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Tunisie

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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En noir : synthèse la plus objective possible des articles ou des points paraissant importants.
En rouge foncé : citation ou extrait de l'article. Titre en gras.
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Tunisie/Ramadan : Où est passée la mouture moderniste de notre nouvelle Constitution ? (Salah Horchani)
Médiapart - 29 mai 2017

"1. Une pratique illégale et anticonstitutionnelle ou quand la police républicaine se transforme en police islamiste.
Pour la septième année consécutive depuis notre Révolution, dès le premier jour du mois de Ramadan, qui est tombé cette année ce samedi, et selon plusieurs médias, il y a eu de nombreuses descentes de police, plutôt musclées, pour fermer les cafés et tout lieu de restauration pendant les horaires du jeûne, entre autres, à Sidi Bou Said, El Manar et El Menzah, fait que j'ai pu vérifier de moi-même dans ce dernier quartier où je réside, et cela conformément, soi-disant, à une circulaire dite "Circulaire Mzali de juillet 1981", du nom de Mohamed Mzali, Premier ministre de l'époque qui avait cru "pouvoir rallier à lui [le Mouvement de la tendance islamique, ancêtre d'Ennahdha (nda)], cette force politique montante, et gagner son appui dans la course pour la succession [de Bourguiba]. Pour donner des gages aux leaders du mouvement, ce chantre de "l'arabisation", proche de l'Arabie saoudite et des pays du Golfe, commence par faire annuler une ancienne circulaire interdisant le port de "vêtements rituels" (le voile) dans les écoles". En outre, la dite circulaire Mzali préconisait aussi l'interdiction de vente de boissons alcoolisées pendant tout le mois de Ramadan.
Cette pratique est illégale et anticonstitutionnelle pour les trois raisons suivantes. Tout d'abord, "deux jours, seulement, après sa parution, [la Circulaire Mzali de juillet 1981] avait été annulée sur décision du chef de l'État, à l'époque, Habib Bourguiba". Ensuite, contrairement à plusieurs pays à majorité musulmane où les "dé-jeûneurs" risquent d'être poursuivis en justice et condamnés, il n'existe en Tunisie aucune loi obligeant quiconque au jeûne. Et enfin, last but not least, cette pratique viole les droits et les libertés consacrés par notre nouvelle Constitution, la première dans le Monde arabe à reconnaitre la liberté de pensée et de conscience"
[...]
https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/290517/tunisieramadan-ou-est-passee-la-mouture-moderniste-de-notre-nouvelle-constitution-0


Un islam de fond
Le Canard Enchaîné - 25 mai 2016

"L'UN des socles de l'islamisme est la notion de "choumouliyya", la "globalité de l'islam". Et c'est ce socle que vient de briser le parti tunisien d'Ennahdha, réfutant désormais l'idée que la religion musulmane soit une réponse à tous les problèmes de la société : politiques, économiques, sociaux ou culturels.
Vendredi 20 mai, le 10e congrès du parti, légalisé en 2011, a ainsi décidé de séparer activités politiques et religieuses, lesquelles seront désormais du ressort de la société civile."
[...]


En Tunisie, Ennahdha adopte la séparation du politique et du religieux (Mathieu Galtier)
Libération - 23 mai 2016

"Le congrès du parti aux racines islamiques a voté à 93, 5% pour cette réforme majeure, voulue par son fondateur Rached Ghannouchi. [...]
Le 10e congrès de Ennahdha, parti aux racines islamiques qui s'est déroulé ce week-end à Hammamet a accouché d'une réforme majeure : la séparation du politique et du religieux. La motion a été adoptée à 93, 5% par les quelque 1 200 délégués. Ce large score entérine la politique réformiste lancée par le fondateur du parti, Rached Ghannouchi, réélu dans la nuit de dimanche à lundi au poste de président avec 75, 6% des suffrages exprimés.
Ce résultat reflète davantage une discipline de vote, forgée par des années de clandestinité, qu'un consensus de la base. "Aujourd'hui, je peux vous assurer qu'il est difficile d'être dans la peau d'un militant de Ennahdha, assure un observateur de la vie politique tunisienne. [...] Pour le dirigeant de 74 ans, après avoir été un mouvement idéologique identitaire dans les années 70, puis un mouvement contestataire durant la dictature, Ennahdha doit devenir "un parti démocratique national qui place l'intérêt de la Tunisie au-dessus des siens"."
[...]
http://www.liberation.fr/planete/2016/05/23/en-tunisie-ennahdha-adopte-la-separation-du-politique-et-du-religieux_1454501


Constituante tunisienne : l'islam ne sera pas la religion du peuple
SlateAfrique - 7 janvier 2014

"Le rétropédalage des députés chargés d'adopter une nouvelle Constitution était plus que nécessaire.
La révolution tunisienne se poursuit. La source principale de la législation ne sera pas constituée des textes sacrés de l'Islam et celui-ci ne sera pas la religion du peuple. Les amendements en ce sens ont été rejetés et le parti islamiste tunisien Ennahda a dû renoncer à sa volonté d'inscrire la charia dans la Constitution. C'est un pas en avant pour les défenseurs des droits humains, une victoire bien méritée pour la société civile tunisienne. En revanche, c'est un grand échec pour les islamistes. Même en cas de victoire aux prochaines élections, Ennahda ne pourra pas appliquer son projet de société, en tout cas pas dans son état initial. Il ne pourra pas gouverner la société sur la base de textes juridiques découlant de la loi coranique comme il aurait si bien aimé le faire.
Les Tunisiens, faut-il le rappeler, ont compris la nécessité d'aller de l'avant, de cultiver la tolérance, de respecter les libertés individuelles et collectives. (...)
Le rejet de la charia en Tunisie était du reste prévisible au regard du combat que les populations ont récemment mené au nom de leurs libertés, mais aussi au regard de ce qui se passe en Egypte voisine.
En effet, les travers des Frères musulmans, dès qu'ils ont accédé au pouvoir, ne sont pas sans effet sur la perception des populations du Maghreb sur les religieux fanatiques. Leur extrémisme, qui a plongé l'Egypte dans la nouvelle et meurtrière crise d'où elle peine à s'extirper, ne plaide pas en faveur des islamistes."
[...]
http://www.slateafrique.com/428315/constituante-tunisienne-retropedalage-deputes-charia


