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Islamisme, islamiste

2005

Revue de presse



En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Début de la rubrique : Islamisme


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Egypte : les islamistes font un bond spectaculaire aux législatives (Avec AFP)
Le Figaro - 27 novembre 2005 - (1/6 de page)

"Les Frères musulmans, dont le slogan de campagne était «l'Islam est la solution», ont confirmé pendant le week-end leur percée historique aux législatives en Egypte, quintuplant déjà leur score par rapport à l'Assemblée sortante. En dépit des obstacles mis sur sa route par le pouvoir en place, et dénoncés par les observateurs, la confrérie interdite mais tolérée a revendiqué 28 nouveaux sièges, portant à 75 le nombre de candidats islamistes déjà élus députés."


Au choix : Moubarak ou l'enfer islamiste (Joseph Samah)
Courrier International - 24 au 30 novembre 2005 - (2/3 de page)

Egypte. Les élections législatives ont montré que les Frères musulmans représentent de "la seule alternative au pouvoir actuel". Selon As-Safir (Beyrouth), la menace islamiste a pour conséquence d’atténuer les pressions de l’Occident sur le régime de Moubarak. Certains, dans les milieux du pouvoir, pourraient se féliciter des succès des Frères Musulmans. En effet, leur bon résultat est un message "terrorisant" à l’attention des Occidentaux (qui font pression sur le régime en matière de libertés et de droits de l’homme) et des forces laïques qui pourraient être tentées de "s’engager sous la houlette de la confrérie islamique".


Caucase : La contagion islamiste (interview de Chamil Beno par Iana Serova)
Courrier International - 20 au 26 octobre 2005 - (1 page)

Sous-titre : "Les Caucasiens du Nord n’ont connu que l’islam et le communisme"
Selon le vice-président du mouvement Héritage islamique russe, Chamil Beno, l’émergence d’un mouvement islamiste comparable au Hamas pourraient être favorisée par le chômage et le manque de perspective pour les jeunes. Face à un pouvoir local incapable de garantir une vie décente, les groupes extrémistes sont perçus comme une sorte d’alternative. Le poids du religieux est un facteur fort de mobilisation. "Les gens font appel à leurs références historiques, c’est-à-dire à l’imam Chamil [héros des guerres du Caucase au XIXe siècle, vaincu par les Russes en 1859] et au djihad. Aujourd’hui, la religion, chez les jeunes, est un phénomène qui connaît une croissance exponentielle." En 2003, le Comité à la jeunesse de la république de Tchétchénie avançait que plus de 30 % des jeunes avaient davantage confiance dans les livres religieux et les responsables religieux que dans leurs propres parents.


Caucase : La contagion islamiste (interview de Chamil Beno par Iana Serova)
Courrier International - 20 au 26 octobre 2005 - (1 page)

Sous-titre : "Les Caucasiens du Nord n’ont connu que l’islam et le communisme"
Selon le vice-président du mouvement Héritage islamique russe, Chamil Beno, l’émergence d’un mouvement islamiste comparable au Hamas pourraient être favorisée par le chômage et le manque de perspective pour les jeunes. Face à un pouvoir local incapable de garantir une vie décente, les groupes extrémistes sont perçus comme une sorte d’alternative. Le poids du religieux est un facteur fort de mobilisation. "Les gens font appel à leurs références historiques, c’est-à-dire à l’imam Chamil [héros des guerres du Caucase au XIXe siècle, vaincu par les Russes en 1859] et au djihad. Aujourd’hui, la religion, chez les jeunes, est un phénomène qui connaît une croissance exponentielle." En 2003, le Comité à la jeunesse de la république de Tchétchénie avançait que plus de 30 % des jeunes avaient davantage confiance dans les livres religieux et les responsables religieux que dans leurs propres parents.


Algérie : le retour politique d'un dirigeant islamiste
Le Figaro - 27 septembre 2005 - (1/2 page)

