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Italie

2003 - 2005

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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L'Italie se dote d'un Conseil consultatif du culte musulman (Jean-Jacques Bozonnet)
Le Monde - 3 décembre 2005 - (1/8 de page)

L'Italie vient de créer un Conseil consultatif musulman afin de "résoudre les problèmes d'intégration" et d’instaurer un "islam italien". Giuseppe Pisanu, le ministre de l'intérieur, a indiqué, le 30 novembre, que "dans un pays où l'islam est la deuxième religion et où 35 % des immigrants sont musulmans, il était nécessaire d'établir une forme appropriée de dialogue".
Contrairement au Conseil français du culte musulman (CFCM), les seize membres de ce conseil, ne sont pas élus mais nommés par décret, "au terme d'un travail long et complexe".
Les critiques les plus virulentes sur cette méthode "viennent des musulmans modérés qui s'étonnent de retrouver au sein du conseil le représentant de l'Union des communautés islamiques (Ucoi), considérée par les autorités elles-mêmes comme proche de la mouvance islamiste".
Mais à six mois des élections législatives, certains se demandent quelle sera l'efficacité d'une telle structure, purement consultative.


Don Camillo éminence grise d'Italie ? (Jean-Jacques Bozonnet)
Le Monde - 24 novembre 2005 - (1/4 de page)

En Italie, celui dont les avis "sont redoutés, toujours écoutés, et souvent suivis" est le cardinal Camillo Ruini, Président de la Conférence épiscopale italienne. Il hésite de moins en moins à s'exprimer dans débats de la vie sociale et politique de l'Italie. "Hormis une poignée de laïques radicaux-socialistes, aucun parti ne s'oppose à l'influence grandissante de l'Eglise sur le terrain de la politique. Ni à droite, où, à six mois des élections législatives, on se range ostensiblement du côté des évêques et du Vatican sur la plupart des questions de société. Ni au centre gauche, car le vote catholique ne lui est pas inaccessible, à condition de ne pas le heurter de front."
Mgr Ruini ne semble pas donner de l'importance aux accusations d'ingérence dans la vie politique. En fait, n'ayant plus le relais de la Démocratie chrétienne, l'Eglise italienne intervient directement, "au point que certains observateurs parlent d'un "parti catholique" qui pourrait arbitrer la campagne électorale." Celui-ci a déjà montré son poids à diverses reprises : référendum sur la procréation assistée, pilule abortive RU 486... Forte de ses succès, l'Eglise relance le débat sur l'avortement qui est légalisé depuis 1978. L'opposition reste prudente, "laissant à la gauche de la gauche et aux laïques de service le soin de s'indigner et de réclamer une révision du Concordat qui régit les relations entre l'Eglise et l'Etat depuis 1984". Ce qui a conduit le futur candidat du centre gauche, Romano Prodi à rassurer : "Une telle révision n'est pas et ne sera pas à notre programme" sans doute pour se faire pardonner d'avoir préconisé un "pacs à la française. Pour des raisons électoralistes, l'opposition à Berlusconi ne veut pas apparaître comme opposée au cardinal Ruini.
A droite, pour tenter de combler son retard dans les sondages préélectoraux, Silvio Berlusconi "s'est livré à une vaste opération de charme à l'égard de Benoît XVI et de son Premier ministre, Mgr Angelo Sodano", en s'affirmant le champion des valeurs catholiques. "Les hommes politiques de tous bords ne manqueront pas de se présenter à la Porte de bronze du Vatican lors des prochaines semaines, à la recherche d'une onction électorale." La notion de laïcité apparaît bien ambiguë compte tenu de la proximité historique de l'Italie et du Saint-Siège.


Le premier coup de crosse de Benoît XVI vise les franciscains d'Assise et leurs forums politiques (Henri Tincq)
Le Monde - 24 novembre 2005 - (1/6 de page)

