En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
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Les évêques africains dressent un réquisitoire contre les dirigeants politiques et dénoncent les faiblesses de l'Eglise (Stéphanie Le Bars) Le Monde - 25 octobre 2009
"En trois semaines, le synode sur l'Afrique, qui s'achève samedi 24 octobre à Rome, a pris des allures de réquisitoire contre la gouvernance des responsables politiques locaux et les faiblesses de l'Eglise sur place.
Dans une synthèse de leurs travaux de ces dernières semaines, les pères synodaux ont fermement demandé, vendredi, aux responsables politiques catholiques africains de se comporter comme des "saints" pour le bien de leurs peuples ou de quitter leurs fonctions ; ils ont aussi interpellé les non-catholiques, les puissances étrangères et leur propre clergé.
Au fil de leurs interventions et, tout en reconnaissant à l'Eglise catholique une croissance et un dynamisme réels, les évêques africains, se sont montrés particulièrement sévères envers leur propre institution ; ils ont critiqué des pratiques qui, selon eux, mettent en péril la crédibilité de l'Eglise sur place. "Il faut avoir le courage de dénoncer ce qui est mal au sein de l'Eglise", a lancé Polycarp Pengo, l'archevêque tanzanien de Dar es-Salaam. Il a ainsi fustigé "l'autoritarisme, le tribalisme et l'ethnocentrisme" de certains responsables d'Eglise, engagés aux côtés de partis politiques, tandis qu'un de ses confrères déplorait "l'implication des prêtres dans la corruption"." [...]
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/10/24/les-eveques-africains-dressent-un-requisitoire- contre-les-dirigeants-politiques-et-denoncent-les-faiblesses-de-l-eglise_1258328_0.html
Les messages brouillés du Pape en Afrique (Jean-Marie Guénois) Le Figaro – 23 mars 2009
"Les déclarations de Benoît XVI sur le sida ont scandalisé l'Occident alors que son propos engagé pour la paix et la justice en Afrique a été très apprécié là-bas.
Les Pygmées du Cameroun ont tout compris. En offrant, vendredi matin, une tortue vivante à Benoît XVI, ils ont voulu honorer "la sagesse" du visiteur puisque cet animal symbolise, à leurs yeux, cette vertu. Mais ces redoutables chasseurs donnaient au Pape un autre symbole, celui de la carapace ! Durcie par l'âpreté de l'Afrique, mais joliment tuilée par la nature, elle n'était pas de trop pour affronter les turbulences de ce premier voyage de l'hôte blanc sur le continent noir.
On l'a vu en effet sourire, souffrir et… sortir souvent un mouchoir de sa manche pour s'éponger le front comme un travailleur à la peine. Il faisait très chaud pour le pape bavarois, mais l'atmosphère morale du voyage, commencé mardi par le Cameroun et continué vendredi par l'Angola, s'est révélée très pesante.[...]
En Occident, en revanche, c'est un autre voyage de Benoît XVI qui a été perçu. Comme s'il y avait eu deux voyages, l'un réel, avec les Africains, l'autre virtuel pour les Occidentaux. Ce qui a aussi provoqué une rupture symbolique, dont deux sondages publiés ce week-end en France donnent une idée : 43 % des Français seraient pour «le départ du Pape» selon le Journal du dimanche et 55 % auraient une «mauvaise opinion» de lui, selon Le Parisien." [...]
http://www.lefigaro.fr/international/2009/03/23/01003-20090323ARTFIG00251-les-messages-brouilles-du-pape-en-afrique-.php
La polémique sur le préservatif éclipse le message du pape en Afrique (Stéphanie Le Bars) Le Monde – 20 mars 2009 (1/6 de page)
"Alors que Benoît XVI effectuait, jeudi 19 mars, la troisième journée de sa visite au Cameroun, le Vatican a tenté de désamorcer les critiques suscitées par les propos du pape sur les méfaits des préservatifs dans la lutte contre le sida.
