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Iran

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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Amélie M. Chelly : "La société iranienne n'a plus peur de Dieu" (Propos recueillis par Gaïdz Minassian)
Le Monde - 16 mai 2017

"Dans un entretien au "Monde", la chercheuse analyse l'évolution du chiisme politique et son impact sur une société civile iranienne de plus en plus émancipée et individualisée par rapport à la religion.
Professeure de philosophie, sociologue et experte du chiisme et des islams politiques, Amélie M. Chelly est chercheuse associée au Centre d'analyse et d'intervention sociologique (Cadis, EHESS-CNRS). Rattachée à l'Observatoire des radicalisations, à Paris, elle travaille sur le processus de radicalisation islamiste chez les femmes occidentales. Elle vient de publier Iran, autopsie du chiisme politique (Cerf, 384 p., 24 ?). Le 19 mai, les Iraniens vont se rendre aux urnes pour élire leur président. Quel regard portez-vous sur la campagne électorale et la société civile iranienne ?
Depuis l'élection du président Hassan Rohani, la société iranienne a renoué avec la participation citoyenne et l'espoir. N'oublions pas que la réélection de Mahmoud Ahmadinejad, en 2009, avait été considérée comme une confiscation du vote populaire.
L'année 2009 avait accouché de deux tendances au sein de la société. D'un côté, une "jeunesse dorée" qui s'est affirmée dans son rejet de la politique et qui constitue une société du détournement et de la consommation ; cette jeunesse - deux Iraniens sur trois ont moins de 40 ans ! - s'étourdit dans une "idée neuve du bonheur", à l'occidentale, une vie de consommation assumée.
De l'autre, une jeunesse qui a hérité des apports de feu le "mouvement vert" : émergence de la société civile par l'utilisation politisée des réseaux sociaux."
[...]
http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/16/la-societe-iranienne-n-a-plus-peur-de-dieu_5128166_3232.html?xtmc=religion&xtcr=42


Iran. La nation, plus tendance que la religion (Scott Peterson)
Courrier International - 26 février 2016

"Le scrutin de ce 26 février est l'occasion d'un nouveau bras de fer entre modérés et conservateurs. Pragmatiques, les mollahs d'Iran ont compris que glorifier la patrie attirait plus les jeunes que les prêches des mosquées.
Le barbu en costume blanc circule devant les rangées de cercueils recouverts du drapeau national et représentant les martyrs de la guerre Iran-Irak [1980-1989] qui ont été disposées dans un hangar sombre, et il chante : Avec une goutte de votre sang, mon pays ressuscite." Cette vidéo a été largement partagée depuis sa sortie, en septembre. Néanmoins, si la glorification du sacrifice religieux, du martyre, est un thème familier du régime iranien depuis la révolution islamique de 1979, elle a perdu de son attrait pour beaucoup et elle est souvent ignorée par les jeunes. Ce n'est cependant pas un artiste ordinaire qui porte cette torche révolutionnaire"
[...]
http://www.courrierinternational.com/article/iran-la-nation-plus-tendance-que-la-religion


Rohani demande aux pays musulmans "de corriger l'image de l'islam" (AFP)
Le Point - 28 décembre 2015

"Le président iranien a fait cette déclaration pour l'ouverture d'une conférence internationale consacrée à "la crise actuelle du monde islamique".
Pour le président iranien Hassan Rohani, les pays musulmans ont la "plus grande responsabilité" de "corriger l'image de l'islam dans l'opinion publique mondiale". "Nous devons éliminer l'image négative de l'islam dans le cyber-espace et l'espace réel d'aujourd'hui", a déclaré Hassan Rohani lors d'un discours prononcé à Téhéran à l'ouverture d'une conférence internationale consacrée à "la crise actuelle du monde islamique". Il a noté que la grande majorité "de la violence, de la terreur et des massacres avait malheureusement lieu dans le monde islamique en Afrique, Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie occidentale".
"Nous devons nous lever contre l'idéologie et le discours de la violence" propagés par les groupes djihadistes armés tels que l'État islamique (EI) et "nous unir", a-t-il dit. Il a invité "tous les États islamiques dans la région et au-delà" à agir en ce sens, "y compris ceux qui jusqu'à maintenant bombardent leurs voisins"."
[...]
http://www.lepoint.fr/monde/rohani-demande-aux-pays-musulmans-de-corriger-l-image-de-l-islam
-27-12-2015-2005435_24.php#xtmc=religion&xtnp=5&xtcr=41


Téhéran veut confisquer les voitures des femmes "mal voilées" (Jean-Louis Le Touzet)
Libération - 2 septembre 2015

