Athéisme : l'homme debout. Vivre sans Dieu et sans religion  >  Revue de Presse  >  Par pays > Maroc > 2006-2008

Maroc

2006-2008

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le

Début de la rubrique : Maroc



Codes couleur :
En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
En rouge foncé : citation ou extrait de l'article. Titre en gras.
En mauve : commentaire ou appréciation particulière de "atheisme.free.fr"


L'Express interdit au Maroc
L'Express - 31 octobre 2008 (1 page)

"L'hebdomadaire fait sa couverture cette semaine avec "Le choc Jésus-Mahomet, leur itinéraire, leur message, leur vision du monde". Il est interdit au Maroc. L'Express répond.
Le ministère marocain de la Communication a annoncé vendredi avoir interdit l'entrée au Maroc de l'hebdomadaire français "L'Express international", à cause d'un dossier portant "atteinte à l'islam".
Il s'agit du numéro 2991 de L'Express daté du 30 octobre au 05 novembre, a ajouté le ministère dans un communiqué, sans préciser quel article du dossier était à l'origine de l'interdiction.
L'Express a fait sa couverture avec "Le choc Jésus-Mahomet, leur itinéraire, leur message, leur vision du monde". Ce dossier est directement inspiré du livre de Christian Makarian, directeur délégué de la rédaction, intitulé Le Choc Jésus-Mahomet (ed. JC Lattès).
Cette mesure a été prise en vertu de l'article 29 du Code marocain de la presse, a-t-on ajouté à Rabat. Selon cet article, le ministre de la Communication peut, par une décision motivée, interdire des publications étrangères "lorsqu'elles portent atteinte à la religion islamique, au régime monarchique, à l'intégrité territoriale, au respect dû au roi ou à l'orde public".
Ce gros dossier est rédigé, selon l'hebdomadaire, à l'occasion d'une réunion d'un cinquantaine de dignitaires catholiques et musulmans, le 4 novembre à Rome, pour "aider le dialogue entre l'islam et le christianisme."
[...]
http://www.lexpress.fr/actualite/media-people/media/l-express-interdit-au-maroc_659618.html


Le parti islamique marocain bat une campagne très morale (Nadia Hachimi Alaoui)
Libération - 28 février 2008 (1/6 de page)

"En ordre rangé, hommes et femmes séparés par une allée, ils sont près de 600, regroupés dans la grande salle de Ksar el-Kébir, à attendre, assis, le début des festivités. Etudiants, lycéens ou jeunes cadres sont venus des grandes villes limitrophes assister au lancement, dans cette petite ville du nord du Maroc à 120 km de Tanger, de la campagne nationale sur la morale et les mœurs organisée par la jeunesse du Parti de la Justice et du Développement (PJD), principal parti islamiste du pays, Dans la salle, on ne cache pas sa fierté de voir la ville retenue pour inaugurer cette campagne qui durera deux mois. Pour Hicham, 18 ans, c’est d’abord "rendre justice à la ville". En novembre, la rumeur de l’organisation d’un mariage homosexuel à Ksar el-Kébir, qui avait mis le pays en émoi, lui a "fait honte". "Nous devons rectifier l’image de débauche qu’a donnée la ville, c’est un bon message adressé aux jeunes d’ici et de tout le pays." Hicham, inscrit en première année d’informatique dans une ville voisine, n’a pas "pu" assister aux manifestations, qui ont failli tourner au lynchage des supposés homosexuels." [...]


L'Istiqlal crée la surprise lors du scrutin législatif au Maroc (avec Reuters et AFP)
Le Monde - 9 septembre 2007 (1/4 de page)

" Le parti nationaliste Istiqlal, qui fait partie de la coalition sortante, est arrivé en tête des élections législatives marocaines, selon des résultats provisoires annoncé dimanche 9 septembre.
L'Istiqlal (Indépendance) a obtenu 52 sièges, devant le Parti de la justice et du développement (PJD) avec 47 sièges, a déclaré le ministre de l'intérieur, Chakib Benmoussa, soulignant néanmoins que les résultats pourraient changer d'ici dimanche soir.
Pour l'opposition islamiste, dont la victoire était annoncé de longue date, cette défaite s'explique par le fait que ses adversaires ont utilisé "de l'argent"."L'argent sale a coulé à flots dans le système électoral. Nous en avons la preuve et nous le contesterons", a déclaré à ses partisans le numéro deux du PJD, Lahcen Daoudi. "Ce n'est pas simplement triste pour nous, ça l'est aussi pour la démocratie marocaine", a-t-il ajouté."
[...]


La contagion islamiste gagne le Maroc (Hassane Zerrouky)
L'Humanité - 7 septembre 2007 (1/6 de page)

"Législatives. Plus de 15 millions d’électeurs sont appelés aujourd’hui à élire les 325 députés de l’Assemblée. Si les islamistes sont favoris, le taux de participation est le vrai enjeu du scrutin."
Extrait : pour Chébari Abdelmoumen de la Voie démocratique, partie de la gauche radicale "le PJD est un parti libéral, partisan de l’accélération des privatisations. L’islam, auquel il se réfère, n’est qu’un paravent. Les Marocains s’en apercevront tôt ou tard". Il en résulte que certains estiment que pour le coeur du pouvoir marocain, le Makhzen, "le PJD serait plus utile dans l’opposition afin de ne pas laisser le terrain libre aux radicaux islamistes". [...]