Tunisie : Les islamistes montent au filet
Le Canard Enchaîné - 23 octobre 2013

"Il ne fait pas bon être trop joueur, en Tunisie. Les islamistes au pouvoir ont des principes : ils ne veulent pas, par exemple, voir un joueur de tennis affronter Israël. Malek Jaziri, 29 ans, 169e joueur mondial, a ainsi dû déclarer forfait, le 11 octobre, avant son quart de final de Tachkent (Ouzbékistan) pour ne pas avoir à affronter Amir Weintraub, un israélien de 28 ans, 196e mondial." [...]


Tunisie : la révolte des non-jeûneurs du Ramadan (Caroline Amouyal)
Marianne - 17 juillet 2013

"A l'heure où les manifestations font rage, le berceau du printemps arabe connaît l'éveil de nouveaux indignés ; ces "faters" du ramadan qui depuis le début de la fête religieuse, la semaine dernière, revendiquent leur droit de ne pas jeûner, via Google, Twitter et Facebook.
Le 10 juillet dernier, date du début du ramadan, un groupe de jeunes tunisiens s'est emparé de la toile pour revendiquer leur droit à ne pas jeûner, dans un pays ou Etat et religion sont étroitement liés. À l'origine de cette vague de résistance, les menaces d'Adel Almi, président de l'association "centriste" pour la sensibilisation et la réforme, proche du parti islamiste Ennahda, qui a fait savoir qu'il souhaitait que les "fattaras" (les non-jeûneurs) soient pris en "flagrant délit". [...]
L'opération est un franc succès puisque le mot clef est utilisé plusieurs dizaines de fois par heure en Tunisie (également en Algérie). En revanche, elle a suscité nombre de réactions hostiles. [...]
Rien ne garantit pour l'heure que le système restera actif. Des détracteurs ont ainsi d'ores et déjà commencé à saboter le Google Map des faters, révélant à la fois l'emprise de la religion sur l'Etat tunisien et le rôle joué par internet : une échappatoire pour ceux qui souhaitent en découdre."
[...]
http://www.marianne.net/Tunisie-la-revolte-des-non-jeuneurs-du-Ramadan_a230449.html


Amina fille courage de Tunisie (Hedy Belhassine)
Mediapart - 11 juillet 2013

"La révolution est née de l'immolation de pauvres gens qui n'avaient d'autre salut que l'exil au péril d'aller nourrir les poissons. C'était l'eau ou le feu. Un mouvement de résistance pacifique tout autant respectable est en train de prendre le relais : celui d'Amina.
Résumons ses actes de bravoure : elle brandit sur la toile la photo de son torse nu proclamant "ce corps est mien" : arrestation, raclée, séquestration à domicile. Elle s'enfuit et manifeste contre un rassemblement salafiste en taguant "liberté" sur le muret d'un cimetière de Kairouan : prison, baston. [...]
En Tunisie comme ailleurs les êtres ne naissent pas libres et égaux en dignité et en droit. Le respect de ce principe est un combat permanent. Il est en constante régression depuis qu'Ennahdha est au pouvoir. Les récents « faits divers » ne sont que la partie visible de la mutation vers la banalisation de la discrimination. Souvenons-nous de cette gamine violée devant son fiancé par des policiers, puis emprisonnée pour "rébellion". C'est un cas extrême mais emblématique de la décomposition sociétale. La seule femme du gouvernement est celle en charge du genre ; il n'y a aucune gouverneure, aucune colonelle, aucune procureure, aucune commissaire de police, aucune doyenne. Les fonctions d'autorité sont réservées aux machos.
La charia s'applique à tout un pan du code civil qui entre autres aberrations limite l'héritage de la femelle au huitième de celui du mâle. Enfin et surtout, nul article de la future constitution ne présente une avancée sur le droit à l'égalité des femmes et sur l'abolition de toutes les discriminations."
[...]
http://blogs.mediapart.fr/blog/hedy-belhassine/110713/amina-fille-courage-de-tunisie


Tunisie : bras de fer entre partis islamistes (H.Z.)
L'Humanité - 17 mai 2013

"Selon Rached Ghannouchi, la tenue du congrès du mouvement salafiste, Ansar Charia, a été interdite. Il devait se tenir ce dimanche à Kairouan. Les salafistes appellent à une manifestation dans la capitale.
Ansar Charia, la vitrine politique des djihadistes tunisiens, tiendra-t-il son congrès prévu pour ce dimanche à Kairouan?? Selon les organisateurs, plus de 40 000 personnes sont attendues. À Sidi Bouzid et d'autres villes, dont Tunis où l'organisation est enracinée, des centaines d'islamistes ont déjà pris la route vers Kairouan. "Nous ne demandons pas l'autorisation du gouvernement pour prêcher la parole de Dieu et nous le mettons en garde contre toute intervention de la police pour empêcher la tenue du congrès", a prévenu son porte-parole, Seifeddine Raïs, lors d'une conférence de presse jeudi à Tunis, avertissant que "le gouvernement sera responsable de toute goutte de sang qui sera versée"."
[...]
http://www.humanite.fr/monde/bras-de-fer-entre-partis-islamistes-541782