"La République islamique d'Iran, inquiète devant un relâchement des moeurs, s'attaque aux femmes au volant. Les voitures conduites par, ou transportant des conductrices mal ou non voilées à Téhéran seront confisquées, a annoncé, mercredi, le chef de la police routière de la capitale.
Ecoutons les propos décoiffant de l'homme qui réinvente le code Rousseau : "Si une personne dans une voiture est mal voilée ou a enlevé son voile, le véhicule sera saisi conformément à la loi", a déclaré le général Teymour Hosseini. Pas de code à repasser mais "le dossier sera envoyé devant la justice et après un ordre judiciaire, la voiture sera remise" à son propriétaire, a-t-il dit, sans préciser combien de temps le véhicule demeurera confisqué.
Depuis la révolution islamique de 1979, le port du voile ou du foulard est obligatoire en Iran pour toutes les femmes, qu'elles soient iraniennes ou étrangères."
[...]
http://www.liberation.fr/monde/2015/09/02/teheran-veut-confisquer-les-voitures-des-femmes-mal-voilees_1374356


Le Prophète bientôt incarné dans un film iranien (Jean-Michel Vecchiet)
L'Humanité - 25 juin 2015

"Pour la première fois dans l'histoire du cinéma, un cinéaste musulman réalise un film sur le prophète Mahomet, et le rend visible et vivant. Les images du Prophète offensent-elles réellement les musulmans du monde et y a-t-il blasphème ?
Un événement majeur se dessine, un de ces événements dont les médias occidentaux inondent les ondes depuis l'assassinat d'une partie de la rédaction de Charlie Hebdo. Alors que la question de la représentation du Prophète est devenue récurrente, l'un des plus grands cinéastes iraniens, Majid Majidi, s'est attaqué au problème et est sur le point de terminer son biopic sur la vie du Prophète Mahomet, et du même coup lâcher une véritable bombe dans le monde musulman. [...]
Majid Majidi a donc décidé de franchir le Rubicon. Et c'est un véritable séisme qui se prépare. Le film parrainé par l'État iranien est la première partie d'une ambitieuse trilogie. La première époque raconte l'enfance de Mahomet jusqu'à sa rencontre avec un moine chrétien en Syrie nommé Bahira, lui prédisant qu'il deviendrait un jour l'élu. "Nous avons choisi une période de sa vie où il n'y a pas lieu à polémique entre la vision des groupes chiites et sunnites, nous avons fait ce film en vue d'amener l'unité dans le monde musulman. Sunnites et chiites ont une vision très opposée. Le Qatar et l'Arabie saoudite majoritairement sunnites voient la représentation du Prophète comme blasphématoire, mais nous pensons qu'il n'y a aucun problème à raconter cinématographiquement la vie de Mahomet", avance Majid Majidi."
[...]
http://www.humanite.fr/le-prophete-bientot-incarne-dans-un-film-iranien-577949


IRAN. Le président Hassan Rohani souhaite un joyeux Noël au pape et au monde (avec AFP)
L'Obs - 24 décembre 2014

""Il est nécessaire de coopérer pour tenter de répandre la paix, la sécurité et le bien-être dans le monde", déclare notamment le chef de l'Etat iranien.
Le président iranien Hassan Rohani a souhaité mercredi 24 décembre un joyeux Noël aux dirigeants du monde et au pape François, espérant une coopération pour "répandre la paix, la sécurité et le bien-être sur le monde". [...]
La République islamique, à 99% musulmane, compte environ 118.000 chrétiens, l'une des trois communautés religieuses reconnues avec les juifs et les zoroastriens."

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141224.OBS8664/iran-le-president-hassan-rohani
-souhaite-un-joyeux-noel-au-pape-et-au-monde.html


Iran : au milieu des pèlerins à Qom (Ian Hamel)
Le Point - 31 août 2014

"Haut lieu de l'islam chiite, Qom entrouvre ses portes aux non-musulmans. C'est Lourdes puissance dix, avec des milliers de mollahs et de femmes en tchador.
À l'entrée de la ville de Qom, il faut laisser son véhicule pour emprunter un bus un peu poussif qui fait la navette jusqu'au complexe sacré, là où est enterrée Fatima, disparue en 816. Elle était la fille du septième imam chiite, et la soeur du huitième imam. Ce dernier, l'imam Rezâ, aurait promis le paradis à tous ceux qui se rendent au sanctuaire. Quant aux femmes, il leur suffirait de toucher les parois pour devenir fécondes et obtenir le bonheur conjugal.
Plusieurs guides touristiques assurent que les non-musulmans ne peuvent pas franchir l'entrée du complexe sacré et que la photo y est interdite. En fait, il est difficile mais possible d'obtenir une autorisation, et même de prendre quelques clichés. Surprise : Bilal, un futur mollah originaire des Comores, et donc francophone, nous organise la visite. Alors que les habitants de cet archipel de l'océan Indien sont des musulmans sunnites, il a obtenu une bourse pour étudier dans le principal centre théologique de l'islam chiite."
[...]
http://www.lepoint.fr/monde/iran-au-milieu-des-pelerins-a-qom-31-08-2014-1858684_24.php