La ville d'Assise est un haut lieu du pèlerinage chrétien avec ses moines franciscains à la réputation d'indépendance. Mais le pape Benoît XVI vient de mettre fin aux privilèges que Paul VI leur avait accordés, il y a trente cinq ans. Il les place sous la tutelle de l'évêque de la ville et du président de la conférence épiscopale italienne, le cardinal Camillo Ruini. "C'est le premier coup de crosse du nouveau pape" qui rappelle celui de Jean-Paul II au début de son pontificat envers les jésuites.
"Il est reproché aux franciscains de n'en faire qu'à leur tête et à Assise d'être devenue le repère des pacifistes, écologistes et autres altermondialistes." La ville est d'ailleurs très fréquentée par des ténors politiques de la gauche italienne. En fait le cardinal Joseph Ratzinger n'appréciait guère les prières communes d'Assise dont Jean Paul II "avait fait le symbole du dialogue entre les religions du monde", à cause des risques de syncrétisme.
Désormais, les franciscains d'Assise ne pourront plus "organiser colloques et autres rencontres interreligieuses qui ont fait leur réputation", sans l'accord des autorités de l'Eglise. L'ancien ministre, militante démocrate de gauche, Livia Turco, regrette cette reprise en main : "Les franciscains vont avoir les mains liées et ne pourront plus être un pont entre l'Eglise et la société"


Benoît XVI remet au pas les franciscains d'Assise (Sophie de Ravinel)
Le Figaro - 22 novembre 2005 - (1/8 de page)

Les moines franciscains d'Assise, réputés de gauche, ne pourront plus entreprendre leurs expériences de "laboratoire social", sans l'accord de leur évêque ou de la Conférence épiscopale italienne. C'est qu'a écrit le pape dans une lettre de décret Motu proprio. En outre, un cardinal sera chargé de la "vigilance pastorale" sur le Monastère, "sans bénéficier d'un pouvoir de juridiction". Il aura "le devoir de perpétuer avec son autorité morale les liens étroits de communion" entre Assise et le Vatican.
C'est Paul VI qui leur avait accordé une totale autonomie d'action. En février 2004, Jean Paul II avait déjà effectué une reprise en main sur le sanctuaire des frères capucins de San Giovanni Rotondo dédié au padre Pio, au grand dam des frères franciscains qui s'y trouvaient.


Un miracle reconnu à Lourdes (G.A.)
Le Figaro - 14 novembre 2005 - (15 lignes)

Cinquante-trois ans après l’événement, l'archevêque italien de Salerne "vient de considérer que la guérison d'Anna Santaniello, 94 ans, survenue en 1952 à Lourdes, est un miracle". La miraculée, atteinte d’une grave maladie cardiaque, arrivée en brancard à Lourdes, était "sortie toute seule et s'était mise à marcher", après un bain dans une piscine. La guérison n’avait aucune explication scientifique, mais jusqu’à présent l’Eglise n’y avait pas vu "signe de Dieu".


Ces évêques qui font la loi au Parlement (Marco Politi)
Courrier International - 6 au 12 octobre 2005 - (1/3 de page)

La Conférence épiscopale italienne (CEI) est le lobby le plus puissant de la péninsule et donc très écoutée et courtisée. Dès que son président, Camillo Ruini, prend la parole, "une foule inquiète d’acteurs de la politique, de l’économie ou de la diplomatie se met au garde-à-vous pour recevoir les notes qu’il distribue : bien, excellent, passable, insuffisant, mauvais".
La CEI est aujourd’hui gouvernée par la volonté de pouvoir et par un centralisme absolu. Elle a joué un rôle majeur dans l’échec du référendum de juin 2005 sur la procréation médicalement assistée. Le lobbying de son président a porté ses fruits : "rémunération des enseignants de religion par l’Etat, intégration des institutions catholiques dans le système scolaire public, loi sur les oratoires, loi sur la procréation médicalement assistée [...], passage à la trappe de la proposition de loi visant à rendre plus faciles les divorces". Ruini dicte même à l’Italie sa ligne de conduite en matière de politique étrangère, notamment à propos de l’Irak, qui est de ne pas fuir devant les terroristes assassins. "Après la bénédiction de Ruini, la mission italienne en Irak a pu suivre son cours."


L'école islamique de Via Quaranta fait scandale
Le Figaro - 4 octobre 2005 - (1/6 de page)

Située dans une rue industrielle de la banlieue sud de Milan, cette école islamique accueille 511 élèves de la maternelle à la troisième. Depuis quatorze ans elle fonctionnait en toute illégalité. Mais à la rentrée, la Mairie a ordonné la fermeture de l’école à cause de l’exiguïté des locaux pour autant d’élèves. "C'était compter sans le climat de suspicion qui entoure mosquées et instituts culturels islamiques et sans les mesures de sécurité renforcées depuis les attentats de Londres et l'arrestation à Rome d'un des kamikazes..."
Il y a quelques jours deux manifestations ont eu lieu devant l’école, l’une de soutien aux parents d'élèves, avec les communistes et les Verts, l’autre de protestation qui "était organisée par la Ligue du Nord, aux cris de "Milan Chrétienne, jamais musulmane"."
Les responsables musulmans modérés approuvent la position du préfet Bruno Ferrante quand il affirme "ne pas pouvoir accorder de dérogation à une institution non reconnue". Ali Sharif, égyptien, le fondateur et directeur de l’établissement se défend d'avoir créé une école coranique. "Il se prévaut du sceau de la République égyptienne frappé sur tous les livres scolaires : "C'est la preuve que nos cours ont l'aval des autorités de notre pays"." Cependant aucune inspection d'académie n’en garantit la qualité.


