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Pologne

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En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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Pologne : Un pays à 90 % catholique ? Un mythe
Courrier International - 11 juillet 2014

"Les dernières estimations concernant le nombre de croyants et de pratiquants sont sans appel : de moins en moins de Polonais vont à la messe et un nombre grandissant d'entre eux se déclarent sans religion.
Selon une étude récente de l'Institut des statistiques de l'Eglise catholique, depuis dix ans la communauté catholique en Pologne a perdu environ 2 millions de fidèles, informe le quotidien Gazeta Wyborcza. "L'étude effectuée en 2014 auprès de 10 000 paroisses consistait à compter les dominicantes et communicantes, c'est-à-dire des fidèles présents à la messe de dimanche et qui communient. Ils étaient respectivement 39,1 % et 16,3 % de la population polonaise", explique le journal.
"La Pologne reste toutefois le pays où le taux de catholiques, ou de ceux qui se déclarent comme tels, reste le plus élevé au monde, soit 92,2 %", précise le site d'information Natemat.pl, en citant le Pew Research Center (Washington)."
[...]
http://www.courrierinternational.com/article/2014/07/11/un-pays-a-90-catholique-un-mythe


Pologne : Pour le meilleur et pour le pire... jusqu'à l'annulation du mariage (Anna Szulc)
Courrier International - 13 mai 2013

"Se marier à l'église pour la deuxième ou la troisième fois ? Devant l'impossibilité de divorcer religieusement, de plus en plus de Polonais tentent de faire annuler leur mariage. L'Eglise se plaint d'un véritable phénomène de mode.
Parfois, cela va très loin : Olga, architecte d'intérieur de Wroclaw, rougit au souvenir de questions auxquelles elle a dû répondre. L'un des prêtres du tribunal diocésain voulait savoir si elle se masturbait régulièrement, car c'était ce qu'avait déclaré son mari. Une soeur greffière a rougi, elle aussi.
Au tribunal, il faut des détails. Olga a dit qu'elle ne couchait plus avec son mari depuis des années, parce qu'il préférait jouer au baby-foot. Elle a dû le dire, car l'avocat du droit canon a suggéré que cet élément serait une bonne preuve d'immaturité de son partenaire. L'immaturité est un mot clé qui ouvre la voie vers l'annulation du sacrement du mariage. (...)
Pour le professeur Zbigniew Mikolejko, l'augmentation de divorces ecclésiastiques "est une bonne chose". Ce serait le signe que l'Eglise n'est plus aussi rigoureuse, et que les époux cherchent désormais une sortie - parfois de manière dramatique - plutôt que de rester dans l'impasse où ils se sont retrouvés."
[...]
http://www.courrierinternational.com/article/2013/05/13/pour-le-meilleur-et-pour
-le-pire-jusqu-a-l-annulation-du-mariage


Afficher son athéisme (Gazeta Wyborcza)
Courrier International - 18 octobre 2012

" Comme leurs homologues américains, britanniques et espagnols, les athées polonais veulent lutter contre l'omniprésence de la religion catholique et clamer haut et fort qu'ils sont, eux aussi, de bons citoyens." [...]
http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/18/afficher-son-atheisme


Pologne - Au pays de la croix, la religion n'est plus ce qu'elle était (Gazeta Wyborcza)
Courrier International - 5 janvier 2012

"Sans renier leur foi, les Polonais sont de plus en plus nombreux à critiquer le rôle et le poids de l'Eglise catholique." [...]
http://www.courrierinternational.com/article/2012/01/05/au-pays-de
-la-croix-la-religion-n-est-plus-ce-qu-elle-etait


Législatives en Pologne: un parti anti-clérical grimpe dans les sondages (AP)
Le Nouvel Observateur - 8 octobre 2011