Selon le Vatican, le pape avait souhaité mettre l'accent sur "l'éducation à la responsabilité, les valeurs du mariage et l'attention aux malades". Dans le même esprit, Benoît XVI a, de manière imprévue, rencontré une association d'aide aux malades du sida à Yaoundé, la capitale, pour leur exprimer sa "sollicitude".
Ces gestes n'ont pas empêché plusieurs pays d'exprimer leur indignation et leur incompréhension." [...]
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/03/19/la-polemique-sur-le-preservatif-eclipse-le-message-du-pape-en-afrique_1170063_0.html
Le pape Benoît XVI poursuit sa visite à Yaoundé (avec AFP) Le Nouvel Observateur – 18 mars 2009 (1/4 de page)
"Pour son premier voyage en Afrique, le pape a estimé que l'on ne pouvait "pas régler le problème du sida", "avec la distribution de préservatifs". "Au contraire (leur) utilisation aggrave le problème", a-t-il affirmé.
Benoît XVI a entamé mardi au Cameroun le premier voyage de son pontificat en Afrique, une visite de sept jours qui le conduira en Angola. Dans l'avion qui le menait à Yaoundé, le pape a affirmé que les préservatifs n'étaient pas la solution pour lutter contre la pandémie de SIDA qui ravage le continent et ne pouvaient au contraire qu'aggraver le problème." [...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20090318.OBS9382/le_pape_benoit_xvi_poursuit_sa_visite_a_yaounde.html
Le pape conteste l'efficacité du préservatif L'Express – 17 mars 2009 (1/4 de page)
"Le pape Benoît XVI, qui entame ce mardi au Cameroun son premier voyage en Afrique, a abordé d'emblée le grave problème du sida qui frappe durement ce continent, en campant sur la position de l'Eglise catholique contre l'usage du préservatif. Le pape, qui laisse derrière lui un profond malaise au Vatican à la suite de l'énorme polémique suscitée par sa décision de lever l'excommunication d'un évêque négationniste, a également assuré qu'il ne se sentait "pas seul", mais "entouré d'amis".
Benoît XVI s'exprimait à bord de l'avion qui le conduisait à Yaoundé, où il doit atterrir vers 16h00 GMT. Il y a estimé que l'on ne pouvait "pas régler le problème du sida", pandémie aux effets dévastateurs en Afrique, "avec la distribution de préservatifs". "Au contraire (leur) utilisation aggrave le problème", selon lui. Le Vatican est opposé à toute forme de contraception autre que l'abstinence (totale ou temporaire) et réprouve l'usage du préservatif, même pour des motifs prophylactiques (prévention de maladies)." [...]
Et l'abus d'eau bénite, ça aggrave quoi ?
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/religion/le-pape-conteste-l-efficacite-du-preservatif_747417.html
Benoît XVI: l'utilisation du préservatif "aggrave le problème" du sida (avec AFP) Libération – 17 mars 2009 (1/8 de page)
"Le pape a fait ces déclarations à bord de l'avion qui le conduit au Cameroun. Il nie par ailleurs s'être senti seul lors de la polémique suscitée par la levée de l’excommunication de quatre évêques intégristes.
C’est ce que l’on appelle donner le ton. Dans l’avion qui le mène à Yaoundé au Cameroun, le pape Benoît XVI a déclaré ce mardi que le problème du sida ne "peut pas être réglé" par la "distribution de préservatifs". "Au contraire, leur utilisation aggrave le problème". Selon lui, la solution passe par "un réveil spirituel et humain" et l’"amitié pour les souffrants"." [...]
http://www.liberation.fr/monde/0101555967-benoit-xvi-l-utilisation-du-preservatif-aggrave-le-probleme-du-sida
A Paris, des responsables protestants rwandais réclament de l'aide pour "éradiquer l'impunité" (Henri Tincq) Le Monde – 17 mai 2008 (1/8 de page)
"Des personnalités protestantes du Rwanda se sont rendues, début mai, en France et en Belgique en vue de mobiliser des opinions et des Eglises jugées indifférentes au "processus de réconciliation" en cours dans leur pays, quatorze ans après le génocide.