Vingt-quatre heures chez les mollahs (Marc Bettinelli)
Le Monde - 15 juin 2013

"Qu'est-ce que tu vas faire là-bas ?, s'étaient inquiétés de jeunes Iraniens rencontrés à Téhéran, pour nous ce n'est même pas l'Iran !" Qom est à 120 kilomètres de la capitale. En cette fin mars 2013 (l'année 1392 dans le calendrier persan), il neige. Le sanctuaire de Fatima Masoumeh, soeur de l'un des douze imams reconnus par les chiites comme successeurs du prophète Mahomet, attire 10 à 15 millions de croyants chaque année.
Je me déchausse à la porte du bureau d'accueil des pèlerins étrangers, dans lequel on me presse d'entrer. Dans un anglais châtié, un mollah au turban blanc (le noir est réservé aux descendants de Mahomet), chargé de l'accueil des voyageurs étrangers, engage la discussion devant une tasse de thé. Il s'enquiert de mon parcours avec insistance."
[...]
http://www.lemonde.fr/international/article/2013/06/15/vingt-quatre-heures-chez-
les-mollahs_3430812_3210.html?xtmc=religion&xtcr=45


Iran : Des messies à la pelle (Abdelilah Majid)
Courrier International - 10 mai 2013

"Dans un climat de crise économique et de religiosité, de nombreux Iraniens affirment être le Messie caché que les chiites attendent depuis plus de mille ans.
Les cas se multiplient d'Iraniens qui prétendent être le mahdi, c'est-à-dire le Messie, ou l'"imam caché", dont les chiites attendent le retour afin qu'il fasse régner la justice sur terre, après une absence de plus de mille ans durant laquelle il était "caché" [Muhammad Al-Mahdi, le dernier imam pour les chiites, aurait mystérieusement disparu au IXe ou Xe siècle].
Au point que les prisons débordent : 3000 personnes se trouvent derrière les verrous pour cette allégation."
[...]
http://www.courrierinternational.com/article/2013/05/10/des-messies-a-la-pelle


Etre juif en terre persane (Pascale Bourgaux)
Le Monde - 3 mai 2013

"Des 80 000 juifs présents en Iran à l'époque du Shah, il en reste à peine 10 000 aujourd'hui. Cette minorité religieuse a son député au Parlement, ses écoles... mais doit vivre dans la discrétion.
C'est le grand jour. Arvin, 13 ans, s'avance vers l'autel sculpté en bois et or. Les chants résonnent dans la synagogue. Fière et rayonnante dans son chemisier en soie rouge vif, sa mère verse une larme. Aujourd'hui, elle ne porte pas le foulard, pourtant obligatoire en République islamique, mais une fleur épinglée à son chignon. Car c'est un jour un peu particulier. Celui de la bar-mitsva de son fils. C'est ici, à Yussef Abad, quartier cossu du centre-nord de Téhéran, que se trouve la plus grande synagogue de la capitale. (...)
Reconnus comme minorité dans la Constitution de 1979, au même titre que les chrétiens et les zoroastriens, les juifs sont représentés au Parlement par un unique député."
[...]
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/05/03/etre-juif-en-terre
-persane_3169622_3218.html?xtmc=islam&xtcr=264


Peine de mort pour un pasteur en Iran (AFP)
Le Figaro - 28 septembre 2011

"Le gouvernement allemand a protesté aujourd'hui contre la condamnation à mort possible pour apostasie d'un pasteur chrétien en Iran s'il ne se déclare pas musulman. "C'est avec horreur que j'apprends la menace de peine de mort contre Youssef Nadarkhani. Il ne peut échapper à la peine de mort qu'en renonçant à sa foi chrétienne", affirme le responsable allemand pour les Droits de l'Homme Markus Löning. "J'appelle les autorités iraniennes à lever la condamnation à mort et à libérer immédiatement M. Nadarkhani", a-t-il ajouté.
La Cour suprême iranienne, en juillet, avait annulé un premier verdict de peine de mort pour apostasie prononcé en 2010 par la justice contre ce pasteur de Rasht (nord-ouest de l'Iran), et avait renvoyé le dossier au tribunal local en demandant que l'accusé se repente.
M. Nadarkhani, 32 ans, musulman converti au christianisme à l'âge de 19 ans et devenu pasteur d'une petite communauté évangélique baptisée "Eglise d'Iran", avait été arrêté en octobre 2009 et condamné à mort pour apostasie en vertu de la charia (loi islamique) en vigueur en Iran."
[...]
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/28/97001-20110928FILWWW00553-peine-
de-mort-pour-un-pasteur-en-iran.php


Iran : les tensions s'accroissent entre Ahmadinejad et les responsables religieux (avec AFP)
Le Nouvel Observateur - 28 mai 2011

"A l'approche des élections législatives iraniennes, les Gardiens de la révolution demandent le départ du directeur de cabinet du président.
Le président n'a pas caché son intention de présenter ses propres candidats contre la majorité conservatrice aux législatives de mars 2012.
Les conservateurs religieux dominant la vie politique iranienne ont accru la pression sur le président Mahmoud Ahmadinejad pour l'obliger à se séparer de son principal conseiller, et renoncer à faire cavalier seul aux prochaines législatives.
Le représentant du Guide suprême Ali Khamenei auprès des Gardiens de la révolution a dénoncé samedi la présence "d'éléments infiltrés corrompus" au sein de l'exécutif dirigé par Mahmoud Ahmadinejad, auquel il a demandé de revenir "dans le droit chemin".
L'hosjatoleslam Ali Saïdi a explicitement visé le directeur de cabinet du président, Esfandiar Rahim Machaie, accusé depuis un mois par la ligne dure du régime de diriger un courant "déviationniste" visant à saper la République islamique.
Ces conservateurs religieux, qui se revendiquent du Guide et dominent la plupart des institutions, réclament le limogeage de Esfandiar Rahim Machaie jugé trop libéral et trop nationaliste. "Si le courant déviationniste arrive au pouvoir, il va porter atteinte à l'islam et à la révolution et il y a des signes que la religion est en danger", a affirmé l'ayatollah Mohammad Taqi Mesbah Yazdi cité samedi 28 mai par la presse."
[...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110528.OBS4100/iran-les-tensions-
s-accroissent-entre-ahmadinejad-et-les-responsables-religieux.html