Maroc : Le royaume chérifien face au casse-tête islamiste (Hassane Zerrouky)
L'Humanité - 24 août 2007 (1/6 de page)

"Contenir les islamistes, donnés favoris des législatives du 7 septembre, semble être le principal enjeu d’un scrutin à haut risque."
"La question de savoir comment contenir la poussée annoncée des islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) semble être le véritable enjeu de ce scrutin. Lors des élections législatives de septembre 2002, cette formation a obtenu 42 sièges, juste derrière l’Union socialiste des forces populaires (USFP, 48 sièges) et le Parti Istiqlal (PI, 50 sièges) alors qu’elle n’était présente que dans 50 % des circonscriptions électorales. C’est dire ! Conforté par un sondage publié en mars 2006 lui attribuant 47 % des intentions de vote, le PJD a décidé, cette fois-ci, d’être présent dans les 91 circonscriptions électorales du royaume."
Pour empêcher les islamistes de devenir la principale force politique du Maroc, le gouvernement tente, au moyen d'un mode de scrutin et d'un découpage électoral adapté, de favoriser le "Bloc démocratique" qui regroupe l’USFP (socialiste), le Parti du progrès et du socialisme (PPS, ex-communiste) et l’Istiqlal (nationaliste).
La principale inconnue reste de taux de participation. Il était de 50% en 2002 avec l'appel à boycott de la plus importante organisation islamiste, Adl oua el Ihsane, de Cheikh Yassine qui, cette fois-ci, ne s'est pas encore prononcé.


Maroc. Le roi veut contenir la poussée islamiste (Ali Lmrabet)
Courrier international – 23 au 29 août 2007 (1/6 de page)

"Les Marocains éliront leurs députés le 7 septembre. Le succès annoncé des extrémistes religieux inquiète le pouvoir, qui se prépare à les contrer."
Extraits : Pour le régime, la grande crainte n’est pas une victoire de l’adversaire d’antan, l’Union socialiste des forces populaires (USFP, hier fer de lance de la contestation contre Hassan II, aujourd’hui parti gouvernemental), mais bien des islamistes du PJD. Avec 42 députés sur 325 à la Chambre des représentants, les islamistes espèrent bien rafler la mise lors des prochaines élections. C’est en tout cas ce qui ressort d’un sondage effectué par un institut américain proche du Parti républicain, The International Republican Institute, qui a révélé en mars 2006 que 47 % des Marocains avaient l’intention de voter pour le PJD lors des prochaines législatives." [...]
Les stratèges du ministère de l’Intérieur ont ourdi un plan minutieux censé couper l’herbe sous le pied au PJD. Leur arme ? Le découpage électoral." [...]
Selon Mohamed Darif, spécialiste de l’islamisme marocain, le roi ne serait pas prêt à gouverner avec les islamistes. Le souverain alaouite éprouverait en effet une profonde aversion envers les islamistes, qui le concurrencent sérieusement sur le plan religieux. Toutefois, certains experts estiment que la meilleure façon de neutraliser le PJD serait de l’associer au pouvoir."


Des partisans du GICM marocain condamnés à Paris (Pascale Robert-Diard)
Le Monde - 13 juillet 2007 (1/10 de page)

"Des cris et des coups ont accueilli, mercredi 11 juillet, au Palais de justice de Paris, le jugement des huit militants du Groupement islamique combattant marocain (GICM), condamnés pour avoir porté assistance aux auteurs des attentats de Casablanca, au Maroc, le 12 mai 2003." [...]


Fès capitale de toutes les formes spirituelles (Éric Biétry-Rivierre)
Le Figaro - 28 mai 2007 (1/4 de page)

"La vieille ville marocaine s’apprête à accueillir la 13e édition du Festival des musiques sacrées du monde. Une semaine de rencontres durant laquelle la tolérance prospère."
Début de l'article : "L’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco) a désigné cette année Fès "Capitale de la culture islamique". Un devoir supplémentaire de tolérance et de lumière pour la vieille cité marocaine, qui n’a pas de mal à l’honorer, en dépit de l’intégrisme rampant qui fait son lit dans les quartiers les plus déshérités du royaume chérifien." [...]


Les étudiants de Casablanca entre Coran et hip-hop (Thierry Oberlé)
Le Figaro – 20 avril 2007 (1/4 de page)

"Les islamistes tiennent le haut du pavé dans les facultés marocaines, sans pour autant convaincre une grande partie d'une jeunesse estudiantine attirée par la culture occidentale. Sur les pelouses des campus de Casablanca cohabitent, tant bien que mal, les adorateurs du cheikh Yassine et les fans de hip-hop." [...]


