BlasphèmeTu contemples ton oeuvre en témoin impotent, De ton trône céleste suintant de mensonges, Ces mielleuses paroles délayées par le temps En étroite morale nous détruisent et nous rongent. Tu es le fruit pourri d'irréelles pensées, Désirs inassouvis d'éviter la faucheuse, Quitte sa vie durant de peur, vivre caché Sous un masque puant de rêveries nauséeuses. Je te crache dessus car tu n'es qu'un pantin Reflet d'une utopie qui asservit les âmes; Je crache sur tous ceux qui suivent ton chemin Utilisant ton nom pour sortir les armes. Et je pleurs tous ceux qui n'ont pas le courage De rejeter enfin leurs croyances et leur foi ; Des livres avilissants je brûlerai les pages ; Je blasphème et je crie que tu n'existes pas ! Splach |