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Syrie

Revue de presse


En quelques lignes, l'essentiel d'une sélection* d'articles de la presse écrite
(*) L'exhaustivité n'est pas recherchée.
Si un article qui vous paraît important a été omis, signalez-le



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Ahmad Badreddin Hassoun : "Il ne faut pas imposer sa religion aux autres. Il faut se soumettre à la loi du pays" (Pierre Barbancey)
L'Humanité - 29 mars 2016

Entretien réalisé par Pierre Barbancey
"Le grand mufti de Syrie, Ahmad Badreddin Hassoun, se réjouit de la défaite de Daech à Palmyre et dénonce ceux qui prennent les armes au nom de l'islam.
Comment estimez-vous la situation actuelle en Syrie ?
Ahmad Badreddin Hassoun : Après avoir repris Palmyre, nous sommes près de la victoire. Les autres pays sont en train de changer leur regard sur ce qui se passe et se positionnent auprès de la Syrie. Nous avions mis en garde le monde sur le fait que, si la Syrie s'embrasait, les flammes de ce feu atteindraient l'Europe. Nous avons été très touchés par les attentats qui ont touché la France en 2015. [...]
Ceux qui frappent en France et en Belgique se réclament de l'islam. Que dites-vous aux musulmans, en Syrie et en Europe ?
- Je dis aux musulmans, aux chrétiens, aux juifs, que ceux qui utilisent les armes ne sont pas musulmans, pas chrétiens, pas juifs. La religion est venue dans l'univers pour répandre l'amour entre les êtres humains."
[...]
http://www.humanite.fr/ahmad-badreddin-hassoun-il-ne-faut-pas-imposer-sa-religion-aux-autres-il-faut-se-soumettre-la-loi-du


Des officiers turcs dans les rangs des djihadistes (Claude Angeli)
Le Canard Enchaîné - 4 février 2015

"Membre de l'Otan et alliée des Etats-Unis, la Turquie soutient pourtant l'Etat islamiste. Par hostilité envers les Kurdes, qui rêvent d'indépendance.
La présence de milliers d'islamistes armés aux frontières de son pays n'inquiète guère le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Ces partisans de l'Etat islamiste et de son calife Ibrahim mène une guerre qui lui convient parfaitement : ils veulent chasser Bachar - son ennemi depuis 2011 - de Damas, et ils occupent déjà environ 20% du territoire syrien, plus un gros tiers de l'Irak. [...]
Mais, si Erdogan se garde d'apporter son concours au combat des "ses alliés", il laisse se développer en revanche une curieuse coopération. Les liens entre l'Etat islamiste et les services turcs de renseignement - le MIT - se sont diversifiés, au fil des ans, au nom de la lutte contre le "terrorisme kurde", formule chère à Erdogan. Des officiers du MIT ont infiltré les camps de réfugiés syriens installés en Turquie. Et d'autres agents sont allés exercer leurs talents, et risquer leur vie, mêlés aux combattants de l'Etat islamiste."
[...]


Abdel Sarout : le foot, la révolution syrienne et l'EI (Barbara Krief)
L'Obs - 31 décembre 2014

"L'ancien gardien de but et rebelle pacifiste anti-Bachar se serait rapproché de l'Etat Islamique et d'Al-Qaïda pour combattre le régime syrien.
Il était une icône forte de la révolution syrienne. Et pour cause : à 19 ans, Abdel Basset Sarout, alors gardien de but promis à une belle carrière sportive, rejoint les rangs du front anti Bachar en mars 2011.
Visage anguleux et corps athlétique, Sarout entraînait la foule de manifestants pacifistes d'Homs chaque vendredi de 2011. A coup de chants décriant le régime de Bachar Al-Assad, le jeune athlète séduisait les groupes liés à l'Armée syrienne libre.
Mais son combat a pris une direction bien plus radicale : Sarout aurait rejoint l'Etat islamique pour combattre le régime syrien, explique "Le Monde" daté du 31 décembre."
[...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141230.OBS9054/abdel-sarout-le-foot-la-revolution
-syrienne-et-l-ei.html


Djihad : une adolescente soupçonnée d'être partie en Syrie (Source : AFP)
Le Point - 19 juin 2014

