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Laïcité

2007

Revue de presse



En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Début de la revue de presse sur la laïcité



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Controverse autour de la "laïcité positive" (Sophie de Ravinel)
Le Figaro – 22 décembre 2007 (1/8 de page)

""La laïcité n'a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes", a déclaré, jeudi, Nicolas Sarkozy.
L'intervention du président Sarkozy n'a pas laissé insensible, aussi bien en France qu'au Vatican, qui attend des avancées concrètes."

Extrait : "Si Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, a estimé que la visite de Nicolas Sarkozy au Vatican, était une «étape» de la "petite révolution politique qui doit faire de la laïcité" un "synonyme d'ouverture et de dialogue", François Hollande, pour sa part, a dénoncé "la vieille rengaine de la droite la plus cléricale". Dans Le Monde daté d'aujourd'hui, le premier secrétaire du PS a ajouté que le jugement sur l'histoire de France rapportée par le président dans son discours était "faux et grave". Sa vision de la laïcité a en outre pour conséquence, selon lui, de provoquer "une vraie confusion entre le religieux et la politique". Au Grand Orient, les francs-maçons, ont dit hier leur "inquiétude face à toute volonté de présenter le fait religieux comme constitutif de l'identité politique et citoyenne, ce qui pourrait entraîner une sérieuse inflexion du modèle républicain français"." [...]


Pas de contre-pied au culte
Le Canard Enchaîné – 7 novembre 2007 (1/10 de page)

Michel Alliot-Marie a la charge de réaliser le vieux rêve de Nicolas Sarkozy de faire modifier la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat pour notamment permettre "à l'islam de se faire une petite place au soleil républicain". Elle a reçu pour cela les représentants des organisations religieuses, mais "elle a fermé sa porte à la Fédération nationale de la Libre-Pensée", dont le président, Marc Blondel, ancien secrétaire général de FO, lui avait demandé un entretien. Le prétexte du refus est un emploi du temps trop chargé.
"C'est un signe : dans l'ère sarkozyste, les Eglises et l'Etat sont tellement séparés que dans les affaires religieuses l'Etat n'a le temps de discuter qu'avec les Eglises. Ite missa est !"


MAM tient à l’équilibre des cultes (Catherine Coroller)
Libération – 3 août 2007 (1/10 de page)

Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, qui a hérité du dossier des cultes et en particulier du rapport Machelon, a transmis au Premier ministre des propositions en vue d'une éventuelle modification de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat.
La ministre exclut le "toilettage" de la loi que préconisait le rapport Machelon. "On ne doit pas toucher aux équilibres juridiques et politiques de la loi de 1905, mais trouver des solutions concrètes à droit constant" indique son entourage.
"Parmi les propositions de Michèle Alliot-Marie, la seule intéressant directement les musulmans est celle préconisant un alignement des avantages fiscaux dont bénéficient les associations de loi de 1905 — les associations cultuelles — sur ceux (plus avantageux) réservés aux associations de la loi de 1901. Si Bercy donne son accord, les dons faits aux associations cultuelles ouvriront le droit à des réductions d’impôts plus conséquentes."
Une autre proposition a trait aux cimetières confessionnels. Actuellement, "la loi interdit formellement le regroupement des défunts selon leur religion dans les cimetières publics, en pratique, les maires peuvent aménager des carrés confessionnels, et MAM entend leur rappeler cette possibilité." Il est, en outre, envisagé de permettre l'extension des cimetières confessionnels privés, la loi ne permettant pas d'en créer de nouveau.


Michèle Alliot-Marie confesse les religieux sur la loi de 1905
Libération - 24 juillet 2007 (20 lignes)

Suite au rapport Machelon concernant les relations entre les cultes et l’Etat, initié en 2006 par Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur a reçu le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Jean-Pierre Ricard. Elle "a déclaré vouloir recueillir tous les avis avant de formuler très prochainement des propositions au Premier ministre". Les catholiques ne sont pas demandeurs d’une modification de la loi de 1905, mais estiment que les Eglises devraient pouvoir s’exprimer publiquement, et ne pas être cantonnées à la sphère privée. La ministre de l’Intérieur poursuivra ses consultations toute la semaine et les terminera lundi par les musulmans."


