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Le pape Benoît XVI

2006

Revue de presse



En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Début de la rubrique : Le pape Benoît XVI


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Benoît XVI et l'islam, la réconciliation ? (Frédéric Lenoir)
Le Monde - 7 décembre 2006 (1/2 de page)

Début d'un entretien avec Frédéric Lenoir, directeur de la rédaction du "Monde des religions" : " ce qui inquiète Benoît XVI, c'est plutôt que le christianisme, contrairement à l'islam, n'apporte plus de réponse collective aux sociétés européennes. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, nos sociétés sont tellement sécularisées, la séparation entre politique et religion ayant été poussée jusqu'au bout en Europe, que la religion est totalement évacuée dans la sphère privée et ne "porte" plus nos sociétés, ne crée plus de lien social, ne leur donne plus de sens.
Le pape s'est donné pour mission, dès le début de son pontificat, d'essayer de redonner à la "Vieille Europe" un nouveau souffle inspiré par ses "racines chrétiennes". En cela, il n'est pas éloigné de la conception de nombreux musulmans de la place que la religion doit avoir dans la société. Et il considère que l'islam est plutôt un concurrent, dans de nombreuses régions du monde, (Afrique, Asie) du catholicisme. Cela étant dit, il est vrai que Benoît XVI s'inquiète aussi de la manière dont une certaine relation entre politique et religion, trop étroite, peut conduire à une violence qu'il réprouve évidemment."
...


Voir la page : Benoît XVI en Turquie
Voyage du 28 au 1er décembre 2006


Benoît XVI reçoit un intellectuel musulman (Hervé Yannou)
Le Figaro - 13 novembre 2006 (1/12 de page)

"Benoît XVI a reçu en tête à tête, samedi, le philosophe algérien musulman, Mustapha Cherif. L'entretien théologique a porté sur les moyens de "faire reculer la haine religieuse", a indiqué l'islamologue algérien, qui a souligné que le Pape l'avait écouté "avec beaucoup d'attention", et qu'il y avait eu "un véritable échange"."


Benoît XVI, pape géopolitique (Eric Fassin)
Libération - 3 octobre 2006 (1/6 de page)

Eric Fassin est sociologue, professeur à l'Ecole normale supérieure. Le texte de la conférence de Ratisbonne donnée par Benoît XVI conduit à prendre au sérieux sa théologie qui se révèle être très politique.
Dans son discours, le pape "place le catholicisme au point d'équilibre entre foi et raison, entre le rationalisme sécularisé de sociétés individualistes et l'irrationalité fanatique des fondamentalismes. Il n'est plus question, comme au temps d'un pape plus "charismatique" (dans tous les sens du terme), d'aller chasser sur les terres des renouveaux religieux évangéliques, ni de privilégier le dialogue oecuménique avec les Eglises protestantes libérales. Il s'agit de regrouper les forces de l'Eglise romaine sur ses bases plus traditionnelles, son pré carré."
Benoît XVI veut faire de l'Europe chrétienne un rempart contre le terrorisme religieux : "l'Europe aurait vocation à servir de modèle, et le reste du monde à s'en inspirer. On voit l'importance géopolitique de la théologie vaticane, déjà manifeste lors des débats sur l'inscription de la référence chrétienne dans la Constitution européenne ou l'entrée de la Turquie dans l'Union."


Polémique autour d’un documentaire impliquant le pape Benoît XVI (Avec Reuters et AFP)
Le Figaro - 2 octobre 2006 (1/8 de page)

