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Espagne

2007

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Début de la rubrique : Angleterre



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L'Eglise demande enfin pardon !
Courrier International – 21 novembre 2007 (25 lignes)

"Il est président de la Conférence épiscopale espagnole et, surtout, il est sur le départ. Mgr Ricardo Blázquez a, le 19 novembre, effaré beaucoup ses collègues hiérarques de l'Eglise catholique espagnole en adressant à la société des excuses exceptionnelles. Le cardinal, en effet, a demandé pardon pour les "actions concrètes" de membres de l'Eglise pendant "les années 1930", c'est-à-dire pendant la seconde République espagnole et la guerre civile.
Jusqu'à présent, explique El País, les évêques avaient toujours considéré que l'Eglise était une victime de cette période, alors même, ajoute le quotidien madrilène, qu'elle a impulsé et soutenu le coup d'Etat qui a abouti à la guerre civile à partir du 18 juillet 1936. Ces déclarations surviennent après la béatification à Rome, le 28 octobre dernier, de 498 martyrs religieux de la guerre civile."



Madrid et l'Eglise jouent l'apaisement pour la béatification de 498 religieux (Henri Tincq)
Le Monde – 30 octobre 2007 (1/4 de page)

"La plus grande cérémonie de béatification de toute l'histoire de l'Eglise catholique a été célébrée, dimanche 28 octobre, sur la place Saint-Pierre à Rome. Quelque 498 religieux, déclarés "martyrs" de la guerre civile d'Espagne, tués par "haine de la foi", ont été élevés "à l'honneur des autels". Mais la démonstration de force visant le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero - qui veut faire adopter une loi réhabilitant la mémoire des victimes du franquisme - n'a pas eu lieu."
Extrait : "La mobilisation populaire escomptée dimanche à Rome ne s'est pas produite. La participation d'un million d'Espagnols avait été annoncée ! Si 71 évêques (sur 75) avaient fait le voyage, les fidèles venus d'Espagne n'étaient pas plus de 50 000." [...]


Le Vatican refait la guerre d’Espagne (Anne Roy)
L’Humanité – 29 octobre 2007 (1/6 de page)

"L’Église béatifie 498 "martyrs", tués par les républicains, au moment où Madrid s’apprête à légiférer pour réhabiliter les victimes du franquisme."
Extrait : "En Espagne, l’héritage de la guerre civile continue largement à diviser. Alors que les descendants des milliers de républicains assassinés sous la dictature n’ont pas encore fini de localiser les leurs dans les fosses communes, l’Église catholique espagnole, qui a été un des piliers du régime franquiste jusqu’à sa disparition en 1975, n’a jamais manifesté la moindre repentance à ce sujet, ni condamné le putsch qui a mis Franco au pouvoir. Aujourd’hui, le clergé catholique espagnol rejette le projet de loi de mémoire, promesse électorale du président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, lui-même petit-fils d’un capitaine républicain fusillé par les troupes de Franco, qui condamne clairement le régime franquiste." [...]


Prêtres franquistes : l’Eglise a l’auréole facile (François Musseau)
Libération – 27 octobre 2007 (1/6 de page)

"498 religieux nationalistes, "martyrs" de la guerre civile espagnole, seront béatifiés dimanche : une cérémonie présentée par le Vatican comme une "réconciliation", mais qui rappelle pourtant le soutien de l’Eglise à Franco." [...]
Fin de l'article : "En réalité, en béatifiant les leurs, les prélats humilient les autres victimes, affirme Julian Casanova, l’un des meilleurs spécialistes de la Guerre civile. Bien sûr, leur droit à sanctifier leurs martyrs assassinés est totalement légitime. Le problème, c’est que cette Eglise défend la mémoire des vainqueurs contre celle des vaincus. D’un côté, on célèbre la gloire de certains au Vatican. De l’autre, des milliers de descendants de républicains en sont encore à localiser leurs morts dans des fosses communes. Depuis tout ce temps, jamais la hiérarchie catholique n’a condamné le putsch militaire. Jamais elle n’a demandé pardon pour avoir soutenu et béni la violence franquiste pendant et après la guerre. Jamais elle n’a eu un seul mot en faveur des centaines de milliers de républicains tués, incarcérés, réprimés ou forcés à l’exil par la faute de Franco. Elle préfère béatifier les siens en se posant en victime. Ce qui lui permet d’occulter son rôle de bourreau."