"Une collégienne du Val-d'Oise âgée de 14 ans a disparu, laissant une lettre où elle dit partir "pour le pays où l'on n'est pas empêché de suivre sa religion".
Une enquête a été ouverte jeudi après la disparition d'une adolescente de 14 ans vivant à Argenteuil (Val-d'Oise), soupçonnée d'être partie pour la Syrie. La jeune fille, une jeune musulmane scolarisée dans un collège de la ville, "n'est pas rentrée après sa journée de cours mercredi", a raconté une source proche du dossier, confirmant une information de France Bleu. "Vers 18 heures, elle a envoyé un texto à ses parents pour leur dire de regarder sous son matelas, dans sa chambre. Son père y a trouvé une lettre. Dans cette lettre, elle dit qu'elle part pour le pays où l'on n'est pas empêché de suivre sa religion", a-t-elle ajouté.
Selon une source policière, l'adolescente, issue d'un milieu musulman modéré, n'a laissé paraître aucun signe d'un possible départ. Elle n'avait "jamais manifesté jusque-là sa volonté de partir à l'étranger pour des raisons religieuses", a confirmé la source proche du dossier. Selon ses parents, elle était depuis quelque temps plus réservée et portait "une tenue traditionnelle", a ajouté cette source."
[...]
http://www.lepoint.fr/societe/djihad-une-adolescente-soupconnee-d-etre-partie-
en-syrie-19-06-2014-1837884_23.php


Djihadistes français : qui sont les nouveaux fous d'Allah ? (Sophie Des Déserts)
Le Nouvel Observateur - 22 avril 2014

"Le ministre de l'Intérieur présentera mercredi un plan pour lutter contre les filières djihadistes. Des centaines de jeunes Français sont déjà partis combattre en Syrie. Comment ont-ils basculé ? [...]
La France compte ses enfants perdus, partis faire le djihad en Syrie, dans cette guerre meurtrière qu'ils embrassent comme si c'était la leur. Musulmans de toujours ou néo-convertis, fils et filles d'immigrés, souvent en manque de père et de repères, voyous repentis, déçus de la vie, ils ont quitté Roubaix, Lyon, Orléans, Toulouse, Trappes, Soissons, Brest... Beaucoup n'ont pas 25 ans et tentent l'aventure entre frères, cousins, voisins, copains d'enfance. A Strasbourg et à Nice, où "le Nouvel Observateur" a tenté de reconstituer leur parcours, une dizaine de jeunes ont pris l'avion ensemble aux environs de Noël, direction Istanbul puis la Syrie. Depuis, d'autres ont suivi leur trace. Et quelques-uns, déjà, ont rejoint la liste des morts, vingt-et-un à ce jour, qui n'ont même pas pu être rapatriés en France. [...] Les groupes rebelles syriens se méfient de ces jeunes Français débarqués la fleur au fusil, sans expérience, parfois même sans connaissance de l'arabe. On les affecte d'abord aux basses oeuvres, on les envoie dans des écoles coraniques. On leur fait prendre conscience qu'ils sont surveillés, qu'ils risquent, en cas d'imprudence, de finir en prison, comme certains de leurs frères rentrés en France. Le djihad est aussi une guerre de communication. Ils la mènent avec la haine des médias occidentaux. Votre job, c'est du lavage de cerveaux, s'emporte un combattant bordelais contacté en Syrie par Skype, qui fut dans une autre vie employé en télémarketing. Vous, la presse, vous êtes manipulés, vendus aux sionistes."
[...]
http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20140422.OBS4697/djihadistes-francais
-qui-sont-les-nouveaux-fous-d-allah.html


Filières djihadistes vers la Syrie: 33 enquêtes en cours à Paris (Eric Pelletier)
L'Express - 30 janvier 2014

"Ces enquêtes concernent environ 80 personnes identifiées, dont six mineurs, selon des informations recueillies auprès du parquet général de Paris.
La justice française s'intéresse de près aux filières djihadistes à destination de la Syrie. Selon des informations recueillies par L'Express auprès du parquet général de Paris, trente-trois affaires judiciaires liées à de telles filières sont en cours dans la capitale. Ces enquêtes visent environ 80 personnes identifiées, dont six mineurs."
[...]
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/filieres-djihadistes-vers-la-syrie-33-enquetes
-en-cours-a-paris_1318783.html


En Syrie, sept groupes armés constituent un Front islamique (Hassane Zerrouky)
L'Humanité - 26 novembre 2013