La BBC a programmé lundi un documentaire sur "les crimes sexuels et le Vatican" qui a provoqué la colère de l’archevêché. En effet, le cardinal Joseph Ratzinger y était accusé d'avoir couvert les prêtres pédophiles quand il était président de la Congrégation de la doctrine de la foi.
Le documentaire est basé sur un texte intitulé "Crimen Sollicitationis" de 1962 et signé par le pape Jean XXIII. "D'après les journalistes de la BBC, le texte imposait le secret non seulement à l'enfant victime de ces agissements mais au prêtre auprès duquel sont dénoncés les faits et à tout témoin. Et briser ce serment entraînait l'excommunication." Le pape Benoît XVI a été présenté comme celui qui a été chargé de faire "appliquer cette politique pendant 20 ans".
"Le Vatican a fait savoir qu'il n'exprimerait aucun commentaire en son nom propre au sujet de ce film mais qu’il adhérait pleinement à la réaction virulente de l'archevêque de Birmingham, Vincent Nichols, qui a vivement contesté la véracité des faits reprochés à l’Eglise."
Vincent Nichols précise notamment que "le documentaire confond le secret de la confession, exposé dans le document de 1962, avec les actions immorales que pourrait entreprendre un prêtre pour réduire au silence une victime" et qu'en aucun cas il ne "prône l’obstruction à la justice ou ne couvre les actes de pédophilie ".
La BBC a affirmé qu'elle soutenait le reportage.


Le pape souhaite un dialogue "positif et autocritique" avec les religions (Henri Tincq)
Le Monde - 22 septembre 2006 (1/8 de page)

Mercredi 20 septembre, le pape Benoît XVI, apparu "crispé", a tenté de s'expliquer sur la polémique engendrée par l'ouverture de son discours de Ratisbonne où il avait cité un empereur byzantin soulevant la colère des musulmans. Le pape a affirmé que ces propos datant du XIVe siècle n'exprimaient pas sa "conviction personnelle".
"Pour le Vatican, l'affaire est close. Jamais un pape ne s'était ainsi soumis à une double rectification publique de ses propos. "
Des signes d'apaisement sont apparus en Iran et au Maroc notamment. Mais "les séquelles de cette polémique risquent d'être longues " tandis que se prépare la visite du pape en Turquie fin novembre.


La raison unique de Benoît XVI (Robert Pollard)
Libération - 21 septembre 2006 (1/4 de page)

Ancien professeur d'histoire-géographie, Robert Pollard a lu tout le texte de la conférence de Benoît XVI à l'université de Ratisbonne. Pour lui, ce qui est important dans cette "envolée théologique", ce n'est pas la critique de l'islam, mais "l'affirmation du dogme de la chrétienté qui s'impose à l'ensemble de l'Europe occidentale. La nouvelle Reconquista est en marche, elle vise à chasser la liberté d'une pensée ontologique athée ou agnostique au profit d'une Europe repentante et retrouvée puisque "ce rapprochement intérieur mutuel qui s'est opéré entre la foi biblique et le questionnement philosophique de la pensée grecque [...] à laquelle s'est ajouté l'héritage romain, (le christianisme) a créé l'Europe et reste le fondement de ce qu'on peut avec raison appeler l'Europe"."
Le pape veut renforcer la vision d'un christianisme "messianique et apostolique" à la reconquête d'une Europe corrompue par le matérialiste, l'anarchisme athée, la pensée marxiste et même le libéralisme "égotique". Pour cela l'Eglise tente de consolider le travail réalisé dans les différentes commissions où se construit la politique européenne de demain. Pour Robert Pollard, le discours du pape une "véritable déclaration de guerre... aux incroyants et non-pratiquants, aux scientifiques, aux philosophes de l'athéisme et de l'agnosticisme, aux hommes libres de ne pas croire, aux fauteurs de désordre, aux anticapitalistes, aux échappés du Logos et de l'Eden."


Benoît d'honneur (Eric Emptaz)
Le Canard Enchaîné - 20 septembre 2006 (1/8 de page)

A propos des paroles de l'empereur byzantin Manuel II Paléologue, reprises par Benoît XVI.
C'était une époque où, "pour ce qui était de "défendre par l'épée" leur foi, les deux religions, qui se voulaient déjà dominantes, s'étripaient allègrement depuis trois cents ans, même si "une telle violence est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme"."
L'auteur de l'article se demande comment le pape n'a pas imaginé que ses propos, même prononcés dans une université, ne seraient pas repris et interprétés comme de l'islamophobie. "Un pape, en tant que chef spirituel et chef d'Etat devrait, plus qu'un autre, peser chacun de ses mots." Et on ne peut que constater que ce n'est pas la première fois que ce pape dont la parole est "infaillible" commet de tels impairs.
"Pour autant, il serait peut-être temps également que chaque fois que l'islam est mis en cause, que ce soit par des écrivains, des caricaturistes ou même par un pape, ses représentants aient d'autres réponses que de hurler au blasphème et d'appeler au bain de sang expiatoire. Sous peine de donner à coup d'amalgames entre islam et violence totalement raison à ce Manuel Paléologue."


