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Djihadisme

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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Qui est Emilie König, cette Bretonne convertie à l'islam, devenue recruteuse de Daech ? (M.G. (avec S.D.))
L'Obs - 2 janvier 2018

"La jeune femme de 33 ans jouait un rôle important de propagandiste au sein de l'organisation terroriste depuis 2012. Elle a été arrêtée par les Kurdes en Syrie.
C'était la Française de Daech la plus recherchée. Emilie König, Bretonne de 30 ans, est désormais détenue dans l'un des camps de réfugiés gérés par les Kurdes en Syrie, a révélé "RMC" ce mardi 2 janvier. Cette convertie à l'islam qui avait rejoint l'Etat islamique en Syrie jouait un rôle important de propagandiste et de recruteuse au sein de l'organisation terroriste.
Née le 19 décembre 1984 à Lorient, dans le Morbihan, Emilie König est la dernière d'une fratrie de quatre, écrivait "Ouest-France" en 2014. La jeune fille, qui ne connaîtra quasiment pas son père, gendarme, suit une scolarité normale puis obtient un CAP de vendeuse en alternance.
Elle se convertit à la fin de l'adolescence, et se marie avec un Français d'origine algérienne, condamné à cinq ans de prison pour trafic de stupéfiants. Elle décide de revêtir le niqab (voile intégral) après la loi du 11 octobre 2010 qui interdit de dissimuler son visage dans l'espace public."
[...]
https://www.nouvelobs.com/societe/terrorisme/20180102.OBS0027/qui-est-emilie-konig-cette-bretonne-convertie-a-l-islam-devenue-recruteuse-de-daech.html


Terrorisme islamiste : pourquoi il faut nommer le mal (Matthieu Croissandeau)
L'Obs - 15 novembre 2017

"S'il faut refuser de laisser naître toute confusion entre islam et djihadisme, ne pas nommer le mal traduit une forme de gêne, sinon d'aveuglement.
De quoi donc ont été victimes les 130 morts et les 413 blessés du 13 novembre 2015 ? Du "terrorisme" ou des "attentats", peut-on lire sur les plaques commémoratives apposées sur les différents lieux de la tragédie lors du premier anniversaire des attaques, il y a un an. Comme si ces martyrs avaient été les victimes d'un simple mode opératoire, d'une guerre asymétrique. Comme s'il n'y avait, derrière le geste ignoble des terroristes djihadistes, aucun agenda politique, aucune motivation. Comme si ces attentats avaient été l'expression d'une forme de fatalité, tout simplement.
Ecrire l'histoire d'un pays sur ses monuments suppose pourtant qu'on accepte de regarder la réalité en face. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, de très nombreuses plaques ont été dévoilées à travers la France pour entretenir le souvenir des victimes de la "barbarie nazie" et non d'un terme générique, comme le totalitarisme par exemple.
On objectera que, dans le cas des attentats du 13-Novembre, tout le monde sait très bien de quoi on parle, sans qu'il soit besoin d'entrer plus avant dans les détails. On se souviendra aussi des pudeurs de François Hollande à employer à l'époque l'expression de "terrorisme islamiste", par peur de l'amalgame ou encore de la stigmatisation."
[...]
https://tempsreel.nouvelobs.com/edito/20171114.OBS7323/terrorisme-islamiste-pourquoi-il-faut-nommer-le-mal.html


Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou : "L'"État islamique" sera de plus en plus un phénomène occidental (Pierre Barbancey)
L'Humanité - 24 octobre 2017

Entretien réalisé par Pierre Barbancey
"Mohammad-Mahmoud Ould Mohamedou publie un ouvrage qui marque une rupture avec les études consacrées jusque-là à Daech, récemment défait à Raqqa. S'intéressant à sa généalogie, ses liens avec al-Qaida, il pointe son immersion dans un monde postcolonial marqué par la violence politique.
Que représentent les chutes de Mossoul et Raqqa pour l'"État islamique" (EI) ?
Un micro-récit tactique surjoué par ses adversaires et moins conséquent que le macro-récit stratégique qui anime le groupe. Le focus médiatisé sur cet épisode retient, à tort, plus l'attention des décideurs politiques au niveau international et régional, et, partant, leurs populations invitées à ne comprendre - c'est-à-dire donc ne pas vraiment comprendre - la question de l'"État islamique" que dans une logique militaire et sécuritaire, là où le problème est sociétal et historique. D'une part, des défaites d'appareils étatiques sont présentées comme des victoires, puisqu'un groupe armé, quelle que soit sa force, n'aurait en réalité jamais dû prendre le contrôle durant trois longues années (de l'été 2014 à l'automne 2017) de villes si importantes et d'aires si larges face à des coalitions internationales si puissantes et des adversaires si farouches (peshmergas, milices chiites, forces paramilitaires irakiennes et syriennes). [...]
En réalité, j'invite plus à une lecture de l'EI comme une organisation qui sera de plus en plus occidentale. À l'évidence, ces deux dimensions arabe et musulmane sont importantes pour l'EI mais elles se jouent sur des temporalités différentes. Au départ, le géniteur de l'EI est une organisation, al-Qaida, qu'Oussama Ben Laden porte à une dimension transnationale (arabe, asiatique, africaine et européenne) qui dépasse à la fois le tropisme arabe."
[...]
https://www.humanite.fr/mohammad-mahmoud-ould-mohamedou-letat-islamique-sera-de-plus-en-plus-un-phenomene-occidental-644254


