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Inde

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
En rouge foncé : citation ou extrait de l'article. Titre en gras.
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Inde : une bousculade lors d'une fête religieuse fait plus de 100 morts (avec AFP)
L'Express - 13 octobre 2013

"Une bousculade sur un pont a causé la mort d'au moins 109 personnes en Inde dimanche en marge d'un fête hindoue, et le bilan pourrait s'alourdir, la police craignant de nombreuses noyades.
Alors qu'on apprenait que le bilan du cyclone Phailin sur la côte orientale indienne se limitait à 18 morts, une bousculade sur un pont a causé la mort d'au moins 109 personnes et 133 blessés dans le centre du pays, en marge d'une fête célébrée par des hindous. Un bilan qui pourrait s'alourdir, la police craignant de nombreuses noyades. L'accident a eu lieu à proximité d'un temple du district de Datia, dans l'Etat du Madhya Pradesh.
La foule avait afflué tôt le matin sur le site pour célébrer la fin de Navaratri et jusqu'à 400.000 fidèles étaient déjà présents autour du temple de Ratangarh, situé à environ 350 km de Bhopal, la capitale de l'Etat."
[...]
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/inde-une-bousculade-lors-d-une-fete-
religieuse-fait-plus-de-100-morts_1290562.html?xtmc=religion&xtcr=12


Inde - Une déferlante islamophobe (Debarshi Dasgupta)
Courrier International - 30 juillet 2013

"L'Inde s'inquiète des répercussions humanitaires et sécuritaires des attentats qui ont frappé le sanctuaire bouddhiste de Bodh-Gaya.
C'est la paix qui règne à Bodh-Gaya [lieu sacré du bouddhisme aujourd'hui dans l'Etat indien du Bihar] qui a permis à Bouddha d'atteindre l'éveil.
Ses disciples y affluent du monde entier chaque année par millions. Cette paix a été rompue et le temple défiguré par l'explosion de dix bombes de faible puissance qui ont blessé deux moines. Trois autres engins ont heureusement été désamorcés. Qui aurait pensé que ce sanctuaire serait un jour ensanglanté par la violence ? C'est pourtant ce qui s'est passé tôt le matin du dimanche 7 juillet.
Le bouddhisme repose sur la non-violence, mais le fondement spirituel de leur religion n'a manifestement pas empêché des bouddhistes de devenir violents. Ni ces derniers temps ni par le passé. Les sinistres Khmers rouges ont fait leur apparition dans un milieu bouddhiste. Pol Pot avait été moine bouddhiste dans sa jeunesse."
[...]
http://www.courrierinternational.com/article/2013/07/30/inde-une-deferlante-islamophobe


Ces musulmans séduits par l'extrême droite (The Hindu)
Courrier International - 13 juillet 2011

"Au Gujarat, certains musulmans ont décidé de se rallier au parti nationaliste hindou. Une solution comme une autre pour combattre la marginalisation de leur communauté." [...]
http://www.courrierinternational.com/article/2011/07/13/ces-musulmans-seduits-par-l-extreme-droite


Inde - Un dieu vivant au bout du fil (Outlook)
Courrier International - 19 mai 2011

"Le gourou Sai Baba est décédé le 24 avril. Du faiseur de miracles au maître yogi, les guides spirituels new age font toujours autant d'adeptes dans les classes moyennes indiennes." [...]
http://www.courrierinternational.com/article/2011/05/19/un-dieu-vivant-au-bout-du-fil


Mort du gourou indien Sai Baba à 85 ans
Le Nouvel Observateur - 26 avril 2011

"Le gourou indien Sai Baba, connu dans le monde entier et considéré par ses millions de sympathisants comme un dieu vivant, est mort dimanche matin à l'hôpital en Inde à 85 ans.
Le gourou est mort après avoir passé plus de trois semaines dans un état critique.
"Sai Baba n'est plus physiquement avec nous. Il a cessé de respirer à 07H40 et est décédé après un arrêt cardio-respiratoire", a indiqué l'hôpital dans un communiqué.
Des milliers de fidèles se sont massés à l'hôpital de Puttaparthi (Etat d'Andhra Pradesh, sud), situé dans sa ville natale. La police a dû ériger des barrières pour contrôler la foule.
Sai Baba, adulé par environ dix millions de fidèles dans le monde, avait été hospitalisé pour un problème cardiaque, une congestion pulmonaire et une défaillance rénale."
[...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/people/20110424.AFP9731/mort-du-gourou-indien-sai-baba-a-85-ans.html