Le pape Benoît XVI essaie de corriger le tir (Hassane Zerrouky)
L'Humanité - 19 septembre 2006 (1/6 de page)

Après les paroles du pape sur l'islam à Ratisbonne, le Vatican essaie de "réparer les pots cassés".
"Les regrets émis par le pape n’ont pas tout à fait convaincu le monde musulman. La mission d’explication confiée aux ambassadeurs du saint-siège risque de tourner court."
S'il n'y a pas eu de manifestations dans les pays musulmans comme lors de l'affaire des caricatures de Mahomet, "rien ne dit que les islamistes radicaux ne vont tenter dans les jours qui viennent d’exploiter à nouveau la situation, exigeant, comme ils l’avaient fait à l’endroit du Danemark, des excuses et, partant, de légitimer la violence qui s’exercerait sur les minorités chrétiennes qui vivent dans leurs pays respectifs ou à défaut contre les femmes et les hommes de religion chrétienne, comme cela avait été le cas en Somalie où une religieuse italienne a été assassinée."


Benoît XVI regrette sans s'excuser (Marc Semo)
Libération - 18 septembre 2006 (2/3 de page)

Après les réactions provoquées chez les musulmans par ses propos sur l'islam et la violence la semaine dernière à Ratisbonne, le pape a dû reculer. "Une concession sans précédent."
Lors de la célébration de l'Angelus, Benoît XVI a déclaré : "Je suis vivement attristé par les réactions suscitées par un bref passage de mon discours (...) considéré comme offensant pour la sensibilité des croyants musulmans alors qu'il s'agissait d'une citation d'un texte médiéval qui n'exprime en aucune manière ma pensée personnelle". Il a également espéré que cela suffirait à apaiser les esprits. Se refusant à présenter des excuses, il s'est contenté de regrets.
"Monarque absolu et en théorie infaillible, le pape n'a de comptes à rendre à personne. Mais là, il ne s'agit pas d'une question de doctrine ou d'organisation de l'Eglise, et le Vatican semblait de plus en plus embarrassé des conséquences des propos de l'ancien gardien du dogme et brillant théologien ultraconservateur qui semble parfois avoir oublié qu'il est devenu pape."
Le Vatican fait bloc pour lever les malentendus suscités par les propos de Benoît XVI qui, selon la rumeur à la Curie, n'a pas l'habitude de faire lire à l'avance les interventions, en particulier celles traitant de théologie.


La polémique enfle autour des propos de Benoît XVI (Paul Falzon)
L'Humanité - 16 septembre 2006 (1/6 de page)

"Les demandes de retrait des propos du pape critiquant violemment l’islam se multiplient dans le monde musulman."
Alors que le Vatican essaie de se justifier, c'est de Turquie que sont venues les réactions les plus fortes : "le Parlement a adopté une résolution demandant au pape "de retirer ses propos dans l’intérêt de l’harmonie entre les religions". "Les remarques péjoratives du pape sur la philosophie du djihad (guerre sainte - NDLR) et sur le prophète Mahomet ont blessé les sentiments du monde musulman et présentent le danger de répandre l’acrimonie parmi les religions", affirment les députés pakistanais."


Critiques et colère des musulmans contre Benoît XVI (Henri Tincq)
Le Monde - 16 septembre 2006 (1/8 de page)