Le référendum du 29 septembre sur la réconciliation nationale doit permettre au président Abdelaziz Bouteflika d'obtenir les pouvoirs de décréter de larges mesures de grâce. Madani Merzag, l'ancien chef de l'Armée islamique du salut (AIS), branche militaire du FIS, s'est engagé pour la victoire du oui au référendum et parcourt le pays pour défendre le projet du président algérien. "Il fallait mettre fin à la tragédie et aider le président", déclare-t-il.
Cependant, il ne se considère pas comme un repenti : "Je regrette les dégâts humains, mais c'était la guerre. Nous n'étions pas des criminels, notre combat contre le système était juste car nous voulions renverser un régime politico-mafieux."
Madani Merzag dit vouloir poursuivre son engagement par des moyens pacifiques : "Nos idées vont finir par triompher en Algérie. Je suis convaincu à 100% que le courant islamique va dominer la société." Il espère pouvoir intégrer un mouvement islamiste et créer une force politique "avec tous ceux qui croient à la religion et en l'Algérie". Il souhaite ainsi la création d'un Etat démocratique encadré par les valeurs islamiques. Faisant référence "au parti de la France", ancienne puissance colonisatrice, il précise : " L'Algérie, ce n'est pas un petit groupe de laïcs et de Kabyles, ces faux musulmans. L'Algérie est arabo-islamique".
Même si Madani Merzag est le symbole de la politique de conciliation du gouvernement, "Abdelaziz Bouteflika répète qu'il n'est pas question de permettre un retour sur la scène politique des "gens qui ont mis le feu pendant quinze ans durant"."


En Egypte, des islamistes illégaux mais courtisés (Antoine Guiral)
Libération - 3 septembre 2005 (1/3 de page)

La Confrérie des frères musulmans, tolérée bien qu’interdite en Egypte est "courtisée" à la l’approche de la première présidentielle multipartite. Ayman Nour, laïc et populiste, le plus virulent des adversaires d'Hosni Moubarak, s'est fait photographier à côté du guide suprême des Frères musulmans, Mohamed Mehdi Akef. Il leur a promis "de les autoriser à se constituer en parti politique s'il remportait le scrutin du 7 septembre."
Noaman Gomaa, le candidat du parti Wafd, parti de la lutte anticoloniale, a quant à lui rendu une "visite amicale" aux Frères musulmans pour "souligner les "bonnes relations historiques" entre les deux mouvements".
Le candidat président Hosni Moubarak n’est pas venu expliquer à la Confrérie le contenu de son programme. Celle-ci avait déclaré ne soutenir aucun candidat, mais "engageait ses membres à ne pas voter pour un «oppresseur ou coopérer avec quelqu'un de corrompu ou un tyran». Une allusion au raïs, auquel la confrérie reproche, entre autres, de maintenir la loi d'urgence." Les Frère musulmans ayant appelé à voter le 7 septembre, contrairement à des partis de l’opposition, certains pensent cependant qu’il y a eu des tractations secrètes avec le pourvoir.
Forte de deux millions d’adhérents et le double ou le triple de sympathisants, la Confrérie martèle ses objectifs d’améliorer la société en faisant référence à la réforme et la démocratie. "Nous agissons dans un cadre pacifique, légal et constitutionnel», explique Mohammed Morsy, député de la confrérie, confirmant qu'une liste de candidats est prête pour les législatives de novembre. Les noms, en revanche, restent inconnus, par crainte d'autres arrestations"


Inquiétante islamisation ? (Joseph Yacoub, écrivain, politologue et historien)
Le Figaro - 2 septembre 2005 (1/6 de page)

Irak - L’'adoption par le Parlement irakien du texte de la Constitution a mis en évidence les désaccords entre les différentes communautés et la montée des intégrismes. La nouvelle constitution confirme la place de la religion en faisant de l’islam "la principale source de la législation". La constitution cautionne "les droits religieux à la liberté de doctrine et des pratiques religieuses" de tous les individus. (Il aurait été préférable de parler de liberté de conscience).
En fait, tout dépendra de la majorité politique, car chacun sait que "les principes qui fondent la démocratie et les droits de l'homme sont d'essence laïque". On peut noter que la Constitution a cependant une teinte chiite en désignant spécifiquement les Hussainyia, les lieux de cultes de cette branche de l’islam. La Cour suprême fédérale risque d’avoir la tâche difficile pour prendre ses décisions, "vu le balancement constitutionnel entre la charia, la démocratie et les droits de l'homme".
Les Etats-Unis prendraient comme un nouvel échec une islamisation de l'Irak qui serait une tragédie pour le peuple de ce pays. Un responsable américain a même déclaré : "Nous nous préparons à établir la démocratie, mais nous prenons lentement conscience de l'avènement d'une forme de république islamique". Zalmay Khalilzad, ambassadeur américain en Irak, déclarait quant à lui : "Le combat pour la démocratie en valait-il la peine, si c'est pour en arriver à un gouvernement islamique ?"


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