Tunisie : la page Femen piratée par des islamistes après des photos seins nus (AFP)
Le Nouvel Observateur - 23 mars 2013

"Des pirates informatiques de la mouvance islamiste ont pris le contrôle dans la nuit de mercredi à jeudi de la page Facebook du groupe féministe Femen-Tunisie après la diffusion de photos de deux jeunes tunisiennes seins nus.
"Grâce à Dieu nous avons piraté cette page immorale et le meilleur est à venir", y est-il indiqué par le pirate qui signe du nom "al Aangour".
"La page a été piratée et si Dieu le veut, ces saletés vont disparaître de Tunisie", écrit-il encore.
Le pirate a remplacé sur la page les photos des différentes actions seins nus des Femen à travers le monde par des vidéos de sourates du coran, d'images illustrant la profession de foi l'islam.
Femen, un groupe de féministes ukrainiennes désormais installé à Paris et qui a fait des émules dans plusieurs pays du monde, est connu depuis 2010 pour ses actions "topless" pour dénoncer le sexisme, l'homophobie, la prostitution et la religion.
Deux jeunes Tunisiennes ont diffusé ces derniers jours sur internet des photos d'elles seins nus avec écrit en lettre noire et en arabe sur leur poitrine "mon corps m'appartient, il ne représente l'honneur de personne"."
[...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20130321.AFP7276/tunisie-la-page-femen-piratee-par-des-islamistes-apres-des-photos-seins-nus.html


Tunisie : De la révolution pacifique au djihad armé ? (Monia Ghanmi et Yasmine Najjar)
Courrier International - 8 mars 2013

"Selon l'enquête du site Magharebia, imams radicaux et salafistes poussent les jeunes Tunisiens à répondre à l'appel au djihad. Ils pourraient être des dizaines à se rendre en Syrie ou au Mali.
Le jeune Tunisien Abdelkarim Jdirine fait partie des personnes disparues. "Un jour, il est allé à la mosquée, et on ne l'a jamais revu", explique sa soeur Izdihar. "Quelques jours plus tard, nous avons trouvé un message glissé sous la porte de notre maison, nous expliquant qu'il était parti chercher le martyr en Syrie." Ce phénomène est de plus en plus fréquent : les djihadistes tunisiens adoptent l'idéologie d'Al-Qaida et partent pour le Mali ou la Syrie. Et toute une génération commence à en souffrir. (...)
"Ces jeunes Tunisiens qui quittent leur pays pour aller combattre ne représentent pas un phénomène nouveau", avait déclaré l'ancien Premier ministre Hamadi Jebali [du parti islamiste Ennahda] en juin dernier. "Des jeunes sont partis en Irak, en Afghanistan et en Somalie", avait-il ajouté.
Après les évènements du Printemps arabe, les djihadistes ont commencé à se rendre en Libye, en Syrie et au Mali. Les combattants du Maghreb en Syrie se sont associés à des groupes qui cherchent à renverser le régime de Bachar El-Assad, notamment Jabhat Al-Nosra [Front Al-Nosra], un affilié d'Al-Qaida."
[...]
http://www.courrierinternational.com/article/2013/03/08/de-la-revolution-pacifique-au-djihad-arme


Tunisie: le parti islamiste renonce aux ministères régaliens, concession clé (AFP)
Le Nouvel Observateur - 27 février 2013

"Les islamistes tunisiens d'Ennahda ont annoncé mercredi céder les ministères régaliens à des indépendants, acceptant une revendication clé de la classe politique et ouvrant la voie à la mise en place d'un nouveau gouvernement pour sortir le pays d'une profonde criseLe parti islamiste, après avoir longtemps résisté, cède ainsi à une revendication de la quasi-totalité de l'opposition et de ses partenaires laïques au gouvernement, Ettakatol et le Congrès pour la République (CPR) du partenaires laïques au gouvernement, Ettakatol et le Congrès pour la République." [...]


Au Caire et à Tunis, les islamistes contre la colère populaire (Pierre Barbancey)
L'Humanité - 10 décembre 2012

"A ceux qui expliquaient un peu doctement et avec beaucoup de morgue que les pays des "printemps arabes" devaient nécessairement en passer par une période où les islamistes seraient au pouvoir, viennent de recevoir un démenti cinglant de la part des peuples égyptien et tunisien. Au Caire comme à Tunis et dans les principales de provinces, les manifestations se multiplient.
Elles visent à dénoncer l'attitude de ces islamistes, qu'ils se nomment Frères musulmans ou Ennahda, dont le but premier est d'instaurer leur ordre moral et rigoureux. Une attitude qui se double d'une allégeance sans faille avec l'autre ordre, capitaliste celui-là, où le marchand est roi. Le ressentiment des Egyptiens et des Tunisiens à l'égard de leur pouvoir respectif est alimenté par les espoirs déçus de la révolution face aux difficultés économiques des deux pays et l'impasse politique dans laquelle ils sont plongés, faute d'un compromis sur la future Constitution."
[...]
http://www.humanite.fr/tunisie/analyse-au-caire-et-tunis-les-islamistes-contre-la-510619


Attaque de Benghazi : Washington évoque une opération planifiée (AFP)
Le Point - 13 septembre 2012

