Je m'appelle Raúl et je vous écris concernant les différentes catégorisations d'athéisme ... Comme l'un de vos "répondants", j'estime que toute catégorisation est relative et que nous pouvons nous situer dans différentes appellations telles que vous les évoquez.
A la question de savoir si, pour moi, Dieu existe, la réponse est non pour plusieurs raisons dont celle que je sens intuitivement que l'enfermement de ma pensée dans un système de croyance est une annihilation de celle-ci. En lisant des textes religieux, ce qui me frappe, c'est la "brûlure" que je ressens parce que ma pensée ne peut supporter des paroles dogmatiques et autoritaires par rapport auxquelles j'aurais à me soumettre sans discussion.
De plus, d'un point de vue scientifique par exemple, l'étude de l'astrophysique montre que la réalité est beaucoup plus complexe qu'une entité ex nihilo qui aurait tout créé (sic). Mais cela n'écarte pas la possibilité d'une autre forme de spiritualité, plus humaniste mais, et là je me distingue de certains athées, ne plaçant pas l'Homme au-dessus de tout car, tous les jours, nous avons des exemples (je pense surtout environnementaux) qui nous montrent que l'Homme n'est pas au-dessus de tout et que cela lui est nuisible à terme ...
Et d'ailleurs, pour rester dans le sujet environnementaliste, force est de constater nombre de catastrophes naturelles (Tsunami, ...) dont l'être humain ne peut forcément être rendu responsable (alors que c'est là un credo bien connu des monothéismes que tout bien ne peut venir que de Dieu et tout mal que de l'homme, d'où aussi pour moi la raison pour laquelle les monothéismes sont anti-humanismes et que l'on cache trop cela).
Ce qui peut arriver parfois, face à certaines situations qui nous dépassent, c'est "l'idée de Dieu". Mais cette idée ne constitue absolument pas la preuve de la réalité. Il ne suffit pas d'y penser pour que cela existe ... En effet, tous, athées aussi, ne nous est-il jamais arrivé de nous écrier "Bon Dieu", face à un événement qui nous frappe particulièrement, mais moi, j'y vois là une réaction psychologique qui pourrait, à la rigueur, se manifester autrement.
Enfin, voilà quelques considérations brèves ...
Je pense que nous parlons trop des religions et que les athées ne font pas assez connaître leurs positions (Serait-ce parce que nous deviendrions "dominants" ?). Pourtant, nos valeurs ne sont pas assises une bonne fois pour toute, il nous faut les retravailler sans cesse, pour les autres, et vis à vis de nous-mêmes. Nous devons aussi essayé de convaincre et pas nous contenter d'un relativisme mou qui dit "moi je ne crois pas, toi tu crois, très bien, chacun sa route chacun son chemin ...".