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Israël

2003-2006

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Début de la rubrique : Israël



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Gay Pride confinée dans un stade à Jérusalem (Michel Bôle-Richard)
Le Monde - 12 novembre 2006 (1/10 de page)

"Les juifs orthodoxes n'en voulaient pas. Le Vatican avait demandé aux autorités israéliennes de l'interdire. Le maire de Jérusalem, Uri Lupolianski, y était opposé. Mais finalement la Gay Pride a eu lieu dans la ville sainte, vendredi 10 novembre, pour la cinquième fois consécutive. Jamais une telle manifestation n'avait soulevé autant de raffut."


"Pork and Milk" : confessions en rupture avec le fanatisme juif (Jean-Luc Douin)
Le Monde - 29 mars 2006 (1/8 de page)

Dans son documentaire de 52 mn, "Pork and Milk", Valérie Mréjen a recueilli à Tel-Aviv des témoignages de jeunes qui, bien qu’issus de familles ultra-orthodoxes, ont décidé de rompre avec le fanatisme religieux.
"Tous ont échappé au joug du Talmud qui interdit de manger du porc, des fruits de mer et des poissons à écailles, de mélanger viande et produits laitiers dans un même repas. Tous ont violé la loi du shabbat qui interdit de travailler du vendredi au samedi soir, d'utiliser l'électricité, de monter dans un véhicule, de fumer, faire la cuisine. Tous ont refusé d'"aller vers la réponse" (devenir religieux) pour "aller vers la question" (la quitter)."
Mais, s’affranchir de la sorte a un prix : sacrifier la famille, ressentir la culpabilité d'avoir blessé les parents, perdre ses repères et "le sentiment difficile à évacuer d'être "une menace spirituelle"".


Le conflit persiste entre Israël et la communauté chrétienne sur les biens ecclésiastiques en Terre sainte (Henri Tincq)
Le Monde - 19 novembre 2005 - (1/6 de page)

Pour la première fois le pape a reçu, le 17 novembre, le président israélien, Moshe Katzav qui, à son tour, a invité Benoît XVI à se rendre en Israël en 2006. Cependant, au Saint-Siège, on ne semble guère pressé, car en Israël, les négociations "d'un statut juridique protégeant mieux les institutions ecclésiastiques (écoles, hôpitaux, etc.) piétinent depuis des années". En effet, les accords de 1993 et de 2000 (suite à la visite de Jean Paul II) "n'ont encore été approuvés par la Knesset et donc reçu le moindre début d'application". Les litiges concernant les propriétés ecclésiastiques sont, de ce fait, arbitrés par l’administration. Outre des problèmes d’exonérations fiscales, "la délivrance de visas pour les chrétiens des pays arabes qui veulent séjourner ou étudier en Israël se révèle de plus en plus difficile."
Pour les diplomates, entre la communauté chrétienne et les autorités israéliennes, ce sont toujours des "rapports d'amour et de haine". Les pèlerins, moins nombreux qu’avant l'Intifada de septembre 2000, ont beaucoup de difficultés pour se rendre sur les lieux Saints. Il y a aussi la question de la propriété du Cénacle (qui aurait été le lieu de la Cène) dont les chrétiens attendent la restitution. La lenteur d’Israël sur ces dossiers "tiendrait à la personnalité de Mgr Michel Sabbah, patriarche latin de Jérusalem, [...], jugé peu favorable à Israël". Avec son futur remplaçant, considéré comme une évolution vers des choix "plus pragmatiques que prophétiques", le Vatican semble mieux tenir compte de la nouvelle situation politique en Israël et dans les territoires.


Bible : l'enquête archéologique
La Recherche - novembre 2005 - n°391 - (19 pages)

Sachant que leurs travaux peuvent servir à légitimer des mythes, des identités ou des revendications territoriales, les archéologues sont contraints à la plus grande rigueur quand ils travaillent au pays d'Abraham et du roi Salomon et parfois à perfectionner leurs méthodologies.
Voir l'ensemble du résumé : Bible : l'enquête archéologique


Préserver le rêve des Israéliens laïcs (Amos Oz)
Libération - 29 août 2005 (1/2 page)