Polémique autour du pacs italien
Le Figaro - 16 septembre 2005 - (1/6 de page)

Romano Prodi, le leader du centre gauche, qui soutient le PACS à la française, a soulevé d'âpres critiques de la part de l'Eglise catholique. Celle-ci, "déjà méfiante à l'égard de ce politicien qui avait défié ses consignes d'abstention au référendum de juin dernier sur la procréation assistée en disant être un catholique "adulte", a fait savoir qu'elle ne tolérerait pas un dérapage permissif de style espagnol dans le berceau de la chrétienté".
C'est dans une lettre rendue publique lundi que l'ancien président de la Commission européenne a proposé la mise en place d'un pacte civil de solidarité (pacs). "Il ne dit pas qu'il légalisera les unions entre personnes de même sexe, mais le nom du destinataire de la lettre - l'organisation de défense des homosexuels Arcigay - trahit son arrière-pensée."
Alors qu'un million de couples vivant en union libre sont actuellement sans protection juridique, le Vatican a accusé Romano Prodi "de livrer la famille en pâture à "la compétition politique". Il parle de "déchirure inacceptable"."
Certains cardinaux se montrent plus pragmatiques. Mais Benoît XVI avait, en juin dernier, condamné "sans appel du "relativisme", source de "liberté anarchique", de "libertinage" et de "banalisation des corps" qui conduisent à l'avortement, aux unions libres et aux "pseudo" mariages homosexuels".


Le catéchisme abrégé en librairie (Sophie de Ravinel)
Le Figaro - 2 septembre 2005 (1/6 de page)

En Italie, le catéchisme abrégé de l'Eglise catholique a déjà été vendu à plus de quatre cent mille exemplaires. Treize ans après la parution du catéchisme monumental (600 000 exemplaires vendus en France) l’Eglise Catholique publie un abrégé, voulu par Jean Paul II, sous forme de 598 questions-réponses, en trois cents pages.
"Benoît XVI compte beaucoup sur cet instrument pour la formation et la mission. Il en a fait placer un exemplaire dans les sacs distribués à l'ensemble des participants aux dernières Journées mondiales de la jeunesse à Cologne."


Quand l'Eglise brandit le crucifix contre l'Etat Laïque (Marie Panici)
L'Humanité - 10 juin 2005 - (1 page)

Italie. Le référendum sur l'abrogation partielle de la loi sur la fécondation assistée, une des lois les plus restrictives d'Europe, a déclenché les "foudres de la hiérarchie catholique". "Le Vatican affiche son conservatisme à l'égard du statut de l'embryon, en intervenant sans équivoque dans les débats."
Pour que le résultat du référendum soit validé, il faut que le taux de participation dépasse 50%. Face à une certaine frilosité de la classe politique sur un sujet qui transcende les partis, l'Eglise catholique appelle au boycott de scrutin afin que le seuil des 50% ne soit pas atteint. "Une Eglise qui continue malgré tout de marquer la société de son empreinte." Avec le Vatican implanté en plein coeur de son territoire, l'Italie fait figure d'exception par rapport aux autres pays européens.


L'Italie sommée de faire une croix sur le crucifix (Eric Jozsef)
Libération - 28 octobre 2003 - (1/2 page)

Sous titre : Un musulman fait interdire par la justice le symbole religieux dans une école.
L'Italie est en émoi. Un juge vient d'ordonner le décrochage d'un crucifix dans une école. Adel Smith, parent d'élèves et président de l'Union des Musulmans d'Italie, qui mène un combat pour le retrait des croix dans les bâtiments publics, est à l'origine de cette décision du tribunal. Celle-ci est très largement critiquée par la classe politique : "un excès qui n'aide pas l'islam".
Sous concordat avec le Vatican, l'Italie ne semble pas, malgré cette décision, être encore prête à franchir le pas de la laïcité.


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