En 2002, suite aux multiples scandales de pédophilie, 18 congrégations religieuses s'étaient engagées à honorer la moitié des indemnités dues aux victimes d'abus sexuels commis dans les établissements catholiques.
Le rapport Ryan de mai 2009 avec ses révélations sur l'ampleur des abus commis pendant des décennies dans ces institutions, a permis d'évaluer les indemnités financières à 1,36 milliard d'euros.
Les congrégations coupables ont estimé leur participation éventuelle à 480 millions d'euros. Leur proposition comporte une partie au comptant et le solde en propriétés immobilières, dont seules douze pourraient présenter "un intérêt pour l'Etat", soit seulement un quart de la somme promise lors de la signature de l'accord.
Le ministre de l'éducation Ruairi Quinn a suggéré aux ordres religieux de payer leur dette en transférant à l'Etat la propriété de leurs écoles. En effet, 90% des écoles primaires et 70 % des écoles secondaires en Irlande sont administrées par l'Église catholique.
Le gouvernement, déjà confronté à un manque récurrent de liquidité, est sous surveillance accrue des agences de notation et s'est engagé à réduire le déficit public après une grave crise financière. Le ministère souhaite monter la contribution des ecclésiastiques à 50 % du total des indemnités, soit 680 millions. Avec un manque d'au moins 200 millions, "on est encore loin du compte", a déploré le ministre de l'éducation, précisant que deux congrégations seulement sur 18" se sont manifestées pour trouver un arrangement .