Une iranienne attend qu'on lui jette la pierre (S. Ch.)
Le Canard Enchaîné - 11 août 2010

"Condamnée à la lapidation pour adultère, Sakineh Ashtiani risque la mort. Les officiel iraniens ont prononcé la suspension temporaire de sa peine, le Brésil a proposé de lui donner asile, mais elle est toujours enfermée dans la prison de Tabriz. (...)
"Toute la procédure
(de lapidation) prend moins d'une demi-heure".
Répondant aux détracteurs de la lapidation dans "Le Monde" (10/9/02), Hani Ramadan, frère de Tariq et directeur du Centre islamique de Genève, expliquait que pendant le massacre il était "interdit d'insulter le coupable". Mieux encore : "Après sa mort, on prie pour lui". Ça change tout."
[...]


Le grand ayatollah Mohammad Hussein Fadlallah est mort (avec AFP et Reuters)
Le Monde - 4 juillet 2010

"Le grand ayatollah Mohammad Hussein Fadlallah, autrefois considéré comme le mentor du parti pro-iranien Hezbollah et personnalité très influente de l'islam chiite, est mort dimanche à l'âge de 75 ans, a affirmé à l'AFP un de ses principaux conseillers. Né en 1935 dans la ville sainte de Najaf (Irak), le grand ayatollah avait été admis vendredi dans un hôpital de Beyrouth pour une hémorragie interne. Mohammad Hussein Fadlallah était considéré comme le guide spirituel du Hezbollah, durant les premières années de ce mouvement pro-iranien fondé au Liban en 1982 avec le soutien des Gardiens de la Révolution iraniens. (...)
En 2005, il avait interdit les attentats contre les civils après des attaques meurtrières dans la station balnéaire égyptienne de Charm el-Cheikh, sachant qu'il avait autorisé les attentats suicide au Liban et dans les territoires palestiniens contre "l'occupant israélien".."

http://www.lemonde.fr/carnet/article/2010/07/04/le-grand-ayatollah-mohammad-
hussein-fadlallah-est-mort_1383008_3382.html


En Iran, 71 femmes "mal voilées" interdites d'avion (AFP)
Libération - 14 juin 2010

"Soixante et onze femmes "mal-voilées" ont été empêchées de prendre l'avion au cours des trois derniers mois alors que 33.000 voyageurs, hommes et femmes, ont dû changer de vêtements avant de pouvoir monter à bord, selon un responsable de la police.
Au cours des 82 premiers jours de l'année iranienne, qui a débute le 21 mars, "la police des frontières a empêché 71 femmes mal voilées de monter dans l'avion. Elles ont été présentées à la justice" pour non respect du voile islamique, a déclaré Nabiollah Heydari, le chef de la police des aéroports.
Depuis la victoire de la révolution islamique de 1979, le port du voile islamique est obligatoire pour les femmes, qu'elles soient iraniennes ou étrangères et quelle que soit leur religion."
[...]
http://www.liberation.fr/monde/0101641311-en-iran-71-femmes-mal-voilees-interdites-d-avion


L'Iran continue sa persécution contre la communauté bahaïe (Foad Saberan)
Le Monde - 28 mai 2010

Le Docteur Foad Saberan, né à Téhéran, est psychiatre à Paris.
"La république islamique de l'Iran continue sa persécution inlassable contre la communauté bahaïe, seul groupe dont même les enfants sont l'objet de maltraitance planifiée par le ministère de l'éducation. Si les défis lancés à la communauté internationale par les autorités iraniennes prennent parfois l'allure de gesticulations sans conséquence, l'oppression dont est l'objet cette minorité religieuse non-violente, elle, s'aggrave depuis les événements de juin dernier et la répression féroce qui a suivi contre tous ceux qui aspirent à la liberté.
Aux destructions des cimetières des bahaïs, aux incendies de leurs habitations, à la destruction de leurs lieux saints et de leurs sanctuaires, aux privations d'emploi, à l'interdiction d'accès aux études supérieures, s'ajoutent de plus en plus souvent des arrestations en chaîne suivies ou non de libérations sous caution (des sommes toujours exorbitantes, comme pour tous les prisonniers de conscience en Iran). Signe que ce sont les croyances qui sont en cause, rien d'autre : quels que soient les chefs d'accusation, souvent graves, ils disparaissent si le bahaï accepte de signer un aveu de conversion au chiisme.
Le Parlement iranien a même voté un budget spécial pour la propagande anti-bahaïe. Dans la presse officielle, on écrit des articles diffamatoires, dans des livres et des brochures pour enfants, on dégrade leur image, et à la télévision, une série, "Les années de la révolution constitutionnelle", consterne les historiens par sa médiocrité, ses fausses révélations, ses innombrables réécritures de l'histoire. Les bahaïs s'y trouvent en bonne compagnie : les francs-maçons, les juifs et les zoroastriens. Tous fourbes, tous traîtres, tous comploteurs, tous à la solde de l'étranger."
[...]
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/05/28/l-iran-continue-sa-persecution-contre-la-communaute-bahaie-par-foad-saberan_1364073_3232_1.html


