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Espagne

2009

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Début de la rubrique : Angleterre



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En Espagne, M. Zapatero tente d'éviter la querelle du crucifix dans les écoles (Jean-Jacques Bozonnet)
Le Monde - 6 décembre 2009

""Le retrait des crucifix des écoles n'est pas à l'agenda du gouvernement." En quelques mots, José Luis Rodriguez Zapatero a éteint, au moins provisoirement, l'incendie déclenché, mercredi 2 décembre, par une initiative parlementaire du petit parti de gauche Esquerra republicana de Catalunya (ERC, indépendantiste).
Les députés catalans, appuyés par ceux du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et du Parti nationaliste de Galice (BNG), demandaient que l'Espagne applique un récent arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg (CEDH) condamnant l'Italie à retirer les symboles religieux des salles de classe publiques.
Le chef du gouvernement espagnol a donné rendez-vous à l'opinion pour plus tard, quand serait discutée la future loi sur la liberté religieuse, une réforme de la laïcité qui faisait partie, en 2008, du programme électoral socialiste, mais pour laquelle aucune date n'est encore avancée."
[...]
http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/12/05/en-espagne-m-zapatero-tente-d-eviter-la-
querelle-du-crucifix-dans-les-ecoles_1276543_3214.html


Les Espagnols moins fidèles (Cécile Thibaud)
L'Express - 2 août 2009

"Sur fond de montée de la laïcité, la fracture entre évêques conservateurs et courant progressiste se creuse. La majorité des croyants, elle, poursuit sa route.
Où est l'Eglise face à la crise économique ? Pourquoi a-t-elle abandonné le terrain de la solidarité ? Alors que la hiérarchie catholique espagnole bat le rappel de ses troupes pour mener la bataille, cet automne, contre un projet de loi légalisant l'avortement, la révolte gronde au sein des fidèles. Un manifeste signé par une centaine de curés révèle au grand jour l'ampleur du malaise dans les rangs.
"L'Eglise devrait être aux côtés des 18% de chômeurs, des expulsés et des sans-papiers, affirme le théologien Evaristo Villar, l'un des porte-parole du mouvement contestataire Redes cristianas (réseaux chrétiens). Mais de quoi parle-t-elle dans un monde où les plus faibles sont poussés chaque fois vers plus de précarité ? Elle fait campagne contre les réformes sociales du gouvernement et elle brandit la menace d'excommunication." [...]
Jamais les divisions n'ont été aussi flagrantes. Les évêques s'affirment victimes d'une agression "laïciste" du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero. Les chrétiens progressistes dénoncent, au contraire, la dérive ultraconservatrice d'une hiérarchie catholique qui serait aiguillonnée par des groupes intégristes tels que l'Opus Dei ou la Légion du Christ, puissants en Espagne. [...]
Selon la dernière enquête du Centre de recherches sociologiques (CIS), 80% des Espagnols se déclarent catholiques. Mais la fréquentation des églises se réduit pour deux tiers d'entre eux aux événements sociaux et familiaux (baptêmes, mariages et enterrements). "On est passé à un catholicisme simplement sociologique, explique Manuel Fraijo Nieto, professeur de philosophie des religions de l'université à distance de Madrid. On respecte un minimum de rites, mais, dans la vie quotidienne, on décide de se passer des préceptes des évêques, notamment en matière de divorce ou de contraception." Derrière une adhésion de façade, la désertion est discrète mais imparable."
[...]
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/les-espagnols-moins-fideles_777721.html


Des évêques basques défient leur hiérarchie en honorant la mémoire de prêtres tués par des soldats de Franco (Jean-Jacques Bozonnet)
Le Monde - 14 juillet 2009

