Nous avons donc émis l'hypothèse que la croyance, anomalie ou déficience génétique de l'espèce, se manifeste par la maladie dite de la "religion".
Examinons maintenant comment se fait la contagion entre individus.
En préalable, dans nos sociétés, il est illusoire de chercher à créer un environnement parfaitement sain et imperméable sauf à imaginer un lieu complètement fermé et étanche à toute forme de communication.
Dès la petite enfance, même dans une famille athée et parfaitement indemne de toute manifestation de la maladie, les contacts entre enfants à l'école sont susceptibles de propager les germes de la maladie.
Généralement, les symptômes de ce début de contagion se traduisent par un questionnement du genre "Papa (ou maman), pourquoi je ne vais pas au catéchisme ?" qui indique une forme bénigne de la contagion ou "Papa, je veux aller au catéchisme !" qui indique une atteinte un peu plus grave ou profonde et révèle qu'il est en contact avec un enfant malade et dont les parents sont également malades ; en effet, le prosélytisme est le symptômes le plus visible de la maladie à un stade avancé.
Il faut noter comme anecdotique qu'il est extrêmement rare mais pas impossible que dans une famille d'athées, un enfant revienne de l'école en déclarant "Papa, je veux aller à l'école coranique !" ou "Papa, je veux aller dans une Talmud Torah !" sauf à ce qu'il soit immergé dans un milieu scolaire spécifique et particulièrement atteint.
Ce sont ces premiers contacts qui vont déterminer pour la suite les réponses qu'il sera susceptible de se faire à la question de sa spiritualité et qui le détermineront comme athée, agnostique ou malade plus ou moins gravement.
Une autre phase de la contagion se passera au moment de l'adolescence, des premiers amours et des suivants. En effet, nous voyons souvent l'un des adolescents ou des jeunes adultes contaminé par sa relation amoureuse si celle-ci est déjà malade ; curieusement l'individu développera exactement la même forme de la maladie de celle de son conjoint quel que soit son milieu d'origine mais généralement sous une forme plus ou moins atténuée.
Sans doute pouvons-nous attribuer cette contagions au terrain devenu plus propice en raison du choc émotionnel de la relation amoureuse qui va lever les barrières immunitaires devenues fragiles.
En conclusion de ce bref exposé, nous pouvons constater un parallèle avec certaines maladies pandémiques :
Deux porteurs sains ne transmettent pas directement la maladie à leurs enfants ;
Un porteur sain qui entre en contact avec un porteur de la maladie sous sa forme bénigne ne sera dans la plupart des cas pas atteint lui-même s'il se protège et les enfants courent peu de risque de contagion ;
Si la forme de la maladie est plus grave, le porteur sain encours des risques très importants de contagion et leurs enfants seront aussi très certainement contaminés.
Deux porteurs malades transmettront à coup sûr la maladie à leurs enfants, la gravité de la maladie étant directement proportionnelle à la gravité de celle de leurs parents.
Il n'existe à l'heure actuelle aucun vaccin et les thérapies sont longues, douloureuses et quelques fois inefficaces mais toujours avec des effets indésirables pénibles (rejet de la communauté, perte de repères, quelques fois menaces contre l'intégrité physique...).