L'Iran dénonce le vote suisse contre les minarets (AFP)
Libération - 5 décembre 2009

"L’Iran a averti samedi la Suisse des "conséquences" du vote contre la construction de minarets et l’a exhortée à empêcher l’application de cette interdiction, a rapporté l’agence de presse officielle Irna. Irna a ajouté que l’ambassadeur de Suisse à Téhéran avait été convoqué samedi au ministère des Affaires étrangères qui entendait protester contre les résultats du référendum du 29 novembre en Suisse.
"Le référendum va à l’encontre du prestige d’un pays qui se targue de défendre la démocratie et les droits de l’Homme", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki à son homologue suisse Micheline Calmy-Rey lors d’une conversation téléphonique, selon Irna. "Des valeurs comme la tolérance, le dialogue et le respect des autres religions ne devraient jamais être soumises à référendum", a-t-il estimé, mettant en garde la Suisse contre les conséquences d’actes anti-musulmans, selon l'agence de presse. Il a espéré que le gouvernement suisse prendrait "bientôt les mesures nécessaires et trouverait un moyen constitutionnel pour empêcher la mise en oeuvre de l’interdiction"."
[...]
http://www.liberation.fr/monde/0101606908-l-iran-denonce-le-vote-suisse-contre-les-minarets


Ahmadinejad serait d'origine juive
Le Point - 4 octobre 2009

"Connu pour ses violentes diatribes contre Israël, Mahmoud Ahmadinejad pourrait avoir des origines juives. C'est en tout cas ce qu'affirme le Daily Telegraph. Selon le journal britannique, une photo du passeport du président iranien prise alors qu'il brandissait sa pièce d'identité lors d'un meeting électoral en mars 2008 prouve les racines juives de sa famille. Un agrandissement du document montre que celle-ci s'appelait précédemment Sabourjian, un nom juif signifiant tisserand. Une brève note sur le passeport suggère que la famille du président iranien a changé de nom lors de sa conversion à l'islam, après la naissance de Mahmoud Ahmadinejad.
Certains analystes voient dans cette révélation une explication aux propos anti-juifs tenus par Mahmoud Ahmadinejad."
[...]
http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-10-04/iran-ahmadinejad-serait-d-origine-juive/924/0/382776


"Rafsandjani sort de son silence" (Pierre Barbancey)
L'Humanité - 20 juillet 2009

"Iran. Personnage influent mais opposé à Ahmadinejad, l’ancien président s’est exprimé pour la première fois depuis le 12 juin.
Le silence d’Hachemi Rafsandjani, personnage incontournable de la république islamique, n’avait pas manqué d’étonner. Lui qui avait apporté son soutien à Mir Hossein Moussavi lors de la dernière présidentielle n’avait pas pipé mot lors de la répression qui avait suivi l’annonce des résultats. Un silence d’autant plus étonnant que ses griefs à l’encontre de Mahmoud Ahmadinejad sont légion, à commencer par sa défaite lors de la présidentielle de 2005. Une défaite qu’il attribue notamment aux prises de position du guide suprême, Ali Khamenei, qui lui doit pourtant sa fonction puisqu’à la mort de l’ayatollah Khomeyni c’est lui, Rafsandjani, qui a porté Khamenei sur les fonts baptismaux (si l’on peut dire) alors que ses titres religieux auraient du lui barrer une telle voie. [...]
En présence de Mir Hossein Moussavi, qui faisait ainsi sa première apparition publique depuis l’élection de juin, qu’il juge truquée, Rafsandjani a souligné qu’un grand nombre d’Iraniens doutaient toujours de l’honnêteté d’un scrutin remporté avec une surprenante marge d’avance par Mahmoud Ahmadinejad, et estimé que ces "doutes" devaient être "levés". Il a critiqué le Conseil des gardiens, l’instance religieuse chargée d’examiner les plaintes pour irrégularités. "Quand les gens ne sont pas présents et que leurs votes ne sont pas là, le gouvernement n’est pas islamique. L’amertume est de mise aujourd’hui", a-t-il ajouté en soulignant que la population devrait retrouver la confiance dans le système."
[...]
http://www.humanite.fr/2009-07-20_L-Evenement_Rafsandjani-sort-de-son-silence