Deux Français blessés dans un attentat en Inde (avec AFP)
L'Express - 8 décembre 2010

"L'explosion s'est produite à Bénarès, l'une des villes les plus sacrées du pays. Un bébé est mort, des dizaines d'autres personnes ont été blessées.
Un bébé d'un an a été tué et une trentaine de personnes ont été blessées, dont deux Français très légèrement, dans l'explosion d'une bombe ce mardi soir à Bénarès, en Inde. L'attaque s'est produite au bord de l'un des nombreux "ghats" -des esplanades qui recouvrent les eaux du Gange- à un moment où des fidèles étaient rassemblés pour une cérémonie religieuse.
Selon l'ambassadeur de France à New Delhi, deux Français ont été très légèrement blessés. L'un d'entre eux a été brièvement hospitalisé. "Il sont choqués sur le plan psychologique", a-t-il dit. (...)
Un groupe islamiste local, les Moudjahidine indiens, a revendiqué mardi soir l'explosion : il affirme avoir agi en représailles à une récente décision de justice qui a favorisé la communauté hindoue sur la propriété d'un complexe religieux disputé entre hindous et musulmans."
[...]
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/deux-francais-blesses-dans-un-attentat-en-inde_943594.html


Le mal-être des musulmans indiens à l'heure des élections (Frédéric Bobin)
Le Monde - 26 avril 2009

"Brassée par les pales du ventilateur, la pénombre de la bibliothèque offre un précieux havre de fraîcheur, tandis qu'au dehors la chaleur embrase déjà le bourg d'Azamgarh. Ici comme ailleurs en Inde, les élections législatives prévues pour durer un mois préoccupent la minorité musulmane. [...]
Ils sont une demi-douzaine d'enseignants, drapés de blanc, dans le salon de la bibliothèque aux boiseries sombres. Ces intellectuels musulmans disent leur mal-être face à un climat lourd de suspicion visant leur communauté (140 millions de personnes, soit près de 13,5 % de la population indienne). A les entendre, l'heure est au "malentendu" depuis que des attentats en 2008 à Jaipur, Ahmedabad, Bangalore et New Delhi ont révélé l'implication de jeunes islamistes locaux se réclamant des Indian Moujahidines clandestins. […]
L'irruption politique du Conseil des oulémas exprime cette déception ambiante, mais on sent comme une gêne, un embarras, dans le petit cercle de l'Académie Shibli. "Il faut faire attention à ne pas aggraver la polarisation communautaire du pays, met en garde Salman Sultan, un professeur de chimie. Peut-être faudrait-il élargir notre cause à la défense de tous les opprimés, y compris les intouchables."
Car les nationalistes hindous du Bharatiya Janata Party (BJP) pourraient bien tirer profit de l'émergence d'un parti proprement musulman. "Il est clair que le Conseil des oulémas est une aubaine pour le BJP, car il divise le vote musulman, ce qui va affaiblir les partis laïques traditionnels", reconnaît Maduri Singh, une militante associative proche du BJP. Azamgarh ou le cruel dilemme dans lequel sont enfermés les musulmans d'Inde."

