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Pays-Bas

2008

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
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Pays-Bas : La ville de Pim Fortuyn s’offre un maire musulman
Courrier International – 30 novembre 2008


Les Pays-Bas puniront les "insultes" et les "propos blessants" liés à la religion (Jean-Pierre Stroobants)
Le Monde – 12 novembre 2008 (1/6 de page)

"Les Pays-Bas vont ôter de leur arsenal pénal un article qui punissait le blasphème. Il va toutefois être remplacé par une disposition qui condamne la discrimination, les "insultes graves" et les propos "inutilement blessants" à l'égard des individus, sur la base de "leur race, leur orientation sexuelle et leur religion". En définitive, la réforme fait craindre une restriction de la liberté d'expression dans un pays qui a vécu plusieurs épisodes tumultueux au cours des dernières années. [...]
Les autorités, soucieuses d'apaiser les relations entre les Néerlandais de souche et l'importante communauté musulmane, avaient évoqué à plusieurs reprises l'idée d'en revenir au délit de blasphème. Le projet s'est toutefois avéré politiquement complexe. Parce que le gouvernement de centre-gauche, composé d'un parti chrétien majoritaire - le CDA du premier ministre Jan Peter Balkenende -, de protestants rigoristes mais aussi du parti travailliste PVDA, était divisé. Un savant compromis élaboré par Ernst Hirsch Ballin, ministre chrétien-démocrate de la justice, a été négocié. Il se solde par l'abandon d'un article de loi adopté en 1932 et censé, à l'origine, protéger les chrétiens contre une campagne antireligieuse lancée par les milieux communistes. Cette disposition avait été abandonnée en 1968 à l'issue d'un procès visant un écrivain qui avait évoqué son attirance sexuelle pour un dieu qu'il comparaît à un âne.
M. Hirsch Ballin a, en contrepartie, proposé d'étendre désormais la notion de discrimination afin de mieux protéger les croyances religieuses. Au passage, il a assuré que les humoristes et les journalistes ne devaient pas "avoir peur". "Hormis Dieu, on ne pourra plus non plus insulter Allah ou Karl Marx", ricane une responsable du parti écologiste GroenLinks. "Les croyants n'ont pas à être mieux protégés que les incroyants", estime quant à lui le Socialistische partij (gauche radicale). La réforme inquiète également de nombreux juristes. Article paru dans l'édition du 12.11.08.."
[...]
http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/11/11/les-pays-bas-puniront-les
-insultes-et-les-propos-blessants-lies-a-la-religion_1117247_0.html


Le film sur l`Islam qui peut mettre le feu aux poudres
Le Nouvel Observateur – 21 septembre 2008 (1/8 de page)

"Malgré les protestations, une émission de télévision hollandaise est sur le point de diffuser un film de 50 minutes sur le Coran qui critique très vivement l`Islam. Il a été réalisé par un parti d`extrême droite néerlandais. Après l`affaire des caricatures de Mahomet, ce film pourrait à nouveau entraîner une flambée de violence. Mais cette fois, l`exploitation politique et le racisme du propos embarrasse bien plus sérieusement le gouvernement hollandais, qui espère pouvoir empêcher sa diffusion." [...]
http://videos.nouvelobs.com/video/iLyROoafYjog.html


Les Pays-Bas choisissent la prévention (Sabine Cessou)
Libération – 26 juillet 2008 (1/6 de page)

"Une fondation néerlandaise, la Plateforme des associations musulmanes de Rotterdam (Spior), a lancé le 1er mars une campagne européenne, "Main dans la main contre les mariages forcés". Très sollicitée par d’autres associations européennes sur son initiative à Rotterdam, Spior a décidé de distribuer une brochure traduite en plusieurs langues en France, en Grande-Bretagne, en Belgique, en Allemagne, en Italie et en Espagne. Des conférences sont aussi organisées à travers l’Europe, pour discuter des moyens de prévenir les drames.
Projet. La campagne se fait sous l’étonnant parrainage de Tariq Ramadan, professeur associé à l’université de Rotterdam. Bien que controversé, cet intellectuel a été invité par la ville à s’impliquer dans des programmes sociaux. "Son apport est considérable à cause de ses contacts en Europe, affirme Marianne Vorthoren, la responsable du projet. Cela dit, il n’est pas seulement question de musulmans. Les mariages forcés touchent aussi les milieux hindous et gitans."
Spior a lancé une première campagne en 2004, alarmée par le nombre de jeunes filles fuyant leur domicile avant les grandes vacances. La fondation procède par visites de terrain, pour ouvrir le dialogue entre les jeunes, les parents, et parfois l’imam du quartier. Son argument massue consiste à dire que, dans l’islam, le mariage forcé n’est pas valide, et que le consentement mutuel est nécessaire."
[...]
http://www.liberation.fr/actualite/societe/341398.FR.php


