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Théorie des phobies - 2/4



Par Guy Patel  -  8 mars 2004


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Sommaire :



Les quatre sous-phobies

La "peur mère" de souffrir engendre à son tour quatre sous-phobies fondamentales.
Ces quatre sous phobies fondamentales sont :
  1. L'égoïsme : qui est la peur de manquer, d'être dans le besoin.

  2. La xénophobie : qui est la peur de l'autre, des différences, de la nouveauté, (l'autre peut être un homme, un animal ou un objet).

  3. Le mysticisme : qui est la peur de l'inconnu, la peur temporelle (du passé, du présent, du futur), la peur spatiale (agoraphobie, milieu, vertige, peur cognitives, etc...). La peur de l'imperfection de l'univers et/ou de sa propre imperfection et la peur de nos propres émotions (ex : la peur d'avoir peur, la peur de rougir...).

  4. L'ennui : qui est la peur de ne rien laisser après soi (d'où le désir de procréation) ou peur de ne rien laisser de soi (d'où l'activité, l'occupation, l'art, la science, etc...).
Les sous- sous- phobies
Ces quatre sous-phobies fondamentales vont engendrer à leur tour l'ensemble de toutes les phobies, celle que l'on nomme phobies sociales ou autres. L'association psychiatrique américaine recense 6456 sous- sous- phobies distinctes.
Toutes les phobies sont donc issue de la "phobie mère" : la peur (souvent) inconsciente de souffrir.


Explications complémentaires des phobies

Il y a donc quatre phobies fondamentales, légitimes, normales, saines, essentielles à la survie et à l'équilibre de l'homme normal, sain d'esprit.


1 - L'égoïsme

La première phobie est l'égoïsme légitime. Elle provient de la peur légitime d'être dans le besoin, la peur de manquer. Grâce à cette peur, tout individu normal et sain d'esprit tend à chercher un moyen légitime pour se nourrir afin de rester en vie mais avant tout, pour ne pas souffrir.
L'égoïsme a permis le troc ancestral, le commerce et donc l'économie de marché (le capitalisme actuel). Les athées étant plutôt sains d'esprits, sont moins égoïstes que la moyenne des individus et donc moins portés vers les profits excessifs (avarice), vers la compétition exacerbée, vers un capitalisme exacerbé (l'ultra libéralisme).
Cet égoïsme légitime, parfois violent, chacun de nous pourrait le ressentir si, par exemple, il se retrouvait au chômage. D'où l'extrême angoisse des nouveaux chômeurs, des exclus, de certains groupes d'individus. Cependant avec le temps, cette angoisse heureusement diminue, surtout s'il existe des minimums vitaux suffisants (salaires minimums, sécurité sociale, minimum vieillesse, systèmes atténuateurs de phobies, etc.).

Chez certains individus la phobie égoïste est pathologique et donc anormalement excessive. Elle conduit ceux-ci à l'avarice, à l'égocentrisme, à l'égotisme, à la cupidité. Cette phobie excessive mène à la méritocratie excessive (médailles, honneur, gloire, sur estimation de soi, etc...).
Nous ressentons tous le besoin d'être reconnu, nous sommes donc tous un peu "méritocrates".
La pathologie se trouve dans l'excès méritocratique, d'où, pour certains, la quête sans borne du pouvoir (dictateurs, certains hommes de pouvoir, certains artistes...).
Cette pathologie égoïste excessive fait cependant partie de notre société de consommation actuelle et ne se retrouve pas seulement dans les romans. Elles sont représentées par les individus prêts à tout pour réussir (jusqu'au meurtre parfois).

La majorité des athées, moins phobiques excessifs, ne sont pas "prêts à tout" pour réussir. Ils savent en général se contrôler. Par contre les hyper égoïstes ne savent pas se contrôler, sinon lorsque la loi les y oblige, mais pas toujours. L'emprisonnement et l'internement contrôle mais ne soignent pas ou mal les phobies excessives.


2 - La xénophobie

La deuxième phobie est la xénophobie légitime. Pour se protéger des agressions (animaux, microbes, envahisseurs) et ainsi obtenir une propriété privée et une santé essentielle, chaque individu normal et sain d'esprit est gouverné par une xénophobie légitime.

Chez certains individus, cette phobie est excessive et devient pathologique. Elle conduit à l'eugénisme par l'exclusion et l'extermination de l'homme, de l'ethnie ou de l'animal qui "fait peur et que l'on veut supprimer". Certains individus fuient ou tuent systématiquement les araignées, les serpents, les animaux féroces, même s'il ne sont pas en danger immédiat. Ils vont également essayer de nuire à une race, un groupe d'individus, une personne différentes ; ceux qui leur font peur.

Une xénophobie légitime, mais violente, émergerait si vous vous retrouviez face à face avec un cambrioleur dans votre logement. La xénophobie saine "anti-nazi" a permis l'émergence de la résistance, du débarquement allié, de la contre-attaque soviétique. La saine xénophobie anti-communiste a permis la chute du mur de Berlin et des excès égoïstes et xénophobes de l'ultra communisme de l'ancienne URSS.

La xénophobie légitime n'est donc pas maladive. Par contre la xénophobie maladive mène vers l'eugénisme, les génocides, l'exclusion ou l'extermination d'une race, d'un peuple, d'une religion, d'une culture, des pauvres, des immigrés, du sexe opposé, d'une espèce, de certains objets (technophobie), etc.

La technophobie, l'homophobie et la misogynie sont quelques-unes unes des différentes formes de xénophobies.


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