"De son côté, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a condamné un "attentat choquant pour toutes les consciences" et accusé "un petit groupe sauvage" de l'avoir mené.
De son côté, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a condamné un "attentat choquant pour toutes les consciences" et accusé "un petit groupe sauvage" de l'avoir mené.
L'attaque, le 11 septembre, contre le consulat américain de Benghazi en Libye, au cours de laquelle l'ambassadeur des Etats-Unis et trois autres Américains ont été tués, semble avoir été planifiée, estimaient mercredi soir des responsables américains.
Initialement mise sur le compte d'hommes armés en colère contre un film anti-islam, l'attaque résulterait d'une opération coordonnée plutôt que de débordements d'une foule en colère, a affirmé mercredi à l'AFP un responsable américain. (...)
Signé par un certain Sam Bacile -- un pseudonyme --, qui décrit l'islam comme un "cancer", le film se veut une description de la vie du prophète Mahomet et évoque les thèmes de l'homosexualité et de la pédophilie. "Son réalisateur est bouleversé par le meurtre" du diplomate et se cache par peur d'être tué, selon un de ses collaborateurs, Steve Klein, qui a dit à l'AFP lui avoir parlé au téléphone tout en ignorant où il se trouve."
[...]
http://www.lepoint.fr/monde/attaque-de-benghazi-washington-evoque-une-operation-planifiee-13-09-2012-1505633_24.php


Les barbus taillent des shorts (S. Ch.)
Le Canard enchaîné - 29 août 2012

"Manque de chance pour les salafistes tunisiens, qui tentent d'imposer la charia par la force : le passant qu'ils ont molesté le 16 août était franco-tunisien. Et conseiller régional des Pays de la Loire. Pour une fois donc la bastonnade n'est pas passée inaperçue.
Ce jour-là, à Bizerte, ils étaient plusieurs centaines, protestant contre une manifestation culturelle qu'ils jugeaient "dégradante". Passent Jamel Gharbi, 62 ans, sa femme et sa fille.
(...)
Sa femme est en débardeur, et sa fille, 12 ans en short. Scandale ! Six salafistes fondent sur le groupe. Gharbi dit à sa femme de s'enfuir. Il est entouré, frappé à coup de bâton dans le dos, la nuque et au visage. Personne ne bouge. Ni les témoins ni la police"
[...]


Retour aux fondamentaux politico-religieux (H. Z.)
L'Humanité - 26 août 2012

"Après avoir fait croire qu'ils avaient changé, Ennahdha, en Tunisie, et le Parti de la justice et de la liberté (PJL), vitrine politique des Frères musulmans en Égypte, sont vite revenus à leurs fondamentaux islamistes une fois parvenus au pouvoir. N'a-t-on pas entendu Rached Ghannouchi, le leader d'Ennahdha, affirmer que son parti ne remettrait jamais en cause le Code du statut personnel, promulgué en août 1956, qui fait de la femme tunisienne une citoyenne à part entière ? Ne l'a-t-on pas entendu assurer, devant un parterre de journalistes, que l'islam ne serait pas religion de l'État et source de la législation ? Aujourd'hui, n'est-il pas en train de revenir sur ses engagements ? Faisant face à une forte résistance des femmes et des progressistes, Ennahdha n'a nullement renoncé à "islamiser" la société, quitte pour ce faire à instrumentaliser le religieux et la violence des salafistes. Ainsi, quand ces derniers s'en prennent à l'art et à la culture, Ennahdha s'empresse de proposer un texte de loi punissant les "atteintes au sacré". (...)
En vérité, les islamistes n'ont pas renoncé à leurs raisons d'être. Ils mettent en pratique un principe connu : "La guerre est une ruse", consistant à faire croire à leurs adversaires qu'ils sont prêts à jouer le jeu. Et ce, avant qu'ils ne tombent le masque."
[...]
http://www.humanite.fr/monde/retour-aux-fondamentaux-politico-religieux-502787


L'art hérisse les barbus tunisiens (S. Ch.)
Le Canard Enchaîné - 11 juillet 2012

"Les salafites ne peuvent pas encadrer les artistes tunisiens. Menaces de mort, manipulation, insultes, tout est bon pour casser les crayons, briser les sculptures et décrocher les toiles.
Le 10 juin, au dernier jour de la 10e édition du Printemps des arts, un huissier fait irruption au Palais Abdellia, à Tunis, où se tient l'exposition. Il photographie les ouvres et exige que quatre d'entre elles soient retirées avant 18 heures, notamment des bustes de femmes lapidées et les mots de "Gloire à Dieu" formés par des fourmis. Plus tard dans la journée, les clichés sont exhibés dans une mosquée tenue par des islamistes et présentés comme "blasphématoires"."
[...]


Tunisie: sécurité renforcée et appel au calme dans les mosquées (AFP)
Le Point - 15 juin 2012

""La situation sécuritaire est normale dans tout le pays, il n'y a aucune raison pour que les citoyens aient peur", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khaled Tarrouche sur la radio Mosaïque FM, juste avant le début de la grande prière de la mi-journée.
Des appels au calme ont été lancé dans plusieurs mosquées lors de la grande prière de vendredi en Tunisie où "la situation sécuritaire est normale", selon le gouvernement, après la flambée de violence du début de la semaine.
Dès jeudi soir, les islamistes avaient lancé des signes "d'apaisement" : le parti Ennahda, au pouvoir, et plusieurs factions radicales avaient renoncé à manifester pour "défendre les valeurs du sacré", après l'interdiction de toute marche par le ministère de l'Intérieur. (...)
Ces manifestations avaient été annoncées après une exposition controversée, dont certains oeuvres portaient selon eux atteinte aux valeurs islamiques et qui a été vandalisée dimanche soir par de présumés salafistes."
[...]
http://www.lepoint.fr/monde/tunisie-securite-renforcee-et-appel-au-calme-dans-les-mosquees-15-06-2012-1473855_24.php


Tunisie: le guide des salafistes dénonce les intérêts français (Thibault Cavaillès)
Le Figaro - 30 mai 2012