Pays-Bas : un caricaturiste arrêté pour discrimination (S.Ce.)
Libération – 21 mai 2008 (1/10 de page)

"L’émoi ne faiblit pas aux Pays-Bas, après l’arrestation la semaine dernière de Gregorius Nekschot, un caricaturiste connu pour son regard critique à l’égard des fondamentalistes musulmans. Le dessinateur a passé la nuit au poste, tandis que la police a perquisitionné son domicile, à Amsterdam. Huit dessins jugés "insultants" lui ont valu une plainte, déposée en 2005 par un Néerlandais converti à l’islam. Le parquet ne s’est pas encore prononcé, mais Gregorius Nekschot pourrait être traduit en justice pour ces dessins, qui violent la loi contre la discrimination." [...]


Pays-Bas. Beaucoup de bruit pour rien (De Volkskrant)
Courrier International – 3 au 9 avril 2008 (1/3 de page)

"Le film sur l’islam diffusé par le leader d’extrême droite Geert Wilders est moins provocant que ce que tout le monde craignait. Après des mois d’agitation exagérée, Fitna, le film du dirigeant du PVV [Parti pour la liberté, extrême droite], Geert Wilders, s’est révélé moins spectaculaire qu’attendu [le film est diffusé sur le site Liveleak.com]. On peut se demander si le gouvernement n’a pas trop vite tiré la sonnette d’alarme." [...]
Extrait : "Fitna est peut-être moins choquant que prévu, mais il va tout de même trop loin. Il y a, aux Pays-Bas, un petit million de personnes qui considèrent la doctrine de l’islam comme leur manière de servir Allah. L’immense majorité de ces musulmans détestent le terrorisme et les prêcheurs de haine qui appellent au djihad contre les mécréants. Cette majorité a été étiquetée comme suspecte par Wilders, alors que les musulmans modérés sont justement les principaux alliés dans la lutte pour concilier l’islam avec notre Etat de droit et les valeurs occidentales. Le mérite de la réaction jusqu’ici calme et digne des musulmans ne revient pas à Wilders mais à eux-mêmes. Le débat sur l’intégration et les travers de l’islam, qui a été relancé par Frits Bolkestein, l’ex-dirigeant du VVD [libéraux], en 1991 et s’est accéléré après le 11 septembre 2001, a déjà porté ses fruits." [...]


Dans les mosquées d'Eindhoven, les réactions au film de Geert Wilders sont restées dignes (Jean-Pierre Stroobants)
Le Monde – 30 mars 2008 (1/6 de page)

"Les réactions au court métrage dans le monde musulman sont restées mesurées. L'Iran a évoqué le "caractère haineux" du film et invité l'Union européenne à s'opposer à sa diffusion. L'ambassade d'Arabie saoudite à La Haye a parlé d'une "provocation pleine d'erreurs". L'Organisation de la Conférence islamique, qui compte 57 membres, a parlé d'"incitation à la haine". Mais, à l'image de beaucoup, l'Indonésie, qui a protesté officiellement, a appelé à la retenue. Faisant état de menaces reçues, "de nature très sérieuse", le site Internet britannique Liveleak a, lui, décidé de retirer Fitna de son serveur, vendredi 28 mars au soir.
La ville craignait plus que d'autres l'agitation que le court métrage aurait pu provoquer. Il y a quelques semaines, des jeunes du quartier Woensel-Ouest avaient diffusé un clip annonçant la mise à mort de Geert Wilders. Le député a déposé plainte, deux adeptes du "gangsta rap", appréhendés, ont affirmé qu'il s'agissait d'une "blague"."
[...]