"En prévision de Genève 2, sous la pression de l'Arabie saoudite et du Qatar, des mouvements islamistes dont Ahrar al-Sham ont constitué une unique force combattante réduisant de fait l'Armée Syrienne Libre à un rôle de figurant. Le chef de l'ASL, le général Salim Idriss, a d'ailleurs annoncé qu'il ne participerait pas à la conférence de paix prévue à partir du 22 janvier.
Vendredi dernier, sept mouvements islamistes armés - Ahrar al-Sham, Liwa al-Tawhid, Jaish al-Islam, Suqour al-Sham, Liwa al-Haq, Ansar al-Sham et le Front islamique kurde - ont décidé de fusionner pour constituer le Front islamique. Al Jazeera, la chaîne qatarie, qui a eu la primeur de cette annonce, a largement commenté la création de cette nouvelle force qui relègue pratiquement l'Armée syrienne libre (ASL) à un rôle de figurant.
Le Front islamique, entre 60 000 et 80 000 combattants selon diverses estimations, se définit comme "?une formation socio-politico-militaire indépendante qui vise à faire tomber le régime de Bachar Al Assad et bâtir un Etat islamique?" et n'aura "?qu'un seul commandement, une seule armée - l'armée de l'islam - et une seule politique?", a indiqué son porte-parole Abou Firas, chef de Liwa al-Tawhid, la plus importante force combattante islamiste d'Alep, la métropole économique syrienne, théâtre d'affrontements sanglants entre les forces de Bachar et les insurgés islamistes syriens."
[...]
http://www.humanite.fr/monde/en-syrie-sept-groupes-armes-constituent-un-front-i-553907


"L'Armée de l'Islam" menace la conférence de l'ONU (Claude Angeli)
Le Canard Enchaîné - 2 octobre 2013

"Des dizaines de groupes djihadistes rompent avec la coalition soutenue par les Occidentaux et veulent instaurer un "Emirat islamique dans le cadre d'un califat régional. [...] Plusieurs dizaines de brigades djihadistes viennent d'annoncer la formation d'une "Armée de l'Islam", selon les uns, voire d'une "Armée de Mahomet" selon les autres, et leur rupture avec la Coalition national syrienne, trop modérée à leur goût, qui a accepté, elle, de participer à cette conférence.
Laurent Fabius n'a rien vu venir, et il ne semble pas accorder une grande importance à une soudaine évolution du rapport de force parmi les insurgés. Le 30 septembre sur France Inter, il a déclaré que, "selon nos services (le renseignement), les forces islamistes représentaient 20%" des unités rebelles. Une évaluation "ridicule et choquante", à en croire un vieux routier du renseignement, lequel ajoute : "Fabius fait ainsi passer nos services pour des cons."
"
[...]


Syrie : la rébellion gangrenée par les islamistes (Régis Soubrouillard)
Marianne - 17 septembre 2013

"Plus de la moitié des forces rebelles qui luttent pour renverser le président syrien Bachar al-Assad sont des islamistes djihadistes ou extrémistes selon le rapport d'un cabinet de conseil britannique spécialisé dans les questions de défense.
Cent mille combattants, plus de mille groupuscules, 10.000 djihadistes parmi lesquels des combattants étrangers qui revendiquent une proximité avec Al Qaïda, 35.000 djihadistes motivés par le renversement de la dictature d'Assad et des milliers de combattants à la frontière entre le fanatisme et le banditisme. C'est le tableau de la rébellion syrienne que dresse un rapport de la société de conseil de défense IHS Jane, auquel a eu accès le quotidien britannique Daily Telegraph. L'étude est basée sur des estimations des services de renseignement ainsi que sur des entretiens avec des combattants rebelles.
Au total plus de 50% des rebelles seraient des djihadistes, parmi lesquels de nombreux combattants étrangers, salafistes, qui constituent sa frange la plus active et la plus violente, financés et soutenus essentiellement par le Qatar et l'Arabie saoudite."
[...]
http://www.marianne.net/Syrie-la-rebellion-gangrenee-par-les-islamistes_a232283.html


La Syrie, une nouvelle terre du djihadisme (Lina Sankari)
L'Humanité - 19 juillet 2013

