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Turquie

2007

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Début de la rubrique : Turquie



Codes couleur :
En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
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Les meurtriers de trois chrétiens jugés en Anatolie (Laure Marchand)
Le Figaro – 24 novembre 2007 (1/8 de page)

"Le procès de cinq jeunes Turcs s’est ouvert hier sur fond d’intolérance religieuse. Les parties civiles dénoncent une enquête à charge contre les victimes."
Extrait : "À Malatya, capitale mondiale de la production d’abricots et ville natale d’Ali Agca, l’homme qui a tiré sur le pape Jean-Paul II en 1981, la présence d’une poignée de missionnaires évangélistes a mené à la psychose collective. Culminant avec le meurtre de trois d’entre eux. "Les médias disaient qu’il y en avait partout dans la ville, qu’il fallait surveiller les enfants, raconte Necdet Akboga, journa­liste à Kanal Malatya, une chaîne de télévision locale. À la fin, des habitants appelaient même la police quand ils suspectaient des voisins."
Pour l’enterrement de Tilmann Geske, la victime allemande, «nous étions trois cents, tout au plus, essentiellement des militants de gauche, se souvient Mustafa Türk, un Kurde qui dirige un centre culturel. De la cour de récréation d’une école donnant sur le cimetière, des enfants nous traitaient de "chiens d’infidèles"."
[...]


Turquie. Les femmes ont peur, monsieur Erdogan ! (Meral Tamer)
Courrier International – 27 septembre au 3 octobre 2007 (2/3 de page)

"Si une nouvelle Constitution permet aux femmes le port du voile dans les administrations comme à l’université, la pression sociale obligera alors tout le monde à le faire, affirme une féministe turque." [...]
"..., depuis quelques années, elles subissent dans leurs quartiers une pression croissante, au point que les jeunes femmes de leur âge se sont maintenant résolues à porter le voile. Depuis trois ou quatre ans, certaines femmes, et en particulier les veuves qui veulent obtenir des aides à l’occasion de distributions de nourriture ou de charbon, mettent désormais le voile de peur d’être mal vues. Soyez donc certain, monsieur le Premier ministre, que le jour où cesserait cette pression sociale dans leur quartier, ces femmes se dévoileraient immédiatement."


En Turquie, le gouvernement relance la polémique sur le voile (Guillaume Perrier)
Le Monde – 21 septembre 2007 (1/4 de page)

"L'accalmie post-électorale aura été de courte durée. En se déclarant tous deux favorables à l'abolition de l'interdiction faite aux étudiantes de porter le foulard islamique dans les universités, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan et le président de la République, Abdullah Gül, ont ravivé l'inquiétude de certains milieux laïques qui les soupçonnent de vouloir tenter d'islamiser la société turque." [...]


Gül, nouveau président turc (C.J. avec AFP)
Le Figaro - 28 août 2007 (1/8 de page)

"Premier chef d’Etat turc à être issu de la mouvance islamiste, il promet de défendre la laïcité et la démocratie."
Les détracteurs de l'AKP, issu de la mouvance islamiste, dont il était le candidat, et qui détient une large majorité au Parlement "affirment qu'il a pour ambition secrète d'islamiser le pays et que son accession à la présidence lui permettra de neutraliser plusieurs institutions de contrôle de l'action gouvernementale. Autre sujet de contention, le voile islamique que porte son épouse, perçu comme une expression de rejet du régime laïque. De ce côté, une première concession a été trouvée, Hayrunnisa Gül n’a pas assisté aux cérémonies d’intronisation de son mari, qui était accompagné de ses deux fils."


