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La place de la femme dans la religion


par AM  -  20/02/2011




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S'il est un domaine où semble crédible l'ocuménisme hypocrite d'un grand nombre de religions, c'est bien celui du mépris de la femme et de la restriction de sa personnalité à la seule fonction procréatrice. À cet égard, le monothéisme comme le polythéisme n'ont jamais accepté que la femme puisse occuper un rang égal aux hommes dans leurs sociétés. Les accuser sournoisement des perversions masculines fut sans nul doute, un des meilleurs remparts contre l'aspiration à ses droits légitimes.

Et force est de constater, qu'à cet égard les démocraties ont été très souvent trop lentes elles aussi à reconnaître l'importance qui leur était due. Nous pouvons également citer ici à titre d'exemple Le Nouveau Testament. Dans lequel, la femme chrétienne n'y est qu'un ventre. Destinée à procréer, elle reste soumise à son mari comme son mari est le sujet du Christ, lui-même fils de Dieu. Le christianisme étant lui-même très fervent de ce genre de classement rudimentaire des personnes et des valeurs.

Mais nous pouvons encore aller plus loin dans la réflexion, la relégation de la femme au rang de servante prend des accents musulmans, lorsque le port du voile s'impose comme unique solution à la perversité féminine. Cette même perversion féminine tant décriée par le christianisme. Et c'est donc au nom du respect dû à Dieu, que les femmes chrétiennes, comme les musulmanes, se voient imposer le port d'un torchon infamant, signe du machisme intrinsèque à toute religion.

Dans ces mêmes religions, le mépris de la femme ne se limite pas au rapport hiérarchique qui l'attache à son mari mais s'étend également à ses capacités intellectuelles. Une fois encore, la bible fait à ce sujet preuve d'une remarquable clarté en lui ôtant même le droit de posséder une âme. Dans l'islam toujours, la condition féminine fait partie des plus grands scandales conçus par le Coran. La hiérarchie entre femmes et hommes doit obéir à des règles machistes fort répandues. La femme idéale semble plus proche de l'esclave soumis que d'une personne apte à décider de sa vie.

La femme est une possession du mâle dont il peut disposer comme bon lui semble, et comme tout bien de consommation est jeté lorsqu'il n'a plus les faveurs de l'utilisateur, la femme peut être répudiée avec facilité. Dés lors, force est de constater que le mépris de la femme assure à la religion un pouvoir renforcé dans la mesure où la moitié de la population est privée du droit de parole et est maintenue dans une position subalterne.

En la matière l'hindouisme n'échappe pas à la règle. Si une femme ne vaut pas grand chose, une veuve en vaut encore moins. Sachant qu'une femme ne voit son existence acceptée que pour la survie de la race ou l'assistance du mari, le décès de ce dernier rend alors son existence superflue. Là encore, l'hindouisme propose une solution dont l'horreur le dispute à l'animalité : le bûcher ! Dénommée le sati, la crémation d'une veuve, vivante, sur le bûcher de son mari défunt signifie donc à l'épouse son inutilité.

Paradoxalement, les penchants mystiques sont plus fréquents chez les femmes que chez les hommes. Il s'agit sans doute là, d'une situation absurde où la population féminine alimente une foi qui l'opprime et cherche son salut dans sa soumission. Tout cela montre encore s'il en était besoin combien les religions sont absurdes et à quel point elles pervertissent l'esprit même de leurs victimes, ici les femmes. Malheureusement, Tout cela participe plus a l'asservissement de l'humanité qu'à son essor, par la négation même de la moitié de celle ci.



AM



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