Le prochain voyage du pape en Turquie risque d'être remis en question à la suite des propos de Benoît XVI, lors d'un discours sur les rapports entre la foi et la raison à l'université de Ratisbonne (Allemagne). Il a, en particulier, cité un "empereur byzantin du XIVe siècle, Manuel II Paléologue, qui, dans sa Controverse sur le "djihad" avec un érudit persan, dénonce, en termes vifs, la guerre sainte et la tentation de la violence qui, selon lui, est intrinsèque à l'islam."
Dans la lignée de saint Augustin et de Thomas d'Aquin, le pape reprend d'image d'un islam qui "n'aurait jamais acquis les instruments de la raison et de la modernité".
Ces propos ont provoqué un tollé général dans le monde musulman.
Selon le journal turc Milliyet, "le pape s'est servi de l'empereur byzantin comme d'un "bouclier", pour cacher en fait une pensée hostile à l'islam."
Tandis que les chaînes arabes Al-Jazira et Al-Arabiya "amplifient cette colère", des réactions d'indignation se font entendre en Turquie, au Koweït, au Pakistan, en Algérie, au Maroc...
"En Allemagne, Aiman Mazyek, secrétaire général du Conseil central des musulmans, fait observer, de son côté, que l'Eglise catholique est mal placée, en raison de son histoire, pour critiquer les dérives extrémistes de l'islam. Quant à Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), il réclame aussi une "clarification"."
La diplomatie du Vatican, en plein remaniement avec l'investiture le 15 septembre du cardinal Tarcisio Bertone, essaie d'amortir le coup. Le Père Federico Lombardi, nouveau directeur de la salle de presse, a publié "un communiqué embarrassé, affirmant que Benoît XVI n'avait pas voulu donner une interprétation de l'islam "dans un sens violent", ni eu l'intention "de se livrer à une étude approfondie du djihad et de la pensée musulmane, encore moins d'offenser la sensibilité des croyants musulmans"."


Les musulmans choqués par les propos du Pape (Hervé Yannou)
Le Figaro - 15 septembre 2006 (1/6 de page)

Après sa conférence à l'université de Ratisbonne (Allemagne) où, dans une réflexion théologique, il a abordé la violence et le fanatisme au sein de l'islam, le pape a provoqué par ses propos de très vives réactions dans le monde musulman.
"Un dignitaire turc qualifie de "haineuses" et "hostiles" les paroles de Benoît XVI." Pour le Vatican, le pape respecte l'Islam, mais rejette "les motivations religieuses de la violence", et en particulier, "la Djihad" et les "conversions passant par la violence".
"Un responsable musulman italien a ainsi demandé au Pape de retirer ses propos et un membre du Conseil central des musulmans d'Allemagne a estimé que l'Église était "mal placée" pour critiquer après s'être "laissée récupérer par le régime nazi"."
Tandis qu'en Egypte, les Frères musulmans demandaient des excuses, au Koweit le secrétaire général de Umma, parti intégriste islamique, a accusé le pape "de "calomnies contre le prophète et l'islam". Il a surtout estimé que ces déclarations avaient un lien avec "ces prolongements de croisades, ces nouvelles guerres occidentales en cours dans le monde musulman", en Irak, en Afghanistan et au Liban."
Le Vatican a essayé d'apaiser les esprits, mais "le Pape laisse en tout cas à ses diplomates un champ de ruines quant au dialogue avec l'Islam."


Le pape condamne la "guerre sainte" islamique (Henri Tincq)
Le Monde - 14 septembre 2006 (1/8 de page)

Lors d'une conférence à l'université de Ratisbonne, le pape Benoît XVI a abordé la question des "maladies mortelles" de la religion et de la "guerre sainte" qu'il a dénoncée. Contrairement à Jean Paul II, il a choisi la confrontation intellectuelle avec l'islam. "Il a rappelé un épisode ayant opposé, au XIVe siècle, les empereurs chrétiens de Constantinople aux juristes musulmans. "Montrez-moi ce que Mahomet a apporté de nouveau. Vous ne trouverez que des choses mauvaises et inhumaines, comme le droit de défendre par l'épée la foi qu'il prêchait" : c'est une citation de l'empereur Manuel II Paléologue en 1391) mais, reprise par le pape, elle fait choc."
Il avait au préalable accusé l'intégrisme, "pathologie" de la religion. Il s'en est également pris à "à l'héritage des Lumières, qui conduit la science à rechercher "une explication du monde dans laquelle Dieu devient superflu"." Il constate que l'homme ne parvient pas à se résoudre de n'être "un résultat accidentel de l'évolution". (Si une telle idée nous déplait, ce n'est pas en écoutant les "vendeurs de merveilleux" que l'on changera la réalité.)
Pour le pape, "L'islamisme, le darwinisme, voilà les ennemis."