En Turquie, la probable victoire de M. Gül démoralise les laïques (Sophie Shihab)
Le Monde - 22 août 2007 (1/6 de page)

Les camp des anti-AKP n'a pas su tirer profit des grandes manifestations "pro-laïcité" du printemps. En effet, les élections législatives de juillet ont vu la victoire du parti post-islamiste, au pouvoir l'AKP (Parti de la justice et du développement). "Puis la relance, lundi 20 août, du processus d'élection de son candidat, Abdullah Gül, à la présidence du pays. Entre-temps, les risques, pour lui, de se voir bloqué par l'armée et l'"establishment" kémaliste se sont estompés." [Mustafa Kemal (1881-1938) est le fondateur de la Turquie moderne après la chute de l'Empire ottoman].
Les causes de la défaites : Le CHP, Parti républicain du peuple, créé par Mustafa Kemal en 1924, "parti ossifié, parti unique à la Mussolini avant la seconde guerre mondiale, est resté tiraillé, ensuite, aux temps du multipartisme, entre une tendance sociale-démocrate - qui a eu son heure de gloire dans les années 1970 - et une autre, aux relents fascisants, qui domine sous son dirigeant actuel, Deniz Baykal. Lequel a fait perdre à son parti, le 22 juillet, sa quatrième élection, mais refuse de démissionner."


"La mouvance islamiste turque sûre de sa force" (Envoyé spécial)
L'Humanité - 16 juillet 2007 (1/6 de page)

"Turquie. Confiant dans les résultats des élections législatives anticipées, l’AKP, le parti au pouvoir, pense déjà à faire élire l’un des siens comme chef de l’État." [...]


Le sursaut des petits-enfants d'Atatürk (Sophie Shihab)
Le Monde – 3 juin 2007 (1/4 de page)

Début de l'article : "Nicolas Sarkozy a beau les confiner en Asie Mineure, quelque 2 millions de Turcs manifestent depuis avril dans le pays - y compris sur sa rive européenne - pour montrer combien ils sont, et veulent rester, laïques et modernes, c'est-à-dire européens. Y compris lorsqu'ils entonnent leur slogan "Ni USA ni Union européenne", qui les rapproche plus des altermondialistes du Vieux Continent que des rigides nationalistes turcs, sollicités par l'armée, qui encadrent leur mouvement. Drainant jeunes gens et jeunes filles en baskets et cheveux au vent, ces manifestations, sans précédent par leur nature et leur ampleur, ont fait apparaître une réalité occultée jusque-là, du moins à l'étranger : la vive méfiance nourrie par ces Turcs du "camp laïque" envers le parti "ex-islamiste" qui les gouverne depuis quatre ans. L'AKP du premier ministre Tayyip Erdogan s'est converti aux "valeurs universelles", à celles de l'UE, à l'économie globalisée et même à l'alliance avec Israël, mais il reste soupçonné de vouloir une islamisation rampante du pays." [...]


L’oeil de Bruxelles sur la crise à Ankara (Paul Falzon)
L'Humanité – 4 mai 2007 (1/6 de page)

La crise, qui oppose actuellement les militaires et le gouvernement, risque de fragiliser la candidature de la Turquie à l'Union Européenne.
"Le bras de fer ouvert ces derniers jours entre les militaires, qui se posent en garants des principes de laïcité, et le gouvernement islamo-conservateur, qui tente de faire élire l’un de ses dirigeants à la présidence, a été suivi de très près à Bruxelles. À plusieurs reprises, les institutions de l’UE ont pris position dans le conflit. La première fois, samedi dernier, pour mettre en garde l’armée contre toute tentation d’un coup de force, alors que l’état-major avait implicitement menacé le gouvernement s’il portait un islamiste à la tête de l’État. Le scrutin présidentiel, avait alors affirmé la présidence allemande, doit se dérouler sans "pressions extérieures". Le gouvernement Merkel se positionnait ainsi dans la droite ligne des prises de position antérieures de l’UE, dont la plupart des rapports sur Ankara mettent en cause le poids excessif de l’armée dans la vie politique et appellent à un renforcement des institutions démocratiques."


Laïcité contre islamisme, le conflit se durcit en Turquie
Le Monde – 2 mai 2007 (15 lignes)

"A l'appel de partis de gauche et nationalistes, ainsi que d'associations laïques, plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé, dimanche 29 avril, à Istanbul. Elles manifestaient contre l'élection, par le Parlement, d'un président de la République issu du parti islamo-conservateur au pouvoir. Abdullah Gül a exclu de retirer sa candidature, dont la légalité est actuellement examinée par la Cour constitutionnelle. Les partis politiques de tous bords, ainsi que les syndicats, appellent à "une issue démocratique", en réponse à un communiqué de l'armée menaçant d'intervenir dans cette crise."