Amos Oz est écrivain israélien, auteur de "Une histoire d'amour et de ténèbres" (Gallimard, 2004).
Le rêve des colons juifs, un cauchemar pour Amos Oz, est la création d’un Grand Israël avec des colonies où seuls les juifs pourraient résider. La démocratie devrait se plier aux décisions des rabbins. "Les colons croient qu'une fois que le Grand Israël sera devenu une entité religieuse et une «nation sainte», le Messie viendra et la rédemption complète du peuple juif sera accomplie. Dans cette chimère des colons, il n'y a pas de place pour le peuple palestinien, hormis pour quelques humbles serviteurs et travailleurs reconnaissants. Il n'y a pas plus de place pour moi dans cette chimère, ni pour un Israël laïque, moderne." Quant aux Israéliens séculiers, s’ils ont une vision différente pour l’avenir d’Israël, ils seront considérés comme des traîtres.
Le rêve d’Amos Oz est tout autre, "totalement différent de la chimère religieuse des colons. Nous voulons vivre en paix et dans la liberté, et non sous la férule des rabbins, pas même sous celle du Messie, mais sous celle de notre gouvernement élu." Il est favorable à la libération des territoires occupés. "Israël ne sera une nation libre qu'avec la fin de l'occupation, la disparition des colonies et l'émergence d'une Palestine voisine souveraine."
L’évacuation des colonies est une tentative par Ariel Sharon de rétablir l’autorité du gouvernement élu face à la "loi des colons". "Si cela réussit, le rêve des colons pourrait être bloqué et la vision des Israéliens laïques pourrait ressusciter."
Pour Amos Oz, la "bataille de Gaza" n’est pas un combat entre les faucons et les colombes, mais entre "entre la Synagogue et l'Etat". La question est la place de la religion dans les affaires d’un Etat. Les évènements de ces derniers jours sont un premier "round" et les Israéliens peuvent être fiers que, contrairement bien d’autres guerres entre Eglise et Etat, il n’y ait pas eu de sang versé. "En sera-t-il de même dans les prochains rounds ? En ira-t-il de même lorsque nous devrons abandonner la Cisjordanie et Jérusalem-Est en échange de la paix avec les Palestiniens ?" La question sera alors de savoir si les Palestiniens interprèteront une telle initiative comme "un acte courageux en vue d'un compromis historique" ou comme le "premier syndrome de la désintégration d'Israël" avec le risque de voir lancée une nouvelle vague de violence et de terrorisme.


Ils ont choisi la Terre promise (Alain Chouffan)
Le Nouvel Observateur - 14 au 21 juillet 2005 - (2 pages)

Il y a un an, 200 juifs français embarquaient à Roissy pour s’installer en Israël. Un an après, ces olim hadachim (nouveaux arrivés) se souviennent : "La fièvre régnait à Roissy ce jour-là. Toutes les télés étaient présentes. L’aéroport était noir de monde. On nous a fait passer la douane comme des VIP. Sans être fouillés. Les gens pleuraient, riaient, s’embrassaient. On ne savait plus qui partait ou restait. Quelle émotion !" L’arrivée à l’aéroport Ben-Gourion, de Tel-Aviv, fut aussi "grandiose" que le départ. Le 25 juillet 400 autres Français partiront à nouveau vers la "Terre Promise". La vague d’attentat antisémite a parfois été le déclic qui les conduit à émigrer en Israël. Malgré l’aide du gouvernement aux nouveaux arrivants, il n’est pas toujours facile de trouver du travail, en effet le pays " regorge de surdiplômés". C’est le problème de l’emploi qui explique le faible nombre de juifs français venant s’installer en Israël. Malgré les difficultés économiques et les problèmes de sécurité, aucun des deux cents n’est revenu en France : "Nous misons tout désormais sur la réussite de l’intégration. Car les juifs de France font ce saut par choix et non pas par désespoir, comme ce fut le cas des juifs russes ou éthiopiens" précise David Roche, le directeur général de l’Agence juive en Europe. Il est cependant admis qu’une partie ces Français retourneront dans leur pays d’origine (on parle de 16%). "On n’en est pas encore là. Mais qu’en sera-t-il plus tard, une fois le pouponnage gouvernemental terminé ?".