Iran : des ayatollahs contre M. Ahmadinejad
Le Monde - 1er juillet 2009

"Les autorités confirment la victoire du président sortant au scrutin du 12 juin - Nombre de grands dignitaires religieux prennent le parti de l'opposition. L'opposition iranienne a perdu la bataille du décompte des suffrages du scrutin présidentiel contesté du 12 juin. Sous les coups répétés d'une machine répressive impitoyable, elle a aussi perdu la bataille de la rue. Mais, recevant l'appui de nombre de grands ayatollahs et de certains pères de la révolution islamique de 1979, l'opposition est en passe d'ébranler sérieusement la légitimité du président Mahmoud Ahmadinejad. Chargé de superviser les élections, le Conseil des gardiens a confirmé, lundi 29 juin, la victoire du fondamentaliste Ahmadinejad." [...]
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1088960


Les bahaïs d’Iran en danger (Foad Saberan)
Libération – 26 août 2008 (1/2 page)

Foad Saberan, né à Téhéran, est médecin psychiatre à Paris.
"Cela dure depuis près de deux ans. A l’heure de la prière matinale, dans des cours d’école de la République islamique de l’Iran, des maîtres et des maîtresses injurient, humilient les enfants de famille bahaïe devant leurs camarades, pour les amener à renier la religion de leurs parents. Ces enseignants obéissent à une directive du ministère de l’Education et de l’Instruction, datée de l’automne 2006. Ces scènes d’un autre âge me rappellent des souvenirs.
Je me souviens d’avoir subi, en 1954, sous la monarchie triomphante, avec les gamins bahaïs de ma classe, des maltraitances similaires de la part de notre professeur d’instruction religieuse."
[...]
Extraits : "Les bahaïs sont sept à dix millions à travers le monde, dont seulement cinq cent mille d’origine iranienne. Enraciné dans les cinq continents, le bahaïsme n’est plus, depuis longtemps, une affaire irano-iranienne. Mais qui sont les bahaïs et que leur reproche-t-on ? Pourquoi le clergé iranien persiste-t-il à persécuter les fidèles de cette religion non-violente saluée par Léon Tolstoï, Gandhi, Romain Rolland, Eléonore Roosevelt, Arnold Toynbee, Bertrand Russell ?"
http://www.liberation.fr/rebonds/347526.FR.php


Téhéran décapite la direction baha'ie (Delphine Minoui)
Le Figaro – 16 mai 2008 (1/6 de page)

"L'Arrestation sans motif, mardi, de six dirigeants de la communauté baha'ie, vient de susciter un profond émoi parmi les membres de cette minorité religieuse régulièrement persécutée en Iran. "Depuis l'arrivée au pouvoir de Mahmoud Ahmadinejad (juin 2005), on assiste à un durcissement. Il y a deux ans, une cinquantaine de jeunes Baha'is avaient déjà été arrêtés. Mais là, c'est la première fois que ce sont des coordinateurs importants de la communauté qui sont touchés en bloc", indique au Figaro Diane Ala'i, représentante de la communauté baha'ie auprès des Nations unies, à Genève.
Depuis la révolution islamique de 1979, le culte baha'ie, né en Iran au XIXe siècle, est proscrit. À l'inverse des autres minorités religieuses (chrétiens, zoroastriens, juifs) du pays, la petite communauté ne dispose d'aucun représentant au Parlement iranien. Au début des années 1980, les neufs membres de l'assemblée spirituelle baha'ie disparurent sans laisser de trace. L'année suivante, huit des neufs nouveaux membres furent exécutés."
[...]


L’Iran prépare une "voiture islamique" (AFP)
Libération – 12 décembre 2007 (1/8 de page)

" L’Iran va prendre la tête de la production d’une "voiture islamique", fabriquée uniquement dans les pays musulmans, a annoncé mercredi le premier constructeur automobile iranien IranKhodro.
"La voiture islamique sera une marque commune aux pays membres de l’Organisation de la conférence islamique, dédiée aux marchés musulmans et visant à développer leur économie", a dit le directeur exécutif d’IranKhodro, Manouchehr Manteghi, dans une conférence de presse."
[...]


Téhéran fait la chasse aux hommes "mal coiffés" (Delphine Minoui)
Le Figaro – 25 août 2007 (1/6 de page)

"Une vingtaine de salons de coiffure, dont les coupes sont jugées trop occidentales, ont été fermés par la police."
Extrait : "C'est la première fois, également, que cette chasse aux "valeurs occidentales" vise les hommes, jusqu'ici épargnés.
Ces derniers ont toujours semblé, en apparence, moins touchés que leurs consoeurs du "second sexe" par les restrictions imposées, il y a 28 ans, à l'arrivée des religieux au pouvoir. Au regard de la loi islamique, la femme ne vaut que la moitié d'un homme."
[...]


Les miliciens iraniens s'en prennent à la jeunesse dorée (Delphine Minoui)
Le Figaro - 21 août 2007 (1/4 de page)

"Les jeunes nantis ne sont pas épargnés par la campagne de répression en Iran. Derrière les murs, ceux qui en ont les moyens continuent pourtant à défier les interdits."
Extrait : ""C'est vrai qu'on prend des risques. Mais ça vaut quand même la peine...", clame Sadaf, la jeune créatrice de mode à l'origine de ce défilé de mode underground. Elle n'est pas à l'abri - elle le sait -, d'une descente de miliciens. En ces temps de répression renforcée, les gardiens de la morale islamique veillent plus que jamais au grain. Les peines encourues ? "La prison, une lourde amende à payer. Et parfois, les coups de fouet...", murmure-t-elle."