Jean Birnbaum : "Plus les djihadistes invoquent le ciel, plus la gauche tombe des nues" (Propos recueillis par Clara Dupont-Monod)
Marianne - 6 octobre 2017

"Dans "Un silence religieux", Jean Birnbaum décrypte le mutisme coupable d'une certaine gauche face au djihadisme et les errances idéologiques qui ont mené à cette passivité. Entretien.
Marianne : Vous prenez comme point de départ les réactions de la gauche aux lendemains des attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan, en 2015. Pourquoi ?
Jean Birnbaum : Parce que l'Elysée, le Quai d'Orsay et la plupart des intellectuels ont immédiatement sombré dans ce que j'appelle le "rien-à-voirisme", cette pulsion qui consiste à affirmer que ces attentats n'ont "rien à voir" avec l'islam. Ce déni part d'une bonne intention, il vise à éviter l'amalgame entre l'islam comme spiritualité et le djihadisme comme terreur. Mais il est à double tranchant, car il trahit les musulmans, théologiens ou simples croyants, qui tentent de soustraire leur religion à la violence. Bref, ce déni croit oeuvrer pour la paix civile quand, en réalité, il nourrit la prolifération de la terreur.
En quoi la négation de la religion est-elle dangereuse ?
Nier tout lien entre l'islam et le djihadisme, c'est le plus sûr moyen non pas d'éviter l'amalgame, mais de le généraliser. C'est planter un poignard dans le dos de tous les musulmans qui se battent sur le front interne à l'islam, et qui savent très bien que le djihadisme représente un avatar dangereux de l'islam, comme toutes les religions en ont connu."
[...]
https://www.marianne.net/societe/jean-birnbaum-plus-les-djihadistes-invoquent-le-ciel-plus-la-gauche-tombe-des-nues


Une étude de l'ONU sonde les racines de la radicalisation jihadiste en Afrique (Peter Esser)
Libération - 8 septembre 2017

"Selon les chercheurs onusiens, le succès du recrutement de groupes comme Boko Haram, les shebab et l'Etat islamique serait d'abord lié à la frustration des populations envers les autorités et à la méfiance vis-à-vis de la police et de l'armée.
De nombreuses études ont été menées pour déterminer les raisons de la radicalisation jihadiste de jeunes en Europe. L'Afrique subsaharienne, en revanche, a longtemps été laissée de côté par les chercheurs. Or, des mouvements islamistes extrêmement violents comme Boko Haram et celui des shebab sévissent au Nigeria et en Somalie, tandis qu'au Soudan, le groupe Etat islamique a trouvé une terre fertile de recrutement. Un récent rapport de l'ONU, intitulé "Journey to Extremism" (voyage vers l'extrémisme) jette un intéressant éclairage sur les motifs qui poussent les jeunes Africains vers le jihad. [...]
Premier résultat, plutôt évident : la misère et les inégalités régionales expliquent en partie la radicalisation. Boko Haram, les shebab et autres groupes terroristes recrutent majoritairement dans des zones particulièrement sous-développées et marginalisées. Mais les chercheurs soulignent que même dans les zones les plus défavorisées, une large majorité d'habitants ne se tournent pas vers l'extrémisme."
[...]
http://www.liberation.fr/planete/2017/09/08/une-etude-de-l-onu-sonde-les-racines-de-la-radicalisation-jihadiste-en-afrique_1594754


Face au terrorisme djihadiste, l'Etat nous protège-t-il vraiment ? (Eric Decouty)
Marianne - 24 août 2017