Les colons messianiques comptent sur un miracle (Patrick Saint-Paul)
Le Figaro - 7 juin 2005 - (1/3 de page)

Sur fond de commémoration de la victoire dans la guerre des Six Jours, en 1967, les colons israéliens ultra orthodoxes et messianiques espèrent un nouveau miracle du même type. Bien qu'ils ne représentent pas plus de 15% du mouvement des colons, ils "se sentent investis d'une mission divine, pour protéger "Eretz Israël", la terre biblique du peuple juif". Selon ces ultra religieux, la victoire de 1967 sur les armées arabes était un signe de Dieu annonçant le "début de la rédemption du peuple juif" après deux mille ans d'exil. Ils craignent que le retrait de Gaza ne conduise à d'autres restitutions territoriales, ce qui mettrait un terme à leur ambition.
Des rabbins du mouvement sioniste religieux annoncent, en effet, un nouveau miracle. "Il n'est pas tiré par les cheveux de croire qu'une intervention divine arrêtera le plan de retrait." Néria Ofan est le symbole de cette lutte "messianique" contre le plan d'évacuation voulu par le Premier ministre Ariel Sharon. Le drapeau jaune de l'attente du Messie flotte sur sa maison, comme sur celles de la plupart des habitations d'Itzhar. Il précise : "Aucune conférence de paix n'a jamais dit ce qui est vraiment important : cette terre est à nous, peut importe qui était là en premier, parce que c'est écrit dans la Torah." Conscients que l'explosion démographique des palestiniens rendra bientôt les juifs minoritaires en Israël, les colons "messianiques" s'accrochent à ces territoires, provoquant ainsi "une rupture avec le courant dominant d'un Israël séculier prêt à rendre Gaza et plus de territoires, à contrecoeur, pour préserver le caractère démocratique de l'Etat hébreu." Certains d'accomplir une mission divine, ces fanatiques, qui ne représentent que 2% de la population, ont exploité l'incapacité d'Israël à prendre des décisions quant à ces territoires et ont installé 250 000 personnes sur les collines de Cisjordanie.


Même le roi Salomon a troqué des territoires (Allouf Ben et Yossi Verter)
Courrier International - 28 avril au 3 mai 2005 (3/4 de page)

Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, fait un parallèle entre l’épisode de la Bible (Livre des rois, chapitre IX) où le roi Salomon donna "vingt villes du pays de Galilée" en échange de bois pour construire le Temple qui porta son nom et la situation actuelle. Ariel Sharon souhaite que le désengagement israélien soit le plus pacifique possible. L’unité nationale qu’il tente de préserver est "nécessaire à l’accomplissement d’autres missions nationales telles que la colonisation de peuplement [juif] en Galilée [à majorité arabe], dans le Néguev et autour de Jérusalem".
Il est conscient de l’hostilité des peuples arabes, qu’ils jugent dangereux. Les paix signées avec l’Egypte et la Jordanie ne sont que des coopérations stratégiques. Les peuples continuent à rejeter Israël. "Les Arabes ne sont pas prêts à reconnaître le droit du peuple juif à disposer d’un Etat indépendant dans un pays qui est le berceau du peuple juif."
La vision d’Ariel Sharon est de considérer "que seuls les juifs ont tous les droits dans ce pays et eux seuls ont le droit d’accorder des droits à quiconque vit dans ce pays." Il ne parle jamais du "moindre droit des Palestiniens au moindre arpents de terre". La création d’un Etat palestinien n’est pour lui que pragmatisme face à la menace démographique. C’est ce qui a conduit au tracé de la clôture de séparation.
Quant aux futures frontières d’Israël, après le désengagement de Gaza, Ariel Sharon ne répond pas explicitement. Les récentes élections en Irak et les relations avec la Jordanie ne changent pas le fond du problème. "Nous devons conserver la vallée du Jourdain et les plateaux qui la surplombent", précise le Premier ministre.


Un tunnel biblique sous Jérusalem (Sylvie Briet)
Libération - 11 septembre 2003 - (1/2 page)


Sous-titre : Archéologie. Le site de Siloé vient d'être daté au radiocarbone.
Ce tunnel d'alimentation en eau de la ville sainte du judaïsme et mentionné à plusieurs reprises par la Bible qui en attribue la création à Ezéchias, roi de Juda (727 à 698 av. J.C.). La datation à partir des matériaux incorporés dans les parois, réalisée par Amos Frumkin et son équipe, confirme l'ancienneté du tunnel. Celui-ci devient donc la construction biblique de l'âge de fer la mieux datée.
Article très factuel qui ne prouve rien d'autre que certains passages de la Bible ont été écrits postérieurement au VIIème siècle, ce que l'on savait déjà.



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