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Homosexualité et religion

2008-2006

Revue de presse



En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le


Codes couleur :
En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
En rouge foncé : citation ou extrait de l'article. Titre en gras.
En mauve : commentaire ou appréciation particulière de "atheisme.free.fr"


Barack Obama place la religion au cœur de sa campagne (avec AFP)
Le Monde – 11 juin 2008 (1/4 de page)

"Le Darfour, la guerre en Irak, les droits des homosexuels et l'avortement ont été les thèmes abordés par Barack Obama lors d'une rencontre avec des représentants du mouvement chrétien, mardi 10 juin, à Chicago.
L'évêque T. D. Jakes, à la tête d'une importante Eglise de Dallas, a indiqué que le sénateur de l'Illinois avait écouté les participants et leurs questions et raconté son propre "voyage personnel sur la route de la foi". La discussion "a abordé tous les sujets", a précisé l'homme d'Eglise à Associated Press et "tous les courants chrétiens étaient représentés dans la pièce". D'après l'évêque, certains participants au débat étaient clairement en désaccord avec les convictions politique de Barack Obama, notamment sur ses positions favorables à l'avortement et aux droits des homosexuels, qui lui valent l'inimitié de nombreux conservateurs religieux."
[...]


Contre l'homophobie le combat est mondial (Daniel Borillo)
Le Monde – 18 mai 2008 (1/2 de page)

Entretien avec Daniel Borillo, juriste, maître de conférences à Paris-X-Nanterre et chercheur au CNRS, à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie a lieu tous les ans, le 17 mai.
"Il y a, dans le monde, plus de pays qui sanctionnent l'homosexualité que de pays qui célèbrent la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie ! L'homosexualité est aujourd'hui pénalisée, souvent de façon très brutale, dans plus de 80 pays. Dans la plupart d'entre eux, l'islam est la religion officielle, qu'il s'agisse d'Etats laïques comme la Tunisie, ou de régimes islamistes, comme le Soudan. L'homosexualité est ainsi un crime passible de la peine de mort en Arabie saoudite, en Mauritanie et au Nigeria. Les homosexuels risquent la prison à vie en Ouganda, en Inde et à Singapour. Le Coran n'est pas plus homophobe que la Bible, mais dans les pays de tradition chrétienne, l'action des mouvements laïques a permis d'affaiblir le pouvoir religieux.
Ce qui est malheureux, c'est que, dans ces pays, les initiatives de la société civile sont immédiatement censurées. En 2004, un site d'information très important sur la prévention du sida, gaymiddleeast.com, a ainsi été bloqué par les autorités saoudiennes, ce qui a eu des conséquences dramatiques pour la diffusion de l'épidémie. Dans ces pays, les islamistes, qui ont poussé les gouvernements à une homophobie virulente, ont une responsabilité très lourde, mais la société dans son ensemble participe aux persécutions en rejetant les homosexuels."
[...]


Le parti islamique marocain bat une campagne très morale (Nadia Hachimi Alaoui)
Libération - 28 février 2008 (1/6 de page)

"En ordre rangé, hommes et femmes séparés par une allée, ils sont près de 600, regroupés dans la grande salle de Ksar el-Kébir, à attendre, assis, le début des festivités. Etudiants, lycéens ou jeunes cadres sont venus des grandes villes limitrophes assister au lancement, dans cette petite ville du nord du Maroc à 120 km de Tanger, de la campagne nationale sur la morale et les mœurs organisée par la jeunesse du Parti de la Justice et du Développement (PJD), principal parti islamiste du pays, Dans la salle, on ne cache pas sa fierté de voir la ville retenue pour inaugurer cette campagne qui durera deux mois. Pour Hicham, 18 ans, c’est d’abord "rendre justice à la ville". En novembre, la rumeur de l’organisation d’un mariage homosexuel à Ksar el-Kébir, qui avait mis le pays en émoi, lui a "fait honte". "Nous devons rectifier l'image de débauche qu’a donnée la ville, c’est un bon message adressé aux jeunes d’ici et de tout le pays." Hicham, inscrit en première année d’informatique dans une ville voisine, n’a pas "pu" assister aux manifestations, qui ont failli tourner au lynchage des supposés homosexuels." [...]