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/04/25/le-mal-etre-des-musulmans-indiens-a-l-heure-des-elections_1185365_0.html


La menace des intégristes hindous (Frédéric Bobin)
Le Monde - 16 avril 2009

""Notre mission est de sauver les hindous." A écouter Vinay Shetty, l'Inde court un grand danger et il est bien temps de se lever pour la "sauver". Tilak (point rouge) peint au front, lunettes un brin sévères, le patriote glisse son stylo dans la pochette de sa kurta - tunique traditionnelle bleu pastel. Vinay Shetty est papetier. Il reçoit dans son bureau confiné dans un demi-sous-sol de sa boutique, lieu de passage qu'un commis ne cesse de traverser pour se réapprovisionner en cahiers et crayons. "Les chrétiens contrôlent de nombreux pays, les musulmans aussi, poursuit-il. Mais nous, les hindous, nous n'avons que l'Inde. C'est pour cela qu'il faut sauver les hindous."
Il ne faut pas se fier à l'apparence policée du boutiquier. Vinay Shetty est un dur, un radical. Il dirige une organisation extrémiste hindoue, le Bajrang Dal, à Mangalore, localité située sur la côte du Karnataka léchée par la mer d'Oman. Depuis une bonne année, ce littoral luxuriant de l'Inde méridionale, tapissé de cocotiers, bananiers, manguiers et hibiscus, est la nouvelle terre de mission des prêcheurs de l'hindutva ("hindouité"). A intervalles réguliers, Mangalore et ses environs défraient la chronique d'une intolérance qui mine jusqu'aux fondements de l'Inde laïque et multiconfessionnelle qu'avaient théorisée ses pères fondateurs, Gandhi et Nehru."
[...]
http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/04/15/la-menace-des-integristes-hindous_1180933_0.html


Inde. Prise de tête chez les sikhs
Courrier International – 19 février 2009 (2/3 de page)

"A la suite d’une récente décision des institutions religieuses sur l’importance de la chevelure pour définir l’appartenance à la communauté, certains fidèles commencent à dénoncer les dérives autoritaires de leurs dirigeants." [...]
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=94702


Musulmans indiens, la crainte de devenir bouc émissaire (Pierre Prakash)
Libération – 13 décembre 2008 (1/8 de page)

"L’importante minorité a peur d’être associée aux islamistes depuis les attentats de Bombay.
Depuis quinze jours, Fatimah Bibi ne décolle pas de son écran de télévision. "Je regarde tout le temps les nouvelles pour savoir si des affrontements ont éclaté quelque part dans le pays, confie cette mère de famille d’Ahmedabad, capitale économique de l’Etat du Gujarat, dans l’ouest de l’Inde. Après les attentats de Bombay, j’ai tellement peur que les hindous nous attaquent à nouveau sous prétexte que tous les musulmans sont des terroristes."
Il y a six ans, huit membres de sa famille ont été brûlés vifs sous ses yeux lors de pogroms antimusulmans organisés par les extrémistes hindous à travers le Gujarat, dirigé par la frange la plus radicale du Parti nationaliste hindou (BJP). Le sol de sa maison porte encore les marques de l’incendie, et ses nuits continuent d’être ponctuées de cauchemars."
[...]
http://www.liberation.fr/monde/0101305207-musulmans-indiens-la-crainte-de-devenir-bouc-emissaire


Au cœur de l’assaut, l’Inde montre l’autre côté de la frontière (Pierre Prakash)
Libération – 29 novembre 2008 (1/6 de page)

"Pendant que la traque se poursuivait vendredi à Bombay, le gouvernement a dénoncé la responsabilité d’islamistes pakistanais.
Près de quarante-huit heures après le début de l’attaque terroriste contre plusieurs cibles à Bombay, les forces spéciales indiennes continuaient, vendredi soir, de traquer les combattants islamistes dans le célèbre hôtel Taj Mahal. En début de soirée, les soldats sont, par contre, venus à bout du commando qui occupait un centre culturel juif, sans parvenir à sauver cinq otages israéliens, dont un rabbin et sa femme venus de New York, retrouvés morts. [...] «Prix à payer». Sur le plan politique, cette attaque risque de porter un coup dur au laborieux processus de paix en cours entre l’Inde et le Pakistan, New Delhi ayant ouvertement affirmé que les assaillants provenaient de l’autre côté de la frontière. «Selon des informations préliminaires, des éléments ayant des liens avec le Pakistan sont responsables», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Pranab Mukherjee, tout en appelant Islamabad à démanteler les camps d’entraînement terroristes sur son territoire. La veille, le Premier ministre, Manmohan Singh, avait déjà martelé que l’Inde ne tolérerait plus que des «voisins» abritent les auteurs d’attentats perpétrés en Inde. Ces pays «auront un prix à payer s’ils ne prennent pas les mesures qui s’imposent», avait-il averti. Extrêmement rapides, ces accusations ont peut-être pour but de faire diversion, les services de sécurité indiens étant critiqués de toutes parts pour n’avoir pas su prévenir une attaque manifestement préparée de longue date. Les Indiens sont persuadés que la piste remonte au Pakistan, dont les groupes islamistes sont considérés comme les seuls dans la région capables d’orchestrer une opération d’une telle envergure."
[...]
http://www.liberation.fr/monde/0101269724-au-c-ur-de-l-assaut-l-inde-montre-l-autre-cote-de-la-frontiere


