Je crois cependant que vous n'intéresserez, avec ce genre de discours, que les athées ou agnostiques. Notez, c'est toujours utile dans les discussions avec des amis musulmans. (-:
Je suis athée et anciennement chrétien (mouvement charismatique catho mais pas trop) Et bon! J'ai eu la "révélation" de l'athéisme sur le tard vers 30 ans..
Je puis vous dire qu'une des caractéristiques des croyants, en général (Et des fois ils se disent athées), c'est de refuser toutes pensées et réflexions au-delà d'un certain point.
Je crois en effet qu'on n'est pas religieux et croyant pour rien.
Cela rassure psychologiquement et calme certaines angoisses de croire par exemple:
Qu'on est immortel, ou qu'il y a une loi divine, un dieu qui nous aime qui est partout, et qui fait que nous ne sommes pas seuls, perdus dans l'univers sur notre petit caillou...
De croire que notre existence individuelle a réellement plus d'importance, aux yeux d'un dieu quelconque que celle d'une drosophile ou d'une bactérie.
Je suis d'ailleurs persuadé que la religion est un phénomène psychique qui a accompagné l'évolution "darwinienne" de l'humain. C'est dire qu'en perdant nos croyances nous perdons beaucoup, et je suis persuadé que chez certains, qui n'y sont pas prêt, cette perte peut mener à la folie.
Une des protections psychiques mises en place par la croyance en un dieu communautaire, est de ne pas se croire Dieu soi-même! Il y a donc pour moi, un véritable refus de penser chez les croyants, un refus de penser qui est d'ailleurs parallèle, sinon identique, à celui perçu par Freud quand il disait que les patients refusaient et se révoltaient d'autant plus contre la thérapie qu'il en avait besoin.
Je crois que dans une discussion avec des croyants, surtout quand ils ont une approche mystique de la religion (comme moi avant), il faut toujours avoir à l'esprit que vous vous trouvez devant des personnes qui sont comme atteintes d'une psychose institutionnalisée. Les athées de naissance, ou ceux qui n'ont pas réellement vécu d'extase ou de joie mystique, ne peuvent pas franchement comprendre dans quel monde vivent les croyants.
J'ai entendu souvent de la part de croyant, abordant l'athéisme : "mais s’il n'y a rien, alors cette vie horrible ne vaut pas la peine!" ou "mais alors tout est permis!" C'est dire la difficulté et le danger qu'il y a à rendre un croyant athée! Et c'est aussi pourquoi vous constatez comme moi, l'absence de volonté de réflexion réelle de la part du croyant. Le croyant n'ira jamais au bout de sa réflexion, car ce bout là l'angoisse trop!