"Sur injonction d'al-Qaida, les combattants des zones tribales pakistanaises affluent.
Nouvelle terre de djihad, la Syrie voit affluer depuis un mois des combattants des zones tribales pakistanaises. Ce flot continu d'islamistes, qui s'infiltrent par la Turquie et la Jordanie, risque encore d'aggraver les affrontements entre l'Armée syrienne libre (ASL) et les différents groupes djihadistes, mais surtout de fragiliser l'opposition à Bachar Al Assad. [...]
En Syrie, l'influence des djihadistes aguerris, dotés d'armes sophistiquées, ne cesse de croître dans certaines régions stratégiques du Nord. Dans ces zones où la charia est devenue la loi, les groupes affiliés à al-Qaida multiplient les arrestations arbitraires comme à Raqqah où ils sont soupçonnés de détenir l'éminent avocat Abdullah Al Khalil."
[...]
http://www.humanite.fr/monde/la-syrie-une-nouvelle-terre-du-djihadisme-546202


Des rebelles syriens refusent l'État islamique prôné par Al-Qaeda (AFP)
Libération - 11 avril 2013

"Alors que le Front syrien Al-Nosra a prêté mercredi allégeance au chef d'Al-Qaeda, une autre composante de la rébellion syrienne refuse toute alliance avec ce groupe islamiste.
Une des principales composantes de la rébellion syrienne a rejeté jeudi l'appel du chef d'Al-Qaeda à établir un Etat islamique en Syrie au moment où les jihadistes du Front al-Nosra, très présents sur le terrain, viennent de prêter allégeance à Ayman al-Zawahiri.
Les Comités locaux de coordination (LCC), une des premières organisations à avoir animé la révolte sur le terrain, "refusent totalement les propos du chef d'Al-Qaeda Ayman al-Zawahiri et son appel à établir un Etat islamique en Syrie". "Nous condamnons cette flagrante immixtion dans les affaires intérieures syriennes et nous réaffirmons que seuls les Syriens décideront de l'avenir de leur pays", indique dans un communiqué ce mouvement qui regroupe des militants pacifistes de différentes tendances politiques.
Dans un message sonore mis en ligne dimanche sur des sites islamistes, le numéro un d'Al-Qaeda avait lancé aux rebelles: "Déployez tous vos efforts pour que le fruit de votre jihad soit, avec la volonté de Dieu, un Etat islamique jihadiste (...), une étape sur la voie du rétablissement du califat islamique"."
[...]
http://www.liberation.fr/monde/2013/04/11/des-rebelles-syriens-refusent-l-etat-islamique-prone-par-al-quaeda_895420


"Dieu, nous n'avons plus que toi !" (Al-Hayat)
Courrier International - 6 octobre 2011

"En puisant leurs slogans dans leur héritage religieux et culturel, les Syriens veulent signifier qu'ils s'opposeront jusqu'au bout à leur tyrannie porteuse de mort." [...]
http://www.courrierinternational.com/article/2011/10/06/dieu-nous-n-avons-plus-que-toi


Syrie : la religion de l'exception (Charif Kiwan)
Le Monde - 8 juin 2011

Charif Kiwan est réalisateur.
"Nous ne sommes pas un pays comme les autres, nous ne pouvons pas être justiciables de la raison universelle. Tel est le credo de la religion de l'exception qui régit la Syrie depuis 1963, date de l'arrivée au pouvoir du parti de la Résurrection (Baath) à la faveur d'un putsch. Les militaires putschistes proclament alors l'état d'urgence et mettent en place des services de sécurité omnipotents flanqués de véritables tribunaux d'inquisition, ouvrant ainsi la voie à la liquidation de dizaines de milliers d'hérétiques. Mais ne jetons pas tout de suite la pierre aux militaires ! Essayons plutôt de comprendre les ressorts de la religion de l'exception qui les a engendrés et qu'ils vont eux-mêmes consacrer.
Comme toutes les religions monothéistes, celle-ci se fonde sur un état de pureté originel. Il s'agit ici de la Syrie naturelle qui correspond grosso modo à la Syrie gréco-biblique, située entre l'Anatolie, la Mésopotamie, la Méditerranée et le Sinaï (actuellement : Syrie, Israël, Jordanie, Liban et Palestine). Cette Syrie existait en tant que province au temps de l'empire ottoman et elle a essayé de devenir royaume indépendant en 1920. (...)
La fin de cette religion est en train d'être proclamée en ce moment même par le peuple syrien qui manifeste pour la démocratie, au risque d'être jeté aux lions. A chacun d'assumer ses responsabilités vis-à-vis de ce peuple ! Mais qu'on ne nous dise plus que l'Orient est compliqué ou qu'il n'y a là que des religions qui se disputent des terres saintes ! Car il existe aujourd'hui une seule et même religion qui prévaut à Damas et Tel-Aviv : c'est la religion de l'exception qui instrumentalise l'islam et le judaïsme à des fins de domination politique. Telle est, en tout cas, la morale de l'histoire telle que la vit le petit peuple d'Orient. C'est du moins ce que nous disent les sages de cette région, à commencer par l'écrivain Moussa Abadi, un juif de Damas qui a combattu le nazisme et les religions d'exception de Syrie ou d'Israël au nom des mêmes valeurs universelles. Amen !"