Des violences ethniques et religieuses ont fait 77 morts dans l'Etat indien de l'Assam (Frédéric Bobin)
Le Monde – 2 novembre 2008 (1/6 de page)

""La nation est confrontée à une offensive terroriste sans précédent", a commenté, samedi 1er novembre, le quotidien The Hindu dans un éditorial consacré à la vague d'attentats qui, deux jours auparavant, a ensanglanté l'Etat de l'Assam, situé dans l'extrême nord-est de l'Inde. Un groupe islamiste inconnu, Forces de sécurité - Moudjahidins indiens, a revendiqué, vendredi, la série de treize explosions quasiment simultanées survenues dans plusieurs villes de l'Assam, dont la capitale, Guwahati. Le bilan s'élève à 77 morts et 300 blessés. Les véhicules piégés avaient été placés aux abords d'immeubles officiels ou de marchés populaires. Il s'agit des attentats les plus meurtriers jamais perpétrés dans l'Assam, un Etat pourtant familier des violences ethniques et des insurrections séparatistes.
La dénomination Forces de sécurité - Moudjahidins indiens renvoie au groupe Moudjahidins indiens, responsable d'une campagne d'attentats en 2008 à Jaipur (Rajasthan), Ahmedabad (Gujerat) et New Delhi. La revendication semble accréditer la piste djihadiste, alors que les autorités locales avaient initialement pointé du doigt un groupe séparatiste assamais, le Front uni de libération de l'Assam (ULFA)."
[...]
http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/11/01/des-violences-ethniques-et-religieuses-ont-fait-77-morts-dans-l-etat-indien-de-l-assam_1113567_0.html


L'écrivaine Taslima Nasreen fuit de ville en ville, sous la menace d'islamistes indiens (Françoise Chipaux)
Le Monde – 25 novembre 2007 (1/10 de page)

"L'exil en Inde de l'écrivaine bangladaise Taslima Nasreen est de plus en plus menacé par des groupes extrémistes musulmans qui réclament son expulsion du pays. Après avoir quitté précipitamment Calcutta, jeudi 22 novembre, suite aux manifestations liées notamment à sa présence, l'écrivaine, qui s'était alors réfugiée à Jaipur (Etat du Rajasthan), a dû fuir une nouvelle fois vendredi, les autorités provinciales craignant des troubles."
Extrait : "New Delhi avait refusé, en 2005, d'accorder la citoyenneté indienne à Mme Nasreen qui vit en exil entre l'Europe, les Etats-Unis et l'Inde depuis qu'elle a été menacée de mort par des islamistes au Bangladesh, en 1994, pour des écrits considérés comme portant atteinte à l'islam. Plusieurs de ses livres sont interdits dans ce pays. Ses ennuis en Inde se sont multipliés cette année. En mars, un groupe islamiste du nord du pays a promis une récompense pour sa décapitation." [...]