"La campagne pour les élections législatives de dimanche en Pologne a vu grimper dans les sondages un nouveau parti de gauche qui défend les droits des homosexuels, le droit à l'avortement et une plus grande séparation de l'Eglise et de l'Etat, signe d'une sécularisation croissante de ce pays catholique très conservateur.
Les dernières enquêtes d'opinion créditent le Mouvement Palikot (RPP) d'environ 10% d'intentions de vote, derrière la Plate-forme civique (PO, centriste) du Premier ministre Donald Tusk, favori du scrutin, et le parti Droit et Justice (PiS, conservateur), mais devant l'Alliance de la gauche démocratique (SLD), pourtant bien établie, et le Parti populaire (PSL), membre de la coalition au pouvoir. (...)
La popularité du Mouvement Palikot semble à la fois due à la frustration que suscitent les partis traditionnels et un soutien croissant aux causes libérales comme les droits des homosexuels. Janusz Palikot, 46 ans, estime qu'il puise surtout dans le vivier des jeunes Polonais qui voteront pour la première fois.
S'il obtient une bonne représentation au Parlement, le chef du Palikot compte proposer en premier lieu de décrocher le crucifix à la Diète car l'église catholique "est bien trop puissante", estime-t-il, soulignant que de nombreux Polonais se déclarent catholiques mais non pratiquants réguliers. "Nous voulons retirer la religion des espaces publiques", explique-t-il."
[...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20111008.FAP6214/legislatives-en-pologne-
un-parti-anti-clerical-grimpe-dans-les-sondages.html


Le chemin de croix des anticléricaux polonais (Maja Zoltowka)
Libération - 21 août 2010

"Erigée en hommage au président Lech Kaczynski, mort le 10 avril dans un accident d’avion, une croix symbolise aujourd’hui la division de la Pologne. Les ultracatholiques militent pour son maintien devant le palais présidentiel. Son retrait est au contraire réclamé par les laïques, les anticléricaux, mais aussi des catholiques modérés, ou de simples partisans des libéraux, vainqueurs de la présidentielle de juillet.
Les affrontements verbaux se musclent. Mercredi, un anticroix de 71 ans a menacé ses défenseurs avec une grenade. La veille, un homme du même âge, du camp adverse, avait lancé des excréments sur une petite plaque commémorative. Celle que le nouveau président, le libéral Komorowski, a fait installer à la va-vite en hommage aux 96 victimes du crash et non au seul couple présidentiel. «C’est honteux de la part de Komorowski d’avoir placé une si petite plaque sur une aile du palais», dit une retraitée venue de sa campagne pour prier devant la croix. (...)
Cette apparition publique d’un courant anticlérical est nouvelle. "Ces jeunes qui, encore récemment, allaient au catéchisme à l’école ont eu le courage d’exiger ce que leurs aînés n’ont pas osé faire, explique Janusz Czapinski, expert en psychologie sociale. On voit que la Pologne n’est pas un pays aussi homogène qu’on pouvait le penser." Un tabou a été brisé, constate Gazeta Wyborcza, qui s’attend à "une avalanche de laïcisation en Pologne"."

http://www.liberation.fr/monde/0101652978-le-chemin-de-croix-des-anticlericaux-polonais


A Cracovie, la question de la Shoah parasite le dialogue interreligieux porté par la communauté Sant'Egidio (Stéphanie Le Bars)
Le Monde - 10 septembre 2009

