Athéisme
L'Homme debout 
Accueil atheisme.free.fr
 
Accueil Grands thèmes
Quelques textes
Citations
Biographies
 Revue de presse
  
Dictionnaire
des religions
Bibliographie
 
  Humour 
 Récréation
Boîte à outils
Some pages in english  Welcome
 Ajouter aux favoris
 Athéisme : l'homme debout. Vivre sans Dieu et sans religion  >  Revue de Presse > Le Monde des Religions n°6 > 1/3


Le Monde des Religions   -   n°6   -   Juillet Août 2004 - Page 1/3

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le


Codes couleur :
En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
En rouge foncé : citation ou extrait de l'article. Titre en gras.
En mauve : commentaire ou appréciation particulière de "atheisme.free.fr"


Sommes-nous programmés pour croire ?

Le Monde des Religions - Juillet-Août 2004 (80 pages)

Sous titre : La neurothéologie en débat

Dieu, continent exploré
"Dieu ne disparaîtra jamais" tel est le titre d'un ouvrage récent de deux scientifiques américains pour qui la méditation, en tant qu'activité spirituelle est liée à certains processus du cerveau humain. Partant de ce constat, ce numéro 6 de la revue "Le Monde des Religions" explore le monde que constituent les religions.
  • Les Eglises et la campagne présidentielle aux Etats-Unis (François Clemenceau)
    Plusieurs archevêques américains prônent l'interdiction de la communion pour les hommes politiques qui sont "notoirement" favorables à l'avortement. Ce serait le cas notamment pour John Kerry. D'autres évêques préfèrent conseiller que ceux-ci y renoncent d'eux-mêmes. A l'approche des élections présidentielles ces prises de positions incitent les candidats à faire les yeux doux à leur électorat religieux, dans un pays où 6 habitants sur 10 sont "encore" pratiquants.

  • Le relatif silence des religieux à propos du mariage homosexuel (Henri Tincq)
    Alors que le débat sur le mariage homosexuel était animé par les hommes politiques, les autorités religieuses sont restées discrètes sur cette question. Tandis que l'Eglise catholique semble se préparer pour le débat de l'homoparenté, les protestants réaffirment sont attachement au mariage entre "des conjoints de sexe différents". Les religions monothéistes "semblent unies pour défendre le vieux tabou de l'homosexualité".

  • Mariage déconseillé : Un document du Vatican sur le mariage entre catholiques et musulmans (Djénane Kareh Tager)
    Le Conseil Pontifical (de l'Eglise catholique) pour la pastorale des migrants, dans son instruction "Erga migrantes caritas Christi", apporte des restrictions aux mariages mixtes islamo-catholiques et provoque ainsi le "courroux" des musulmans. "Soucieux en particulier des droits de l'homme, nous souhaitons donc de la part de nos frères et soeurs musulmans une prise de conscience toujours plus grande (...) de l'égale dignité de l'homme et de la femme, du principe démocratique du gouvernement de la société, d'une saine laïcité de l'Etat."

  • Colloque à la Sorbonne sur le dialogue entre juifs et musulmans (Henri Tincq)
    Co-organisé par le "Monde des religions", ce colloque a réuni le 13 mai 2004 jusqu'à 1300 participants, universitaires, chercheurs, étudiants, responsables politiques, associations, journalistes sur le thème des relations entre musulmans et juifs. Alors que l'histoire semble les conduire à s'entre déchirer, les participants étaient convaincus qu'ils ont une "histoire partagée" et "un dialogue à construire".
    Certains ont estimé qu'il n'y a jamais eu "d'âge d'or" dans les relations entre islam et judaïsme, mais d'autres ont convenu que les juifs vivant dans les pays arabes "s'en sont mieux sortis que dans les pays chrétiens labourés par l'antisémitisme". Tandis que le conflit israélo-palestinien a des répercutions sensibles en France où se trouvent les deux plus importantes communautés d'Europe, les participants proposent "une meilleure information sur le fait religieux combinée à une strict défense de la laïcité", "un dialogue interreligieux renforcé", "la résorption des "ghettos" de chômage, de misère, de délinquance", "une vigilance de tous les instants contre toutes les attaques de type raciste"...

  • La vie quotidienne d'une femme prêtre en Angleterre (Djénane Kareh Tager)
    En 1992, l'Eglise anglicane décidait d'autoriser l'ordination de femmes. Cela avait suscité de vifs remous au point que quatre cents prêtres étaient partis de l'Eglise anglicane. Les femmes prêtres sont actuellement plus de 2000, soit un cinquième du clergé, proportion qui va croissante car près de la moitié des candidats à la prêtrise sont des femmes.
    L'auteur de l'article décrit 48h de la vie de Faith Claringbull, femme prêtre, mariée et mère de deux enfants. "C'est vrai, les fidèles sont souvent déçus. Ils attendaient beaucoup, peut-être trop de l'accès des femmes à la prêtrise. Ils n'ont pas vu de grands changements venir. Les femmes prêtres n'ont pas "refait" l'Eglise, elles se sont contentées d'imiter les hommes." déclare Keith, le mari de Faith, prêtre lui aussi.