"Le cheikh al-Khatib al-Idrissi ne veut pas seulement d'une Tunisie sous charia mais d'une oumma, une nation musulmane englobant tous les fidèles de par le monde.
Sa pensée est la référence spirituelle suprême des salafistes tunisiens. «Quand il prêche dans la région, tous les taxis sont pleins», prévient le chauffeur, qui nous conduit de Sidi Bouzid à Ben Aoun"
[...]
http://recherche.lefigaro.fr/recherche/access/lefigaro_fr.php?archive=BszTm8dCk7
8atGCYonbyzr7EIqvKUgYx1oRC53hyRtaWtD7cfAEhCIfaCSUxUbGAu2IGtjAq08M%3D


Historique: tunisiens juifs ou .... (SBessis)
Médiapart - 12 mai 2012

"Ceci n'est pas un jeu, dans l'histoire suivante il faut chercher l'erreur : depuis l'indépendance de la Tunisie, mais plus encore depuis que la révolution de 2011 a libéré toutes les paroles, les meilleures comme les pires, chaque acte antijuif commis par les islamistes radicaux est suivi d'un concert de mises au point de la part des responsables du pays et des principaux partis politiques : de tels comportements seraient le fait d'une minorité et les juifs, qu'ils se rassurent, sont des citoyens à part entière, jurent-ils tous la main sur le coeur.
Dont acte. Cela montre, et tant mieux, qu'en Tunisie on ne peut lancer d'appel à la haine sans provoquer de réactions. Mais, d'un autre côté, les mêmes hommes publics répètent, chaque fois que la question identitaire est évoquée, que tous les Tunisiens sont une fois pour toutes musulmans et qu'il n'y a pas lieu de revenir sur cette évidence indiscutable. Or de deux choses l'une : ou les juifs tunisiens sont des Tunisiens juifs (l'ordre des mots a ici son importance) et, dans ce cas, tous les Tunisiens ne sont pas musulmans, ou tous les Tunisiens sont musulmans et les juifs ne sont pas vraiment tunisiens. Ni d'ailleurs les chrétiens ou les bahaï, ou les bouddhistes si l'on découvre un Tunisien adepte de cette religion.
Pas «vraiment». Dans cet adverbe se situe toute l'ambiguïté du rapport que la Tunisie entretient avec ce fait minoritaire qui a, durant des millénaires et jusqu'aux années 60 du XXe siècle, été constitutif de sa société."
[...]
http://blogs.mediapart.fr/blog/rustin49/120512/historique-tunisiens-juifs-ou


Tunisie : Nessma condamnée pour blasphème après la diffusion de Persépolis (NDE)
L'Humanité - 3 mai 2012

"La justice tunisienne a condamné ce jeudi le directeur de la chaine de télévision privée Nessma à une amende de 2400 dinars (1200 euros) pour avoir diffusé le dessin animé de Marjane Satrapi, Persépolis.
Nabil Karoui, le directeur de Nessma a été condamné pour blasphème. Dans "Persépolis" figure une représentation d'Allah, ce qui est considéré comme un blasphème par une des quatre écoles de pensée du sunnisme - et non selon l'Islam, comme malheureusement on le lit et l'entend trop souvent.
Nabil Karoui risquait une peine de trois ans de prison. Il ne devra payer qu'une amende de 1200 euros, mais l'important est qu'il est condamné. Et non pas les dizaines d'intégristes qui ont tenté de brûler le siège de la chaîne ou de s'en prendre au domicile privé de Nabil Karoui suite à la diffusion du dessin animé."
[...]
http://www.humanite.fr/monde/tunisie-nessma-condamnee-pour-blaspheme-pour-avoir-diffuse-persepolis-495794


Ennahda veut ériger l'islam comme pilier de la Constitution tunisienne (Elodie Auffray)
Libération - 13 mars 2012

"Après trois mois passés à définir son fonctionnement et celui des pouvoirs provisoires, l'Assemblée constituante tunisienne est entrée dans le vif du sujet. Les élus ont d'emblée mis sur la table le sujet qui s'annonce le plus sensible : la place de l'islam. Tous les partis s'accordent sur le maintien de l'article premier de la Constitution post-indépendance : "La Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain : sa religion est l'islam, sa langue l'arabe et son régime la république", édicte-t-il. Un relatif consensus semble s'être dégagé pour faire référence, dans le préambule, au "système des valeurs islamiques", comme une source d'inspiration, parmi trois autres.
La nature civile de l'Etat ne fait pas non plus débat. Le parti islamiste Ennahda, qui détient 41% des 217 sièges, ne voit "rien de sacré dans l'Etat, explique Sahbi Atig, le président du groupe. C'est un contrat social entre le peuple et le gouvernement. Il n'y a pas d'hommes sacrés, contrairement à l'islam chiite." Mais "l'idée de séparation du politique et du religieux est étrangère à l'islam, a-t-il défendu dans l'hémicycle, la semaine dernière. La religion ne relève pas du domaine privé, mais d'un ordre public et d'un mode de vie"."
[...]
http://www.liberation.fr/monde/01012395587-ennahda-veut-eriger-l-islam-comme-
pilier-de-la-constitution-tunisienne


Tunisie. Controverse à propos de la loi islamique (Hassane Zerrouky)
L'Humanité - 6 mars 2012