"Le symbole pouvait difficilement être plus fort. Plusieurs dizaines de dignitaires religieux de toutes confessions venus du monde entier ont franchi ensemble les portes du camp d'extermination de Birkenau (Pologne), mardi 8 septembre. [...].
Pour commémorer le 70e anniversaire du début de la seconde guerre mondiale et "prier ensemble pour la paix", la communauté de laïcs Sant'Egidio avait choisi, du 6 au 8 septembre, Cracovie, la ville de Jean Paul II, comme cadre de ses rencontres interreligieuses annuelles. A sa volonté de perpétuer chaque année "l'esprit d'Assise", inauguré en 1986 par le pape qui y avait réuni les représentants de toutes les religions au nom de la paix, Sant'Egidio a donc ajouté au programme une réflexion sur la Shoah et une visite des camps d'Auschwitz et Birkenau. Un choix audacieux tant l'antisémitisme reste une source de tensions entre religions.
Dans ce contexte, on ne pouvait que noter la faiblesse de la délégation musulmane, venue d'Inde, d'Afrique ou du Moyen-Orient. "Une situation due au ramadan", selon les organisateurs. Présent à la soirée inaugurale, un dignitaire de l'université égyptienne Al-Azhar s'est éclipsé lundi, sans passer par Auschwitz, après un discours dénonçant le mépris de l'Occident pour les musulmans. Quant à la table ronde consacrée au sujet, elle s'est déroulée en l'absence d'intervenants musulmans. "C'est un sujet qui regarde principalement le dialogue judéo-chrétien", a justifié son animateur, l'évêque italien Ambrogio Spreafico."
[...]
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/09/09/a-cracovie-la-question-de-la-shoah-parasite-le-dialogue
-interreligieux-porte-par-la-communaute-sant-egidio_1237946_0.html


Un prêtre polonais publie un "Kama Sutra catholique" (Julie Connan)
Le Figaro - 17 mai 2009

"Dans son livre, le père Ksawery Knotz propose aux couples mariés un guide spirituel et pratique pour les aider à épicer leur vie sexuelle.
Prodiguer des conseils sur le sexe n'est plus l'apanage des magazines féminins, des blogs et des ouvrages d'épanouissement personnel. En Pologne, un moine franciscain, le père Ksawery Knotz, vient de sortir son propre opus sur le sujet. Son titre ? «Le sexe comme vous n'en avez jamais entendu parler : pour les couples mariés qui aiment Dieu» (Sex as you don't know it: For married couples who love God). Et son auteur, bien que religieux, ne se limite pas à des considérations spirituelles : le guide se veut aussi pratique.
«En entendant parler du caractère sacré du sexe marital, certaines personnes pensent immédiatement qu'il est dépourvu de plaisir, de dimension ludique, de fantasmes et de positions attrayantes, écrit le père Knotz. (Elles croient) que ce doit être triste à l'instar d'un chant traditionnel religieux.»
Dans cet ouvrage surnommé le «Kama Sutra catholique», le prêtre polonais tente donc de balayer les tabous et d'encourager les couples mariés et croyants à vivre une sexualité épanouie."

http://www.lefigaro.fr/international/2009/05/15/01003-20090515ARTFIG00440-un-pretre-
polonais-publie-un-kama-sutra-catholique-.php


Pologne. Les dessous de l’affaire Wielgus
Courrier International - 11 au 17 janvier 2007 (1/3 de page)

"Accusé d’avoir collaboré avec la police politique de l’ère communiste, le nouvel archevêque de Varsovie a dû démissionner avant même de prendre ses fonctions."
Pour le journal Rzeczpospolita (Varsovie), il semblerait que Benoît XVI "ne disposait donc pas d’informations suffisantes quand, le 21 décembre, il accordait, selon le communiqué, "son entière confiance" à Wielgus".


Le nouvel archevêque de Varsovie avoue avoir collaboré avec l'ex-PC (avec Reuters et AFP)
Le Monde - 7 janvier 2007 (1/6 de page)