Benoît XVI souligne les limites du dialogue entre les confessions (Henri Tincq)
Le Monde - 7 septembre 2006 (1/6 page)

Dans un message à l'assemblée annuelle de la communauté interreligieuse de Sant'Egidio qui s'est déroulée à Assise, les 4 et 5 septembre, le pape s'est inquiété "de l'inefficacité de ce dialogue, de ses risques et de ses limites. Dans son message, il met en garde contre toute fausse interprétation de l'esprit d'Assise : "La rencontre interreligieuse de prières (ne doit pas) prêter à des interprétations syncrétiques, fondées sur un relativisme qui nierait le sens même de la vérité et la possibilité de l'atteindre." Un recentrage est donc nécessaire : oui au dialogue entre les confessions ; non à la confusion et à la dilution de l'identité chrétienne."
Lorsqu'il est devenu pape, le cardinal Ratzinger a tenu à marquer sa différence avec son prédécesseur. "Il a rappelé à l'ordre les franciscains d'Assise, promoteurs de manifestations interconfessionnelles devenues des rendez-vous pacifistes, écologiques et altermondialistes. Il a aussi écarté de la Curie Mgr Michael Fitzgerald, président du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux."


Pour Benoît XVI, le recul de la foi est une menace pour l'Occident (Henri Tincq)
Le Monde - 16 août 2006 (1/8 de page)

A la télévision, le 13 août, le pape Benoît XVI s'est montré inquiet du recul du christianisme, menacé par la "polyphonie" des cultures et des religions.
Benoît XVI a convenu "qu'il est "difficile de croire en Dieu", à cause de "la vague drastique de sécularisation et de laïcisme". C'est particulièrement vrai pour l'Occident, qui se trouve menacé dans son identité : "L'Occident est fortement touché par d'autres cultures, où l'élément religieux est très marqué, et qui sont horrifiées par la froideur qu'elles constatent en Occident à l'égard de Dieu." Le pape ne désigne pas l'islam, ni les spiritualités orientales, mais le décryptage est aisé."
Laïcité ou laïcisme ? Pour le pape, "laïcité" est peut-être un gros mot, qu'il évite d'employer. Mais c'est sans doute un problème de traduction. A moins que "laïcisme" ne soit le gros mot sensé offenser les partisans de la laïcité.


Benoît XVI a lancé un appel à l'arrêt des hostilités au Liban (Henri Tincq)
Le Monde - 4 août 2006 (1/8 de page)

"Le pape, jugé moins pugnace que Jean-Paul II, plaide pour "une solution politique définitive" au Proche-Orient. Le pape a lancé un nouvel appel à l'arrêt des hostilités au Liban, mercredi 2 août à Rome, devant des milliers de fidèles : "Rien ne peut justifier le versement de sang innocent, de quelque côté que ce soit." Il a ajouté dans une allusion à la tragédie de Cana, le village libanais bombardé par les Israéliens : "Nos yeux sont pleins des images effrayantes des corps martyrisés de tant de personnes, en particulier d'enfants", avant de renouveler ses exhortations en vue d'"une solution politique définitive de la crise"."


Chez nous, Benoît XVI a rayonné de bonheur (Ewa K. Czaczkowska)
Courrier International - 1er au 7 juin 2006 (1/2 page)

"Lors de son premier voyage en Pologne, le pape a bénéficié d’un accueil digne de son prédécesseur, en particuliers de la part des jeunes."


Le Pape tente de clore la polémique sur Auschwitz (Hervé Yannou)
Le Figaro - 1er juin 2006 (1/6 de page)

"Benoît XVI a condamné hier l'antisémitisme, l'omission du terme dans son discours de dimanche ayant suscité des controverses."
Mais Riccardo Di Segni, le grand rabbin de Rome, pense "que l'interprétation du Pape confine à l'appropriation chrétienne de la Shoah, en tentant de montrer que le nazisme était une idéologie antichrétienne. Une conception critiquée par des responsables juifs, qui observent que l'antisémitisme nazi s'est développé sur le terreau de l'antijudaïsme chrétien."