"Au Rwanda, le sentiment d'abandon est considérable. Nous manquons de soutiens extérieurs, surtout de pays qui, comme la France ou la Belgique, ne sont pas exempts de responsabilité dans la tragédie", affirme Ezechias Rwabuhihi, ancien ministre de la santé et député, de confession presbytérienne (réformée).
Ces représentants d'Eglises ont été reçus au Quai d'Orsay, où ils ont exprimé l'espoir d'une reprise du dialogue entre Paris et Kigali. Ils ont acquis la conviction que la France cherchait avec le Rwanda une "porte de sortie de crise", mais aussi que les Rwandais devaient tout mettre en oeuvre pour aller au bout de la "normalisation". A cet égard, les Eglises jouent un rôle capital dans un pays qui compte 80 % de chrétiens (sur 9 millions d'habitants). Si les catholiques y sont majoritaires (60 %), les protestants représentent près d'un tiers de la population." [...]
La démocratisation de la Mauritanie a servi les intégristes (Tanguy Berthemet) Le Figaro – 1er janvier 2008 (1/4 de page)
"Parmi les assassins des quatre Français, des islamistes connus avaient bénéficié, au nom de l'ouverture, de condamnations légères.
À Arafat, ce n'est qu'une mosquée parmi tant d'autres, un bâtiment de béton qui ne détonne en rien. Dans ce quartier populaire de Nouakchott, où la misère est plus visible qu'ailleurs, c'est tout juste si l'on remarque les femmes strictement voilées, les barbes un peu plus broussailleuses des fidèles qui y prient et les regards qui se détournent à la vue d'étrangers.
Longtemps les Mauritaniens n'ont pas prêté attention à ces salafistes. Le meurtre brutal de quatre voyageurs français, le 24 décembre, par de présumés djihadistes a brutalement changé la donne. L'attaque, deux jours plus tard, d'un petit poste militaire avancé, qui laisse trois morts parmi les soldats, n'a fait que confirmer l'évidence d'une menace islamique dans le pays et achever de sceller l'échec de la politique mise en place depuis deux ans." [...]
Les petits mendiants d'Allah (Hubert Prolongeau) Le Monde - 4 septembre 2007 (1/6 de page)
Début de l'article : "Il compte et recompte l'argent dans ses mains. 250 francs. Pas encore assez. Est-ce qu'il va y arriver ? Comme tous les soirs, l'enfant a peur. S'il ne rapporte pas la somme entière, les 350 francs CFA (53 centimes d'euros) qu'exige son maître coranique, il sait que les coups l'attendent. Va-t-il fuir, ne pas rentrer, comme l'ont fait avant lui, la semaine précédente, deux de ses condisciples ? Mais ce ne sera que pour se retrouver à la rue, mêlé aux bandes d'adolescents souvent drogués dont il n'a pas non plus grand-chose à attendre. Alors il repart, tendant la main. Il a 9 ans. C'est un talibé. Un élève d'école coranique. Trop souvent un mendiant, un fugueur." [...]
Sur les traces des djihadistes du Sahara (Thierry Oberlé) Le Figaro – 19 mars 2007 (1/6 de page)
"Al-Qaida renforce son implantation en Afrique, grâce à des bases mobiles installées dans le Sahel. L'organisation compte sur l'appui des combattants salafistes algériens pour exporter le djihad dans toute la région. Devenu al-Qaida au Maghreb, l'ex-GSPC algérien se sert du nord du Mali comme d'un sanctuaire, qui focalise aujourd'hui les craintes de Washington."
