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Littérature :   Topo n°5  -  Avril 2004

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le


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Dieu superstar
Topo - avril 2004 - N°5 - (140 pages)

"Le mensuel de tous les livres", constatant une très forte production littéraire autour du fait religieux, y consacre la quasi-totalité de son numéro. La synthèse ci-dessous se limite aux principaux articles.

Lisez Mordillat, Voyez Prieur
Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, qui ont réalisé pour la télévision "Corpus Christi" et plus récemment "L'origine du christianisme", viennent de publier "Jésus après Jésus". Ils évoquent leur intérêt pour la lecture et le cheminement qui les a conduit à la réalisation de ces trois œuvres.

Une couronne d'épines pour Mel Gibson (Paula Fredriksen)
Une analyse très critique du film de Mel Gibson, "La passion du Christ" : des anachronismes, de grossières erreurs historiques. "Ce genre de choses ne devrait plus décemment être projeté depuis "La vie de Brian" des Monty Python. Mais surtout, ce que vous verrez pendant nettement plus d'une heure, c'est le spectacle interminable, brutal, graphique, nauséeux d'un beau corps humain réduit à l'état de bouillie sanglante."

Le sang du Christ (Didier Allouch)
Cet habitant de Los Angeles donne sa vision du film de Mel Gibson, "La passion du Christ" : "extrêmement antisémite", "immonde", une tendance au mysticisme… Pour lui, ce film est une attaque de l'intégrisme catholique contre les autorités romaines et les évolutions intervenues depuis le concile Vatican II.

Celles qui lui disent tu (J.M. Talpin)
Le titre désigne les femmes mystiques qui font l'objet d'une nombreuse production littéraire. Leurs relations à Dieu ou avec Jésus, si elles présentent des analogies avec les relations amoureuses, érotiques, "telles des noces", nécessitent un effacement complet de soi : "Tout l'effort des mystiques a toujours visé à obtenir qu'il n'y ait plus dans leur âme une seule partie qui dise je" (Simone Weil).
L'article brosse un rapide portrait de quelques-unes de ces grandes mystiques : Madeleine Delbrêl, Hildegarde de Bingen, Les Béguines, Hadewijch d'Anvers, Marguerite Porète, Catherine de Sienne, Marie de l'Incarnation, Thérèse d'Avila, Marie de la Trinité, Simone Weil, Thérèse de Lisieux, Edith Stein.
Ces femmes sont plus à plaindre qu'à envier.

Lorsque la mère de Dieu paraît… (Stéphane Passadéos)
L'ouvrage "Les guerres de la Vierge" de K. Elisabeth Claverie, ethnographe, est une analyse anthropologique des apparitions de la Vierge, à partir de 1981 à Medjugorje, en Bosnie-Herzégovine.

Le pied mystique (Nathalie Bauer)
Il s'agit du pied au sens de "plaisir". "Le mysticisme féminin" de Jean-Jacques Antier est construit autour de témoignages "sur le coup de foudre" de ces femmes qui les a transformées en "épouses du Christ". "Mystique et féminité" de Jacques Maître est une approche socio-historique et psychanalytique du mysticisme. L'auteur de l'article semble voir dans ces deux ouvrages un caractéristique du mysticisme féminin : "la créativité".
Moins pudiquement, ne devrait-on pas dire imagination, si ce n'est invention ?

La Bible petit à petit (François Guillaume Lorrain)
L'éditeur allemand Taschen publie "Au commencement était le verbe, grandeur et décadence des bibles enluminées" qui est l'histoire de la production des Bibles manuscrites. Une véritable légende lorsque l'on sait qu'il fallait deux à trois ans de travail à un moine copiste pour réaliser une Bible complète.

Dieu se produit texto (Nicole Aboulker)
Nicole Aboulker, secrétaire de rédaction à la NRF fait part de sa réaction face à "L'invention de Jésus", livre en deux tomes, publié en 1987 et 1989 par Bernard Dubourg. Ecrit dans "l'allégresse" de l'exégèse, cet ouvrage ne laisse indemne les chrétiens. "Il est sans doute difficile de conserver sa foi après un tel choc, notamment en ce qui concerne l'existence de Saint Paul". Bernard Dubourg défend la thèse que le Nouveau Testament serait la traduction en grec d'un texte original en hébreu, traduction "biaisée, fausse au moins de moitié : le christianisme serait fondé sur des bases tronquées". L'original ne serait lui-même qu'un texte directement engendré à partir de la Bible. Bernard Dubourg le démontre en utilisant les similitudes, les assonances, les anagrammes et les calembours de la langue hébraïque. "Un essai limpide".

Saint Paul, portrait robot (Pierre-Antoine Bernheim)
Saint Paul est des personnages les mieux connus du début du christianisme. Mais les données biographiques sont peu nombreuses. En outre, seule une moitié de ses lettres (épîtres) est considérée comme authentique. Des spécialistes pensent que des passages de ses lettres (critiques des juifs, misogynie…) seraient des interpolations. En outre, nombreux sont ceux qui n'accordent qu'un crédit limité aux Actes des Apôtres dont une grande partie est consacrée à la vie de Paul de Tarse. Les conclusions des différents livres publiés récemment sur Saint Paul sont donc incertaines.

Frère Jacques (Clara Banchereau)
Dans "Jacques, frère de Jésus" Pierre-Antoine Bernheim fait la lumière sur ce personnage, premier véritable fondateur du christianisme et laissé dans l'ombre par les Pères de l'Eglise au profit de Pierre et de Paul. Remettant en cause la virginité de Marie, la mère de Jésus, puisqu'il serait le frère de Jésus, ce livre pose la question de la déformation de l'histoire par le christianisme qui a fait passer Jacques pour le cousin de Jésus.

Dieu selon Terry Gilliam (Donald James)
Il s'agit d'un résumé du film des Monty Python, "La vie de Brian", parodie délirante et satyre religieuse de la vie de Jésus.

Anatomie du credo (Albert Jacquard)
Dans son livre publié en 2003, "Dieu ?", l'humaniste Albert Jacquard analyse phrase par phrase le "Crédo" catholique. Il délaisse vite la question insoluble de l'existence de Dieu pour s'intéresser au message du Christ, "un vibrant appel à la fraternité". Sans Dieu, il n'y a qu'à l'homme auquel l'homme puisse se raccrocher. Quant au message de l'Eglise catholique, elle devrait "revoir sa copie. Et, au lieu de continuer à faire réciter une prière obsolète à ses fidèles, mettre plutôt l'accent sur le Sermon sur la Montagne que l'on trouve dans les Evangiles : Jésus y invite les hommes à s'aimer les uns les autres… un projet de vie en commun qui n'a rien à voir avec l'affirmation de croyances."

Dieu.com de Danielle Sallenave (Céline Minard)
A partir de l'examen critique du citoyen idéal de nos sociétés, Danielle Sallenave met en garde dans son livre "Dieu.com" contre les retours réactionnaires : communautarisme, religions, différence des sexes, maternité comme norme et fonction de la femme. Face à ces dangers, elle prône une "laïcité aiguë et anticléricale, plutôt qu'antireligieuse" dans l'athéisme gai de ceux qui ne veulent pas "appartenir", mais être libres et redonner vie à l'esprit critique.
A lire absolument.


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