Le pape Benoît XVI dénonce la Shoah à Auschwitz mais provoque un malaise (avec Agences)
Le Monde - 30 mai 2006 (1/6 de page)

" Dans son discours prononcé devant le monument de Birkenau à la mémoire des victimes de toutes origines mortes dans ce camp - plus de 1,1 million, dont un million de juifs -, le pape Benoît XVI a parlé dimanche de la "Shoah", un mot que Jean Paul II n'avait pas prononcé lors de sa visite en 1979. Mais il a provoqué une certaine gêne quand il a semblé dédouaner le peuple allemand de toute responsabilité dans les crimes nazis. Il les a attribués à "un groupe de criminels" qui, par la démagogie et la terreur, ont "abusé" du peuple allemand pour s'en servir "comme instrument de leur soif de destruction et de domination."
Le pape Benoît XVI a voulu donner sa propre vision de l'Holocauste, c'est-à-dire "une vision religieuse où des nazis, hostiles à la religion chrétienne, ont chercher à éliminer les juifs, peuple témoin de Dieu, parce qu'ils voulaient "tuer Dieu". Cette conception reste un sujet de controverse entre l'Eglise catholique et les responsables juifs, qui au contraire estiment que l'antisémitisme génocidaire du régime nazi a pu se développer sur le terreau de l'antijudaïsme chrétien."


Benoît XVI en Pologne pour un voyage lourd de symboles (avec Agences)
Libération - 25 mai 2006 (1/6 de page)

"Pour son deuxième séjour à l'étranger, le souverain pontife se rend dans le pays de son prédécesseur. Un périple de quatre jours qui le mènera notamment dans la maison natale Jean Paul II et à Auschwitz."
[...]
"Ce voyage, placé sous le mot d'ordre «Persévérer dans la foi», ne sera pas exclusivement réservé à la mémoire de Jean Paul II, souligne-t-on au Vatican. Benoît XVI entend bien le mettre à profit pour tracer la voie spirituelle d'un pays marqué, depuis la chute du communisme par de nombreux bouleversements, qui n'ont pas tous trouvé grâce aux yeux de l'Eglise. "En Pologne, nous assistons à un processus de laïcisation lent mais continu, une perte du sens de la foi, de la vérité de la foi, et de la proximité avec Dieu", déplore ainsi Mgr Pawel Ptasznik, responsable de la section polonaise de la Secrétairerie d'Etat du Vatican."


Chronique de l'obscurantisme : Benoît tend sa toile (Patrick Schindler)
Le Monde Libertaire - 4 au 10 mai 2006 (1 page)

"A peine nominé aux oscars de l'obscurantisme, le nouveau Pape appelé à régner n'a pas tardé à rejoindre les préceptes de son prédécesseur, celui qui est sorti du palais papal les pieds devant. Revenons-en à Benoît XVI (Araignée doit être son prénom ?), qui est intervenu en anglais au Vatican, devant plusieurs dirigeants et des centaines de délégués au congrès du Parti populaire européen, afin de "combattre le laïcisme, une culture qui est train de se répandre dans toute l'Europe"."


La petite musique de Benoît XVI (Henri Tincq)
Le Monde - 18 avril 2006 (1/6 de page)

"Avec Benoît XVI, tout commence avec Dieu et... Mozart. On savait le pape bavarois élu il y a un an, le 19 avril 2005, amoureux fou du compositeur, son voisin autrichien de Salzbourg. Il lui arrive encore, le soir, dans ses appartements du Vatican, de se mettre au piano."
L’article dresse un portrait du pape allemand élu il y aura un an le 19 avril, un homme solitaire, secret et réfléchi.
"Au moins trois défis démesurés se présentent aujourd'hui sur la table du pape allemand : la crise sans précédent de la foi et des pratiques religieuses en Europe ; la prolifération des sectes ; la progression de l'islam. Autrement dit, la marginalisation et la mise au ban du Dieu chrétien. C'est cela qui hante Joseph Ratzinger depuis ses premières années d'enseignement en Allemagne et qu'il a développé dans ses nombreux écrits et documents. Le pape Ratzinger est-il taillé pour affronter les drames wagnériens de la planète ou restera-t-il l'homme de la petite musique mozartienne ?"