"Jetant aux oubliettes ses belles promesses, Ennahdha veut faire de l'islam la source principale de la législation. Partis de gauche et démocrates se mobilisent.
Moins de trois mois après sa victoire électorale - 89 sièges sur 217 -, le parti Ennahdha n'a pas tardé à annoncer la couleur?: faire de la charia la source de la législation. C'est ce qu'a préconisé le chef du groupe parlementaire d'Ennahdha, Sahbi Atig. "La religion ne relève pas du domaine privé, mais d'un ordre public et d'un mode de vie", déclarait-il le 28 février lors du débat consacré sur le projet de constitution. "Nous voulons appliquer progressivement la charia. Cette dernière doit se faire selon trois références fondamentales, qui sont le Coran, la Sunna et l'unanimité des savants de la Umma islamique, et doit émaner d'une demande du peuple", a renchéri le député et dirigeant du parti, Sadok Chourou. Ajoutant que "couper les mains des voleurs ou flageller les femmes adultères ne peuvent être appliqués si le contexte socio-économique ne s'y prête pas". Et afin qu'il n'y ait aucun doute sur les intentions de son parti, le chef d'Ennahdha, Rached Ghannouchi, a assuré que "l'article de la Constitution stipule que la Tunisie est un État libre, indépendant et souverain?; sa religion est l'islam, sa langue l'arabe et son régime la République, et il pourrait mentionner que la charia est la source principale de la législation tunisienne". Fini donc ce temps - c'était le 4 novembre dernier -, où le même Ghannouchi déclarait?: "Nous sommes tous d'accord pour conserver l'article 1er de la Constitution qui déclare que l'islam est la religion et l'arabe la langue officielle du pays" et qu'"il n'y aura pas d'autres références à la religion dans la Constitution". "
[...]
http://www.humanite.fr/monde/tunisie-controverse-propos-de-la-loi-islamique-491658


Tunisie : les islamistes prêts à s'allier avec la gauche (avec AFP)
Le Monde - 24 octobre 2011

Les islamistes en tête, suivis de deux partis de gauche : le visage de la future Assemblée constituante tunisienne s'esquissait lundi 24 octobre, au fur et à mesure des résultats annoncés par les partis, au lendemain d'un premier scrutin historique, neuf mois après la révolution tunisienne. Les résultats définitifs et officiels ne devaient pas être annoncés avant mardi par la commission électorale (ISIE) mais les premières tendances et déclarations confirmaient l'avancée d'Ennahda, attendue.
Le parti islamiste a immédiatement lancé un message pour "rassurer" les partenaires économiques de la Tunisie. "Nous espérons très rapidement revenir à la stabilité et à des conditions favorables à l'investissement", a déclaré Abdelhamid Jlassi, directeur du bureau exécutif.
"Nous respecterons les droits de la femme sur la base du code de statut personnel et de légalité entre les Tunisiens quels que soient leur religion, leur sexe ou leur appartenance sociale", a ajouté Nourreddine Bhiri, membre de la direction du parti islamiste, en guise de réponse aux craintes du camp laïque."
[...]
http://www.lemonde.fr/tunisie/article/2011/10/24/tunisie-le-parti-du-peuple-prend-acte-de-sa-defaite_1593202_1466522.html


Nadia El Fani : "Mon film est un plaidoyer pour la laïcité" (Entretien réalisé par Dominique Widemann)
L'Humanité - 21 septembre 2011

"En 2010, la réalisatrice décide de filmer le mois du ramadan en Tunisie. Surgit une révolution qui va bouleverser ce projet.

Pouvez-vous retracer la genèse de ce documentaire "rattrapé par l'histoire"?
Nadia El Fani. Nous étions très nombreux, sous la dictature de Ben Ali, à penser que pour réclamer davantage de démocratie, revendiquer la laïcité était un bon moyen de confronter le pouvoir à ses contradictions. En même temps qu'il se présentait comme le garant des libertés individuelles, Ben Ali lançait sa police sur les gens pour des motifs comme "l'atteinte aux bonnes mours" ou "l'atteinte aux principes religieux", n'hésitant pas à s'appuyer sur de vieilles lois coloniales. Il ne cessait de donner des gages aux islamistes. Le grand mufti annonçait le début du ramadan à la télévision comme s'il s'agissait d'un événement officiel. Lorsque j'ai réalisé le montage de mon film précédent, Ouled Lénine, j'ai cherché des traductions de l'Internationale. Je me suis aperçue que dans la version arabe, le début du couplet "Il n'est pas de sauveur suprême, ni Dieu, ni César, ni tribun" était remplacé par une tout autre expression. Même chez les communistes, comme mon père, dirigeant du Parti tunisien, le refus de la référence à l'autorité de Dieu est un tabou que l'on ne pouvait transgresser. Il est impossible de se proclamer "athée". Partout, en terres d'islam, cette proclamation peut vous valoir la prison, la mise au ban de la société, voire la mort. Je voulais être de ceux qui s'impliquaient dans ce combat pour la liberté d'expression. (...)
L'exigence de laïcité a vite été très présente. Ce sont les séquences qui ouvrent le film actuel. Celles qui le ferment montrent que la question est en débat. Mais aucun parti progressiste ne s'en empare. Même l'Association tunisienne des femmes démocrates dont on voit qu'elles inscrivaient "laïcité" sur les pancartes dès les premières grandes manifestations n'a livré à ce jour?de déclaration claire. Laïcité, Inch'Allah est donc un plaidoyer pour la liberté de conscience et d'opinion. (...)
Le film n'est pas antireligieux, il n'insulte personne mais cela n'empêche pas les islamistes de lui jeter l'anathème sans que les Tunisiens puissent s'en faire leur propre idée. Sa présentation en France me semble importante en raison de la présence d'une forte communauté tunisienne mais pas seulement. En même temps que Nicolas Sarkozy ne cesse de bafouer la laïcité, les musulmans sont stigmatisés, on prend les immigrés au piège de la question identitaire."
[...]
http://www.humanite.fr/culture/nadia-el-fani%E2%80%89-%C2%AB%C2%A0mon-film-est-un-
plaidoyer-pour-la-laicite%C2%A0%C2%BB-479917


