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J'étais athée et

j'ai lu le Coran

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Sourate II

Celle-ci est plus copieuse avec ses 286 versets. Alors qu'on la trouve parfois sous le nom de "la Vache", sur mon exemplaire, elle s'appelle "la Génisse" par référence à la Génisse que Moïse ordonna d'immoler. Drôle de nom pour une sourate, vu son contenu. La génisse est un animal si doux et avec de si beaux yeux.

Dès le verset 1, le ton est donné "il n'y a point de doute". C'est dur à admettre pour un sceptique, qui normalement devrait refermer aussitôt un tel ouvrage. Mais bon ! Je me suis engagé à lire le Coran, alors je poursuis.

Un peu plus loin, verset 6, la première sentence tombe pour les infidèles : "et le châtiment cruel les attend". Ma première réaction est de me sentir visé
.
Verset 19, viennent les premières menaces contre les infidèles. "... Si Dieu voulait, il leur ôterait la vue et l'ouïe, car il est tout-puissant. O hommes ! adorez votre Seigneur, celui qui vous a créés, vous et ceux qui vous ont précédés. Craignez-moi." Puis les menaces sont plus précises : "redoutez le feu préparé pour les infidèles" (v. 22). Vues avec un peu de recul, ces menaces ressemblent aux avertissements donnés à leurs enfants turbulents par des parents à bout d'arguments.

Arrivé comme un cheveu sur la soupe, un résumé de la Genèse apparaît au verset 27. Je laisse aux spécialistes le soin de préciser s'il est fidèle ou pas.

Après ce court répit, les menaces reprennent une dizaine de versets plus loin. Ceux qui ne croiront pas, sous-entendu en ce que dit le Coran, seront "livrés au feu éternel" (v. 37).

A partir du verset 38, Allah commence à révéler sa vraie nature. "révérez-moi" Il montre un besoin incommensurable d'être loué, admiré, craint : "Craignez-moi" (v. 38), "Observez exactement la prière" (v. 40), "... courbez-vous avec mes adorateurs" (v. 40). Cela ressemble fort à la réaction typiquement humaine de ceux ont une hypertrophie de leur "ego", tout en faisant un complexe d'infériorité.

Retour à la Bible (verset 44) avec l'histoire de Moïse. J'ai le vague sentiment d'avoir déjà lu cette histoire quelque part. C'est la Bible et le Coran pour le même prix ! Comme je n'avais pas ouvert le Coran pour y lire la Bible, je me lasse rapidement et abandonne cette sourate autour du verset 100, non sans avoir survolé une ou deux pages sur le sort réservé aux femmes où le mot "répudier" apparaît très souvent. Ce passage ressemble à un code civil très ancien. Je sais tout de suite que ce n'est pas là que je trouverai la révélation divine.



Sourate III

Sous le titre, "La famille de Imran", on peut lire "Au nom de Dieu clément et miséricordieux", mais le dieu qui y est dépeint est bien différent "il sait tirer vengeance" (v. 2), "il est terrible dans ses châtiments" (v. 9) "implorant le pardon de Dieu à chaque lever de l'aurore" (v. 15).

Et toujours les mêmes menaces : "châtiment terrible" (v. 3), "ils seront la victime des flammes" (v. 8), "il (Dieu) est terrible dans ses châtiments" (v. 9), "annonce-leur un châtiment douloureux" (v. 20)...

Menaces auxquelles il est impossible d'échapper puisque Dieu voit tout. Ex : "Dieu est instruit de toutes vos actions" (v. 147). C'est le règne de la terreur.

Puis viennent de subtiles considérations sur ceux qui ont reçu les Ecritures (du moins partiellement), c'est-à-dire les juifs et les chrétiens pour lesquels il est souvent question de mensonges et dont il faut se méfier.

Plus j'avance dans cette sourate qui montre l'obsession de Dieu pour être l'unique objet d'adoration des hommes, plus j'ai l'impression d'avoir déjà lu, les versets que je venais de lire. Beaucoup de versets semblent être identiques et se répéter, au point que parfois je ne sais plus où j'en suis dans ma lecture. Et qu'à force de lire la même chose, je finis par s'endormir. "Que Dieu me pardonne !"

Autre impression ressentie ici et que l'on retrouve souvent dans le Coran : il n'y a pas de suite logique, pas de démonstration, comme si les versets avaient été écrits en plusieurs exemplaires sur des frangments de feuilles, d'os et de peau, puis dispersés par le vent. On dirait qu'ils ont été rassemblés un peu au hasard pour former un puzzle très mal agencé.

A noter aussi que Dieu a ses chouchous et ses souffre-douleur : "il pardonne à qui il veut et châtie qui il veut" (v. 124). Si vous recevez une branche sur la tête, un jour de grand vent, c'est Dieu qui l'a voulu. Pourquoi ? Parce que !

Verset 200 : "et craignez Dieu. Vous serez heureux". Avec la fierté d'être arrivé à la fin de la sourate, je commence à sentir une transformation s'opérer en moi.




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