Mgr Stanislaw Wielgus, qui vient d'être nommé par le Vatican archevêque de Varsovie, soumis à des pressions l'appelant à démissionner, a reconnu avoir été un collaborateur du SB, l'ancienne police politique communiste.
"Je confesse aujourd'hui devant vous cette erreur que j'ai commise autrefois, comme je l'avais déjà confessée au Saint-Père", déclare-t-il dans ce message qui doit être lu dans les églises de l'archidiocèse de Varsovie."
Mgr Wielgus avait dans un premier temps nié les informations publiées par le journal Gazeta Polska, jusqu'à ce qu'une commission de l'Eglise polonaise ne considère que les preuves de sa collaboration volontaire étaient suffisantes.
Son investiture officielle est prévue dimanche, mais beaucoup de responsables politiques et religieux espèrent que le nouvel Archevêque renoncera à ses fonctions.
Le Vatican, quant à lui, "avait affirmé avoir examiné le passé du prélat avant de le nommer, s'est contenté vendredi de renvoyer les journalistes à un communiqué du 21 décembre : il soulignait que le pape avait "toute confiance en Mgr Stanislaw Wielgus et, en pleine conscience, lui a confié la mission de pasteur de l'archidiocèse de Varsovie"."


Benoît XVI nomme un primat de Pologne proche des traditionalistes (Celia Chauffour et Henri Tincq)
Le Monde - 9 décembre 2006 (1/8 de page)

Le pape vient de nommer, Mgr Stanislaw Wielgus, nouvel archevêque de Varsovie, mais il a autorisé le cardinal Glemp à garder jusqu'à ses 80 ans, son titre de primat de Pologne. Le futur primat de Pologne "vient d'exprimer son soutien à Radio Maryja pour son rôle dans l'"évangélisation" du pays et de défendre son existence au nom du pluralisme de l'Eglise. Réputé pour fuir les médias, le futur primat de Pologne appartient au courant majoritaire de l'épiscopat, hostile à la laïcisation qui touche le pays et l'Europe."
Quant au cardinal Glemp, "le 21 mai 2000, il avait exprimé le repentir de l'Eglise polonaise pour ses manifestations passées d'antisémitisme et pour la collaboration de prêtres avec le régime communiste. Il s'était opposé au projet de Constitution européenne parce que la place de Dieu n'y était pas assez marquée. Fin 2005, toujours sous la pression du Vatican, il avait dénoncé l'activité de Radio Maryja, accusée de conduire à la "désintégration" de l'Eglise polonaise."


Pologne : le ministère de l'éducation conteste Darwin (Célia Chauffour)
Le Monde - 21 octobre 2006 (1/8 de page)

Il y a quelques jours, le vice-ministre de l'éducation polonais, Miroslaw Orzechowski, qui fait partie de Ligue des familles polonaises (extrême droite ultracatholique), a remis en question "la théorie de l'évolution, celle que Charles Darwin avait exposée en 1859 dans son livre L'Origine des espèces, et que le pape Jean Paul II avait qualifiée de "plus qu'une simple hypothèse"." Pour lui, ce n'est qu'une "histoire caractère littéraire" digne d'un "film de science-fiction".
Le ministre de l'éducation, Roman Giertych, quant à lui, refuse de prendre position, en arguant de la liberté d'expression.
Pour Karol Sabath, paléontologue au Musée de l'évolution à Varsovie, "La déclaration de M. Orzechowski relève soit d'une provocation, destinée à tester les réactions de la société polonaise, soit d'une intime conviction, celle d'un ultracatholique persuadé qu'il existe une conspiration contre Dieu et contre la vérité portée par la religion catholique".
Le silence du gouvernement polonais "renforce certains stéréotypes de la Pologne à l'étranger - ceux d'un pays trop catholique et conservateur", affirme le politologue Bohdan Szklarski.