"En célébrant une messe, samedi 11 juillet à Bilbao, à la mémoire de quatorze religieux exécutés entre juillet 1936 et octobre 1937 par des troupes franquistes, les évêques du Pays basque ont lancé un gros pavé dans la vitrine très conservatrice de l'Eglise espagnole. C'est la première fois, soixante-dix ans après la fin de la guerre civile, que des hiérarques du clergé rendent hommage à des prêtres tués par des partisans du général Francisco Franco.
Jusque-là, seuls des religieux "victimes de la persécution républicaine" avaient été célébrés en tant que "martyrs" par l'Eglise catholique. Comme ce fut le cas le 28 octobre 2007 à Rome, où le pape Benoît XVI procéda à la béatification massive de 498 d'entre eux. Auparavant, de 1987 à 2001, Jean Paul II avait béatifié pas moins de 474 prêtres espagnols, appartenant tous au camp des "nationaux".
Les quatorze religieux tués par les soldats de Franco dans la province de Guipuzcoa (Saint-Sébastien) s'étaient vu refuser par l'Eglise des funérailles publiques et avaient été rayés des registres des décès. "Le silence des responsables de notre Eglise sur la mort de ces prêtres n'est ni justifiable ni acceptable plus longtemps", ont déclaré les évêques basques dans l'homélie lue par le responsable du diocèse de Vitoria, Mgr Miguel Asurmendi. Ils ont demandé "pardon à Dieu et à nos frères" pour ce "si long silence (qui) a non seulement été une omission indue, mais aussi un manquement à la vérité, à la justice et à la charité"."
[...]
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/07/13/des-eveques-basques-defient-leur-hierarchie-en-honorant-la-memoire
-de-pretres-tues-par-des-soldats-de-franco_1218241_0.html


L'Église espagnole enrôle des clandestins (Diane Cambon)
Le Figaro - 8 avril 2009

"Dans l'enclave de Melilla, les autorités religieuses, en panne de bras, ont fait appel aux immigrés en situation irrégulière pour porter les autels pendant les processions.
Des pénitents clandestins pour porter les statues de Jesus Cautivo (Jésus le Captif) et de la Vierge du Rocio, la nouvelle a surpris plus d'un fidèle dans la ville de Melilla. Pour célébrer sa Semana Santa (Pâques), les autorités religieuses de cette enclave espagnole située sur la côte nord du Maroc, ont fait appel aux immigrés illégaux, hébergés dans le centre de séjour temporaire de la ville. Une trentaine de sans-papiers, la plupart originaire d'Afrique noire mais aussi d'Inde ou du Pakistan, animeront ainsi les processions du Jeudi saint et du dimanche de Pâques. À l'instar des Espagnols, ils devront revêtir la tenue des nazarinos avec la cagoule pointue de rigueur.
Le recours aux immigrants pour célébrer une des fêtes religieuses les plus populaires d'Espagne a permis de combler le manque de fidèles disposés à porter les tronos, ces «autels mobiles» pesant plus de 300 kg."
[...]
http://www.lefigaro.fr/international/2009/04/08/01003-20090408ARTFIG00447-l-eglise-espagnole-enrole-des-clandestins-.php


En Espagne, "Dieu n'existe probablement pas" (Jean-Jacques Bozonnet)
Le Monde – 15 janvier 2009 (1/6 de page)

""Dieu n'existe probablement pas. Maintenant, cesse de t'en faire et profite de la vie."
Ce slogan circule depuis lundi 12 janvier, et pour quatre semaines, sur les flancs de deux autobus de Barcelone. La campagne de publicité, lancée au Royaume-Uni le 6 janvier par un collectif d'athées, appuyé par le scientifique darwiniste Richard Dawkins, n'a pas tardé à trouver un relais dans la très catholique Espagne.
Des associations espagnoles d'athées, d'agnostiques et de libres-penseurs ont pu réunir suffisamment de fonds (plus de 13 000 euros après quelques jours seulement de collecte) pour envisager d'étendre la propagande aux réseaux de transports en commun de Madrid, Séville et Bilbao.
Dans ces villes, les autorisations sont en cours, la polémique aussi. Une Eglise évangélique a pris les devants en s'offrant, sur une ligne de bus de la banlieue madrilène, des panneaux clamant : "Si, Dieu existe. Profite de la vie en Jésus-Christ." [...]
Selon une enquête de décembre 2008, l'Espagne compte 3,5 millions d'athées et 4,1 millions d'agnostiques. Des chiffres sous-estimés, selon Joan Carles Marset, un responsable des Athées de Catalogne : "Il y a une peur sociale à se déclarer athée car, il n'y a pas si longtemps, cela signifiait être proscrit", a-t-il expliqué au quotidien Publico.
Le souvenir de cette époque s'efface chez les jeunes : près de 50 % des 15-24 ans se déclarent non-croyants contre 22 % en 1994."