Les journalistes marocains échappent à la prison (M.S.)
Libération - 15 janvier 2007 (10 lignes)

"Accusés de "diffamation envers l'islam et la monarchie" pour avoir publié des plaisanteries sur la religion, les deux journalistes de l'hebdomadaire Nichane ont finalement été condamnés lundi à trois ans de prison avec sursis et une amende collective de 80.000 dirhams. Le procureur avait requis cinq ans de prison ferme."


Casablanca de conscience (F.P.)
Le Canard Enchaîné - 3 janvier 2007 (1/10 de page)

A propos du livre "Quand le Maroc sera islamiste" de Nicolas Beau et Catherine Graciet (La Découverte). Pour les auteurs, au Maroc, les islamistes sont plus prêts de conquérir le pouvoir qu'ils ne le sont en Algérie ou en Tunisie.
"La question n'est plus de savoir si le Maroc est islamiste ou non, mais plutôt de se demander quand cette réalité se concrétisera."
Le responsable semble être le roi Mohammed VI, qui n'a toujours pas fait ses preuves. "Sous Hassan II, le roi et la monarchie étaient intouchables. Aujourd'hui, au nom de la foi et du Coran, les islamistes brisent ce tabou, fustigeant sans complexes le Palais."
Le livre révèle un islamisme complexe, qui s'affiche féministe, avec foulard, mais sans voile, à l'image de la militante Nadia, fille du charismatique Cheikh Yassine qui prône un Etat islamiste "fondé sur le califat".


Une ombre islamiste sur le meurtre d'un touriste français à Fès (Jean Chichizola)
Le Figaro - 24 juillet 2006 (1/10 de page)

"En 2005, Abedlilah B. a poignardé à mort Benjamin Vanseveren au Maroc. Cet ancien toxicomane a peut-être été manipulé par les fous de Dieu." Le procès de l'assassin présumé s'ouvre aujourd'hui.


Mohamed VI réorganise l'islam marocain (Thierry Oberlé)
Le Figaro - 4 juillet 2006 (1/8 de page)

Le roi souhaite une pratique religieuse empreinte de tolérance afin de contrer la montée des intégristes.
"Equipés depuis peu d'écrans géants, quelque 2 000 lieux de culte marocains retransmettent l'enseignement diffusé par Mohamed VI du Saint Coran, la chaîne thématique voulue par le monarque qui est aussi le commandeur des croyants. L'opération vise à remodeler le champ religieux pour imposer un islam modéré et tolérant empreint de soufisme. Il s'agit de réhabiliter le rite malékite en usage depuis des siècles dans le royaume mais mis à mal ces dernières années par la poussée de l'intégrisme."


Islamisme et conservatisme progressent au Maroc sur fond de perte de repères et d'identité (Florence Beaugé)
Le Monde - 18 juin 2006 (1/8 de page)

"Trois ans après les attentats de Casablanca, (45 morts dont les 12 kamikazes), la question des islamistes domine l'actualité politique au Maroc : interpellation de centaines de militants ; grève de la faim dans les prisons ; tournée aux Etats-Unis, à la mi-mai, d'El-Othmani, chef du Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste)... Chaque jour, ces informations sont relayées et développées par la presse marocaine, tandis que la bourgeoisie urbaine et francophile s'inquiète."
Mais, Mohammed Tozy, analyste réputé du système politique marocain, est assez sceptique sur les chances du PJD, qui ne représente que 20% des électeurs, d'arriver au pouvoir lors des élections législatives de 2007. Il en est de même pour le mouvement du cheikh Yacine dont la capacité de mobilisation est importante. En effet, il "incarne "le soufisme politique", c'est-à-dire "un islam populaire politisé", souligne M. Darif, et les islamistes marocains, adeptes de la pratique soufiste et du rite malékite, sont par nature "modérés et tolérants"."
Contrairement à l'Arabie Saoudite, le peuple marocain ne soutient pas les terroristes.
"Plutôt qu'une montée de l'islamisme, le Maroc est atteint par une montée du conservatisme, due à une angoisse collective devant une perte de repères et d'identité. "Une angoisse est d'autant plus forte que les Occidentaux ne cessent de renvoyer les non-Occidentaux à leurs différences...", souligne M. Tozy."


Le Maroc nomme des femmes imams
Le Monde - 19 mai 2006 (20 lignes)

Les autorités marocaines veulent former des femmes imams (mourchidates). Une première promotion de femmes, toutes diplômées de l'Université, vient de terminer une année de formation.
"Pour les autorités du royaume, il s'agit de relever "le niveau de l'encadrement religieux" et, surtout, de ne pas laisser le champ libre aux associations islamistes féminines, très actives sur le terrain."


Un Mohammed VI placide face aux islamistes (Driss Bennani)
Courrier International - 6 au 12 avril 2006 (2/3 de page)

Maroc "Plus que jamais, l’arrivée au pouvoir des islamistes paraît inévitable en 2007. Le roi, tout comme une partie de la classe politique et de la société civile, le sait et s’y prépare."



>>> Début de la revue de presse : Maroc


Athéisme : l'homme debout. Vivre sans Dieu et sans religion   Accueil Revue de presse    Haut de page    Contact   Copyright ©