En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis,
signalez-le
Codes couleur :
En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
En rouge foncé : citation ou extrait de l'article. Titre en gras.
En mauve : commentaire ou appréciation particulière de "atheisme.free.fr"
Le dalaï-lama proclame sa foi dans la science (Alain Salles) Le Monde - 15 novembre 2005 - (1/4 de page)
Le dalaï-lama a reconnu qu'il avait le trac lorsqu'il s'est exprimé, à Washington, à l'ouverture d'un congrès sur les neurosciences. Quelques jours plus tôt, il avait été reçu par George W. Bush avant que le départ de celui-ci pour son voyage en Chine.
L'intervention du dalaï-lama a été précédée d'une polémique "au motif qu'il ne faut pas mélanger science et religion", d'autant qu'il y a, aux Etats-Unis, une très vive tension "entre les scientifiques et les groupes religieux favorables au créationnisme ou au "dessein intelligent", doctrines qui contredisent la théorie de l'évolution de Darwin". Cependant la portée de la pétition des scientifiques opposés à l'invitation du dalaï-lama a été affaiblie par les signatures de scientifiques chinois qui dénonçaient la transformation du congrès en "meeting politique".
L'intervention du dalaï-lama a été longuement applaudie. Il a rappelé ce qu'il avait déjà dit dans le New York Times : "Si la science prouve que certaines croyances du bouddhisme sont fausses, alors le bouddhisme les changera".
Son dernier essai, intitulé "L'Univers dans un seul atome : la convergence de la science et de la spiritualité" a cependant été critiqué par le journal new-yorkais qui l'a qualifié de "version orientale du "dessein intelligent"."
Les opposants à la participation du dalaï-lama contestent les expériences qui sont réalisées avec des moines bouddhistes, dont le Français Matthieu Ricard, pendant des séances de méditation.
Le dalaï-lama reçu à la Maison-Blanche (Jean-Jacques Mével) Le Figaro - 10 novembre 2005 - (1/4 de page)
Chine. A quelques jours de son voyage en Chine, George Bush reçoit le Dalaï-lama. Même si ce dernier n’est pas reçu comme un chef d’Etat, cette entrevue est prévue comme un hommage au Prix Nobel de la paix. Cette invitation à celui qui est considéré par les autorités chinoises comme un dangereux séparatiste et qui incarne en Occident la cause de la liberté de conscience, suscite sans doute "quelques grincements de dents" à Pékin.
Le département d’Etat américain a publié au même moment son "Rapport annuel sur la liberté religieuse dans le monde" qui, sur ce plan, place la Chine au même rang que l’Iran, la Corée du Nord, le Soudan et l’Arabie saoudite. Il relève qu’au Tibet "des douzaines de moines et de nonnes moisissent en prison" et que les autorités chinoises continuent de "réprimer par la force" des actes de foi, comme la vénération du Dalaï-Lama.
Pendant ce temps le "président chinois, en visite en Europe, a été accueilli par plusieurs manifestations pro-tibétaines".
Nouveau Karma scientifique (Dominique Leglu) Sciences et Avenir - n°702 - août 2005 (5 pages)
Le dalaï-lama doit intervenir, à Zurich (Suisse) le 4 août, dans le grand auditorium de l’Institut Fédéral de technologie. Devant 2000 personnes, il sera entouré sur l’estrade de 6 scientifiques de renom en génétique, neurobiologie, psychologie, sociologie, pour une conférence sur le thème "Peur et anxiété".
>>> Voir l'ensemble du résumé de l'article : Nouveau Karma scientifique
Werner Herzog dans les pas de Bouddha (S.D.) Libération - 5 juillet 2005 - (1/6 de page)
A propos d'un documentaire diffusé sur la chaîne de télévision Arte. Werner Herzog, le réalisateur de "Aguirre, la colère de Dieu", est allé à Bodh-Gaya, au bord du Gange, à l'endroit où le prince Siddhârta est devenu Bouddha, "l'Eveillé". "Avec l'accord du Dalaï-lama, il a pu filmer les rites de "l'initiation de Kalachakra" - une cérémonie de purification par laquelle les disciples espèrent atteindre les sphères supérieures de la méditation." Le documentaire s'est aussi déplacé au pied du mont sacré Kailasch, au Tibet, ainsi que dans la ville de Graz, en Autriche, où vit une très active communauté bouddhiste. A travers des images "contemplatives et parfois somptueuses", le réalisateur montre sa fascination "pour cette quête spirituelle et ses symboles". Dommage que l'heure de programmation, 1h30 du matin, associée au rythme "lancinant du montage et la litanie hypnotique des mantras", incite plus au sommeil qu'à "l'Eveil".
Comment les religions s'adaptent à la modernité Sciences humaines - mai 2005 n°160 (2 pages)
Bouddhisme : s'occidentaliser pour se faire entendre
Si "l'Occident a transposé sur le Tibet ses fantasmes et ses rêves", le bouddhisme tibétain, en composant entre différentes tendances, recherche la survie culturelle du Tibet après son invasion par la Chine. Le bouddhisme tibétain, qui ne représente qu'une infime partie du bouddhisme, a transformé un culte complexe en un ensemble de recettes condensées pour la recherche du bonheur dans ce monde. "Ainsi, la notion de réincarnation, devenue si populaire dans le New Age car synonyme d'espoir de vie après ma mort, n'est-elle en Orient qu'une malédiction, propre aux âmes imparfaites condamnées à connaître, encore et toujours, la douleur de l'existence terrestre."
Voir le résumé de l'ensemble de l'article de Sciences Humaines