Iran. Vélos islamiques
Courrier International – 24 au 30 mai 2007 (10 lignes)

"L’Iran fabriquera bientôt des "vélos islamiques" permettant aux femmes de dissimuler leurs formes tout en pratiquant une activité sportive, rapporte le quotidien gouvernemental Iran. Les Iraniennes pourront pédaler en toute tranquillité, "protégées" par une "cabine qui couvrira entièrement la moitié du corps de la cycliste", ce qui évitera les regards indiscrets en cas de coup de vent. Cette initiative vise à "encourager le sport féminin", assure Elaheh Sofali, l’une des responsables du projet."


L'ayatollah anticlérical (Kianouch Dorrani)
Le Point - 12 au 18 octobre 2006 (1/10 de page)

"Pour la première fois, en plein Téhéran, les forces anti-émeutes de la police ont dû recourir à de grands moyens pour arrêter un religieux contestataire. Le crime de l'ayatollah Mohammad Kazemeini-Bouroudjerdi ? S'être attaqué au clergé, accusé de corruption, et prôner la séparation de la religion et de la politique."


Téhéran et la caricature du génocide (S. Etr.)
Libération - 14 février 2006 (1/8 de page)

Une première caricature sur l'Holocauste des juifs, dans le cadre d'un concours répondant à celles du prophète publiées en Europe, est parue sur le site Internet de la Maison de la caricature de l'Iran, en association avec le journal iranien Hamshahri. "La chancelier autrichien Wolfgang Schlüssel, président en exercice de l'U.E., a immédiatement condamné cette publication."


Caricatures : surenchère en Iran
Le Figaro - 13 février 2006 (1/8 de page)

Un site Internet iranien a publié les premières caricatures du concours de dessins sur l’Holocauste, intitulé "Où est la limite de la liberté d'expression en Occident ?" Ce concours est une réponse à la parution de caricatures de Mahomet dans la presse européenne.
"Dans le premier dessin, intitulé Auschwitz 1942, on voit un Juif, portant l'étoile de David et un baluchon, entrant dans le camp de concentration par le portail surmonté de l'inscription "le travail apporte la liberté". Dans le second, intitulé Israël 2002, le même homme, portant cette fois un fusil, se dirige vers le portail de ce qui ressemble à un champ de bataille, avec l'inscription "la guerre apporte la paix"."
Pendant ce temps, l’Union européenne cherche à apaiser les esprits. Le Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana, a déclaré, lors d’un voyage en Arabie saoudite : "Nous vouons un profond respect aux musulmans aujourd'hui comme hier et demain."


Mahomet: surenchère de caricatures en Iran (Ladane Nasseri)
Libération - 10 février 2006 (1/8 de page)

Pour répondre aux caricatures de Mahomet publiées dans la presse occidentale, le quotidien iranien "Hamshahri" lance un concours de caricatures sur la Shoah afin "tester la liberté d'expression". "Est-ce que l'Occident étend la liberté d'expression à des sujets tels que les crimes et pillages commis par les Etats-Unis et Israël, ou à un événement tel que l'Holocauste ?" (son éditorial du 7 février)
Il a invité les tous les artistes à participer à ce concours où chacun des douze gagnants recevra deux pièces d’or.
Le concours a été élargi à tous les sujets qui permettront de tester la liberté d'expression, mais il est exclu de tourner en dérision les grandes religions. (Une religion est-elle grande par le nombre de ses adeptes ou par le respect qu’elle inspire ?)
Le journal met au défi l’Occident de publier les douze caricatures gagnantes.
"Le porte-parole du département d'Etat américain, Sean McCormack, s'est dit mardi "scandalisé" par la perspective "de se moquer ou de dénigrer de quelque façon que ce soit l'horreur qu'a représentée l'Holocauste"."
Jyllands-Posten, le journal danois à l'origine de l’affaire des caricatures, a annoncé qu'il envisagerait de publier les dessins gagnants. De même pour Charlie Hebdo, non pas pour soutenir la liberté de la presse, mais "au nom de la lutte contre le négationisme", idéologie largement répandue dans le Moyen-Orient.