L'art du blasphème (Sabine Cessou)
Libération – 2 janvier 2008 (1/6 de page)

"Sooreh Hera. L'artiste iranienne réfugiée aux Pays-Bas a photographié des homosexuels masqués par le visage de Mahomet ou de son gendre Ali. Depuis, ses oeuvres ont été décrochées, et elle est menacée." [...]
Extrait : "Les photos qui fâchent sont celles d'un couple de gays iraniens, réfugiés comme elle aux Pays-Bas, dont les visages sont cachés. "Pas pour s'amuser", explique l'artiste, mais pour ne pas dévoiler leur identité, l'homosexualité étant punie par la peine de mort en Iran. Les masques représentent l'un le prophète Mahomet, l'autre son gendre Ali." [...]
"Après avoir trouvé ce travail "exceptionnel", le 30 novembre, dans le quotidien De Pers, Wim Van Krimpen, le directeur du Musée municipal de La Haye, a demandé le 3 décembre à l'artiste de retirer les pièces blasphématoires. La série Adam & Ewald devait figurer à partir du 15 décembre dans une exposition collective des sept meilleurs diplômés de la KABK. Wim Van Krimpen a estimé les images "insultantes pour une partie de la société", après avoir reçu des plaintes d'Islam Democraten, un mouvement basé à La Haye, affirme Sooreh Hera. Au lieu de s'en expliquer, Wim Van Krimpen a accusé l'artiste de vouloir faire sa promotion sur le dos d'un débat éminemment politique. Le directeur du musée n'a pas non plus apprécié d'avoir appris en lisant De Pers que les fameux masques, sur les photos, représentaient Ali et Mahomet, ni d’entendre Sooreh Hera dénoncer "l'hypocrisie du monde musulman sur l'homosexualité".
La jeune femme se défend : "Nous en avions discuté, il savait très bien que mon travail est anti-islam." Après avoir protesté contre la "censure" dont elle s’estime victime, elle a retiré toutes ses oeuvres de l'exposition à La Haye. Un autre musée, à Gouda, a proposé de les exposer. Depuis, son directeur, Ranti Tjan, est la cible de plaintes et de menaces de mort."
[...]


Conservatrice et influente, l'Eglise roumaine entretient un climat favorable aux populistes (Mirel Bran)
Le Monde - 13 juin 2007 (1/8 de page)

Le 9 juin, en Roumanie, une "marche de la diversité" des homosexuels" s'est trouvée confrontée à une "marche de la normalité" organisée par l'extrême droite.
"Malgré la dépénalisation officielle de l'homosexualité en 2002, les Roumains, dont 87 % se revendiquent de l'Eglise orthodoxe, restent peu compréhensifs à l'égard des minorités sexuelles. "La Roumanie a fait des progrès en termes de législation mais la société n'est pas encore au niveau de la loi, sans compter l'opposition de l'Eglise orthodoxe", affirme la révérende canadienne Diane Fisher, qui oeuvre depuis plusieurs années en faveur de la communauté homosexuelle roumaine."
En effet, l'Eglise orthodoxe considère l'homosexualité comme un "péché mortel" et cette marche des homosexuels comme une offense à la moralité de la vie publique et à la famille.
"Les réactions contre la Gay Pride du 9 juin, à Bucarest, ont confirmé une fois de plus l'énorme poids que l'Eglise orthodoxe continue d'avoir en Roumanie. Les populistes exploitent la situation pour tenter de séduire un électorat sensible aux questions religieuses."


Gay Pride confinée dans un stade à Jérusalem (Michel Bôle-Richard)
Le Monde - 12 novembre 2006 (1/10 de page)

"Les juifs orthodoxes n'en voulaient pas. Le Vatican avait demandé aux autorités israéliennes de l'interdire. Le maire de Jérusalem, Uri Lupolianski, y était opposé. Mais finalement la Gay Pride a eu lieu dans la ville sainte, vendredi 10 novembre, pour la cinquième fois consécutive. Jamais une telle manifestation n'avait soulevé autant de raffut."


Le pape vante les "merveilles" du mariage (avec AFP)
Le Figaro - 9 juillet 2006 (1/8 de page)

Lors de son premier voyage en Espagne, Benoît XVI a vanté le "rôle central" de la famille, "sans toutefois aborder de front les sujets de discorde avec le gouvernement espagnol". Le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero est, en effet, très critiqué par les évêques espagnols à cause des réformes mises en oeuvre depuis deux ans (légalisation du mariage homosexuel, avortement, suppression du catéchisme obligatoire à l'école).
Le "ton de conciliation contrastait avec les dures déclarations des représentants les plus conservateurs de l'épiscopat espagnol ou du Saint-Siège."
Les organisateurs attendaient 1,5 million de personnes, mais le journal El Pais n'en a relevé que 400 000 selon des sources policières.


>>> Suite de la revue de presse : Homosexualité


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