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Liberté d'expression

2011

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
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Le théâtre, lieu profane de la parole en liberté (Marie-José Sirach)
L'Humanité - 11 décembre 2011

"Les représentations de Golgota Picnic, de Rodrigo Garcia, au Rond-Point, se déroulent sous haute protection policière, tandis que les intégristes menacent.
Il y avait la foule des grands soirs pour la première de Golgota Picnic au Théâtre du Rond-Point. Beaucoup de CRS aussi pour une représentation théâtrale. Au point que le spectacle de Rodrigo Garcia se joue sous couvert d'un avertissement de son auteur?: "J'ai honte de présenter une ouvre d'art protégée par des mesures de sécurité." (...)
Sur le plateau, que se passe-t-il?? Il est entièrement recouvert de centaines de petits pains, et les cinq acteurs portent en équilibre instable sur ce sol incertain la parole de Rodrigo Garcia, dramaturge à l'écriture exubérante, provocante, grinçante, agaçante. Garcia n'est pas un enfant de chour, il est un pur produit du libéralisme qu'il exècre par tous les pores, s'attaquant à tous ses symboles. (...)
Aujourd'hui, il s'en prend à Jésus, qu'il accuse d'avoir "échoué en tant que stratège militaire et leader social. (...) Nul en football, incapable de boire une bière, de discuter gonzesses avec un pote et de rater le dernier bus". Garcia ne s'arrête pas au bord du chemin, il enfonce le clou si je puis dire?: "Il fut aussi le premier démagogue?: il multiplia les pains pour le peuple au lieu de travailler au coude-à-coude avec lui. (.) Il enseigna au peuple à être doux comme un agneau. (...) Puis il brandit la menace de la peste et de maladies en tout genre. Il fut le messie du sida.""
[...]
http://www.humanite.fr/culture/le-theatre-lieu-profane-de-la-parole-en-liberte-485723


Les catholiques intégristes parviennent à perturber la pièce "Golgota Picnic" (AFP)
Le Point - 20 novembre 2011

"Les ultra-catholiques sont parvenus pour la première fois dimanche à perturber "Golgota Picnic" lors de leur dernière manifestation à Toulouse, avant de nouvelles protestations à Paris contre ce spectacle qu'ils jugent blasphématoire, a constaté un journaliste de l'AFP.
Quelque 150 intégristes, maintenus à l'extérieur, ont réussi grâce à leur sono à faire entendre leurs prières et leurs chants à l'intérieur du Théâtre Garonne où se jouait la pièce de l'Argentin Rodrigo Garcia.
Au terme de délicates négociations, le responsable de l'important dispositif policier mis en place autour du théâtre a dû menacer de faire intervenir ses hommes pour que les organisateurs mettent le tambour et la grosse caisse en sourdine une quarantaine de minutes après le début du spectacle."
[...]
http://www.lepoint.fr/culture/les-catholiques-integristes-parviennent-a-perturber
-la-piece-golgota-picnic-20-11-2011-1398278_3.php


Spectacle polémique à Toulouse : contre-manif face aux intégristes catholiques (AFP)
Le Point - 14 novembre 2011

"Des organisations de gauche appellent à manifester mercredi devant le Théâtre Garonne, à Toulouse, pour témoigner leur soutien face aux intégristes catholiques qui ont prévu de se rassembler au même endroit pour dénoncer un spectacle "blasphématoire" selon eux.
Dans un texte diffusé lundi et signé par le Parti de gauche, la CGT, le NPA, le PCF, Europe-Ecologie ou Attac, les défenseurs du Théâtre Garonne "dénoncent vigoureusement les tentatives de censure inacceptable" de la part de l'Institut Civitas, "des fondamentalistes chrétiens notoirement liés à l'extrême droite".
Ils appellent la préfecture de la Haute-Garonne à mettre en oeuvre "les mesures qui s'imposent pour assurer le respect de la liberté d'expression".
Civitas, qui s'est déjà signalé par son action à Paris et Rennes contre une pièce de l'Italien Romeo Castellucci également blasphématoire à leurs yeux, réclame cette fois la déprogrammation de "Golgota Picnic", de l'Argentin Rodrigo Garcia."
[...]
http://www.lepoint.fr/societe/spectacle-polemique-a-toulouse-contre-manif-face-
aux-integristes-catholiques-14-11-2011-1395984_23.php


Incendie de Charlie Hebdo : "Selon les extrémistes, la force est le seul moyen de se faire entendre" (Olivier Bobineau)
L'Express - 3 novembre 2011