L'Eglise polonaise secouée par ses prêtres collaborateurs (Celia Chauffour)
Le Monde - 14 juillet 2006 (1/10 de page)

Le Père Michal Czajkowski, âgé de 72 ans et intellectuel de renom, a reconnu avoir collaboré avec la police politique communiste polonaise entre 1960 à 1984.
Il y a deux mois, un rapport publié par Wiez avait été formel : "pendant vingt-quatre ans, le Père Czajkowski a renseigné la police politique sur les activités de l'opposition démocratique, en particulier sur les milieux gravitant autour de l'université catholique de Lublin (Sud-Est) et sur la curie de Wroclaw (Sud-Ouest)." Selon l'Institut de la mémoire nationale 10 % à 15 % des religieux auraient collaboré avec la police secrète. L'archevêque de Cracovie s'était opposé l'initiative d'un prêtre de son diocèse visant à la publication des noms des religieux qui ont collaboré.
Le 25 mai, le pape avait envoyé "un message clair à l'attention de l'Eglise polonaise. Tout en prônant "une humble sincérité pour ne pas nier les péchés du passé", il avait demandé de ne pas se livrer à "de faciles accusations en absence de preuves réelles"."


Pologne. Ne m’appelez plus paroissien (Monika Stelmach)
Courrier International - 13 au 19 juillet 2006 (1/2 page)

Dans la très catholique Pologne, Zbigniew Kaczmarek, qui est chauffeur de taxi et athée, s'est vu refuser par le curé de sa paroisse l'enregistrement de sa demande en apostasie. Il en appelle donc, aux tribunaux, européens si nécessaire, pour se faire rayer des listes des catholiques.
"Je pensais qu’on allait me manger tout cru, mais je n’ai pas eu la moindre égratignure sur ma voiture, pas le moindre mot de reproche ; certains m’ont même félicité pour mon courage," a déclaré l'intéressé.
La première fois qu'il est venu voir son curé avec deux témoins et le document pour l'apostat, celui-ci a refusé de lui parler. "Pour le tribunal qui a refusé la plainte de Kaczmarek, l’apostasie est une affaire interne à l’Eglise." Or la loi précise qui si l'Eglise peut constituer des archives, elle ne peut le faire que pour ses seuls membres. Le chauffeur de taxi envisage donc de porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme.
"Kaczmarek partage son expérience apostatique sur Internet. Sur la page (apostasie.pl), qui publie un modèle de document pour se désinscrire de l’Eglise, le débat est particulièrement animé. La rubrique "L’apostasie, pour quoi faire ?" compte plus de 4 000 participants."


L'évangile selon saint Marx
Le Canard Enchaîné - 14 juin 2006 (12 lignes)

Selon le journal Libération (10/06/2006), 10 à 15% des religieux polonais ont collaboré avec la police politique de l'ancien régime communiste qui cherchait à infiltrer l'Eglise, le "principal ennemi".
"Feu Jean-Paul II est au-dessus de tout soupçon, du moins pour l'instant."


Chez nous, Benoît XVI a rayonné de bonheur (Ewa K. Czaczkowska)
Courrier International - 1er au 7 juin 2006 (1/2 page)

"Lors de son premier voyage en Pologne, le pape a bénéficié d’un accueil digne de son prédécesseur, en particuliers de la part des jeunes."


Le pape Benoît XVI dénonce la Shoah à Auschwitz mais provoque un malaise (avec Agences)
Le Monde - 30 mai 2006 (1/6 de page)

"Dans son discours prononcé devant le monument de Birkenau à la mémoire des victimes de toutes origines mortes dans ce camp - plus de 1,1 million, dont un million de juifs -, le pape Benoît XVI a parlé dimanche de la "Shoah", un mot que Jean Paul II n'avait pas prononcé lors de sa visite en 1979. Mais il a provoqué une certaine gêne quand il a semblé dédouaner le peuple allemand de toute responsabilité dans les crimes nazis. Il les a attribués à "un groupe de criminels" qui, par la démagogie et la terreur, ont "abusé" du peuple allemand pour s'en servir "comme instrument de leur soif de destruction et de domination."
Le pape Benoît XVI a voulu donner sa propre vision de l'Holocauste, c'est-à-dire "une vision religieuse où des nazis, hostiles à la religion chrétienne, ont chercher à éliminer les juifs, peuple témoin de Dieu, parce qu'ils voulaient "tuer Dieu". Cette conception reste un sujet de controverse entre l'Eglise catholique et les responsables juifs, qui au contraire estiment que l'antisémitisme génocidaire du régime nazi a pu se développer sur le terreau de l'antijudaïsme chrétien."