  • Le Bureau des cultes au ministère français de l'Intérieur (Bernadette Sauvage)
    Ce Bureau gère les affaires religieuses et les relations entre l'Etat et les grandes religions. Ses principales attributions sont :
    • le conseil juridique pour les particuliers ou les associations,
    • la nomination des évêques catholiques. Depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre le Vatican, la France donne son aval sur leur nomination. Dans la pratique, c'est un rôle purement formel.
    • la tutelle administrative des associations cultuelles et des congrégations "reconnues" qui ont un statut particulier.
    • le bureau de Strasbourg qui, compte tenu du régime concordataire de l'Alsace-Moselle, "gère le traitement et la carrières d'environ 1500 ministres du cultes (catholiques, réformés, luthériens et israélites)".

  • Terrorisme : aux sources du "
  • djihad" global, une interview de Ian Lesser (Djénane Kareh Tager)
    Ian Lesser, chercheur en science politique a publié en 1999 un livre prémonitoire sur le "nouveau terrorisme". Celui-ci "est marqué par un changement de la donne géopolitique, qui est désormais mondialisée, et par l'introduction d'une dimension religieuse, ces deux facteurs se greffant sur des revendications identitaires, ethniques et nationalistes plus classiques". Si la révolution iranienne a joué un rôle dans cette évolution, l'auteur pense que c'est dans la résistance afghane à l'armée soviétique qu'il faut voir le "terreau" d'Al-Qaeda, avec l'aide financière des Etats-Unis.
    La composante religieuse de ce "nouveau terrorisme" est le fait de l'islam du "djihad", de la guerre sainte, dans laquelle ne se reconnaissent pas la plupart des musulmans. "Le terrorisme soutenu par la religion en tant qu'idéologie transcendante est capable de recourir à la violence sans limites et d'engendrer une cohésion sans limites - et dans frontière". Il est d'autant plus dangereux que les auteurs d'attentats ne craignent pas l'impopularité, puisqu'ils "disent n'avoir de compte à rendre qu'à Dieu". Si la résolution du conflit israélo-palestinien serait d'un "grand secours", toutes les revendications des terroristes ne se ramènent pas au conflit du Proche-Orient.

  • Le bouddhisme qui attire les Occidentaux est-il fidèle au bouddhisme d'origine ? (Jean-Paul Guetny)
    Le bouddhisme a connu un fort développement dans les années soixante avec le "flower power". Si les premières relations avec le bouddhisme tibétain remontent à Marco Polo (XIIIe siècle), ce n'est qu'au XIXe siècle que sa connaissance par les occidentaux a pu bénéficier du déchiffrement du sanskrit. Au XXe siècle, il a bénéficié de récit de voyage (Alexandra David-Neel) et de l'intérêt que lui portaient certains mouvements ésotériques.
    • Pour Eric Rommeluère, qui enseigne le bouddhisme selon la tradition zen, la réponse à la question posée dans le titre de l'article est plutôt oui. Le bouddhisme tel que le pratiquent les écoles occidentales est certes différent de celui d'Orient, mais il en respecte les principes fondateurs : "le principe du non-soi : les existences n'existent pas de manière absolue, mais relative; le principe de l'impermanence : tout phénomène conditionné est transitoire; le principe de l'angoisse ou dukka : il existe une angoisse existentielle qui est la face cachée de nos processus mentaux ordinaires et qui se manifeste à nous sous la forme de la souffrance et du mal-être; le principe du dénouement ou nirvana : il est possible de dissoudre cette angoisse".
    • Pour Dennis Gira qui enseigne également le bouddhisme, la réponse est plutôt non. Il insiste sur le rôle des écritures, au moins aussi important, selon lui que ce qu'enseignent les maîtres du bouddhisme. "... la discipline morale est un des éléments essentiels de la voie du Bouddha. Il s'agit d'un ensemble de préceptes, très proches des commandements de la tradition judéo-chrétienne - mis à part ceux qui concernent Dieu -, qui aident l'homme à intégrer à sa vie quotidienne la sagesse acquise grâce à la discipline mentale. Ignorer les préceptes, c'est s'écarter de l'Eveil". Pour lui, un bouddhisme sans contrainte, qui ignore l'exigence intellectuelle et dans lequel les "textes" restent à la marge, s'éloigne du bouddhisme des origines.

>>> Suite de la revue de presse : "Le Monde des Religions - n°6"


Athéisme : l'homme debout. Vivre sans Dieu et sans religion   Accueil Revue de presse    Haut de page    Contact   Copyright ©