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/08/syrie-la-religion-de-l-exception_1533174_3232.html


Troubles interreligieux : le jeu dangereux de Damas (Hala Kodmani)
Libération - 2 juin 2011

"En attisant les tensions entre les communautés, le régime espère restaurer le calme par la terreur. Tout en risquant de plonger le pays dans le chaos.
"Un mal connu vaut mieux qu'un bien inconnu", dit un proverbe populaire syrien. "Et puis, quelle est l'alternative ?" entend-on encore beaucoup dans une population paniquée par le vide politique que le régime baassiste a réussi à faire autour de lui. "Je refuse l'idée qu'il faille sacrifier la liberté d'opinion au nom de la stabilité du pays", s'insurge pourtant la jeune et célèbre comédienne syrienne May Skaf dans une tribune publiée sur plusieurs sites arabes. (...)
La férocité du régime a fait ressurgir les tensions confessionnelles. Quand les sunnites, majoritaires dans le pays, évoquent les "sanguinaires", ils désignent les forces de sécurité d'un Etat qui a déjà massacré des milliers d'habitants à Hama (ouest du pays) en 1982. Mais ils pointent aussi les alaouites, qui détiennent l'essentiel du pouvoir et dont fait partie la famille du président Bachar al-Assad. "Les alaouites craignent que l'on se venge quand ils ne seront plus aux commandes", expliquent certains sunnites. Nombreux sont les alaouites qui redoutent la fin d'un système qui a privilégié leur ascension dans l'administration, l'armée et les forces de sécurité. Leur loyauté reste acquise au régime dans l'épreuve de force engagée avec le mouvement de protestation."
[...]
http://www.liberation.fr/monde/01012341063-troubles-interreligieux-le-jeu-dangereux-de-damas


La Syrie interdit le port du niqab à l'université (avec AFP)
Le Monde - 19 juillet 2010

"Les étudiantes syriennes n'auront plus le droit de porter de voile couvrant leur visage à l'université, a déclaré, dimanche 18 juillet, le ministre de l'enseignement supérieur syrien Ghiyath Barakat à l'agence de presse Syria News, rapporte Al-Arabiya. Toute étudiante ne respectant pas cette décision sera exclue.
Le ministre a justifié ce décret en expliquant que le port du niqab allait contre les valeurs et les traditions des universités du pays. Il aurait reçu de nombreuses plaintes de parents ne souhaitant pas que leurs enfants étudient dans un environnement où règne l'extrémisme religieux, ces craintes étant plus fortes dans les universités privées. (...)
En Egypte, en 2009, le port du voile intégral a été interdit à l'université Al-Azhar, la principale université d'études de l'islam sunnite. De même, les étudiantes voilées intégralement n'ont plus le droit de se présenter aux examens dans trois universités du pays. ."
[...]
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/07/19/la-syrie-interdit-le-port-du-niqab-a-l-universite_1389818_3218.html


La laïcité ne trouve pas son chemin à Damas
Courrier International - 12 février 2010

""Sur le thème "l’Etat laïc et la question de la religion", une conférence sur la laïcité dans le Machrek a été annulée vingt-quatre heures avant son ouverture, prévue le 12 février", rapporte Al-Quds Al-Arabi. L’argument avancé par les organisateurs, le ministère de la Culture syrien, est que "l’université de Damas, lieu de la conférence, a signalé un dysfonctionnement technique dans l’installation sonore de la salle où devait se dérouler l’événement. Les coorganisateurs – deux maisons d’édition, Pétra et Atlas, et le Centre culturel danois – ont proposé de transférer la conférence dans un autre lieu. Mais le ministère de la Culture n’a rien voulu entendre et a vivement recommandé l’annulation du rassemblement."
http://www.courrierinternational.com/breve/2010/02/12/la-laicite-ne-trouve-pas-son-chemin-a-damas




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