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L'évangélisation des Amérindiens
du Canada par les Jésuites



Par Georges Timmermans  -  23 juin 2004




Les textes publiés dans Vos contributions (rouge foncé) ne représentent que l'opinion de leurs auteurs.



Ce texte décrit la confrontation entre animisme et monothéisme. Cette religion "mono" véhicule des valeurs qui sont étrangères aux "indigènes", ce processus se retrouvera dans l'islamisation de l'Afrique.


Sommaire



Sous le règne de Louis XIV, se répand une abondante littérature, produite par des voyageurs, marins, soldats, marchands, administrateurs et missionnaires.
Dans leurs rapports envoyés à leurs supérieurs, les jésuites décrivent les événements qui se sont passés dans leurs Missions. Réunies en 73 volumes, "Les Relations des Jésuites" sont une source de renseignements très précieuse sur l'histoire de l'évangélisation du Canada.




Sous le règne de Louis XIV, se répand une abondante littérature, produite par des voyageurs, marins, soldats, marchands, administrateurs coloniaux et missionnaires.

Dans leurs rapports envoyés à leurs supérieurs, les Jésuites décrivent les événements qui se sont passés dans leurs Missions. Réunies en 73 volumes, Les Relations des Jésuites sont une source de renseignements très précieux sur l'histoire de l'évangélisation du Canada.
Le rédacteur s'y réjouit "que le feu est si grand dans nos collèges [en France], qu'il est difficile d'apaiser les larmes de ceux qu'on éconduit et auquel on refuse de nous venir nous ayder". Il instruit les nouveaux venus, de la dureté du voyage (depuis la ville de Québec jusqu'au pays Huron), de l'inconfort des canots en écorce, du danger de verser ou de se briser sur les rochers, de la frugalité des repas, de l'isolement, du silence éternel de la nature..., sur les dangers de la guerre, des bandes d'Iroquois (ennemis des Hurons) razziant des villages, des "sauvages mal intentionnés" qui peuvent vouloir vous tuer sous prétexte que votre robe noire est responsable de la sécheresse ou tout autre événement désagréable.

Une fois arrivé à la mission, il recommande l'humilité au nouveau missionnaire, car, même s'il était grand théologien en France, le temps qu'il assimile la langue huronne, il devra être muet et supporter les plaisanteries des femmes, petits enfants et "de tous les Sauvages".
Muni de ces instructions, et de la mise en garde traditionnelle et très jésuitique ("surtout je n'oserais parler des dangers de se perdre parmi leurs impuretés"), le nouvel arrivant est prêt à apprendre, au travers de l'expérience des anciens "comment faire une belle moisson d'âmes", un peu plus loin, il espère que cette "moisson des âmes sera plantureuse" car "se faire un petit écolier d'un Sauvage est bien doux pour les gagner par après à Dieu".

"...ainsi la peuplade de Kébek se va grandement multipliant par les soins des Messieurs les Associez de la Compagnie de la Nouvelle France,... [ce qui] servira grandement, tant à ramasser et encourager les Sauvages errants, et fainéants au travail, qu'à les porter à vouloir faire pour Dieu ce qu'ils verront être faisables".  
 
 
Les méthodes des missionnaires...


Ils enseignent d'abord le signe de croix, "puis les autres prières, le tout en leur langue", les Jésuites ayant composé un dictionnaire et une grammaire de la langue huronne. Des extraits de la Bible sont ainsi traduits en langue huronne.
"Nous assemblons les hommes le plus souvent que nous pouvons, car leurs Conseils, leurs festins, leurs jeux et leurs danses ne nous permettent pas de les avoir... tous les jours".
Il faut ménager et respecter (en apparence tout du moins) le pouvoir des anciens cars ils déterminent et décident de tout. Il faut exploiter le fait que les Indiens veulent aller au ciel et redoutent "ces braises ardentes de l'enfer".

A long terme, le plus efficace est l'éducation des enfants.
Aussi, le dimanche, ils rassemblent toute cette jeunesse à la cabane "devant laquelle nous faisons solennellement l'eau bénite" et ils distribuent alors de petits cadeaux pour inciter les enfants à venir s'instruire. Les plus grands ne sont pas oubliés, "cette méthode conforme à notre Institut, fait que les grandes filles s'instruisent pour aider les petits à être récompensés de quelques prix", éducation qui permet de changer leur vie "païenne et barbare en une vie civile et chrétienne".


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