Financement des lieux de culte : aménager sans bouleverser (Stéphanie Le Bars)
Le Monde - 6 juillet 2007 (1/10 de page)

Début de l'article : "Le nouveau président de la République ne devrait pas reprendre à son compte les convictions de l'ancien ministre de l'intérieur sur la nécessité de modifier la loi de 1905 pour faciliter le financement des lieux de culte en France. "On ne touchera pas à la loi de 1905", indique-t-on aujourd'hui au ministère de l'intérieur. Le risque serait trop grand de remettre en cause la "tranquillité" existant de ce point de vue entre les religions. Durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait déjà infléchi son discours, mettant en avant "un manque de consensus" sur la question. Seuls des "aménagements sur des points techniques "à droit constant"" sont donc désormais envisagés." [...]


En Alsace et en Moselle, les avantages du Concordat (Stéphanie Le Bars)
Le Monde - 6 juillet 2007 (1/8 de page)

Le régime concordataire dont bénéficie encore l'Alsace et la Moselle est une survivance du Ier empire car lors du vote de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, en 1905, ces départements étaient administration allemande.
"Concernant les lieux de culte, il n'existe théoriquement aucune limite à leur financement par les collectivités locales. Néanmoins, en pratique, ces dernières subventionnent les projets de construction à hauteur de 10 % en moyenne, selon le bureau des cultes du ministère de l'intérieur. Une exception de taille concerne la construction actuelle de la mosquée de Strasbourg, dont le projet remonte à 1992. Les collectivités locales (ville, département, région) ont apporté 1,6 des 6,1 millions d'euros du budget total, soit près de 30 %."
(Les avantages sont pour les cultes, pas pour l'égalité, la laïcité et les contribuables.)


Un siècle de batailles pour séparer religion et politique (Jean-Paul Scot)
L'Humanité – 22 mai 2007 (1/10 de page)

Au propos du livre "Politiques de la laïcité au XXe siècle", ouvrage collectif sous la direction de Patrick Weil (PUF, 2007). Composé de 25 articles, cet ouvrage "clarifie les acquis démocratiques des combats laïcs".
"Le fort attachement des Français à la laïcité est confirmé même s’il est bien plus ancré à gauche qu’à droite, chez les agnostiques et les athées que chez les croyants, mais cela est encore plus net chez les plus diplômés et les plus de quarante ans. Laïcs de gauche et laïcs de droite ne le sont pas pour les mêmes raisons : si les premiers critiquent tous les cléricalismes, les seconds accusent surtout l’islam.
Le politologue Guy Michelat suggère de distinguer des laïcs par ralliement toujours prêts à concéder le retour du religieux dans la sphère publique et des laïcs par conviction faisant de la séparation entre les Églises et l’État une condition essentielle de la démocratie. Il est vrai que la laïcité n’est pas "le traitement égal de toutes les religions", comme le dit Nicolas Sarkozy, mais l’égalité des droits de toutes les options spirituelles, religieuses ou philosophiques."



Des mosquées menacées au nom de la loi de 1905 (Catherine Coroller)
Libération – 5 mai 2007 (1/4 de page)

"Pour aider les musulmans à se doter de lieux de culte, la plupart des communes utilisent un artifice juridique. Elles mettent à leur disposition un terrain sous forme de bail emphytéotique (d'une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans) contre un loyer symbolique (un euro dans le cas de Montreuil). Seulement voilà, le Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret estimant que cette facilité s'assimile à un financement indirect, interdit par la loi de 1905 sur la séparation entre l'Eglise et l'Etat, a déposé un recours devant le TA. Le commissaire du gouvernement a jugé que «le bail emphytéotique concédé pour un euro symbolique par an s'assimile à une subvention déguisée», s'indigne Jean-Pierre Brard, maire (apparenté PC) de Montreuil."
Cette affaire fait suite à l'annulation par le Tribunal Administratif de Marseille d'une délibération du conseil municipal portant sur un bail de 300 euros par an pour la mise à disposition des musulmans d'un terrain de 8 600 m2. Les juges, saisis par le MNR, le Front National et le Mouvement pour la France, ont estimé qu'il s'agissait d'une "subvention déguisée".
"Aujourd'hui l'extrême droite n'entend évidemment pas s'en prendre à l'Eglise catholique, mais seulement aux musulmans. "On ne met pas sur un pied d'égalité les religions chrétiennes et une religion installée depuis quelques décennies et qui a du mal à respecter les lois de la République", affirme Nicolas Bay, délégué à l'action politique du MNR." Une jurisprudence semble donc se mettre en place.
Contrairement aux partis d'extrême droite qui instrumentalisent la loi de 1905 à des fin politiciennes et xénophobes, les libres penseurs, ont déjà mené et gagné des actions en justice pour faire respecter la laïcité quelle que soit la religion concernée.