La Ligue arabe dénonce le film de Wilders (AP)
Le Figaro – 29 mars 2008 (25 lignes)

"Les dirigeants arabes et musulmans réunis au sommet de la Ligue arabe à Damas ont dénoncé ce soir un court métrage très critique envers l'islam réalisé par un député néerlandais, exigeant des lois internationales interdisant les insultes faites aux religions. De leur côté, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont condamné le message du film, tout en défendant le droit de son auteur de le diffuser.
Le court métrage de 15 minutes intitulé "Fitna", ou "épreuve" en arabe, réalisé par le parlementaire d'extrême-droite Geert Wilders a été condamné par des nombreux pays musulmans, et a provoqué des manifestations au Pakistan après avoir été diffusé jeudi sur un site Web."
[...]


Les Pays-Bas craignent une réédition de l'affaire des caricatures danoises (Jean-Pierre Stroobants)
Le Monde – 12 mars 2008 (1/6 de page)

"La tension monte aux Pays-Bas à la suite de l'annonce par le député populiste Geert Wilders qu'il fera diffuser avant la fin du mois son film Fitna, censé dénoncer le Coran et "les dangers de l'islam". Toutes les chaînes de télévision néerlandaise ont refusé le projet, notamment parce que le chef du Parti de la liberté (PVV) exigeait qu'il soit montré dans son intégralité.
M. Wilders a alors indiqué qu'il tiendrait une conférence de presse à La Haye, probablement le 28 mars. Les organisateurs ont hésité avant de lui donner l'autorisation d'utiliser leur salle mais ont expliqué qu'ils entendaient respecter le principe de la liberté d'expression. Le débat reste cependant ouvert quant au paiement des frais liés à la sécurité de l'événement : les autorités ont fait savoir au député que la protection des participants lui incomberait. M. Wilders pourrait donc finalement organiser la diffusion sur le site Internet spécial qu'il a créé très récemment : fitnathemovie.
Personne n'aurait encore vu le film en question, préparé dans le plus grand secret depuis l'automne 2007. Des médias néerlandais croient toutefois savoir qu'il durerait quinze minutes et qu'on y verrait Mahomet caricaturé dans un dessin animé. Certains affirment aussi que M. Wilders y brûlerait le Coran, un livre dont il avait réclamé l'interdiction en août 2007 et qu'il décrit comme "le Mein Kampf de la religion qui vise à éliminer les autres et les traite de chiens d'incroyants"."
[...]


L’art du blasphème (Sabine Cessou)
Libération – 2 janvier 2008 (1/6 de page)

"Sooreh Hera. L’artiste iranienne réfugiée aux Pays-Bas a photographié des homosexuels masqués par le visage de Mahomet ou de son gendre Ali. Depuis, ses œuvres ont été décrochées, et elle est menacée." [...]
Extrait : "Les photos qui fâchent sont celles d’un couple de gays iraniens, réfugiés comme elle aux Pays-Bas, dont les visages sont cachés. "Pas pour s’amuser", explique l’artiste, mais pour ne pas dévoiler leur identité, l’homosexualité étant punie par la peine de mort en Iran. Les masques représentent l’un le prophète Mahomet, l’autre son gendre Ali." [...]
"Après avoir trouvé ce travail "exceptionnel", le 30 novembre, dans le quotidien De Pers, Wim Van Krimpen, le directeur du Musée municipal de La Haye, a demandé le 3 décembre à l’artiste de retirer les pièces blasphématoires. La série Adam & Ewald devait figurer à partir du 15 décembre dans une exposition collective des sept meilleurs diplômés de la KABK. Wim Van Krimpen a estimé les images "insultantes pour une partie de la société", après avoir reçu des plaintes d’Islam Democraten, un mouvement basé à La Haye, affirme Sooreh Hera. Au lieu de s’en expliquer, Wim Van Krimpen a accusé l’artiste de vouloir faire sa promotion sur le dos d’un débat éminemment politique. Le directeur du musée n’a pas non plus apprécié d’avoir appris en lisant De Pers que les fameux masques, sur les photos, représentaient Ali et Mahomet, ni d’entendre Sooreh Hera dénoncer "l’hypocrisie du monde musulman sur l’homosexualité".
La jeune femme se défend : "Nous en avions discuté, il savait très bien que mon travail est anti-islam." Après avoir protesté contre la "censure" dont elle s’estime victime, elle a retiré toutes ses œuvres de l’exposition à La Haye. Un autre musée, à Gouda, a proposé de les exposer. Depuis, son directeur, Ranti Tjan, est la cible de plaintes et de menaces de mort."
[...]


>>> Suite de la revue de presse : Pays-Bas : 2007


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