Antisémitisme : l'Iran défie l'Occident (Jean-Pierre Perrin)
Libération - 15 décembre 2005 (1/6 de page)

L’époque où le président iranien, Mohammed Khatami, et le président israélien se saluaient, lors des funérailles de Jean Paul II, est révolue. Depuis quelque temps, le président Ahmadinejad multiplie les attaques haineuses contre les juifs et Israël qui est redevenu l'ennemi numéro un de l’Iran. Il s’en est pris notamment au "mythe" de l’Holocauste : "Ils ont inventé le mythe du massacre des Juifs et le placent au-dessus de Dieu, des religions et des prophètes. Si quelqu'un dans leurs pays met en cause Dieu, on ne lui dit rien. Mais si quelqu'un nie le mythe du massacre des Juifs, les haut-parleurs sionistes et les gouvernements à la solde du sionisme commencent à vociférer."
C’est davantage à la communauté internationale qu’aux iraniens eux-mêmes qu'Ahmadinejad s’adresse. Il lie ainsi habilement ses déclarations négationnistes à la question du nucléaire. "Soyez certains que nous ne reculerons pas d'un iota sur nos droits légitimes en matière nucléaire," a-t-il déclaré, sapant ainsi les efforts de l’Union européenne pour trouver un compromis.
Le Président iranien avait déjà manifesté sa volonté de confrontation avec l’Occident dans un précédent discours : "Entre le monde de l'arrogance [les pays occidentaux, ndlr] et le monde de l'islam, il y a une bataille historique qui a commencé il y a des centaines d'années."
Mais pour Nasser Etemadi, chercheur et journaliste iranien, ces propos s’adressent également au monde arabo-musulman : "Il a pris en compte que, dans ces pays, il y a un immense vide dans l'opinion publique, et que son message y sera donc bien accueilli."


L'espoir d'un dissident dans "l'islam de la liberté" (Claude Decamps)
Le Monde - 22 novembre 2005 - (1/4 de page)

L'intellectuel, Hassan Youssefi Eshkewari, est sorti de prison en janvier 2005 après quatre ans et demi d'incarcération. Le crime de ce religieux iranien, qui ne porte plus l'habit, était d'avoir affiché "ses réticences à l'égard de la confusion entre la religion et la politique au sein de la République islamique." Il avait été arrêté avec une quinzaine d'autres intellectuels de son pays après une conférence à Berlin sur les réformes en Iran. Certains d'entre eux sont encore en prison dans des conditions "préoccupantes".
Hassan Youssefi Eshkewari critique les interprétations abusives du Coran et les dérives "fondamentalistes et populistes" de l'Iran. Il reste cependant optimiste : "l'islam que nous voulions interpréter durant la révolution, c'était celui de la démocratie, de la liberté et du progrès social. Il finira par s'imposer". L'islam est-il compatible avec ces valeurs ? On en attend toujours la preuve.
Quant à l'hodjatoleslam Mohsen Kadivar, professeur de philosophie à l'université de Téhéran, qui a fait 18 mois de prison à la fin des années 90, il s'interroge : "Le régime dit qu'il est démocrate, mais dans quelle démocratie a-t-on fermé 300 publications en trois ans ?" Il considère que des réformes sont nécessaires : " On ne peut continuer à utiliser une interprétation historique de la religion dans le monde moderne." Il continue à espérer "une réconciliation entre démocratie et valeurs islamiques". Il ne semble pas craindre de représailles pour son franc-parler. Les conservateurs "nous ignorent, nous n'avons aucun pouvoir à leur opposer..."


Rencontre avec Shirin Ebadi (Djénane Kareh Tager)
Le Monde des Religions - Juillet-Août 2004 (4 pages)

Avocate iranienne et prix Nobel de la paix en 2003, Shirin Ebadi est le défenseur des droits de la femme et de l’enfant. L’islam tel qu’elle le conçoit est "bien différent de celui des mollahs qui en ont fait une instrument de pouvoir" et qui n’est pas le véritable islam. Sa vision de la religion est celle qui a pour principe l’égalité entre les hommes, indépendamment de leur sexe ou de leur religion. Selon elle, il est possible de réinterpréter le Coran tout en respectant ses règles fondamentales. C’est l’ijtihad des chiites. "Une chose est certaine : aucune de nos sociétés actuelles n’a la même configuration que l’Arabie d’il y a mille quatre cent ans pour laquelle ces règles premières ont été édictées."

Shirin Ebadi se bat également pour faire comprendre aux musulmans eux-mêmes que leur religion n’est pas ennemie de la démocratie. Elle reconnaît que l’islam n’a pas encore connu, comme le christianisme, l’équivalent de la Révolution française.

A propos du port du voile, elle considère que "au lieu d’appeler les femmes à se couvrir la tête, il aurait mieux valu les encourager à utiliser ce qu’elles ont dans leur tête". Concernant la loi française sur l’interdiction des signes religieux à l’école, elle pense que les écolières qui en seront les victimes, seront doublement pénalisées, d’être nées dans une famille où on les contraint de porter le voile et d’être privées d’école et donc de leur unique possibilité de pourvoir s’émanciper. "... cette loi sert la soupe de tous les extrémistes : les intégristes, mais aussi les radicaux du Front National."


Aghajari échapperait à la peine de mort
Libération - 29 juin 2004 (16 lignes)

La poursuite pour apostasie, en l'occurence "insulte au prophète et négation des principes religieux", à l'encontre de Hachem Aghajari a été abandonné par la justice iranienne. Il ne risque donc plus la peine de mort, mais encourt cependant de un à cinq ans de prison pour "insulte aux principes sacrés". Devant les protestations lors sa condamnation à mort en 2002, l'ayatollah Ali Khameny avait dû intervenir pour faire réviser le verdict. "Le nouveaux procès doit s'ouvrir le 3 juillet."


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