Loi de 1905 : le candidat UMP calme ses ardeurs (Catherine Coroller)
Libération - 5 avril 2007 (1/8 de page)

"«Oui», a répondu hier Nicolas Sarkozy au journaliste de la Croix qui lui demandait s'il renonçait à modifier la loi de 1905. Précisant que «c'est un sujet sur lequel on ne peut avancer sans consensus», le candidat UMP a ajouté qu'il «poursuivra la discussion avec l'ensemble des religions». Cette loi est le fondement de la séparation des Eglises et de l'Etat. Elle interdit tout subventionnement public des cultes, mais confie à l'Etat et aux communes la charge des édifices cultuels (églises, temples, synagogues) construits avant 1905. Quant aux musulmans, qui n'étaient pas concernés par le texte, Nicolas Sarkozy a déclaré «vouloir s'en tenir à quelques objectifs, comme mettre à leur disposition des lieux de culte appropriés» et «couper l'islam de France des influences étrangères»."
Quant au rapport Machelon de septembre 2006, réflexion sur la loi de 1905 et dont la principale proposition était d'autoriser les municipalités à financer la construction de lieux de culte, Nicolas Sarkozy n'a plus abordé ce sujet.


La laïcité à la française n'est pas obsolète (Roger Dachez)
Le Figaro - 3 avril 2007 (1/4 de page)

Voir le résumé de l'article : La laïcité à la française n'est pas obsolète.


Laïcité : questions à M. Sarkozy, par Henri Pena-Ruiz
Le Monde - 16 février 2007 (1/4 de page)

Henri Pena-Ruiz qui a été membre de la commission Stasi, est philosophe et écrivain. Partant du principe de la laïcité que "la religion n'est pas un service public", il pose cinq questions à Nicolas Sarkosy. Extraits :
"Ne pensez-vous pas que celui qui ne croit pas au ciel puisse être blessé par votre préférence [à l'option religieuse, comme elle apparaît dans voter livre La République et les religions (Cerf, 2004)] , aujourd'hui transposée en une politique discriminatoire ?"
[...]
"L'égalité républicaine se réduirait-elle pour vous à l'égalité des divers croyants, à l'exclusion des humanistes athées ou agnostiques ?"
[...]
"Quelle priorité pour les pouvoirs publics ? Le rapport Machelon, qui a votre sympathie, utilise le concept de liberté de religion, pour permettre le glissement du "libre exercice des cultes", garanti par le premier article de la loi, à la nécessité supposée de financer les cultes. Joli jeu de mots et vrai tour de passe-passe, qui risque de tromper. En République, seul l'intérêt général, commun à tous, portant sur les biens et besoins de portée universelle, mérite financement public."
[...]
"Il n'y a pas en France cinq millions de "musulmans", mais cinq millions de personnes issues de l'immigration maghrébine ou turque, très diverses dans leurs choix spirituels. Seule une petite minorité d'entre elles fréquente la mosquée, la majeure partie faisant de la religion une affaire privée, ou ne se référant à l'islam que par une sorte de solidarité imaginaire. Dès lors, la République doit-elle renoncer à la laïcité pour satisfaire cette minorité, ou concentrer les deniers publics sur la redistribution par les services publics, la gratuité des soins, le logement social ou la lutte contre l'échec scolaire, qui concernent tous les hommes, sans distinction de nationalité ou de choix spirituels ?"


Défendre la laïcité (Editorial)
Le Monde - 30 janvier 2007 (1/6 de page)

"Fondement de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la laïcité est consubstantielle à la République. Mais un certain nombre de pratiques communautaristes ou religieuses heurtent les principes de la laïcité, notamment dans les hôpitaux. Présentée lundi 29 janvier à Dominique de Villepin par le Haut Conseil de l'intégration (HCI), la Charte de la laïcité dans les services publics est d'abord un outil pédagogique."
Ce projet de charte ne va pas aussi loin que les souhaits de la gauche qui avait lancé cette idée en 2002. Celle-ci avait été reprise en 2003 dans les travaux de la Commission Stasi de réflexion sur la laïcité. Cette charte qui doit être affiché dans tous les services publics sera davantage un code de bonne conduite qu'un texte normatif. "Ainsi, des femmes ne pourront plus, au nom de leur religion, en l'occurrence l'islam, refuser d'être examinées, à l'hôpital public, par des médecins de sexe masculin."
Ce rappel, à l'approche des élections n'est pas inutile. "Mais être obligé de codifier des règles de vie commune en société, qui devraient être naturelles, dans un document émanant de l'Etat - même si ce n'est pas une loi -, révèle les limites des politiques d'intégration dans un pays de plus en plus multiculturel."


>>> Suite de la revue de presse : la laïcité : 2006

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