Situé dans l'un des endroits les plus pauvres de la planète, le nord du Mali se trouve aux confins du monde arabo-musulman. "Travaillé par le fondamentalisme religieux", cette région présente pour les djihadistes un intérêt stratégique.
"Les islamistes algériens bénéficient de l'indifférence, voire de l'assistance intéressée des nomades. "Les salafistes s'attirent les bonnes grâces des gens qu'ils croisent en offrant des antibiotiques lorsque les enfants sont malades, de l'aspirine, de la semoule", raconte un officier malien."
Fièvre religieuse à Kinshasa. "Jésus est dans ma tête !" (Joshua Massarenti) Courrier International - 20 juillet 2006 (1 page)
"Mélangeant spiritualité et populisme, les Eglises de réveil séduisent des millions de fidèles, déçus par la religion catholique. A la veille des élections en république démocratique du Congo, leur rôle politique est déterminant."
Côte-d'Ivoire. Dieu, Allah et Gbagbo (PG) Marianne - 8 au 16 juillet 2006 (1/5 de page)
"La guerre civile qui éclata en 2002 est essentiellement un conflit entre musulmans nordistes et chrétiens sudistes. A ceci près que, Simone Gbagbo et son mari étant devenus "born again chistians", passés sous la coupe des fondamentalistes protestants proches des néoconservateurs américains, eux et leurs partisans se méfient désormais de l'Eglise catholique, très active dans les associations de défense des droits de l'homme."
Mgr Milingo défie de nouveau Le Vatican (Hervé Yannou) Le Figaro - 17 juillet 2006 (1/10 de page)
Zambie. "Le prélat zambien, dont les frasques avaient été pardonnées par Jean-Paul II, a fui sa retraite pour retrouver son épouse et créer une association de prêtres mariés." Pour lui, il ne fait aucun doute qu'un jour l'Eglise catholique en viendra à reconnaître le mariage des prêtre.
L'affaire est prise au sérieux au Vatican. En effet, Mgr Milingo s'est marié lors d'une cérémonie de la secte Moon. "L'Église catholique est confrontée à la multiplication des sectes, en particulier en Afrique. À cet égard, Mgr Milingo pourrait apparaître comme un pion de la secte Moon contre l'Église. En raison de l'audience du prélat zambien liée à ses dons et à son attachement à certaines pratiques traditionnelles, et de la sensibilité particulière du clergé africain au célibat des prêtres, la secte nord-coréenne pourrait tenter de faire de Mgr Milingo l'outil d'un schisme afin de capter des fidèles catholiques."
République démocratique du Congo. Quand les Eglises se battent pour la démocratie (Colette Braeckman) Courrier International - 1er au 7 juin 2006 (1 page)
"Bien que la violence continue de régner dans l’est du pays, la société civile se mobilise pour que les élections de juillet 2006 se déroulent d’une manière libre et transparente. Les religieux sont très actifs dans ce combat."
Le Rwanda demande l'extradition du père Wenceslas (Christophe Ayad) Libération - 13 janvier 2006 (1/10 de page)
Tandis que le tribunal aux armées de Paris ouvre une instruction sur des faits reprochés aux soldats français lors du génocide du Rwanda en 1994, Kigali demande "l'extradition du prêtre catholique rwandais Wenceslas Munyeshyaka, exilé en France et soupçonné de participation au génocide des Tutsis". Depuis 1995, le prêtre exerce dans une paroisse de l’Eure, à Gisors. "Accusé d'avoir aidé à la sélection de Tutsis devant être tués et d'avoir violé des femmes, il est visé à Paris par une instruction qui piétine depuis des années.". Il est rappelé que la France n’extrade pas vers des pays qui pratiquent la peine de mort.