L'islamisme essaime en Inde (Françoise Chipaux)
Le Monde – 26 mai 2007 (1/4 de page)

Un attentat dans une mosquée du XVIIe siècle, à Hyderabad au centre-sud de l'Inde a fait 11 morts et une trentaine de blessés. Il a provoqué une émeute mettant aux prises la police avec plusieurs centaines de jeunes musulmans. Bilan 2 morts.
Extrait : "Ce nouvel attentat et les mouvements de colère qui ont suivi ont en tout cas relancé les craintes, récurrentes en Inde, et notamment à Hyderabad, d'affrontements plus fréquents entre la majorité hindouiste d'Inde et la minorité musulmane.
Problème nouveau : deuxième du monde avec 140 millions d'âmes (sur 1 milliard d'Indiens), la communauté musulmane indienne pourrait ne pas être aussi immune que par le passé à l'idéologie d'Al-Qaida et de son fondateur, Oussama Ben Laden. Alors qu'aucun Indien musulman n'a jamais été impliqué dans une opération liée à l'extrémisme islamiste, l'arrestation de jeunes musulmans locaux dans plusieurs récents attentats sanglants en Inde a réveillé le spectre d'une participation locale au panislamisme militant."

Conclusion : "Pour l'instant, selon les experts, les cellules islamistes extrémistes sont encore isolées les unes des autres, et on ne peut pas parler d'un véritable réseau. Mais la multiplication des incidents - soixante-quinze rien qu'à Delhi impliquant des groupes islamistes entre 2004 et 2006, selon M. Sahni - et les saisies de plus en plus fréquentes d'armes et d'explosifs reflètent, selon eux, une activité croissante. Limité à une infime minorité de musulmans, le panislamisme militant a pénétré l'Inde. Comme l'affirmait M. K. Subramanian, membre du Conseil national de sécurité au lendemain des attentats de Mumbai, en juillet 2006 (200 morts) : "Vous ne pouvez pas exclure la présence de sympathisants locaux d'Al-Qaida"."


Un attentat contre une mosquée fait onze morts dans l'Etat d'Andhra Pradesh (Françoise Chipaux)
Le Monde - 20 mai 2007 (1/8 de page)

"Au moins onze personnes ont été tuées, vendredi 18 mai, dans l'explosion d'une bombe dans une mosquée d'Hyderabad, capitale de l'Etat indien d'Andhra Pradesh. Deux autres ont été tuées dans des affrontements qui ont suivi avec la police. L'attentat s'est produit dans la plus grande et ancienne mosquée de la ville, qui rassemble chaque vendredi environ 10 000 personnes. Cet acte, qui n'a pas été revendiqué, ranime les craintes de troubles interreligieux dans cette ville de sept millions d'habitants dont 40 % sont de religion musulmane."


Des millions d'hindous dans les eaux glacés du Gange
Le Monde - 5 janvier 2007 (1/10 de page)

"La Kumbh Mela, le pèlerinage hindou de 45 jours qui se tient tous les six ans dans la ville sainte d'Allahabad, dans le nord de l'Inde (Uttar Pradesh), a commencé mercredi 3 janvier. Plusieurs millions de fidèles ont déjà bravé le froid et se sont jetés dans les eaux glacées du Gange, selon le rite de l'Ardh Kumbh, qui consiste à descendre les ghâts (pontons) et à s'immerger. Par ce geste, les fidèles espèrent obtenir une purification de leurs péchés. Ils répètent ainsi un acte de foi ancestral censé les libérer du cycle des réincarnations."


Inde - Malegaon, ses temples, ses mosquées (The Indian Express)
Courrier International - 5 au 11 octobre 2006 (2/3 de page)

"Il suffit de pas grand-chose pour raviver la tension entre hindous et musulmans. C’est particulièrement vrai à Malegaon, ville récemment frappée par un attentat et encline aux violences intercommunautaires."
Cette ville de 700 000 habitants dont les trois quarts de musulmans est sujette aux émeutes et maintenant au terrorisme, depuis le triple attentat à la bombe du 8 septembre dernier contre une mosquée. "Le fossé qui sépare les communautés religieuses de la ville s’est élargi au fil des années. La tension couve partout, entre les minarets et les temples, derrière le voile des femmes et dans les arrière-salles des cafés."