Le Pape s'invite dans le débat sur la guerre civile espagnole (Diane Cambon)
Le Figaro – 27 octobre 2007 (1/6 de page)

"La béatification massive, ce dimanche, de religieux tués par les républicains, ravive les tensions à cinq mois des législatives.
Après plusieurs semaines de polémiques, la béatification de 498 martyrs espagnols de la foi catholique aura lieu ce dimanche, place Saint-Pierre au Vatican. La cérémonie entend honorer la mémoire de ces religieux tués par les républicains durant les premiers mois de la guerre civile (1936-1939). La hiérarchie ecclésiastique espagnole (environ 70 évêques) sera au grand complet pour cette cérémonie, qualifiée par l'Église catholique de "réconciliation". Le gouvernement socialiste, depuis son arrivée au pouvoir en mars 2004, vit des relations tendues avec cette institution et aimerait désormais pacifier le climat. Mais à cinq mois des législatives, l'exécutif de José Luis Zapatero souhaiterait mettre en sourdine ses projets sur le mariage homosexuel, la laïcisation de l'éducation ou le divorce rapide."
[...]


L’instruction civique divise l’Espagne (François Musseau)
Libération – 8 septembre 2007 (1/10 de page)

"«Attaque contre la morale chrétienne», «endoctrinement laïc», «catéchisme socialiste». En pleine rentrée des classes, un déluge de critiques acerbes, issues des milieux les plus conservateurs, s’abat sur une matière qui fait son apparition dans les écoles espagnoles. Introduite par le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero, l’Education para la ciudadania (l’éducation pour la citoyenneté) équivaut à un cours d’instruction civique comme ceux existant dans de nombreux pays européens, dont la France." [...]
Extrait : "Les prélats sont d’autant plus furieux que les cours de religion étaient obligatoires dans les écoles jusqu’en 2004 et étaient donnés par des professeurs payés par l’Etat mais choisis par leurs soins. L’instruction civique supplante le catéchisme. Une «normalisation», aux yeux du gouvernement Zapatero." [...]


L’hommage zélé du clergé espagnol à ses "martyrs" (François Musseau)
Libération – 11 août 2007 (1/4 de page)

"L’archevêque de Valence défend un projet de sanctuaire pour les religieux tués par les républicains pendant la guerre civile."
Extraits : "Alors même que le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero s’apprête à faire voter - en septembre - une loi en faveur des victimes du franquisme, cette initiative entend précisément en prendre le contre-pied. Son auteur, l’ultraconservateur archevêque de Valence Agustín García-Gasco, semble avoir voulu réaliser un coup d’éclat avant son imminent départ en retraite."
"Ce zèle clérical se manifeste aujourd’hui avec d’autant plus de force que l’épiscopat espagnol est en guerre ouverte contre le gouvernement Zapatero, accusé de "travailler en faveur du mal" et de promouvoir des réformes "dégradantes" - droits des homosexuels, facilitation du divorce, investigations sur les cellules souches, fin du catéchisme obligatoire à l’école…" [...]
Pour l’historien Julián Casanova, "l’Eglise espagnole n’a jamais clairement rompu avec la dictature, poursuit. Le problème n’est pas qu’elle honore ses martyrs, c’est son droit le plus légitime. Ce qui n’est pas acceptable, c’est qu’elle demeure l’unique institution qui, en plein XXIe siècle, défend la mémoire des vainqueurs de la guerre civile et continue d’humilier les familles des vaincus."


