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Les athées vont-ils tomber de Charybde en Scylla ?

Page 5 - Conclusion (Que doivent craindre les athées ?)

Début : Les athées vont-ils tomber...


par Guilain Delwiche  -  10/08/2015




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Sommaire





Conclusion (Que doivent craindre les athées ?)


Chrétienté

La laïcité pour la France, une certaine laïcité pour d'autres pays européens ne semble plus poser pour les Chrétiens que des problèmes marginaux pour lesquels, de temps à autre, ils manifestent pacifiquement. Ils n'ont plus le pouvoir d'interdire par exemple l'IVG, à laquelle personne par ailleurs ne les oblige à recourir. Quant aux familles, même pieuses, elles se décomposent et se recomposent, au gré des situations personnelles, aussi bien chez eux qu'ailleurs. Et il est recommandé maintenant de ne pas maintenir les divorcés en dehors de l'Église. Le pape, en tant que people, dans la pompe colorée et surannée du Vatican, ou dans ses voyages, fait encore une solide audience mais pas au point de s'opposer avec succès à la contraception ou à l'union libre. Par contre, pour ce qui ne touche pas au confort immédiat de ses "brebis", le pape est considéré comme une autorité morale importante.

Le Souverain pontife, à cet égard, peut être dangereux. On a vu le cas qu'il fait de la liberté d'expression. Après le massacre de Charlie il a déclaré : "Il est vrai qu'il ne faut pas réagir violemment, mais si M. Gasbarri, qui est un grand ami, dit un gros mot sur ma mère, il doit s'attendre à recevoir un coup de poing !" Sa mère, à ma connaissance, ne fut pas un chef de guerre impitoyable et n'a pas fondé une religion liberticide il y a 1300 ans. Comparaison n'est pas raison. Et rien ne justifie qu'une caricature entraîne un massacre à la kalachnikov ! Les Français sont malheureusement sur la longueur d'onde papale : un sondage IFOP (pour le JDD) indique que 42% d'entre eux souhaiteraient tenir compte des réactions agressives du monde musulman et éviter de publier des caricatures ou des blasphèmes concernant l'Islam. En fait ils échangeraient volontiers leur liberté d'expression (déjà bien malmenée) contre une paix même provisoire.

Lorsque les musulmans devinrent de plus en plus nombreux en Europe, certains pourtant crurent que la foi carrée, vive et revendiquée de ceux-ci, par émulation, ne pourrait que relancer la pratique de la religion chrétienne. Apparemment il n'en fut rien. Notre société occidentale est individualiste et à la recherche permanente du mouvement. C'est une société de plus en plus désinvolte : voiture, gadgets électroniques, tatouages, piercing, vacances, bronzage... et Lady Gaga dont chaque chanson entraîne un milliard de connexions sont là pour le prouver ! Devant cette espérance déçue, d'autres voix catholiques s'élevèrent : en réduisant le christianisme à une croyance individuelle, on a substitué l'autonomie à l'hétéronomie qui facilitait l'établissement d'une structure religieuse capable de se défendre. C'est probablement exact mais irrémédiable. L'authenticité personnelle prônée par le père Famerée à propos du baptême, si elle peut épanouir spirituellement les personnes prédisposées à croire en Dieu, voire les mener jusqu'à l'extase, en feront rarement les soldats d'une communauté religieuse. Pas de guerre de religion en vue donc côté catholique !

Islam

Les athées ont tout à redouter de l'Islam : "Et craignez le Feu préparé pour les mécréants", dit la sourate 3 verset 131. Et l'Arabie Saoudite interdit l'entrée sur son territoire aux Juifs et aux athées. Est-ce que cela va changer ? Cela paraît difficile : un hadith ne fait-il pas dire à Muhammad "Toute innovation est hérésie, toute hérésie est égarement et tout égarement mène à l'enfer." Dans l'Islam, le pouvoir séculier a parfois fait évoluer les moeurs, modestement et localement, comme pour le port du voile, mais un réveil religieux a toujours suivi qui a gommé ces initiatives. Certes, nous ne sommes pas obligés d'aller vivre dans les pays de l'OCI., mais l'Islam n'est-il pas en train de venir vers nous à grandes enjambées ? Il ne s'agit pas d'être envahi par des armées conventionnelles d'ailleurs équipées par nos soins, mais, hormis quelques attentats religieux, pacifiquement par l'immigration et un écart de natalité.

Déjà en 1974 le Président algérien Boumédiène déclarait : "Un jour, des millions d'hommes quitteront l'hémisphère sud pour aller dans l'hémisphère nord. Et ils n'iront pas là-bas en tant qu'amis. Ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire." Plus près de nous, Marwan Muhammad, porte-parole du Collectif contre l'islamophobie en France déclare "Qui a le droit de dire que dans trente ou quarante ans la France ne sera pas un Etat Musulman ? (...) Personne n'a le droit de nous nier cet espoir-là". (Août 2011- Mosquée d'Orly).

S'il ne s'agissait que d'accepter, au nom de la laïcité, qu'une religion de plus vienne, à côté des autres déjà établies et des sceptiques, exercer son droit légitime d'exister en dehors des organes neutres de l'État, comme prévu dans la Déclaration universelle des Droits de l'homme : cela irait de soi. Mais l'Islam se faufile, en les dénaturant, aussi bien dans nos règles démocratiques acquises de haute lutte que dans nos failles sociales. Il est revendicatif et victimaire et ses modérés, au mieux, restent muets devant les attentats, au pire leur trouvent des excuses. En outre, la taquiya, (sourate 3, verset 28), savant mélange de mensonge et de silence, permise aux musulmans en situation minoritaire, occulte aux yeux des Européens les dangers réels de la religion conquérante de Muhammad.

Le phénomène déjà en cours depuis quelques années est amplifié par la migration intense et essentiellement musulmane venue du Moyen-Orient ou d'Afrique. Bien sûr nous compatissons de voir mourir des êtres humains lorsque des bateaux sombrent en méditerranée. Et certes, ces peuplades ont bien des raisons de s'expatrier : il y a plus d'un milliard d'Africains et, en cas de taux de natalité restant inchangé, dans cinquante ou soixante ans ils atteindront les deux milliards d'individus. Ils vivent la plupart du temps sans eau, sans infrastructure et sans emploi dans un climat de guerres ethniques ou religieuses qui les éloigne d'une prise en main démocratique ou d'un sursaut économique. Alors le mirage d'une Europe "riche" et organisée les attire. D'autres raisons aussi. Mais l'Europe qui emprunte déjà au-delà du raisonnable pour sauver ses acquis sociaux, est soumise à un chômage de plus en plus lourd, et ne pourra pas prendre tout le monde en charge sous peine d'un effondrement économique total. Qui vivra verra. Ce qu'il faut savoir c'est que, en cas de maintien des politiques actuelles, mathématiquement, l'Europe sera sous domination d'un système politico-religieux qui lui est étranger dans moins de cinquante ans. Certains disent déjà : "Les civilisations sont mortelles, et, ma foi, que pourrions-nous y faire..."

Au départ de ces constatations les athées n'ont pas de solution qui leur serait propre. Ils ont même certainement des propositions divergentes suivant leurs engagements politiques et économiques. Mais une crainte les unit face à l'Islam, celle de ne plus pouvoir dire publiquement et sans risques, dans un avenir pas si lointain, ces simples mots écrits déjà, au premier siècle de notre ère sur un graffiti retrouvé à Pompéi : "Omnes nego deos" (Je nie tous les dieux).



Guilain Delwiche



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