Polémique après les paroles du Pape sur la responsabilité du peuple allemand dans la Shoah (avec Agences)
Le Figaro - 29 mai 2006 (1/4 de page)

"Malgré le succès de son séjour en Pologne et l’émotion soulevée par sa visite d’Auschwitz, les paroles du Pape, qui a dédouané le peuple allemand de sa responsabilité dans la Shoah, créent la polémique."
Le pape a, en effet, attribué la responsabilité du génocide à "un groupe de criminels" ayant pris "le pouvoir par le biais de fausses promesses", et par "la terreur et l'intimidation", et non pas au peuple Allemand qui a été "utilisé et abusé". Pour beaucoup cette déclaration a gâché la visite du pape. Riccardo Di Segni, rabbin de Rome, a déclaré : "Je ne suis nullement convaincu par l'interprétation concernant le peuple allemand, comme s'il était lui-même victime et non pas du côté des persécuteurs». «Nous sommes d'accords quand on dit qu'on ne peut pas juger Dieu, mais pas l'Histoire car l'Histoire est faite par les hommes et nous avons le devoir de juger".
En Espagne, "El Mundo" titre : "XVI exempte le peuple allemand de sa responsabilité dans les crimes nazis." En Pologne, la presse, enthousiaste sur la visite du pape, évite de s'attarder sur ces paroles polémiques.


Benoît XVI en Pologne pour un voyage lourd de symboles (avec Agences)
Libération - 25 mai 2006 (1/6 de page)

"Pour son deuxième séjour à l'étranger, le souverain pontife se rend dans le pays de son prédécesseur. Un périple de quatre jours qui le mènera notamment dans la maison natale Jean Paul II et à Auschwitz."
[...]
"Ce voyage, placé sous le mot d'ordre «Persévérer dans la foi», ne sera pas exclusivement réservé à la mémoire de Jean Paul II, souligne-t-on au Vatican. Benoît XVI entend bien le mettre à profit pour tracer la voie spirituelle d'un pays marqué, depuis la chute du communisme par de nombreux bouleversements, qui n'ont pas tous trouvé grâce aux yeux de l'Eglise. "En Pologne, nous assistons à un processus de laïcisation lent mais continu, une perte du sens de la foi, de la vérité de la foi, et de la proximité avec Dieu", déplore ainsi Mgr Pawel Ptasznik, responsable de la section polonaise de la Secrétairerie d'Etat du Vatican."


Pologne : populistes et ultra-catholiques entrent dans le gouvernement (Interim)
Le Monde - 29 avril 2006 (1/6 de page)

Conduit par Boguslaw Kowalski, un groupe de députés dissidents de la formation ultracatholique d'extrême droite LPR (Ligue des familles polonaises) se sont alliés avec le parti conservateur Droit et justice (PiS). "Le gouvernement minoritaire constitué par PiS et dirigé par Kazimierz Marcinkiewicz demeure toutefois dans l'impasse, la coalition nouvellement formée ne permettant pas au PiS de disposer d'une majorité à la Diète."


Le Vatican rappelle à l'ordre les intégristes polonais pour leur ingérence politique (Christophe Châtelot)
Le Monde - 12 janvier 2006 (1/8 de page)

Le Saint Siège a adressé le 10 janvier dernier une mise en garde "très inhabituelle" au clergé ultranationaliste de Pologne qui s’implique trop directement dans la vie politique.
"Les activités institutionnelles du clergé qui engagent de quelque façon que ce soit l'autorité de l'Eglise, menées personnellement ou par l'entremise d'autres personnes ou institutions, requièrent un accord écrit de l'évêque, ou celui de la conférence épiscopale quand il s'agit d'institutions à l'échelle nationale", a indiqué la nonciature apostolique de la capitale polonaise.


