentale était indoeuropéenne par les migrations des peuples mais depuis deux milles ans, elle est essentiellement régit par le latin que nous devons aux guerres d’invasion de Jules César et au monothéisme du christianisme dû, depuis le quatrième siècle, à l’Église catholique romaine. Le monothéisme c’est croire en un seul dieu.
Pour nous, c’est avoir une idée unique voire unitaire :
- une mono pensée avec connaissances et culture peu utiles voire inutiles qui conduisent à avoir des gens bernables, gobant plus facilement des fadaises, miracles, vierges enfantant... Des gens faibles devant la logique, faciles à gérer/diriger/berner, moutons obéissant sans rechigner soient des gens utiles aux chefs, religieux ou non, et surtout aux dictateurs et gouvernants de tout poil.
Ce qui nous semble plus difficile pour les athées. Du côté athée, nul besoin de tuer son prochain au nom d’un dieu d’amour dont l’amour nous échappe encore quelque peu !

Le monothéisme est source de violence dans son principe même de refuser la digression, le dialogue et son choix, de s’imposer en supprimant, par les armes si nécessaire, toute idée le perturbant, toujours en en fuyant la responsabilité… en passant du régulier au séculier, montrant ainsi que les pouvoirs se complètent. C’est aussi responsabiliser un dieu inexistant de ce qui arrive au monde !
L’athée peut vivre dans le respect du prochain sans contraintes religieuses.

Les religions ont ceci en commun : Si elles reconnaissaient une âme à la femme. Elles ne lui reconnaissaient aucune égalité avec l’homme, son parèdre. La femme n'était considérée que comme objet, esclave, simple marchandise ou monnaie d'échange lors de transaction. Quelle que soit la religion monothéiste, celle-ci semble être issue du bassin méditerranéen donc d’une culture esclavagiste, à obéissance filiale…


1.3 - Yahvé et sa parèdre Achéra

Au début, Yahvé avait sa parèdre Achéra. Sources : http://eduscol.education.fr/index.php?./D0126/fait_religieux_boespflug.htm.
Puis selon la théorie des moteurs, chère aux monothéismes, deux sont devenus un… ce qui serait à l’origine de la création de l’être androgyne. Une approche de la kabbale hébraïque semblerait insinuer que ce serait la partie féminine divine qui serait le moteur de la création.
En effet une réflexion personnelle nous amènerait à penser que la Vie serait naissance ; quête de nourriture : manger pour vivre et vivre pour nourrir d’autres formes de vie, le règne animal nous le prouve tous les jours et l’homme n’est qu’un animal pensant (la femme un animal dépensant...).
Si nous faisons intervenir l’évolution darwinienne, nous aurions : vie ; mutation ; adaptation ; évolution ; procréation ; survie de l’espèce et mort des géniteurs…
"Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements." (Charles Darwin / 1809-1882) Sources : http://atheisme.free.fr/Biographies/Darwin.htm

L'Europe ne reconnaît l’égalité à la femme que depuis peu, soit environ plus d’un demi siècle. Le droit de vote avait été (re)donné aux femmes uniquement pour des raisons politiques, car cela permettait de redorer le blason d’une partie des électeurs (électrices) et de glaner des voix : http://abbaye.chez.tiscali.fr/femme.htm.
Dans les religions monothéistes, donc essentiellement patriarcales, la femme se devait de se cantonner à une fonction de reproductrice d'enfants mâles, de préférence - un utérus a-t-il besoin d'une âme ?

-La connaissance est marginalisée, et considérée en général comme mauvaise, dangereuse, inquiétante.
-Pouvant conduire aux excès d'une authenticité juive à combattre opiniâtrement.
-La connaissance est incontrôlable.
-Elle présente un grave danger : celui qui étudie peut être amené, un jour, même brièvement, à réfléchir. Sources : http://www.dtext.com/raphael-cohen/hidouchim/hidouchim547.html


1.4 - Essayons de définir l’âme

Nous avons vu supra que l’invention de l’âme revenait à la caste des prêtres égyptiens et qu’elle avait été reprise par tous les monothéismes.
Pour les religions, l’âme serait d’essence divine, elle serait la part de vie qui est en chacun de nous. Cette vie que nos moyens scientifiques ne peuvent encore définir. Est-ce une énergie (électrique ou chimique) ? Qu’elle est son origine ?
Nous serions tenté de dire qu’elle serait chimique et qu’elle découlerait de l’union du spermatozoïde masculin avec l’ovaire féminin, l’un fécondant l’autre. Exit dieu !
Sa définition peut être plus complexe que cela, nous en aurons peut-être un jour si les progrès de la recherche ne sont pas arrêtés, une idée ou une connaissance précise.
Nous ne pouvons que constater que son absence se traduit par la mort physique du corps.

"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme." (Lavoisier, chimiste)
Il y aurait donc toujours eu "quelque chose". Là, le lièvre est soulevé : création d’un dieu qui serait éternel n’ayant ni début ni fin car un début implique nécessairement une fin. Il fallait à l’homme un responsable de sa perte d’immortalité.
La femme, plus faible que l’homme, était toute trouvée. N’est-elle pas restée longtemps monnaie d’échange pour asseoir un contrat ou esclave ? Les phratries et la loi salique interdisaient la possession de biens par la femme. La procréation nécessite-t-elle une autre âme que celle du père ?


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