Benoît XVI et la discipline de l'amour (Hervé Yannou)
Le Figaro - 26 janvier 2006 (1/8 de page)

"Dans sa première encyclique, publiée hier, le Pape souligne que "la découverte de l'autre" fonde le rapport chrétien au monde."


Amour, eros et charité
Libération - 25 janvier 2006 (1/8 de page)

"Dans sa première encyclique intitulée "Dieu est amour" et publiée mercredi, Benoît XVI définit les valeurs qu'il souhaite voir au centre de l'action de l'Eglise catholique. Il y réhabilite au passage l'amour physique entre l'homme et la femme."


"Deus caritas est", l'encyclique de Benoît XVI (Hervé Yannou)
Le Figaro - 21 janvier 2006 (1/6 de page)

Benoît XVI a annoncé la publication de sa première encyclique le 25 janvier, à la fin d’une semaine dédiée à l'œcuménisme.
Dans cette encyclique, dont la sortie a été sans cesse reportée, "Benoît XVI veut mettre au coeur de son pontificat l'enseignement chrétien sur l'amour et la charité". Le pape insiste sur l'amour chrétien fondé dans la foi ("l'agape"), sans lequel l'amour passion et païen ("l'éros"), "finit par être "abaissé au simple sexe", devient une marchandise pour un homme mercantile. Une occasion pour lui de rappeler les fondements de la famille et du mariage."
Dans la seconde partie de l’encyclique, il "fait l'éloge du partage, de la solidarité et de la justice" et autres thèmes déjà plus ou moins abordés dans ses célébrations de fin d’année.
Le texte ayant rédigé en allemand, la traduction en latin a, semble-t-il, posé quelques problèmes. "Les traducteurs se sont fait "taper sur les doigts" jusqu'en milieu de semaine dernière."


Benoît XVI dénonce le "terrorisme organisé" (Hervé Yannou)
Le Figaro - 10 janvier 2006 (1/8 de page)

Lors de la cérémonie des voeux des 174 ambassadeurs accrédités au Saint-Siège, Benoît XVI a dénoncé le terrorisme en déclarant que l’on ne pouvait s'abriter derrière le "bouclier" d'une religion. Pour lui, "le sang versé ne crie pas vengeance" et la solution est à rechercher dans la connaissance de l'autre et l'éducation.
"Benoît XVI a ainsi développé des thématiques que lui, ou son prédécesseur, avait déjà abordées. Le professeur de théologie est plus moraliste que diplomate."


Benoît XVI appelle à un sursaut de "courage" (Avec AFP)
Le Figaro - 1er janvier 2006 (1/8 de page)

"Le pape Benoît XVI a appelé l'ONU à une conscience "renouvelée" de ses responsabilités pour promouvoir la justice, la solidarité et la paix dans le monde, durant la messe du Nouvel An consacrée au thème de la paix célébrée dimanche au Vatican."
Nouvelle couche d’eau bénite prévue le 9 janvier où le pape recevra l'ensemble du corps diplomatique auprès du Saint-Siège. Il y livrera sa vision du monde et du rôle de la diplomatie vaticane.


Dans sa messe du Nouvel an, Benoît XVI encourage l'ONU à travailler pour la paix (Avec AFP)
Le Monde - 1er janvier 2006 (1/8 de page)

Lors de la messe du Nouvel An consacrée au thème de la paix et célébrée dimanche au Vatican le pape Benoît XVI a appelé à un "sursaut de courage et de foi en Dieu et en l'homme pour choisir d'emprunter le chemin de la paix". Il s’en est pris à ces menaces pour la paix que constitue le "terrorisme, le nihilisme et le fondamentalisme fanatique" (Le nihilisme signifiant sans doute ici la négation de dieu, le "vide spirituelle", le relativisme, est habilement placé entre terrorisme et fanatique).


>>> Suite de la revue de presse : Le pape Benoît XVI : 2005

Voir la biographie de Benoît XVI

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