Radio Maryja sert la messe du pouvoir (Maja Zoltowska)
Libération - 23 décembre 2005 (1/6 de page)

Pologne. La station de radio ultracatholique, Radio Maryja, a largement soutenu Lech Kaczynski qui a emporté les élections et a pesé sur les résultats. "Radio Maryja a été le vrai gagnant des élections, législatives et présidentielle" comme le déclare un quotidien polonais. Son siège est désormais courtisé par le pouvoir.
Dans l’émission du soir, Conversations inachevées, très écoutés, "les auditeurs qui téléphonent déversent leurs phobies antisémites à l'antenne, s'attaquent aux postcommunistes et aux libéraux, nouvelle menace pour la Pologne catholique."
Le père Rydzyk, fondateur de la radio, qui s’est engagé dans la politique, n’a cependant pas l’aval de l'épiscopat pour qui "l'engagement politique de la radio est absolument contraire à l'enseignement de l'Eglise".
Pour Pawel Boryszewski, sociologue, "la station entre petit à petit dans les salons politiques et les salons viennent à elle. Elle a tout d'une secte. Mais sur le fond, le père Rydzyk ne touche pas aux dogmes. Le problème, en fait, est que cette radio a deux côtés, un religieux, parfaitement acceptable, et un autre, politique, qui ne fait qu'engendrer des conflits". Radio Maryja, qui considère être le seul média disant la vérité, est, jusqu’à présent, sortie renforcée des critiques qui lui sont adressées.
Un certain flou règne sur son financement, car elle n’a jamais pu être contrôlée par le fisc. "Nul ne sait, en outre, où sont passés les millions de zlotys que les auditeurs ont versés il y a quelques années, après un appel du père Rydzyk pour sauver les chantiers navals de Gdansk, le berceau de Solidarité, alors au bord de la faillite."


Pologne. Le bréviaire de la haine (Krzysztof Zakrzewski)
Marianne - 17 au 23 décembre 2005 (1/2 page)

La radio catholique intégriste, Radio Maryja, fondée par le père Tadeusz Rydzyk, est écoutée par 6 millions de Polonais. "Ses ennemis sont clairement définis : ce sont le juif, l'homosexuel, le maçon, l'étranger, le communiste, l'Européen, le libéral." C'est en partie grâce au soutien du père Tadeusz Rydzyk que les frères Kaczynski ont remporté les élections.
"Selon Lech Walesa, la radio du père Rydzyk constitue une menace pour la jeune démocratie polonaise."


De jeunes Polonais pas si catholiques que ça (Tomasz Szlendak)
Courrier International - 25 au 31 août 2005 (1/3 de page)

Pologne. La Pologne est un pays catholique avec 97% de croyants dont 58% vont à la messe au moins une fois par semaine. "Seul un Polonais sur onze n'est pas pratiquant." Cependant le décalage avec la pratique de la doctrine catholique est de plus en plus évident, moyennant des "acrobaties mentales" pour concilier les pratiques amorales avec cette doctrine. "La ferveur religieuse qui a saisi les Polonais après la mort du pape a été de courte durée et n'a pas laissé de traces profondes."
Il ne faut pas croire les médias qui ont annoncé un retour au conservatisme morale. 80% des jeunes pensent que l'Eglise ne doit pas guider les catholiques dans leur vie sexuelle. Pourtant, l'évolution vers "l'amour libre et [vers] le sexe sans engagement avec de nombreux partenaires, ..., n'est même pas décelable en Pologne". Si les jeunes ne suivent pas les prescriptions de l'Eglise en matière de vie sexuelle, c'est sans doute à cause de la "mercantilisation" de la société dont les règles "se transmettent dans tous les domaines de la vie, y compris ceux du sexe, des moeurs et de la religion".



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