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Laïcité

2003

Revue de presse



En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Début de la revue de presse sur la laïcité



Codes couleur :
En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
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La France reste un pays catholique (Gérard Israël, historien)
Le Figaro - 19 décembre 2003 - (1/3 de page)

Sous-titre : Laïcité. Après la publication du rapport Stasi et l’intervention de Jacques Chirac
Cette affirmation s’appuie sur un bref rappel historique pour montrer que l’unité nationale de la "Fille aînée de l’Eglise" s’est construite autour de la religion catholique. Mais depuis 1789, l’Etat est neutre et un siècle plus tard le pays est devenu laïc. Cependant l’auteur considère la France comme un pays catholique par sa culture, ses mœurs, sa mentalité… et conclut qu’il serait "utile d’expliquer à ceux qui souhaiteraient bénéficier d’un statut d’exception, ou pire encore, changer la France dans ses profondeurs traditionnelles, bref, à ceux qui croient pouvoir opérer, sans concession, une greffe incompatible sur le tronc français, que l’exercice n’a aucune chance d’aboutir…". Pour l’auteur, si ces croyances [le lecteur, compte tenu du contexte, aura deviné lesquelles] acceptent d’être définies comme "une affaire privée, se situant aux antipodes du militantisme agressif ou de l’intégrisme", alors, elles deviennent respectables.
J’avoue ne pas avoir compris pourquoi la France de 2003 est un pays catholique, ni le lien du titre avec la conclusion. Dire : "La France est un pays laïc" aurait conduit exactement au même résultat.


Rapport Stasi : Ostensible compromis
Libération - 12 décembre 2003 - (4 pages)

Après quatre mois de travail et 140 auditions, la commission des 20 sages a rendu son rapport le 11 décembre 2003. Elle propose une loi qui viserait à interdire les "signes ostensibles, tels que grande croix, voile ou kippa". Ne seraient pas concernés les "signes discrets que sont par exemple médailles, petites croix, étoiles de David, mains de Fatima, ou petits corans". Entre visible et ostentatoire, la commission a mis les feux de l'actualité sur un mot (ostensible) qui risque de demeurer ambigu sauf si la loi est suffisamment explicite pour régler les cas où le contexte ne suffirait pas.
La surprise est venue de la proposition, en contrepartie de cette contrainte, de deux jours fériés supplémentaires : le Kippour pour les juifs et l'Aïd el-Kébir pour les musulmans. Et les autres religions? Quelle cohérence avec la suppression d'un jour férié par solidarité avec les personnes âgées? Le risque est grand de voir se renforcer le communautarisme.
Pour "le privé", la commission recommande que le règlement intérieur puisse "réglementer les tenues vestimentaires et le port des signes religieux" et que les salariés puissent "choisir un jour de fêtes religieuses sur leurs crédits de jours fériés". Ce qui est aujourd'hui laissé à l'appréciation du chef d'entreprise deviendrait un droit.
En matière de service public, la commission suggère d'"inscrire dans la loi la jurisprudence constante du Conseil d'Etat sur la stricte neutralité des fonctionnaires".
La commission ne dit rien sur le cas des écoles confessionnelles et sur le concordat en Alsace-Lorraine. Dommage !
Les premières réactions politiques sont globalement favorables. Dans les milieux religieux, pour Tarik Ramadan, l'intellectuelle islamique, hostile à une loi, il s'agit d'une clarification dont il faut "prendre acte". Les évêques de France se laissent le temps "d'évaluer la pertinence des propositions". Pour le CRIF (Conseil Représentatif des Instances juives de France), les nouveaux jours fériés vont dans le bon sens, mais "la kippa n'est pas un signe ostentatoire". Il y a également ceux qui trouvent que ces propositions ne vont pas assez loin et ceux qui ne veulent pas de loi.