"Manifestations d'intégristes catholiques pour protester contre une pièce de théâtre, incendie de Charlie Hebdo à la suite d'un numéro sur la charia... Les mouvements extrémistes font parler d'eux. Olivier Bobineau, sociologue des religions, fait le point sur ces groupuscules religieux.
Peut-on établir des points communs entre les manifestations d'intégristes catholiques devant le théâtre de la Ville à Paris pour protester contre la pièce Sur le concept du visage du fils de Dieu de Roméo Castelluci et l'incendie du siège de Charlie Hebdo qui s'apprêtait à publier un numéro spécial sur la charia ?
Il s'agit à chaque fois des mouvements antimodernes, opposés aux valeurs de notre société. Que ce soit dans le cas des manifestations contre une pièce de théâtre ou l'incendie du siège d'un journal, ces événements choquent, par delà les clivages politiques, car ils constituent une atteinte à la liberté et à la souveraineté des individus. Quelle que soit leur religion, ces extrémistes ne sont pas soutenus par les instances religieuses et vivent leur foi en dehors de la société. Leurs idées sont, en apparence très différentes, mais il s'agit de mouvances complètement marginales qui luttent contre ce qu'elles considèrent comme une forme de blasphème. Imposer leurs idées par la force est donc le seul moyen, selon elles, de se faire entendre. C'est également un cri de désespoir : après avoir essayé de s'exprimer par les urnes, elles n'ont plus aujourd'hui que l'action coup de poing pour clamer leur indignation."
[...]
http://www.lexpress.fr/actualite/societe/incendie-de-charlie-hebdo-selon-les-
extremistes-la-force-est-le-seul-moyen-de-se-faire-entendre_1047189.html


Nadia El Fani: "Je suis accusée de blasphème et d'atteinte à un rituel religieux" (Thierry Chèze)
L'Express - 21 septembre 2011

"Avec Laïcité Inch'Allah, la réalisatrice tunisienne signe un documentaire choc lui vaut aujourd'hui des menaces de mort de la part d'islamistes. Interview
Quel a été le point de départ de ce documentaire ?
Nadia El Fani : Depuis longtemps, je pense que réclamer la laïcité est le meilleur moyen d'accéder à plus de démocratie. Puisque, comme dans tous les pays arabes, le pouvoir de Ben Ali instrumentalisait la religion pour mieux asservir le peuple. Je savais que se lancer dans un tel projet était risqué. Mais à ce moment- là de ma vie, je me suis dit qu'il fallait que je sois cohérente et provoquer les débats que j'appelais de mes voeux. C'est le ras- le- bol de la situation qui m'a poussée à me lancer.
Comment s'est passé le tournage ?
N.E.F. : J'ai menti sur le sujet du film pour obtenir la demande d'autorisation de tournage en Tunisie, sans quoi on ne me l'aurait jamais accordé. Et on a fait le film à l'arrache avec des gens de bonne volonté : ma camera woman enceinte de 5 mois et une stagiaire. On était donc trois femmes de plusieurs générations à partir faire ce film pendant le Ramadan pour montrer ceux qui, en cachette, ne le faisaient pas et comment ils se débrouillaient. (...)
Vous êtes aussi actuellement menacée de mort par les Islamistes. Comment tout cela a démarré ?
N.E.F. : A la première projection du film, pas encore mixé et étalonné, à Tunis. Il y avait des Islamistes dans la salle et tout s'est très bien passé. Et puis j'ai donné une interview à la télévision et là ils se sont déchaînés : des insultes, des menaces de mort... L'Agence France Presse a été la première à en faire état et c'est revenu comme un boomerang en Tunisie. La projection suivante, le 26 juin, où je ne pouvais pas être là, a du coup été faite sous haute surveillance. Mais ça n'a pas empêché les Islamistes de frapper : ils ont attaqué le cinéma, tabassé le directeur de la salle et menacé mon père de l'égorger tout en expliquant aux gens présents que si le film était projeté, il y aurait du sang ! Ils étaient environ une cinquantaine et la police les a appréhendés. Mais le directeur de la salle a pris sous sa responsabilité de lancer la projection et les spectateurs sont restés. Ca, ce sont de vrais actes de courage."
[...]
http://www.lexpress.fr/culture/cinema/laicite-inch-allah-l-interview-nadia-el-fani_1032236.html


>>> Suite de la revue de presse : Liberté d'expression : 2009 (rien en 2010)


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