Le danger intégriste présent (Hedi Saïdi)
L'Humanité - 29 juin 2011

Hedi Saïdi est historien, enseignant-chercheur à Lille.
"Six mois après la chute de Ben ali, Où en est la révolution tunisienne ?
Un grand nombre de personnes dans le monde se sont félicitées de l'avènement de la révolution tunisienne allant jusqu'à la comparer à la Révolution française de 1789.
De leur point de vue, ce mouvement, inédit dans les pays arabes, est un laboratoire révolutionnaire et un exemple pour la reconstruction d'une nouvelle société.
Le monde arabe et les pays en voie de développement croient avoir réalisé leur propre modèle.
De l'intérieur du pays, les choses sont regardées différemment?: si le tyran est éliminé, par contre la feuille de route politique et institutionnelle n'est guère lisible. Les rapaces et les requins de toutes eaux sont apparus et passés aussitôt à l'action pour conquérir le pouvoir.
On peut penser que dans un climat incertain et un désordre préoccupant, les intégristes cherchent à récupérer la révolution. Il est facile pour eux de prétexter qu'ils étaient les principaux opposants et les réelles victimes de la ditature.
En février 2011, les sondages donnaient à ces intégristes 5% d'intention de vote. Quelques mois plus tard, ce taux est monté à environ 30%?! Que s'est-il donc passé entre-temps?? Pourquoi le discours islamo intégriste trouve-t-il un écho favorable auprès de certains Tunisiens (ne)s??
Habiles dans l'art de la communication, ces intégristes évitent les sujets délicats (statut de la femme, liberté religieuse, droits de l'homme, forme de l'État, positions sur l'Iran, le Hamas.). Ils se présentent comme des démocrates, des humanistes soucieux de l'intérêt général. Leur référence est non pas le Coran mais l'histoire, la civilisation et les expériences sociales tunisiennes."
[...]
http://www.humanite.fr/29_06_2011-le-danger-int%C3%A9griste-pr%C3%A9sent-475426


Tunisie. Jusqu'où iront les islamistes ? (The Daily Star)
Courrier International - 12 mai 2011

"Jusqu'où iront les islamistes ? Les élections prévues fin juillet verront pour la première fois la participation de partis islamistes. Rached Ghannouchi, le leader d'Ennahda, a peaufiné un nouveau discours. D'autres formations lui font concurrence." [...]
http://www.courrierinternational.com/article/2011/05/12/jusqu-ou-iront-les-islamistes


Tunisie : la cinéaste Nadia El Fani traquée par les islamistes (Martine Gozlan)
Marianne2 - 12 mai 2011

"Son film "Ni Allah ni maitre" qui sera projeté à Cannes le 18 mai lui vaut une campagne d'insultes et d'intimidations dans son pays. La liberté de conscience est-elle interdite à Tunis ?
Elle ne s'est pas tue sous Ben Ali et elle croyait pouvoir parler librement après sa chute. Hélas, la cinéaste tunisienne Nadia El Fani découvre qu'il n'en est rien. Pour avoir osé travailler sur la question laïque et titré son film « Ni Allah ni maitre », l'artiste est devenue la cible de milliers d'obscurantistes qui en appellent sur le web à l'agression physique, voire au meurtre. La Quinzaine des réalisateurs rendra hommage aujourd'hui à son courage en ouverture du festival de Cannes, en même temps qu'au cinéaste iranien Jafar Panahi, condamné à six ans de prison par les mollahs de la république islamique.
" Ni Allah ni Maitre" ne sera toutefois pas présenté à la Quinzaine mais en projection publique, le 18 mai, au cinéma les Arcades, à 16 heures 15. Courez-y, elle a besoin de votre soutien ! Les Tunisiens, eux, en ont eu la primeur il y a quelques semaines. Un reportage a suivi sur la chaine Hannibal TV et c'est ce qui a mis le feu aux poudres. La cinéaste y expliquait tranquillement son propos : un voyage dans une Tunisie tolérante à l'été 2010, parmi ceux qui refusaient de faire le Ramadan. La révolution arrive alors qu'elle travaille sur le montage du document. Caméra au poing, elle se précipite dans la rue, sur l'esplanade de la Kasbah, et découvre que la laïcité est l'un des débats les plus importants et les plus passionnés de ces premiers jours d'un monde nouveau."
[...]
http://www.marianne2.fr/Tunisie-la-cineaste-Nadia-El-Fani-traquee-par-les-islamistes_a206057.html


Tunisie. Les islamistes radicaux montent au créneau
Courrier International - 28 avril 2011

"Plusieurs centaines de mosquées ont été investies par des groupes extrémistes.
Et l'Etat laisse faire, déplore le directeur de l'hebdomadaire Réalités."
[...]
http://www.courrierinternational.com/article/2011/04/28/les-islamistes-radicaux-montent-au-creneau


Ben Ali n'est plus cité dans les sermons (AFP)
Le Figaro - 20 février 2011

"Le nom de Zine El Abidine Ben Ali, le président tunisien déchu, a disparu des sermons des imams des prières du vendredi, tout comme la surveillance policière autour des mosquées, ont indiqué des fidèles et des religieux.
A la mosquée Al-Fath, Avenue de la liberté dans le centre de Tunis, l'imam a commencé son sermon par une prière à "la mémoire des martyrs de la révolte des jeunes", sans mentionner tout au long de son prêche une seule fois le nom de Ben Ali.
"D'habitude, l'imam lance des incantations du genre 'que Dieu bénisse notre président Zine El Abidine ben Ali'", a fait remarquer un fidèle, Anas Tamallah, 26 ans."
[...]
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/21/97001-20110121FILWWW00488-ben-ali-
n-est-plus-cite-dans-les-sermons.php


Tunisie, Egypte : la démocratie au risque de l'islamisme radical ? (Romain Pigenel)
Marianne2 - 3 février 2011