Les catholiques se posent en défenseur de la laïcité (Henri Tincq)
Le Monde - 17 novembre 2003 - (1/8 de page)

Un court article qui relate le Forum sur la lutte anti-raciste, la solidarité et la laïcité, organisé par la l'hebdomadaire "La Vie". Les catholiques découvrent les vertus de la laïcité comme moyen d'éviter les fondamentalistes. "Il n'y a pas plus grand champion de la laïcité que l'Eglise !" (Jean Daniel). Non, on ne rêve pas. L'Eglise a changé. Il est vrai qu'on n'a pas le même comportement en perdant de l'influence ou en étant concurrencé par d'autres religions qu'en situation de monopole, comme il y a un siècle !
Un peu plus loin, l'auteur de l'article semble avoir volontairement banni le mot "athée" de son vocabulaire en précisant que "les hommes de Tradition chrétienne ou agnostiques se retrouvent sur le contrat "Pas de solidarité sans laïcité"."



Une Loi ? Le Voile islamique gêne le gouvernement
Aujourd'hui en France – 17 octobre 2003 – (2 pages)

Alors que Nicolas Sarkozy et Jean Pierre Raffarin se rendent le jour même à la mosquée de Paris, l'article fait le point sur le débat concernant le port du voile à l'école ou en entreprise. En fait, le gouvernement attend le rapport de la commission d'information de l'Assemblée sur les signes religieux à l'école et celle de la commission sur l'application du principe de laïcité (commission Stasi). Il semble qu'il y ait le souci de ne pas "rouvrir de guerre de religion".
Le journal fait un rapide tour d'horizon de la situation en Europe qui montre que la France serait la seule où ait lieu un tel débat et donne plusieurs témoignages pour ou contre une loi.


Religion à l'école : on y enseigne de fausses vérités
Science & vie - octobre 2003 - n°1033 – (20 pages)


Sous-titre : "Sous couvert d'histoire, on enseigne encore la foi!"
Une enquête réalisée sur les livres scolaires montre que l'école laïque dispense un enseignement religieux. Les légendes et les mythes (Bibles, Evangiles) sont présentés sans les mises en garde nécessaires à côté des faits historiques. "Des cartes géographiques reproduisent le trajet de l'Exode et des frises chronologiques balisent l'histoire des Hébreux. En citant les récits de la Bible sans les contextualiser, ces ouvrages scolaires les corroborent. Ils renoncent ainsi aux lumières qu'apportent les recherches scientifiques en la matière."
Les débuts du christianisme sont quant à eux présentés de manière "idyllique", comme par exemple en classe de 6ème. "On traite trop souvent Rome au travers du christianisme comme si le seul destin historique du monde romain avait été de l'engendrer. Mais de la religion Romaine on ne dit rien. […] Ce n'est pas là une démarche historique." (Pascal Arnaud, spécialiste du monde romain).
L'article montre que les faits pouvant choquer les croyants sont passés sous silence, on se limite au "religieusement correct" à défaut de "l'historiquement exact". Le christianisme, décrit de l'intérieur, semble se réduire au seul catholicisme. L'image du monde arabe et de l'islam, dans les ouvrages s'est amélioré depuis quelques années, mais conserve un caractère conquérant et belliqueux.
Un article éclairant et objectif.


La Laïcité face à l'Islam (BL - EC)
L'Express - 18 au 24 septembre 2003 - n°2724 - (7 pages)

Sous-titre : Ce qu'il ne faut plus accepter - Les solutions des modérés
Cet article fait le point des dangers et des questions que soulève la montée de l'intégrisme islamique face à une république laïque qui cède du terrain et "tergiverse". La mise en place du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) a été l'occasion de bafouer la loi française. "Nicolas Sarkozy, qui dit publiquement "avoir des difficultés à imaginer une société sans religion", n'a cessé de franchir la ligne jaune de la loi de 1905, qui lui impose de n'intervenir, ni de reconnaître aucun culte".
De nombreux encarts permettent à des musulmans modérés de s'exprimer et de défendre la laïcité à la française.
"Il n'est pas normale que ces islamistes finissent souvent par obtenir plus dans leur pays d'accueil que dans leur pays d'origine musulman où ils sont traqués à juste cause." (Samia Labidi)
La France semble ne pas savoir comment s'y prendre face à cette religion minoritaire dont les plus actifs trouvent plus facilement à se faire entendre que ceux qui se sont bien intégrés, dans le respect de la loi française. Ces derniers se plaignent de l'amalgame qui est fait entre la communauté d'origine (maghrébine par exemple) et la religion.
Un article courageux



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