http://www.lemonde.fr/web/recherche_resultats/1,13-0,1-0,0.html


Et Dieu créa le bus
Le Canard Enchaîné – 14 janvier 2009 (1/10 de page)

"Enfin de la pub intelligente sur les bus ! A Londres et dans de nombreuses villes du Royaume-Uni, à l'initiative d'une journaliste nommée Ariane Sherine, les athées et les agnostiques de la British Humanist Association ont lancé une souscription couronnée de succès pour se payer des panneaux de bus où l'on peut lire ("Le Figaro", 12/1) : "Il n'y a probablement pas de Dieu. Alors, arrêtez de vous inquiéter et profitez de la vie." Une campagne qui s'étend jusqu'à Barcelone et à Gênes...
Ce message décontracté a scandalisé quelques paroissiens qui ont illico demandé l'interdiction de ces affiches impies "en infraction avec le code britannique sur la publicité car elles lancent des affirmations qui ne peuvent être prouvées".
L'affaire ne sera pas facile à plaider à cause de cet adverbe démoniaque - "probablement" - qu'Ariane et ses amis ont pris soin de glisser dans leur message."
[...]


Ceux qui L’aiment peignent le bus (François Musseau)
Libération – 10 janvier 2009 (1/6 de page)

"Lancée à Londres, une bataille entre athées et croyants s’est étendue aux transports en commun espagnols.
De Barcelone à Madrid, les autobus servent de supports à une bataille médiatique enflammée entre croyants et athées. Qu’il s’agisse de le glorifier ou de nier son existence, Dieu est au cœur d’une partie de ping-pong visant, d’un côté, à mobiliser l’armée des fidèles ou, de l’autre, à conforter celle des incrédules. Cet affrontement inédit a pour origine une initiative de groupes athées, à Londres, consistant à coller ce slogan sur des bus : "Dieu n’existe probablement pas. Cesse de t’inquiéter et profite de la vie !"
L’idée, qui fait son chemin dans maints pays, est arrivée en force en Espagne. En Catalogne, l’Union des athées et des libres-penseurs, l’UAL, s’en est fait le principal relais. Et, après avoir réuni des fonds suffisants via Internet, s’est offert des encarts publicitaires sur deux lignes de bus qui, à partir de lundi - jusqu’à mars -, délivreront le message londonien, traduit bien sûr en castillan. Son alter ego à Madrid, l’Amal, parle de "couvrir" quatre trajets d’autobus dans la capitale d’ici la fin du mois. Et si les internautes se montrent généreux, ce slogan s’étendra sur d’autres lignes de bus madrilènes et barcelonaises, puis à Valence, Séville et Bilbao. [...]
Ce n’est pas neutre, en effet, dans un pays officiellement «aconfessionnel», mais où la religion catholique continue de peser lourdement - dans l’enseignement en particulier. Et où le gouvernement Zapatero, engagé depuis 2004 dans des réformes laïques (instruction civique, fin du catéchisme obligatoire…), a du mal à tenir tête à la toute-puissante Eglise, dont il a dû finir par améliorer le financement - de 0,5 % à 0,7 % du budget national. «La présence religieuse est fatigante, justifie Emili Vives, président d’un groupe d’athées et d’agnostiques. Notre campagne ne fait de mal à personne. C’est avant tout un bol d’air frais et une gifle au fanatisme.»"

http://www.liberation.fr/monde/0101310820-ceux-qui-l-aiment-peignent-le-bus


>>> Suite de la revue de presse : Espagne - 2008


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