Le calvaire des chrétiens face aux nationalistes hindous (Pierre Prakash)
Libération - 19 août 2006 (1/10 de page)

Au centre de l'Inde, "dans les Etats du Chhattisgarh et du Madhya Pradesh, dirigés par le Parti du peuple indien [BJP], les chrétiens sont accusés de prosélytisme et harcelés" par les fondamentalistes hindous, dont le BJP est l'émanation politique.
"Intimidations des fidèles, églises vandalisées, agressions physiques sur des pasteurs : la minorité chrétienne a fait l'objet d'une vingtaine d'attaques dans la région ces derniers mois, sans que personne n'ait jamais été arrêté."
Les accusations de prosélytisme relèvent davantage de l'intolérance que de la réalité car la proportion des chrétiens, qui ne dépasse pas 2,3% de la population indienne, a diminué ces dernières années. Une loi "anticonversion" sanctionne même les ""conversions forcées" et "frauduleuses", à savoir celles qui seraient obtenues en échange de cadeaux ou d'argent." Pour l'archevêque du Chhattisgarh, cette loi qui est une "aberration" a pour but de contenter l'électorat hindou le plus radical.
"Mais si la loi ouvre la porte à tous les abus, les accusations de prosélytisme chrétien ne sont pas pour autant totalement infondées. Dans les campagnes, des évangélistes, souvent financés par des organisations occidentales, parcourent en effet les villages dans ce but en prêchant la bonne parole."
Face à ces assauts chrétiens, les fondamentalistes hindous ont lancé une campagne de même nature pour essayer de ramener à l'hindouisme les convertis au christianisme.


Extrémistes hindous contre terroristes musulmans (The Asian Age, New Delhi)
Courrier International - 20 au 26 juillet 2006 (1 page)

"Depuis les émeutes interconfessionnelles de 1992 et la vague d’attentats qui a suivi, Bombay est devenu le théâtre d’affrontements entre les fondamentalistes de tous les bords."
Pour beaucoup, les attentats du 11 juillet sont liés à l'affrontement entre le parti ultranationaliste hindou et régionaliste du Shiv Sena et les "forces réactionnaires musulmanes".


Inde. Au Gujarat, on tue Gandhi tous les jours (Martine Gozlan)
Marianne - 8 au 16 juillet 2006 (3 pages)

Sur fond de pogroms antimusulmans qui se multiplient, "à grands coups de lavage de cerveau, la non-violence est devenue synonyme de trahison. Les "mangeurs de vache" [les musulmans], ennemis désignés, doivent être exterminés. Tant pis pour la plus grande démocratie du monde."
Toute la société indienne semble contaminée malgré la défaite du BJP (parti néofasciste) et le retour au pouvoir du parti du Congrès dans la majorité des Etats. Le mouvement de résistance au nouvel ordre safran ne fait pas le poids face au RSS, la branche armée du BJP.


Ramdev - Profession : télé-yogi (Ajay Uprety)
Courrier International - 8 au 14 novembre 2005 - (1 page)

La chaîne indienne de télévision religieuse Aastha diffuse tous les jours une émission de yoga animée par Ramdev, vêtu d’une robe couleur safran et chaussé de sandales. Cette émission qui élève la santé au rang de culte est suivie par un Indien sur dix. Ramdev, "ce gourou", âgé entre 30 et 40 ans, qui se nourrit essentiellement de fruits et de lait, émaille ses discours de plaisanteries et "vante les vertus de la thérapie à base d’urine de vache et dénigre les multinationales".
Son succès réside dans sa "méthode de yoga facile" qui fait appel à toutes les technologies de notre siècle : cassettes, CD, livres, émissions de télévision, Internet... Le centre qu’il gère, estimé à 1 milliards de roupies (18 millions d’euro) reçoit quotidiennement "un millier d’appels téléphoniques et 1 400 lettres et courriels de personnes souffrant de problèmes de santé".
Au-delà de la propagation du yoga, Ramdev veut réformer la moralité des indiens et influer sur les orientations politiques. "Il justifie d’ailleurs ses tarifs très élevés en expliquant qu’il s’agit de contribuer "à une cause sacrée et à la construction nationale". Pas étonnant, dans ces conditions, que la majorité des politiciens qui le consultent appartiennent à la mouvance nationaliste hindoue."