Turquie. Ces foyers où l’on enseigne le fanatisme religieux (Oktay Eksi)
Courrier International – 26 avril au 2 mai 2007 (1/2 page)

La liste des intellectuels laïcs, des hauts fonctionnaires et des étrangers assassinés est de plus en plus longue : Muammer Aksoy (professeur de droit), Cetin Emec (journaliste du quotidien Hürriyet), Bahriye Ucok (théologienne critique de l’islamisme politique), Turan Dursun (mufti surnommé "le communiste"), Ugur Mumcu et Ahmet Taner Kislali (journalistes au quotidien Cumhuriyet) ou encore Ali Gunday (avocat). Quelle est donc cette "chose obscure" qui transforme des enfants en assassin, en barbare ? Ceux qui gouvernent le savent, mais personne n'a le courage de s'y attaquer.
"Le fait que les assassins de Malatya vivaient tous dans le même foyer étudiant a attiré l’attention sur ces établissements. [...] Ils recrutent les enfants des familles pauvres dès leur jeune âge pour leur dispenser une éducation religieuse."
L’un de ces enfants, qui, depuis, a créé une entreprise, raconte : "Mes parents, qui avaient cinq enfants, n’arrivaient pas joindre les deux bouts. On m’a choisi quand j’avais 12 ans pour m’admettre dans le foyer. Celui-ci fournissait aussi de l’aide à ma famille sous forme de nourriture et de vêtements. La discipline était très dure. Chaque soir nous avions une séance d’éducation religieuse. On nous disait que même la télévision était un péché. On nous présentait les membres d’autres religions comme des missionnaires qui cherchaient à détruire notre religion. Dans les foyers, on fait subir à tous les jeunes un lavage de cerveau de façon à les transformer en militants ressemblant aux talibans."


La Turquie s'enfonce dans un climat antichrétien (Marc Semo)
Libération - 23 avril 2007 (1/4 de page)

"Avant d'être égorgées, les trois victimes ont été pendant plus de trois heures lacérées de dizaines de coups de couteau, notamment dans les testicules et à l'anus. «Il est clair que ces blessures ont été infligées pour torturer», a expliqué le médecin légiste. Jour après jour sortent de nouveaux détails atroces sur l'assassinat, le 18 avril, de trois protestants évangélistes ­ deux Turcs convertis et un Allemand ­ à Malatya, ville de 400 000 habitants de l'est de la Turquie, par une bande de jeunes d'un foyer-internat islamiste. Ils affirment avoir agi «pour la défense de la religion et de la patrie» . Onze personnes ont été arrêtées. Certains éditorialistes n'hésitent plus à parler de "christophobie", dénonçant le climat d'hostilité vis-à-vis des minorités chrétiennes, qui ne représentent pourtant qu'à peine 1 % de la population, soit 75 000 personnes dont 10 000 protestants." [...]


Trois protestants égorgés en Turquie (Marc Semo)
Libération – 20 avril 2007 (1/10 de page)

La réaction des suspects arrêtés après la mort de trois protestants atrocement mutilés dans une maison d'édition, à Malatya dans l'est de la Turquie, a été de dire qu'ils l'avaient fait "pour la patrie" ou : "notre pays et notre religion étaient menacés". [...]
"Les chefs de la petite communauté protestante de Turquie ont dénoncé jeudi une "chasse aux missionnaires" rappelant les «chasses aux sorcières» du Moyen Age. Pour la presse turque, le fait qu'il s'agisse d'un crime politico-religieux ne fait pas de doute. Cette tuerie s'inscrit dans la lignée du meurtre l'an dernier à Trabzon (Nord) du prêtre catholique italien Andrea Santoro et, en janvier, du journaliste d'origine arménienne Hrant Dink à Istanbul".


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