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Pour en finir avec l’éducation religieuse… bis


par J.J.  -  09/08/2009




Les textes publiés dans Vos contributions (rouge foncé) ne représentent que l'opinion de leurs auteurs.




Ces quelques mots pour apporter de l’eau au moulin de Michel Thys.

C’est vrai que, comme le prétend à juste titre Richard Dawkins, un enfant ne naît pas musulman, chrétien ou de confession juive. Non, c’est la religion de ses parents qui vont lui inculquer ses croyances futures. Les transfuges d’une religion à l’autre, bien qu’étant d’une pratique courante, sont un phénomène relativement rare, rapporté au nombre des croyants de telle ou telle religion.

Je suis né dans une famille catholique, pas "intégriste", comme on dirait maintenant mais franchement bigote. J’ai donc été élevé dans cet esprit et ai dû subir l’influence familiale. On m’apprenait des chansons parfaitement mièvres et stupides comme celle-ci :

Le petit Jésus s'en va -t-à l'école
En portant sa croix
Dessus son épaule
On lui donnait des bonbons
Une pomme douce
Pour mettre à sa bouche
Un bouquet de fleurs
Pour mettre à son cœur
C'est pour vous, c'est pour moi
Que Jésus est mort en croix.

Le petit Jésus est un mythe récurrent pour " l’élevage" des jeunes enfants dans la religion chrétienne, un peu le négatif sérieux et compassé de la plaisanterie qui évoque ce collectionneur possédant le crâne de Pascal ou Mozart enfant (c’est au choix, selon vos goûts personnels) .

Ce qui me souviens d’une anecdote : Je me trouvais un dimanche matin rue Mouffetard et passant devant l’église St Médard, j’assistais à une scène tout à fait drôle.

Une jeune femme très "comme il faut"s’apprêtait à entrer dans l’église avec son jeune fils qu’elle tenait par la main et qui soudain fit un caprice.
Mercuriale de la dame à son rejeton :

"- Si vous n’êtes pas obéissant, je vais être obligée de faire un pan ! sur votre poum ! Vous rendez vous compte que vous allez faire de la peine au petit Jésus ?"
Pauvre enfant….

Puis j’ai été confié, à des enseignants, puis à l’aumônier du lycée qui devaient faire et parfaire mon instruction religieuse. La justice devrait être en droit d’inculper tous ces personnages pour conduite agressive, subornation et escroquerie au préjudice de mineurs, par personne ayant autorité. Ces soutanes, habits noirs et cornettes me donnent encore des cauchemars tout éveillé. Lorsque l’on est un enfant, comment mettre en doute des affirmations soutenues par des personnes adultes, que l’on présente comme des modèles et qui en effet détiennent une autorité ?

Malheureusement pour moi, étant d’un naturel curieux, sans pourtant élever de contestation, je posais des questions embarrassantes pendant les cours d’instruction religieuse, ce qui me valu très vite l’épithète de "petit raisonneur", on n’osait dire "forte tête" ou "esprit fort", mais on devait le penser tout bas.
Le flou dans lequel on nous présentait la fameuse sainte trinité me mettait mal à l’aise. Il ne fallait pas chercher à comprendre, c’était un mystère, il suffisait de croire, point final.
J’arrêtais donc de poser des questions, sauf à moi même. Bien sûr, je culpabilisais, pensais que je trahissais ces gens, ne pouvais me résoudre à envisager qu’ils pouvaient se ou me tromper en me prêchant la bonne parole.
L’avenir cependant m’apprit que j’avais de bonnes raisons raison de douter..

On nous faisait bien sûr ingurgiter les réponses du catéchisme, qu’il fallait savoir par cœur pour passer l’examen permettant de "faire" d’abord sa première communion privée (de quoi ?) ensuite solennelle. Il fallait également être capable de réciter sans broncher un certain nombre de prières ad hoc : pater et ave, des classiques, puis d’autres plus élaborées telles que credo, confiteor, acte de foi, espérance, charité etc…

Je me suis souvenu il y a quelque temps des termes du credo et je suis demeuré effaré par la quantité de non sens et d’absurdités que l’on nous faisait ingurgiter. Et personne n’aurait songé ou osé (on aurait d’ailleurs fait taire incontinent le rebelle) mettre en doute le bon sens de ces affirmations gratuites. Nous étions d’ailleurs complètement anesthésiés.

Je reprends donc les termes de cette prière dans la version "symbole des apôtres" que l’on devait réciter par cœur ( il existe d’autres versions plus ou moins sophistiquées, voir Wikipédia, un article très complet sur le sujet).

Je n’emploierai que des arguments de simple bon sens, essayant d’écarter les "illusions logiques et erreurs de raisonnement" et bien sûr sans essayer de regarder par le petit bout de la lorgnette théologique, domaine dans lequel je reconnais volontiers que je ne suis pas compétent.

Voir la page Credo in unum deum….


J.J., le 9 août 2009


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