"L'attitude des gouvernants à l'égard des évènements tunisiens et égyptiens est emblématique du dilemme entre volonté d'ingérence et respect du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, explique le blogueur Romain Pigenel.
L'ébullition qui, partant de la Tunisie, secoue aujourd'hui l'Égypte sur ses bases (en attendant peut-être d'autres pays) interroge doublement les démocrates, les progressistes, et la gauche en particulier. Premier doute : faut-il se mêler de ce qui se passe dans ces pays, au nom d'un droit d'ingérence démocratique, ou agir avec plus de prudence (et s'abstenir de soutenir un débouché plus précis que l'exigence de démocratie en général), au nom du respect de la souveraineté des pays étrangers, et du refus de ce qui pourrait ressembler à du colonialisme ou du paternalisme ? Deuxième doute : faut-il pousser à fond en faveur des soulèvements, et réclamer que table rase soit faite, quoi qu'il puisse en surgir ensuite, ou au contraire se soucier de l'après, et mettre dans la balance le pouvoir en place, mal que l'on connaît, avec les maux peut-être pires encore qui pourraient lui succéder ? La démocratie vaut-elle le risque de l'islamisme radical - puisque c'est de cette crainte qu'il s'agit - et donc de sa propre négation ? Deux tensions : universalisme contre souverainisme, morale des principes contre morale des conséquences. On comprend pourquoi la gauche semble discrète et timide, si ce n'est prudente, depuis le début de ces révoltes. A l'instar d'un Jean-Luc Mélenchon condamnant l'empressement de Jeannette Bougrab à demander le départ de Moubarak, et se livrant à une bien complexe casuistique ("Le militant que je suis dit à Moubarak "dégage!"; si j'étais le président de la République, je me garderais bien de tenir un tel discours à l'égard d'un autre peuple souverain et libre"). Au bout du compte, ces deux tensions se rejoignent et se résument à un débat sur le sens d'une formule qui met tout le monde d'accord - le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. La démocratie doit-elle être défendue dans l'absolu et jusqu'au bout, ou au contraire être soumise à des considérations de souveraineté, et évaluée à l'aune des risques qu'elle ouvre - dans le cas présent, celui de l'islamisme ?"
[...]
http://www.marianne2.fr/Tunisie-Egypte-la-democratie-au-risque-de-l-islamisme-radical_a202390.html


Les islamistes adoptent un profil bas en Tunisie (Dominique Lagarde)
L'Express - 27 janvier 2011

"Ils promettent de ne pas présenter de candidats à la présidentielle tunisienne et s'efforcent de rassurer. L'intelligentsia laïque s'interroge sur la façon de les combattre.
Combien pèsent-ils sur l'échiquier politique tunisien ? Nul ne le sait Mais la démocratie tunisienne devra compter avec les islamistes du mouvement Ennahda. Pour l'heure, ceux-ci adoptent un profil bas, et jurent qu'ils n'ont pas d'autre objectif que de jouer le jeu du pluralisme politique.
Le parti devrait prochainement déposer une demande afin d'être officiellement reconnu. Mais, s'il entend être partie prenante de la nouvelle donne, il ne veut pas brusquer les choses. Les islamistes savent qu'ils font peur à ceux qui ne sont pas de leur bord, en Tunisie et à l'étranger. "Nous ne présenterons pas de candidat à l'élection présidentielle" confirme Ali Larib, le porte-parole du mouvement, "car nous devons, tenir compte des équilibres existant et des difficultés de la transition. Il faut d'abord implanter la culture démocratique dans le pays". Sami Dilou, avocat et membre lui aussi d'Ennahda, est plus explicite : "Pendant des années, Ben Ali a brandi l'épouvantail islamiste pour faire peur aux Tunisiens et aux Occidentaux. Nous devons rassurer. Gouverner n'est pas notre priorité. Le pays doit d'abord faire l'apprentissage de la démocratie. Nous serons représentés mais il n'y aura pas de ras de marée islamiste, cela ne serait pas souhaitable.""
[...]
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/les-islamistes-adoptent-un-profil-bas-en-tunisie_955152.html


La Tunisie interdit le numéro de L’Express consacré aux religions
Le Nouvel Observateur – 7 novembre 2008 (1/2 page)

"L’hebdomadaire français a fait sa couverture avec "Le choc Jésus-Mahomet, leur itinéraire, leur message, leur vision du monde". Une publication qui "porte atteinte à la religion islamique, aux croyances et aux sentiments des musulmans", selon Tunis. Une mesure similaire a déjà été annoncée au Maroc.
Les autorités tunisiennes ont indiqué avoir saisi un numéro de l'hebdomadaire français L'Express international pour atteinte à l'islam, une mesure similaire ayant déjà été annoncée au Maroc.
"Le numéro 2991 de l'hebdomadaire en date du 30 octobre au 5 novembre comportait un dossier portant atteinte à la religion islamique, aux croyances et aux sentiments des musulmans" a-t-on indiqué de source officielle à l'AFP."
[...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20081104.OBS9322/?xtmc=religion&xtcr=3


"Historia" interdit en Tunisie
Le Monde - 13 janvier 2007 (1/10 de page)

Début de l'article : "Le numéro de janvier-février de la revue française Historia, consacré aux intégrismes religieux, a été interdit de distribution en Tunisie pour avoir publié une "image du Prophète et de ses compagnons", selon une source officielle à Tunis citée par l'AFP. "Une telle représentation, formellement interdite en Islam, est de nature à heurter les sentiments religieux des Tunisiens", a ajouté la même source.
Le directeur de la rédaction, Pierre Baron, avait indiqué, lundi 8 janvier, que ce numéro avait été interdit de diffusion en Turquie, en Egypte et en Tunisie, sans "aucune raison officielle"."





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