Depuis l'âge de 8 ans j'étais déjà un croyant en proie au doute. Aujourd'hui, j'ai plus de 30 ans et je suis un athée, je dirais ... pur et dur (cependant, je n'ai pas trouvé de classification à ma perception "athéique").
Ma question est la suivante : dans quelle(s) catégorie(s) d'athée me classez vous ?
Si je me rapproche de l'athéisme conquérant pour son rapport à l'avancée inexorable de la connaissance scientifique, je ne crois pas que l'on puisse prouver pas a+b que Dieu n'existe pas. Le principe d'Euclide "Ce qui est affirmé sans preuve, peut être nié sans preuve." ne me convient pas ! Pour moi, on ne peut pas nier sans preuve ! Cette démarche est une impasse car on utilise la même méthode que celui qui affirme (chacun campe sur ses positions : match nul).
Si je me rapproche de l'athéisme orgueilleux par son caractère d'émancipation, je ne plains pas du tout ceux qui sont croyants, car ils ont eux des réponses toutes faites ! Moi, si je me délecte des futures connaissances qui viendront dans 10-20-30 ans, je sais d'ores et déjà que beaucoup de questions resteront sans réponse à ma mort (grande frustration). Aussi, suis-je aussi un condescendant qui s'ignore ?
Je n'ai pas compris la description de l'athéisme métaphysique. Peut-être en fais-je parti ? Dans ce cas, merci pour le commentaire !
L'athéisme désenchanté me parait un peu trop sombre à mon goût !
La première définition de l'athéisme méthodologique me plait pas mal. La deuxième se rapproche trop de la déesse nature à mon goût !
Donc, voilà j'écris en vrac ce que je crois de l'avenir de l'athéisme et des croyances :
Si les religions et les croyances sont partiellement basées sur des faits historiques, celles-ci pourraient être niées par la preuve historique. Je parle évidemment au conditionnel car le temps efface bien les choses. Il est donc difficile de trouver des traces historiques prouvant que ce qui est transmis par les croyances est faux ou déformé. Le conditionnel peut très bien se transformer en affirmatif du jour au lendemain, si la preuve survient.
Peut être pourra-t-on faire disparaître les religions actuelles et en créer d'autres (Qui crois encore en Zeus ?) par de multiples coups de semonces (preuves scientifiques + preuves historiques). A mon sens, la croyance en Dieu est toute autre, celle-ci ne disparaîtra jamais. La croyance en Dieu est la croyance en un être supérieur qui comme disais Hubert Reeves (je pense que cela vient de lui) bouche les trous de connaissance. Certes, la science lui vole la vedette, mais je ne crois pas que la science puisse boucher tous ces trous. Et tant que ces trous subsisteront, Dieu subsistera. Celui qui croit que la science pourra accomplir ce miracle, croit assurément en un Homme déifié.
Quelques sujets de réflexion qui ont une réponse facile (Dieu ;-) pour un croyant :
La notion "d'infini" de temps pourra-t-elle être résolue. Certes, certains scientifiques imaginent des modèles où le temps se fige, mais bon... avant qu'on y arrive...
La notion "d'infini" d'espace pourra-t-elle être résolue. En fait, le problème est qu'un athée tel que moi a du mal à imaginer qu'il n'y a plus rien là-bas, tout au bout.
"Rien ne se perd, rien ne se créer" (Lavoisier). 99% des athées croient à cela. Ben alors, d'où viennent les particules qui n'ont pas encore été découvertes (si j'avais dit matière, quelqu'un m'aurait sorti une thèse en mécanique quantique ;-).
Ce que je dirais à quelqu'un :
qui pense qu'on pourra démontrer que Dieu n'existe pas (athée conquérant) : "Dieu ne peut pas être détruit car l'athée ne pourra jamais expliquer la notion d'infini et ne pourra donc jamais démonter la notion de début des temps personnifiée par Dieu".
qui croit à Dieu, mais pas aux écrits sacrés (croyant non enfermé dans un dogme) : "Si toute chose a un début et une fin et que Dieu explique le début et/ou la fin des choses... alors, d'où vient Dieu ?"
qui croit aux écrits sacrés (croyant enfermé dans un dogme et donc moins ouvert au dialogue) : "Les religions peuvent s'avérer utiles pour véhiculer des préceptes moraux utiles à nos sociétés, mais elles peuvent s'avérer très dangereuses pour/par ceux qui en détournent le sens profond. Je suis capable de véhiculer ces mêmes préceptes sans être croyant. A tes yeux, serais-je puni ? Suis-je sur une mauvaise voie ? Je ne le pense pas !"
Je suis athée, car je pense que les gens croient en Dieu :
- par méconnaissance : de leurs origines (parfois refus de leurs origines), ceci entraînant une reconnaissance. Des preuves contradictoires aux récits sacrés. Dieu est pour eux un créateur.
- pour se rassurer : donner un sens à la vie, à leurs vies. Dieu est pour eux un guide.
- par peur : du jugement dernier spirituelle, de la punition dans la vie charnelle. Dieu est pour eux un créateur-destructeur.
Je suis athée, car je pense que les écrits sacrés ont tout simplement été écrits à des fins politiques.
Je suis athée car les connaissances que j'ai ne concordent pas, à mon sens, avec les religions.
Je suis athée, par dessus tout, car je pense qu'expliquer quelque chose d'inexplicable par quelque chose d'encore moins explicable (Dieu) ne résout rien, sauf pour les autruches.
En fait, je suis athée, mais je pense que l'humanité se partagera toujours en croyants/non croyants... et j'en suis désolé... je pense que la raison (l'athéisme) ne l'emportera jamais vraiment !
Alors Que suis-je !! (Ne répondez pas "un grand malade" ;-)