Afrique. Un continent se meurt, mais Benoît XVI persiste (Patrick Girard) Marianne - 17 au 23 décembre 2005 (1/2 page)
Dans une Afrique "laminée" par le sida, les interdits du pape, en particulier celui du préservatif, ont des conséquences ravageuses. A cela s'ajoute la collusion avec les pouvoirs en place, comme au Rwanda, qui incite les fidèles à se tourner vers les évangélistes protestantes. "Le continent noir, lui, continue de souffrir, mais Benoît, visiblement, persiste."
Le calvaire des "enfants sorciers" (David Blair) Courrier International - 6 au 12 octobre 2005 - (3/4 de page)
République Démocratique du Congo. "A Kinshasa, de plus en plus d’enfants, accusés de sorcellerie par leurs parents, sont abandonnés." Des prédicateurs affirment que le diable se cache dans ces enfants maigres et vêtus de haillons qui errent dans la capitale du Congo. On les accuse de sorcellerie et d’attirer le malheur sur leurs familles. A cause de cette peur des enfants possédés, "des dizaines de milliers de garçons et de fillettes sont victimes de violences et abandonnés". A Kinshasa, 70 % des enfants des rues ont été abandonnés pour cette raison.
L’origine de ce phénomène se trouve dans les croyances profondément ancrées d’un monde peuplé d’esprits malfaisants ainsi que dans la prolifération des congrégations chrétiennes : "Les Eglises africaines comptent 390 millions de fidèles, soit plus du triple d’il y a trente-cinq ans. Mais ces temples sont souvent des bicoques en ruine où officient des pasteurs qui en savent plus sur la cupidité et le sadisme que sur la théologie."
Selon des travailleurs humanitaires, l’une des raisons de cette peur des jeunes serait due aux atrocités commises par des enfants soldats lors des années de guerre civile.
"Save the Children", une ONG, tente de libérer ces enfants des "griffes" des pasteurs. Stephen Blight, le responsable de l’organisation à Kinshasa raconte : "J’ai vu des enfants enchaînés, entassés les uns sur les autres dans la saleté pendant plusieurs jours sous prétexte de les préparer pour leur "délivrance". Ils sont souvent privés de nourriture, et nous parlons de jeunes enfants de 5, 6, ou 7 ans. On leur interdit de boire de l’eau, on les bat, on les soumet à des purges par voie anale ou on verse de l’huile chaude sur eux."
Au Cameroun de nouvelles religions prospèrent sur fond de crise économique (Jean-Philippe Rémy) Le Monde - 29 octobre 2004 - (1/2 page)
Implantée à Douala, Ahl Ul Beyt est l’unique communauté musulmane chiite du Cameroun. A l’intérieur de la mosquée, en ce début de ramadan, les fidèles écoutent un prêcheur venu spécialement d’Iran, tandis qu’au dehors ce sont des tapis de musulmans sunnites qui couvrent les trottoirs. Fondée par un imam sunnite converti au chiisme cette mosquée paraît plus "opulente" que sa voisine sunnite. Dans un Cameroun, habituellement paisible sur le plan religieux, la jeune communauté chiite s’est créée dans un climat de méfiance voire de violence : "On nous attaquait avec des pierres, on recevait des menaces de mort en permanence.".
Parallèlement les Eglises Evangéliques commencent à proliférer. On a en dénombré plus d’une centaine, ayant leur siège aux Etats-Unis ou au Nigeria. "Il y a à la fois une dépolitisation de la société, après l’échec de l’opposition dans les années 1990, et une montée en puissance très nette des religions", note un observateur, qui conclut : "les nouvelles ferveurs se livrent une course de vitesse pour attirer les Camerounais."
La crainte est de voir se développer des tensions entre communautés, voire des massacres comme au Nigeria tout proche. Les services de renseignement occidentaux suivent la situation avec intérêt. Selon un spécialiste, "certaines mosquées à Douala ou dans le nord du pays, accueillent des imams de passage qui viennent prêcher en termes très durs. Ces mosquées forment un embryon de réseau, dans lequel on ne circule qu’avec des recommandations".