Nouvelle offensive de l'Eglise contre Zapatero (Diane Cambon)
Le Figaro – 23 juin 2007 (1/6 de page)

Après sa bataille contre le mariage homosexuel, l'Eglise catholique espagnole s'attaque maintenant à l'enseignement de l'instruction civique dans les écoles, prévu pour la rentrée prochaine.
"Dans une déclaration officielle, les évêques espagnols invitent les catholiques "à employer tous les moyens légitimes pour défendre la liberté de conscience et d'enseignement qui est en jeu". Les prélats reprochent ni plus ni moins à l'exécutif socialiste de "s'arroger un rôle d'éducateur moral qui n'est pas le propre d'un État démocratique"."
En fait, ce que l'Eglise reproche le plus au gouvernement espagnol, c'est la partie du programme traitant du "respect de la diversité sexuelle" et de l'homosexualité en particulier.
En outre les cours de religion catholique, devenus facultatifs, ne sont plus pris en compte dans la moyenne scolaire, "au grand dam de l'Église". "Cette mesure avait déclenché les foudres des évêques, qui ont accusé l'exécutif de Zapatero de vouloir « laïciser » la société espagnole. Depuis l'arrivée au pouvoir de la gauche, les relations entre l'État et l'Église ont été très tendues sur différents dossiers. À plusieurs reprises, les évêques ont participé, aux côtés des conservateurs, à des manifestations pour dénoncer les projets de loi du gouvernement. La réforme du divorce, la tentative de dialogue avec ETA ou le mariage homosexuel ont été sources de conflits tout au long des trois dernières années."


Les sans-soutane d'Entrevias (François Musseau)
Libération - 1er juin 2007 (1/6 de page)

En Espagne, où l'Eglise est l'une des plus conservatrices d'Europe, l'archevêché de Madrid a décidé de fermer la paroisse d'Entrevias, située dans une banlieue populaire, avec interdiction de célébrer la messe. "Ce que la hiérarchie catholique reproche en fait aux curés d'Entrevias, c'est de dire la messe sans soutane, de remplacer les hosties par des biscuits et de restreindre la liturgie à la portion congrue. Du coup, les trois prêtres attachés à la paroisse se retrouvent au chômage technique : Pepe Diaz , 72 ans, Enrique de Castro, 64 ans et Javier Baeza, 39 ans. Trois "curés rouges", partisans de la théologie de la libération, admirateurs de l'abbé Pierre et de Mgr Gaillot."
Pour Enrique de Castro, la raison invoquée est fallacieuse. "En réalité, ils ne supportent pas que la lutte pour les exclus soit notre Evangile. Eux sont du côté des riches et du pouvoir."
Deux mois après la sanction et malgré le retrait des registres paroissiaux, les trois curés demeurent très actifs : "répondre aux médias qui, depuis avril, ont rendu la petite paroisse célèbre dans toute l'Espagne; sillonner le pays, invités par des groupes de laïcs, des syndicats, des partis de gauche, des associations de défense des droits de l'homme. "Je n'imaginais pas une telle vague de solidarité", s'étonne Javier Baeza." [...]


La mosquée de Cordoue restera une église (Manuel Planelles)
Courrier International - 1er au 7 février 2007 (2/3 de page)

"Pourquoi ne pas partager la fameuse mosquée-cathédrale de Cordoue entre catholiques et musulmans ? La réponse de la hiérarchie catholique : un non sans nuance."
Dans sa lettre, Mansur Escudero, président du Conseil islamique d’Espagne, "demandait au pape une utilisation commune du lieu de culte, ce qui, aux yeux du Conseil islamique d’Espagne, contribuerait à "apaiser les conflits passés" entre musulmans et catholiques. Le communiqué de l’évêque de Cordoue n’a pas laissé l’ombre d’une illusion aux musulmans, refusant en sept points la proposition, notamment parce qu’elle "ne ferait que semer la confusion chez les fidèles, ouvrant la voie à l’indifférence religieuse"."


Le marchand de Venise et Mahomet (Vicente Molina Foix)
Courrier International - 4 janvier 2007 (1 page)

"Plusieurs villes du Levant espagnol ont décidé de supprimer de leurs festivités ce qui pouvait heurter les musulmans. Pour l’écrivain Vicente Molina Foix, il n’y a pas lieu de s’en offusquer."
Extrait : "La révision conceptuelle et juridique des coutumes et des principes au nom desquels on a asservi, raillé et caricaturé grossièrement les Noirs, les Juifs, les Arabes ou les homosexuels, est l’un des acquis majeurs de notre civilisation moderne."


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