"Jamais la menace du terrorisme islamiste n'a paru aussi forte en Europe et en France. Surmenées, nos forces de l'ordre sont au bord de la rupture. Et pourtant le gouvernement rogne les budgets de la police, de l'armée et de la justice. Une logique tragique qui est aussi une erreur stratégique. Et une faute politique.
L'horreur sur les Ramblas de Barcelone. Une fois encore, une fois de plus. La litanie des actes de barbarie perpétrés par des terroristes islamistes semble décidément sans fin, et leur détermination mortifère inépuisable. A Paris, Nice, Londres, Berlin, mais aussi le week-end dernier en Finlande et en Russie, ces fous de Dieu ont tué, blessé, avec des couteaux, des voitures, objets du quotidien transformés en armes de destruction entre leurs mains sanguinaires. Au moment où la défaite militaire de Daech devient chaque jour plus concrète en Irak ou en Syrie, jamais la menace terroriste n'a semblé aussi forte en Europe et jamais nos Etats n'ont semblé aussi impuissants pour y faire face."
[...]
https://www.marianne.net/societe/face-au-terrorisme-djihadiste-l-etat-nous-protege-t-il-vraiment


Révélations sur les services secrets de l'Etat islamique (Matthieu Suc)
Médiapart - 18 août 2017

"L'État islamique a structuré en son sein des services secrets à l'image de ceux des pays qu'il attaque. Une enquête en plusieurs volets de Mediapart montre les méthodes de contre-espionnage utilisées par les djihadistes. Elles n'ont rien à envier aux pratiques de la guerre froide et expliquent aussi comment les attentats qui ensanglantent l'Europe ont été rendus possibles.
À 18 h 08, le 23 juin 2015, le vol Air France 1591 en provenance d'Istanbul achève sa course sur le tarmac de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Depuis vingt minutes, trois agents de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) patientent au terminal 2E. Ils ont rendez-vous avec « Abou Saïf le Coréen ». A priori, rien qu'un djihadiste de plus. Deux cents Français sont alors déjà rentrés du théâtre syrien."
[...]
https://www.mediapart.fr/journal/international/180817/revelations-sur-les-services-secrets-de-l-etat-islamique


Philippines. Sur l'île de Mindanao, les djihadistes résistent à l'armée (Damien Roustel)
Humanité - 4 juillet 2017

"Des centaines de morts, 400?000 personnes déplacées, des quartiers entiers détruits... Un peu plus d'un mois après la prise de contrôle, le 23 mai, de la ville de Marawi, dans le sud des Philippines, sur l'île de Mindanao, par des combattants islamistes qui se revendiquent du groupe "?État islamique?" (EI), près de 1?500 bâtiments et maisons de cette localité n'ont toujours pas été repris par l'armée philippine. Appuyée par les États-Unis, celle-ci doit faire face à une résistance bien plus forte que prévu. "?Beaucoup de nos militaires ne sont pas formés au combat urbain?", a reconnu hier le secrétaire philippin à la Défense, Delfin Lorenzana," [...]
https://www.humanite.fr/philippines-sur-lile-de-mindanao-les-djihadistes-resistent-larmee-638366


Royaume-Uni. Le voisin modèle devenu djihadiste (The Independent)
Courrier International - 24 mars 2017

""Qu'est-ce qui fait qu'un père de famille devient terroriste ?" se demande The Independent en une. Comme tous les titres de la presse britannique ce vendredi matin, le quotidien de Londres se penche sur Khalid Masood, 52 ans, père de trois enfants et auteur de l'attentat de Londres du 22 mars, revendiqué par Daech.
Né sous le nom d'Adrian Russell, dans le comté de Kent, dans le sud-est de l'Angleterre, il s'est converti à l'islam à l'âge de 18 ans. Il vivait depuis trois ans dans une banlieue de Birmingham, la deuxième ville du pays, dans les Midlands. Pour ses voisins, c'était "un voisin modèle, un homme discret, qui lavait sa voiture, tondait la pelouse, donnant aux gosses du quartier quelques astuces sur le football". Cependant, entre 1983 et 2003, il a été inculpé à plusieurs reprises, notamment pour agressions (dont blessures graves), possession d'armes et atteinte à l'ordre public, précise le journal.
La Première ministre, en révélant son identité jeudi 23 mars, a précisé qu'il aurait fait l'objet d'une enquête du MI5 en lien avec "l'extrémisme violent", mais qu'il était un "personnage périphérique". Il est possible, conclut le journal, que, "lorsque les services de renseignement se pencheront à nouveau sur l'homme qui a été considéré comme n'étant qu'à la périphérie de l'extrémisme, ils se rendront compte que sa trajectoire ressemble de plus en plus à celles des autres délinquants européens devenus djihadistes". [...] "
[...]
http://www.courrierinternational.com/une/royaume-uni-le-voisin-modele-devenu-djihadiste



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