L'hindouisation forcée a commencé (Mahesh Langa)
Courrier International - 3 au 9 novembre 2005 - (1/3 de page)

En 1998, des manifestations d’organisations d’extrême droite contre l'évangélisation supposée des tribus dans la région de Gujarat ont dégénérés. Trente-cinq églises et lieux de prière ont été incendiés. Pour faire face à ce qui est considéré comme des activités de missionnaires et de prosélytisme envers les tribus locales, "les organisations du Sangh Parivar [littéralement, la famille du RSS] ainsi que d'autres groupes hindous ont recours à des méthodes et outils tout nouveaux dans le but d'hindouiser les populations tribales [qui pratiquent souvent l'animisme ou des formes jugées inacceptables de l'hindouisme], n'hésitant pas, notamment, à inventer de toutes pièces traditions et légendes". C’est qui est prévu à l’occasion du rassemblement religieux, une kumbh mela, le 11 au 13 février prochain, à partir de la croyance qui "veut que le dieu Rama et son frère Lakshman aient traversé la région". Les médias locaux ont rapporté certains des propos de Swami Asheemanandaji, responsable de l’opération : "l'Inde a deux problèmes à résoudre au XXIe siècle : le djihad islamique et les missionnaires chrétiens".
Cependant les populations tribales demeurent farouchement opposées à la tenue de cette kumbh mela. "On s'en prend à notre tissu social. Jusque-là, il y avait sur la colline trois rochers où nous rendions un culte à nos dieux tribaux. Ils y ont construit un temple à Sabari et affirment que c'est elle que les populations tribales honorent à cet endroit. Pur mensonge, ça n'a jamais été le cas", affirme l'ancien maharadjah de la région. Satyakam Joshi, professeur au Centre d'études sociales de la ville de Surat, considère que l'hindouisation n'est pas quelque chose de nouveau. En outre, il estime que "la stratégie des missionnaires chrétiens est au fond la même".


Politique, économie, religion : le sous-continent indien mène des guerres internes sur plusieurs fronts (Françoise Chipaux)
Le Monde - 1er novembre 2005 - (1/6 de page)

L’Inde connaît régulièrement de violentes émeutes entre communautés. Ce pays reste extrêmement violent et secoué par des mouvements armés. La non-violence prêchée par le mahatma Gandhi l’avait presque fait oublier. "La plus grande démocratie du monde - plus d'un milliard d'habitants - mène des guerres internes sur plusieurs fronts, qui mobilisent au minimum un tiers de son armée, sans compter les forces paramilitaires dont le nombre est supérieur au demi-million d'hommes." L'insurrection au Cachemire, qui est le seul Etat indien ayant une majorité de la population musulmane, dépasse les enjeux internes de l’Inde. Mais il y a aussi des guérillas moins connues qui minent les Etats du Nord-Est.


Deoband, pays de la fatwa perpétuelle (Basharat Peer)
Courrier International - 20 au 26 octobre 2005 - (2 pages)

Une enquête a été conduite par le magazine indien Tehelka dans la plus grande Madrasa du monde, à Deoband, dans l’Uttar Pradesh (Inde). Fondée en 1866, cette école coranique, le Darul Uloom, a joué un rôle important dans la lutte anticolonialiste. Les plus radicaux des talibans y ont été formés.
Les fatwas qui sont émises défraient parfois la chronique notamment en matière des droits de la femme. Pour Anzar Shah Kashmiri, spécialiste des hadith [recueil des actes et paroles de Mahomet] au Darul Uloom, "techniquement, la fatwa est juste. Mais les muftis sont déconnectés des réalités actuelles. Ils devraient tenir compte dans leurs décisions du contexte social dans lequel nous vivons".
Les Talibans qui se sont formés dans ce séminaire de 3500 élèves, se sont "prévalus de la lecture de l’islam telle qu’elle se pratique à Deoband, en insistant sur le retour aux textes saints de l’islam et en refusant toute acculturation, par opposition aux soufis, qui prônent le syncrétisme".


Le Cachemire, enjeu du conflit entre l'Inde et le Pakistan (Philippe Grangereau)
Libération - 10 octobre 2005 - (1/4 de page)

Le Cachemire, qui a subi samedi un très grave tremblement de terre, est depuis l’indépendance l’enjeu d’une rivalité entre l’Inde et le Pakistan. "Pour le Pakistan, pays créé de toutes pièces en 1947 pour rassembler les musulmans de l'ancien Empire des Indes britannique, la survivance d'une entité à majorité musulmane au sein de l'Inde est perçue comme une humiliation." Les observateurs de l’ONU, qui sont en place depuis 1949 sur la ligne de contrôle de ce territoire montagneux, "comptent les échanges de tirs entre les deux belligérants". Le "Jammu-et-Cachemire", la plus grande partie du Cachemire, avec neuf millions d’habitants, est occupé par l’Inde, l’autre partie, "Azad Cachemire", trois millions d’habitants, par le Pakistan. Depuis 1989, un mouvement séparatiste s’est développé dans la partie indienne avec le soutien du Pakistan. "La nébuleuse séparatiste est composée de partisans radicaux d'un rattachement au Pakistan au nom de l'islam, et de militants modérés indépendantistes, plutôt enclins à négocier."
Des pourparlers de paix ont commencé en 2004. L’Inde voudrait que la ligne de partage devienne une véritable frontière, "tandis qu'Islamabad préconise que les régions à majorité musulmane intègrent le Pakistan".


Inde : Pourquoi il n’y a toujours pas de Code civil (Dilip D’Souza)
Courrier International - 6 au 12 octobre 2005 - (2/3 de page)

En droit privé indien, il n’y a pas Code civil unique, chaque communauté religieuse applique son propre code. Il est cependant question d’en élaborer un. "Mais, dès qu’on commence à discuter de son contenu éventuel, on se retrouve pris dans un enchevêtrement juridique particulièrement complexe."
Il y a quelques années un petit groupe de Poona [ville universitaire à 150 km de Bombay] a tenté de bâtir un projet de Code civil unique. La principale difficulté est "l’incroyable fouillis" du droit actuel des personnes. "A chaque niveau, dans chaque région, il y a des différences selon l’appartenance religieuse de l’intéressé. Si une disposition ne s’applique pas aux hindous, la suivante ne touche pas les musulmans, la troisième les chrétiens et la quatrième les parsis." Ce "sac de noeud" résulte de l’intégration dans la législation de toutes les traditions existant dans l’Inde. Quand on essaie d’en tirer le meilleur de chacune, on se retrouve face à un grand problème : "Chacun est persuadé que sa religion est la meilleure du monde." En fait, cette cohabitation est un tel imbroglio qu’elle ne "favorise" personne. L’auteur de l’article estime qu’il faudrait "examiner chaque élément des droits existants à la lumière des garanties constitutionnelles dont jouit chaque Indien - égalité, justice, droit à la vie - et rejeter les dispositions qui ne respectent pas ces principes de base".


L’hindouisme vous pèse ? Fondez votre culte (Dnyanesh Jathar)
Courrier international (Supplément) - 29 juillet au 18 août 2004 - N°717 - (1/2 page)

Un demi-million d’indiens du Maharashtra vont officiellement fonder une nouvelle religion, le 12 janvier 2005. Ils veulent ainsi s’affranchir de la domination des brahmans considérant que "l’hindouisme était en réalité une religion brahmanique. Près de 6000 castes et 72000 sous-castes ont été réduites en esclavage par cette religion védique".
Cette nouvelle religion, le Shiv Dharma (la religion de Shivaji, héros du nationalisme marathe du XVIIe siècle) a vu le jour en 1998 lors de la convention du MSS "organisation hindouiste qui se consacre à l’édification de la communauté marathe et n’hésite pas à employer la violence". Elle sera interdite aux brahmanes et encouragera "les mariages intracommunautaires collectifs […] et bien sûr servir la cause des extrémistes".


Inde : Pélerinage à risque au Cachemire
Le Figaro - 2 juillet 2004 (12 lignes)

Des hindouistes ont entrepris un pélerinage à risque dans le Cachemire indien, sous la menace d'extrémistes islamiques. La protection des forces gouvernementales n'interviendra qu'à partir du 15 juillet, date officielle de la manifestation.



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